16/09/2013

L’hélicoptère Surion entre en service !

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SEOUL, les hélicoptères utilitaires coréens de type Surion développé par Korea Aerospace Industries (KAI), ont été déployés au sein de l'école d'aviation de l'armée dans Nonsan et déclaré opérationnel. Selon KAI, le Surion a subi plus de 2’000 heures de vols d'essai sans accident.

L'hélicopère a également passé 50 tests par temps froid en Alaska entre le mois de décembre et de février pour tester son fonctionnement dans des conditions extrêmes.

 

Historique du KUH «Surion» :

Le programme coréen pour un hélicoptère multirôle (KMH) fut lancé le 12 mars 2004 avec comme objectif le développement d’un hélicoptère polyvalent entièrement Coréen. Compte tenu des besoins financiers énormes pour le développement d’une telle machine, le programme fut réorienté afin de répondre aux besoins utilitaires (KUH) de l’armée coréenne en priorité. 

Le second problème des coréens était de pouvoir compter sur la collaboration avec un constructeur étranger reconnu pour diminuer les risques industriels. La Corée lança le 15 avril 2005 un appel d’offre international pour permettre à un constructeur étranger d’intégrer le programme.  Plusieurs sociétés étrangères telles que Boeing, Bell Helicopter, Sikorsky aux États-Unis, Eurocopter, AgustaWestland en Europe, une société russe ont répondu à l’offre.

Le 13 Décembre 2005 déjà, le gouvernement coréen a annoncé le  choix d'Eurocopter comme partenaire principal de Korea Aerospace Industries (KAI) dans le programme KUH pour le développement du premier hélicoptère de transport militaire coréen.

 

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Photos : 1 Mise en service du Surion 2 Le KAI Surion @ KAI

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15/09/2013

L’USAF reçoit son dernier C-17 !

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LONG BEACH, Californie, Boeing a livré le 223e et dernier C-17 «Globemaster III» destiné à l’US Air Force. L'avion a quitté les installations de Long Beach de Boeing pour rejoindre son affectation à la base de Charleston, Caroline du Sud, où une cérémonie marquera son arrivée. L’USAF a été le client de lancement de C-17, depuis le premier vol de l'avion le 15 septembre 1991.

Une histoire de vingt ans :

Le C-17 a volé plus de 2 millions d'heures en 20 ans d'histoire et effectués des missions dans le monde entier, que ce soit pour l’appui logistique des Forces déployées sur divers théâtres d’opérations ou pour venir en aide à des populations sinistrées lors de crises humanitaires.

Des records :

Les avions C-17 en services ont  réalisé un certain nombre de records, plus que n'importe quel avion de transport militaire dans l'histoire. En effet, pas moins de 33 records du monde ont été attribués aux Globemaster III et ceci en matière de charge utile, de temps de montée, un record concerne un décollage  et atterrissage court dans lequel un C-17 a décollé d’une piste de  moins de 1.400 pieds, avec une charge utile de £ 44. 000  et a atterri sur une distance inférieure  à 1400 pieds.

Un avenir assuré :

Boeing a livré 235 appareils  de type C-17, soit 211 aux  Forces Aériennes américaine et 24 à des clients internationaux  comme la Royal Air Force et la Royal Australian Air Force, la Royal Force aérienne du Canada, aux Emirats Arabes Unis Air, ainsi qu’aux Forces stratégique de transport aérien de l'OTAN et du Partenariat pour la Paix. L'Inde est devenue le plus récent client du C-17 en juin, quand le ministère indien de la Défense a signé un accord avec le gouvernement américain pour acquérir 10 avions C-17 qui seront livrés en 2013-2014.

La production est cependant sensiblement réduite de 15 à 10 avions par an et ceci dans l’attente du contrat de remplacement des derniers  C-5 qui interviendra d’ici 2014.

Photo : L’ultime c-17 de l’USAF@ Boeing


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13/09/2013

L’Indonésie reçoit ses T-50 Golden Eagle !

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JAKARTA, la Force aérienne indonésienne vient de réceptionner ses deux premiers avions écoles KAI T-50 «Golden Eagle». L’Indonésie avait choisi et commandé en 2011, pour 400 millions de dollars, 16 appareils écoles de type T-50i (pour indonésie), auprès du constructeur sud-coréen Korea Aerospace Industries (KAI), faisant de ce pays le premier client export de cet avion. Le prix de vente avait été jugé excessivement bradé à l’époque et cette vente s’était effectuée, suite à un accord, entre la République de Corée du Sud et l’Indonésie pour élargir la coopération économique et industrielle entre les deux nations.

 

Les deux avions sont arrivés à la base aérienne d’Iswahyudi dans l'est de Java le 11 septembre, après un vol de transfert au départ de l'usine de Sacheon de KAI, le 10 septembre.

 

Le KAI T-50 «Golden Eagle» est un appareil école non armé, alors que le modèle TA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex.  Le T-50 «Golden Eagle» est largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon» et dispose de nombreuses similitudes. Les ingénieurs de KAI se sont largement inspirés de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose, par contre, d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’équipements américains, comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une durée de 8’000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

A ce jour, trois pays ont commandés le T-50, L’Indonésie (16) et plus récemment les Philippines (12). La Corée dispose de 10 T-50B (patrouille acrobatique Black Eagle), 50T-50 et 22TA-50.


 

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Photos : Le premier  KAI T-50I indonésien @ KAI

USAF : remplacer l’U-2 par le Global Hawk !

 

 

 

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L'US Air Force se retrouve dans une situation complexe, face aux réductions du budgetde l'armée, elle va devoir se séparer de son fleuron (après le SR-71) en matière de reconnaissance aérienne, le célèbre Lockheed-Martin U-2. A ce jour, seul le drone RQ-4 Global Hawk est en mesure de reprendre partiellement le flambeau et ceci bien que l’administration américaine désire stopper la production de celui-ci d’ici trois ans.

 

Maintenir le U-2 :

 

Entre un drone, dont la production risque d’être arrêtée à court terme et un avion qui donne encore pleine satisfaction, mais cher à l’emploi, le choix de l’USAF était évident. D’ailleurs en coulisse, l’USAF a tout fait ces dernières années pour maintenir le programme U-2 en activité. Mais face aux dernières décisions de la Maison Blanche, l’Air Force se doit aujourd’hui de changer sa position.

 

 

Global hawk ou rien :

 

 

En conséquence la pression sur les budgets oblige à prendre rapidement une décision fondamentale sur l’avenir des moyens de reconnaissance aérienne, dont aura besoin l’USAF pour les 10 à 15 ans avenir.

Afin d’anticiper la fin du programme Global Hawk, l’USAF vient de décider de lancer un avis de pré-sollicitation d'achat à Northrop Grumman pour l’acquisition de 12 drones RQ-4 Global Hawk au standard Block30 supplémentaires.

 

L’idée est de pouvoir disposer d’une flotte plus grande de RQ-4 afin de pouvoir pallier dans l’urgence au départ à la retraite des U-2. Mais cette solution ne satisfait pas entièrement l’Armée de l’air américaine qui aurait souhaité la mise en chantier d’un nouvel avion espion, comme le programme ultra secret « AURORA » par exemple.

 

Apropos du Global Hawk :

 

Le RQ-4 Global Hawk  est un drone de surveillance construit à long rayon d’action  par Northrop Grumman pour l'US Air Force. Il a effectué son premier vol le 28 février 1998. Il est un des rares représentant de la classe des drones dites des « HALE » (Haute Altitude Longue Endurance). Le RQ-4 Global Hawk pèse 14,6 tonnes au maximum au décollage, soit la masse d'un petit chasseur, malgré ses dimensions notamment son envergure qui est digne de celle d'un avion de ligne.  La  construction est assurée à plus de 50 % en matériaux composites (les ailes sont en graphite). Permettant des vols de croisière à très haute altitude, au-dessus du trafic ordinaire commercial,  le RQ-4 Global Hawk peut surveiller de vastes zones géographiques avec une précision extrême, donnant au gouvernement et à  l'armée les informations les plus récentes disponibles lors d'une crise ou une situation d'urgence et en leur fournissant en temps réel une imagerie de haute résolution qui permet  d’appuyer les opérations sur un large spectre.

 

Le Lockheed-Martin U-2 :

 

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Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

 

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Photos : 1 & 3 Northrop-Grumman RQ4 Global Hawk 2 Lockheed U-2 @ USAF

 

12:08 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : usaf, global hawk, u-2, reconnaissance aérienne |  Facebook | |

12/09/2013

Dassault livre le 1er Falcon 50 Marine !

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Dassault Aviation vient de livrer à la Direction générale de l’armement le premier exemplaire du Falcon 50M de surveillance maritime. Cet avion est le premier d’une série de quatre Falcon 50B gouvernementaux (initialement opérés par l’Etec) transformés en avions de surveillance maritime. Il rejoindra quatre autres Falcon 50 M en service dans la Marine nationale depuis le début des années 2000. La livraison des trois autres Falcon 50 M s’échelonnera jusqu’à début 2015.

Les principales missions de ces avions sont la recherche et le sauvetage en mer, le contrôle des zones de pêche et la lutte contre les trafics clandestins.

Transformé par Dassault Aviation sur son site de Mérignac, l’appareil a reçu un radar de surveillance maritime, une boule électro-optique rétractable, ainsi qu’une console de traitement des informations. Deux hublots d’observation ont été  ajoutés et l’avion recevra un système de communication par satellite qui doit être intégré par la société Jet Aviation, en charge notamment de l’entretien des Falcon de la Marine nationale.

Deux autres ex-Falcon 50 de l’Escadron de Transport, d’Entrainement et de Calibration (ETEC) sont en cours de transformation chez Dassault, le premier devant à priori rejoindre l’aéronautique navale cette année. La Marine nationale disposera alors de huit Falcon 50, les quatre anciens de l’ETEC s’ajoutant aux quatre appareils dont dispose déjà la flottille 24F, basée à Lann-Bihoué, près de Lorient. On notera que les Falcon 50M, mis en service en 2000, disposent d’une trappe permettant de déployer une chaîne SAR (Search and Rescue)  pour les missions de sauvetage en mer. Cette capacité n’a pas été intégrée sur les anciens avions de l’ETEC.


 

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Photos : Le premier Falcon 50M à sa sortie des ateliers de Dassault Aviation@ Dassault Aviation