01/11/2019

La Finlande prépare ses essais d’avions de combat !

EIRS7S0WkAAvRcc.jpeg

Tout comme la Suisse ce printemps, la Finlande va procéder à des essais sur son territoire des différents avions de combat en compétition. Pour les deux pays, il est nécessaire d’effectuer ce type de tests, afin de déterminer comment ces avions peuvent s’intégrer dans les environnements spécifiques que représente la Suisse et la Finlande. Nous allons voir ici, que la Finlande va procéder de manière très poche de ce qui a été effectué dans notre pays cette année. (Voir : avia news air2030 essais en vol).

Evaluations réelles :

Les essais en Finlande auront lieu sur la base aérienne de Satakunta de Pirkkala de janvier à février prochain. Il s’agit de la troisième étape du processus d’évaluation, après l’étude des dossiers et des essais en simulateurs chez les avionneurs.

Cinq jours ouvrables sont alloués à chaque candidat pour démontrer ses capacités dans les conditions finlandaises. Un cahier de tests spécifiques a été élaboré, il est le même pour chacun.

L’ordre de passage est le suivant :

2545268769.jpg

Airbus DS Eurofighter Typhoon 09 au 17.1.2020

Dassault Rafale 20 au 28.1.2020

Saab Gripen 29.1 au 6.2.2020

Lockheed-Martin F-35 07 au 17.2.2020

Boeing F/A-18 Super Hornet 18 au 26.2.2020

On remarquera que les Finlandais n’ont pas établi l’ordre de passage de manière alphabétique contrairement à la Suisse.

Il semble d’ors est déjà que les standards testés seront les mêmes que ceux testés en Suisse ce printemps. En cas de choix de l’un ou l’autre des candidats, le standard livré en 2025 sera également le même que celui offert à notre pays (se référer aux articles avia news air2030).

Organisation des essais :

Le programme HX Challenge finlandais requiert, outre les Forces aériennes finlandaises, l’équipement et l’expertise des forces terrestres et navales, tels que la défense aérienne et le contrôle des tirs aéroportés. L’objectif est de vérifier les valeurs de performance indiquées par les avionneurs, l’évaluation des performances de l'avion, des systèmes et des capteurs dans l'environnement d'exploitation finlandais. Les zones de mission comprennent les opérations de lutte contre les attaques aériennes (défense aérienne), les opérations de lutte anti-aériennes (air-sol), les opérations offshore (opérations air-mer), les opérations de reconnaissance. Ces tests doivent également permettre de mettre en avant le comportement de chaque aéronef au sein des méthodes de fonctionnement finlandais qui peuvent s’avérer différentes que dans les armées de l’air d’origines des avions testés. Les conditions hivernales ont une incidence sur le fonctionnement des systèmes par exemple et en particulier sur les performances des systèmes électro-optiques, ainsi que sur les capteurs actifs et passifs.

Tout comme en Suisse, les tâches de vol sont effectuées par un équipage de conduite désigné par le candidat. Sur un avion biplace, un pilote d’essai finlandais participe à des essais en vol en place arrière. Des tests auront lieu au sol afin d’évaluer les tâches de maintenance pour chaque appareil et de déterminer les coûts à l’heure de vol et les cycles de vie.  

Catégories des décisions:

L'objectif du modèle de décision est d'optimiser l'ensemble des offres offertes par chaque candidat conjointement avec les constructeurs d'avions. Ainsi, lors de la prochaine phase d’appels d’offres, la Finlande choisira en fonction de la solution la mieux adaptée à ses besoins. Le modèle de décision examine la solution globale du point de vue de cinq domaines de décision différents, la sécurité d'approvisionnement, les coûts du cycle de vie, la coopération industrielle et les performances militaires, ainsi que des évaluations de la politique de sécurité et de défense menées par le ministère de la Défense.

Le Ministère de Défense finlandais ne commentera pas publiquement les performances des candidats, leur réussite aux tests, leurs fonctionnalités spéciales ou d’autres détails précis.

Phase finale :

Les négociations et le réglage du dossier d'appel d'offres auront lieu autour de l'été 2020, après quoi les fournisseurs d'aéronefs du programme HX Challenge feront une offre finale pour le contrat d'achat. Dans ce cas, chaque système, périphérique, informations d'accompagnement, solutions de maintenance et de formation fournies par le fournisseur et structure de contrat sera connue.

Rappel :

Le gouvernement finlandais a fixé un plafond de 11 milliards de dollars américains pour l’achat du futur avion de combat avait annoncé le ministère de la Défense. Le plafond financier comprendra le coût d'achat de nouveaux jets, de leurs armes et de divers systèmes au sol.

Le projet vise à remplacer la flotte actuelle de 64 avions de combat F/A-18C/D « Hornet » achetés aux États-Unis au début des années 90. Le ministre finlandais de la Défense, Antti Kaikkonen, a déclaré que le nombre de nouveaux avions à acheter pourrait être supérieur ou égal au niveau actuel et espérait qu’il ne serait pas inférieur.

La Finlande ne veut pas sacrifier sa capacité d’engagement en temps de paix et doit pouvoir compter sur une dotation lui permettant un engagement sur de longs mois en cas de situation tendue au niveau international. Pour ce faire la Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. L’avion doit pouvoir évoluer en réseau connecté avec les systèmes de défenses au sol et le reste de l’armée. A noter, que la Finlande estime que les coûts à l'heure de vol pourraient atteindre trois fois le montant du prix d'achat sur une période de 30 ans. Cette donnée sera prise en compte pour le choix final. (Sources : IImavoimat).

3902805999.jpg

Photos : 1 HX Challenge 2 Les concurrents@ Gérard Famergée 3 Hornet finlandais @ IImavoimat

31/10/2019

La RAF réceptionne son premier P-8A « Poseidon » !

Boeing-Poseidon-MRA-Mk-1-1er-vol_UKMoD.jpg

La Royal Air Force (RAF) a reçu le premier avions de patrouille maritime Boeing P-8A (MRA.1) « Poséidon », lors d'une cérémonie officielle qui s’est tenue hier à Seattle. Un équipage de la RAF commencera à s'entraîner avec l'aéronef  sur les installations de la Naval Air Station de Jacksonville, en Floride, avant que l’avion vole en direction du Royaume-Uni en 2020, où il sera ensuite affectée sur la base aérienne de la RAF à Lossiemouth, en Écosse, au sein du 120ème Squadron.

La RAF comble enfin une capacité perdue :

Le transfert du P-8A marque un retour tardif de la capacité britannique en matière de patrouilleurs maritimes. En effet, avec la mise à la retraite des anciens avions de patrouille maritime Nimrod MR2 et avec le refus en 2010 de lancer la nouvelle versions MRA4 du Nimrod, l’Angleterre était sans avions de patrouille maritime.

En novembre 2015, le Royaume-Uni a annoncé qu'il rétablirait la capacité de patrouille maritime à voilure fixe grâce à l'achat de neuf P-8A par le biais du mécanisme américain de vente militaire à l'étranger (FMS). La demande officielle du FMS britannique a été approuvée par le département d’État des États-Unis. Une notification a été envoyée au Congrès par la DSCA (Agence de coopération pour la sécurité et la défense) du Pentagone le 24 mars 2016. Lors du salon aéronautique de Farnborough le 11 juillet 2016, le ministère de la Défense britannique a avancé l'achat, plaçant une commande pour les neuf P-8A à un coût de plus de 3 milliards de livres sterling.

Selon le calendrier, la RAF devrait réceptionner ses trois premiers P-8 en service en 2020, ce qui coïncidera avec la capacité opérationnelle initiale (CIO) du premier des deux porte-avions, le HMS Queen Elizabeth, avec la Royal Navy. Les livraisons devraient s'achever d'ici 2022.

Début de formation :

Les premiers équipages anglais ont débuté leur formation en janvier dernier sur la base aéronavale de Jacksonville en Floride. Le corps initial de 38 membres, issus de la RAF de Lossiemouth, est composé d’équipages et d’ingénieurs formés au sein de l’escadron d’entraînement de la marine américaine, le Patrol Squadron 30 (VP-30). Le personnel de la RAF est formé aux États-Unis au cours des trois prochaines années, avant la transition de la RAF, afin de former tout son personnel  sur le P-8A « Poséidon » au Royaume-Uni à Lossiemouth. Le temps de formation est d’environ 6 mois.

 Le P-8A «Poseidon» :

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé des liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, il doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autre aéronefs et bâtiments de surface.

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

Note : Au sein de la RAF, le P-8A sera nommé MRA.1 « Poseidon ».

EFZRE7JWsAAwDGL.jpg

Photos : 1 Le premier MRA.1 de la RAF 2 Equipe anglaise en formation aux USA @ Boeing

Air Premia commande des Boeing B787 Dreamliner !

Air-Premia-Boeing-787-9-Dreamliner-1280x720.jpg

Air Premia a annoncé  une commande portant sur cinq avions Boeing B787-9  « Dreamliner », suite à un accord de location de trois B787-9 auprès d'Air Lease Corporation plus tôt cette année. Air Premia, qui prévoit de lancer des opérations en 2020 est en passe de devenir le deuxième opérateur de  « Dreamliner » en Corée du Sud. L'engagement est estimé à près de 1,4 milliard de dollars au prix catalogue de l’avionneur américain.

« Ceci est une décision excitante pour Air Premia qui cherche à offrir une expérience de classe mondiale à ses clients, tout en opérant une flotte d’avions économique en carburant », a déclaré Peter Sim, directeur général d'Air Premia.

Le B787-900 :

Le B787-900 complète et étend la famille « 787 ». Avec un fuselage allongé de 6 mètres (20 pieds) par rapport au B787-800, l’avion peut emporter jusqu'à 20% de passagers en plus et 23 % de marchandises supplémentaire et ceci encore plus loin avec la même performance environnementale, soit 20 % d'émissions de CO2 en moins que les avions actuels. Plus de 60 clients provenant de six continents du monde ont placé des commandes pour plus de 1’100 « Dreamliner », ce qui fait du B787 bi-couloirs l’avion qui engrangé le vite des ventes dans l'histoire de Boeing.

Le B787 est l'avion bi-couloir ayant la vente la plus rapide dans l'histoire de Boeing. Depuis son entrée en service en 2011, la famille « 787 » vole plus de 1’500 routes et a rendu possible plus de 170 nouvelles routes sans escale à travers le monde.

Depuis son entrée en service en 2011, la famille « 787 » a volé près de 280 millions de passagers est permis des économies estimées à 28,7 milliards de livres de carburant.

Photo : B787-9 aux couleurs d’Air Premia @ Boeing

30/10/2019

Nouvelle commande de F-35 !

F-35 Larry Grace Small.jpg

Le ministère de la Défense a finalisé un accord d'achat portant 478 avions F-35 « Lightning II » supplémentaires, pour un montant total de 34 milliards de dollars, ont annoncé des responsables.

Ellen M. Lord, sous-secrétaire à la Défense pour les acquisitions et le maintien en puissance, a annoncé l'accord conclu hier entre le DOD et le constructeur aéronautique Lockheed-Martin lors d'un briefing aujourd'hui au Pentagone.

Les F-35 constitueront l’épine dorsale de l’inventaire de cinquième génération des États-Unis et des pays alliés dans un avenir proche, a-t-elle déclaré.

Selon Lord, l’accord concernant le lot 12 comprend 149 appareils, le lot 13 comprend 160 appareils et le lot 14, 169 appareils.

Le lieutenant-général de l'armée de l'air, Eric T. Fick, responsable du programme F-35, a déclaré que ces lots comprennent 351 des avions F-35A, qui sont le modèle standard utilisé par l'armée de l'air. Il existe également 86 appareils du F-35B, qui est le modèle à décollage vertical utilisé par le Corps des Marines, et 41 des appareils du F-35C, destinés à des opérations avec des transporteurs.

Ces avions ne sont pas tous destinés aux États-Unis. Certains de ces avions sont destinés à des pays partenaires, ainsi qu'à des pays qui ont acheté via des ventes militaires étrangères.

Lord a déclaré que l'acquisition et le maintien en puissance, ainsi que le bureau du programme commun du F-35, étaient axés sur la réduction des coûts de l'aéronef, l'amélioration de la qualité et la livraison à temps.

f-35a,f-35b,f-35c,lockheed martin,usaf,us navy,blog défense,aviation militaire,nouveaux avions de combat,les nouvelles de l'aviation,romandie aviation

Un F-35A à 80 millions de dollars : 

Selon les estimations de Lockheed-Martin, l’objectif de coût par avion de type F-35A devrait atteindre un prix de 80 millions de dollars avec le lot 13.  Il devrait également y avoir une réduction de coût unitaire pour chaque variante de l'aéronef d'environ 12,7% en moyenne lorsque l'on comparait les achats du lot 14 aux achats du lot 11.

Pour autant, si le coût unitaire diminue, l’approvisionnement en pièces détachées n’est pas réglé. En effet, l’augmentation du taux de production s’avère difficile pour la chaîne d'approvisionnement pour l’instant. Une amélioration pourra cependant être envisagée et permettre aux fabricants une livraison plus rapide des pièces sur la chaîne de production, des pièces de rechange et des pièces de rechange sur le terrain.

Des problèmes qui persistent :

Au-delà de ces bonnes nouvelles, de nombreux problèmes subsistent encore sur le F-35 :

Par exemple, la durée de vie des variantes de F-35B adoptées par le Corps de la marine "pourrait n’être que de 2’100 heures de vol au lieu des 8’000 heures prévues.

Les mesures de fiabilité provisoires et de maintenance sur le terrain permettant d'atteindre l'objectif prévu de 80% de capacité opérationnelles ne sont pas atteintes, ce qui signifie moins d'avions disponibles pour l'entraînement et donc diminue l'amélioration de la préparation des pilotes.

Les tests de cybersécurité ont montré que plusieurs vulnérabilités révélées au cours des années précédentes "n'ont toujours pas été corrigées", une tendance alarmante à l'ère des cyberattaques.

Les tests sur les systèmes d'armes de l’US Air Force utilisés dans les attaques air-sol indiquent une précision "inacceptable".

Le coût à l'heure de vol reste 40% plus élévé que les autre appareils en service au sein de l'USAF et l'US Navy

Notes : À l'heure actuelle, quelque 440 avions F-35 ont été livrés à des organisations militaires dans le monde entier, notamment aux États-Unis, en Norvège, en Israël, en Italie, au Royaume-Uni, en Australie, en Corée et au Japon. Le programme F-35 va coûter le plus de 1’500 milliards de dollars sur 55 ans, bien que le coût de chaque avion de type F-35 semble atteindre les 80 millions de dollars d’ici 2020.

https---api.thedrive.com-wp-content-uploads-2019-01-f-35b.jpg?quality=85.jpeg

Photos : 1 F-35A@ Larry Grace 2 F-35B @ USMC

 

Modernisation des F-15 japonais !

IMG_0408.jpeg

Le Département d’État américain a approuvé une enveloppe de 4,5 milliards de dollars destinée à la modernisation des 98 Mitsubishi F-15J « Eagle » de la Force d’autodéfense du Japon (JSDF). Les mises à niveau transformeraient le F-15J en un « Super intercepteur japonais », a déclaré la Defense Security Cooperation Agency.

La mise à jour :

Le F-15J est la version japonaise du Boeing F-15C, il est fabriqué sous licence par Mitsubishi Heavy Industries.  Dans le cadre de son programme de modernisation, le gouvernement japonais demande 103 radars Raytheon APG-82 (v) 1 à balayage électronique actifs (AESA), 116 ordinateurs de mission Boeing Advanced Display Core Processor II et 101 systèmes de guerre électronique numérique BAE Systems ALQ-239.

Le paquet de modernisation inclut également les systèmes de planification de mission conjointe, les modules anti-usurpation à disponibilité sélective et les radios définies Rockwell Collins ARC-210.

Une partie du programme de modernisation sera vendue au Japon dans le cadre du processus de vente de matériel militaire à l'étranger (FMS), a annoncé la Defense Security Cooperation Agency. L’agence n’a pas révélé les travaux qui passeraient par FMS, mais a indiqué que Boeing serait le maître d’œuvre.

Une suite logique :

Cette mise à jour, la quatrième, des F-15J japonais est la suite logique de celle entreprise en 2013 qui comprenait l’arrivée prochaine de nouveaux missiles tels : l’AMRAAM 120C7 et une série de mises à niveau permettant de mener des opérations en réseaux et faisant corps avec la navigation GPS et le système de viseur de casque HMCS (Helmet Mounted Cueing System). 

IMG_2035.jpeg

Photos : F-15J japonais @ JSDF