03/07/2013

Le premier MH-60R australien a volé !

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Le premier des 24 MH-60R " Romeo » destinés à la marine australienne a effectué avec succès son premier vol d'essai à l'usine de production de Sikorsky. Ce premier vol d’une durée de 80 minutes a permis de tester les performances de l’hélicoptère y compris l’analyse des vibrations moteur et les systèmes de  navigation.

 

Ce premier MH-60R va prochainement rejoindre les installations de Lockheed Martin près de New York, où il sera équipé de son système de mission. Trois autres hélicoptères MH-60R australiens sont actuellement à divers stades d'assemblage, les deux premiers devraient être remis à la Royal Australien Navy (RAN) en décembre 2013. Les premiers MH-60R vont débuter leur carrière au sein du Squadron 725 dont les équipages et le personnel au sol ont débuté la formation sur le nouvel hélicoptère au sein de la base Navale de Jacksonville en Floride.

 

 

Les 24 Sikorsky MH-60R « Romeo » vont remplacer les MH-60B « Seahawk » actuellement en service au sein de la RAN.

 

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Le Sikorsky MH-60R :

 

La version MH60R et le dernier développement du SH60-SeaHawk destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH60B et SH60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi missions en utilisant un équipage de trois personnes.

 

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le  sauvetage (SAR), le  ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC)  ainsi que le relais des communications.

 

Lockheed Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multi-mode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles. 

 

 

 

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Photos : 1 Le premier MH-60R australien 2 & 3 Equipage australien en formation @ Sikorsky


 

 

02/07/2013

MC-27J, un nouvel avion « multi missions »!

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Le MC-27J a constitué une des nouveautés de la cinquantième édition du salon du Bourget. En effet, l’avion présenté sur le statique du stand Finmeccanica, n’était pas une maquette, mais bien l’avion d’essai.


 

salon fu bourget 2013,pas13,anenia aermacchi,c-27j,mc-27l spartan


 

Mais avant de voir en détail le MC-27J, faisons un point sur le programme lui-même qui a déjà bien avancé. C’est au salon aéronautique de Farnborough en 2012 que le concept du MC-27J et sa maquette avaient été présentés. Le MC-27J est une nouvelle plateforme multi-missions, basée sur l’avion de transport militaire C-27J Spartan développé par Alenia Aermacchi, et doté d’un système de palette montée sur rail développé conjointement avec la firme américaine ATK. L’avion conserve sa fonction primaire de transporteur. Une suite d’équipement (capteurs, systèmes de communication et armement) montés sur palette permet à l’avion de disposer de capacité, de « Command and Control (C2) », de Renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) et d’un système d’arme.

La première phase du programme de développement a débuté été 2012 et s’est achevée fin mars 2013. Cette phase consistait à concevoir, à fabriquer et à tester la palette équipée du canon et de la console. Le système d’arme a été testé avec succès en coopération avec les forces spéciales de l’armée de l’air (AFSOC), au sol et en vol. L’installation de la palette se fait en moins de 4 heures.


 

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La phase 2 devrait débuter au printemps prochain. Celle –ci consistera à tester la ou les consoles des opérateurs systèmes d’arme et capteurs, les différents capteurs radar et électro-optiques et l’asservissement du binôme canon/capteur. La société ATK sur fond propre a prévu l’intégration d’un système de largage de munition guidée de haute précision (PGM) durant la phase 2. La phase 3 devrait quant à elle s’achever en 2015. 


 

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L’avion présenté au salon, comprenait le système d’arme monté sur la palette, soit un canon GAU-23 de 30 mm (équivalent à celui installé sur les C-130 « Spectre »), sur support fixe alimenté par deux magasins, avec une capacité de tir de 200 coups/minutes. 

 

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Puis deux consoles d’opérateur système, couplées à une boule électro-optique non installée sur le fuselage, mais branchée sur le coté de l’avion. Chaque console comprend deux écrans de 21 pouces, un clavier et un joystick permettant de contrôler le capteur.


 

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Concernant les capteurs et autres équipements, il n’y a pas d’équipement dédié, tout dépendra de ce que souhaite le client, le MC-27J étant compatible avec tous les types de capteurs électro-optiques. Il devrait en outre à terme, être équipé d’un système d’autoprotection complet lui permettant de détecter les menaces infrarouges avec l’AN/AAR-47 et électromagnétiques avec l’AN/APR-39. Ce système comprendra de plus un système de contre-mesures électroniques du type AN/ALE-40. Le schéma fournit par les constructeurs présentent l’avion tel qui devrait être proposé en en 2015.


 

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Il disposera d’une capacité de ravitaillement en vol optionnelle. N’importe quel C-27J pourra disposer des équipements et ainsi se transformer en un mini « gunship », ou en plate-forme de reconnaissance, ou les deux à la fois. L’armée de l’air américaine et l’AFSOC sont très intéressés par ce concept, celle-ci disposant déjà de C-27J Spartan.

En résumé le MC-27J est une solution « bas-coût ». En effet il suffit juste, pour les pays disposant déjà de C-27J, d’acheter les équipements palettisés et les capteurs associés pour bénéficier d’un avion multi-missions doté d’un canon de 30 mm. La différence un C-27J et un MC-27J se fera d’ailleurs que lorsque quand le canon est installé.



 

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Je tiens à remercier l’équipe de communication d’Alenia Aermacchi et aux personnes d’ATK qui ont permis de la réalisation de cet article. Par Laurent Casaert, correspondant avia news en France.

Schéma ©Alenia Aermacchi-ATK


Livraison du premier Cessna Corvalis !

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Cessna Aircraft Company vient de livrer le premier exemplaire de son Cessna TTX Corvalis. Le petit dernier de chez Cessna va débuter sa carrière pour un client privé. L’avion a été remis lors d’une cérémonie au sein des installations du constructeur.

 

 L’origine du Corvalis TTX :

 

Le Corvalis tient son nom d’une petite ville de l’Oregon, à  l’origine il est sorti des planches à dessins  de Colombia Aircraft, petite société ayant fait faillite (hé, oui on se doutait que l’idée d’une aile basse ne venait peut-être pas totalement de Cessna) sous l’appellation de Columbia 400. A ses débuts d’ailleurs, Cessna le dénommait Corvalis 400. Le Corvalis TT (Twin Turbocharged) est arrivé sur le marché des avions de tourisme en 2004 après certaines  améliorations prodiguées par Cessna, l’avion est entièrement en matériaux composites qui lui confère une durabilité inégalée. Pour exemple, un Corvalis TTX a subi 171.000 cycles d’essai-fatigue soit l’équivalent de 120 années de vie et la cellule de celui-ci n’a quasiment pas vieillit. Doté d’un moteur Teledyne Continental turbocompressé TSiO-550-C (2600 tr / min.) couplé à une hélice McCauley qui lui permet d’atteindre une vitesse maximale de 235 nœuds avec un taux de montée de 1,400 pieds par minutes pour une distance franchissable de 1.250 miles nautiques. Ce qui en fait l’appareil le plus rapide de sa gamme.

 

Un design exceptionnel :

Performances et beauté, le Corvalis allie donc d’excellentes performances et ne laisse pas indifférent de part ses lignes aérodynamiques, une cabine luxueuse dotée d’une avionique dernière génération. Là aussi, plus rien à voir avec l’intérieur « basic » d’un C-172 le Corvalis offre une gamme avec sièges en cuir avec divers coloris, le pilote dispose d’un petit manche latéral et d’une avionique Garmin G2000 avec deux écrans EFIS de 36cm à haute définition, doublé d’une grille infrarouge. Un pilote automatique  GFC-700 et un système d’évitement du trafic GTS-800, ainsi qu’un transpondeur GTX-33ES. 

 

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Photos :Le premier Cessna TTX Corvalis @ Cessna

 

01/07/2013

Le Gripen a tiré le Meteor de série !

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Vidsel, Suède, Saab en collaboration avec l'Agence suédoise Defence Materiel Administration (JVM) et le missilier MBDA vient réussir le tir de deux missiles Meteor de série depuis un JAS-39D Gripen. 

Le premier tir d’un Meteor «inerte» avait déjà été réalisé avec un Gripen A/B en 2005, puis l’avion suédois a été rejoint par le Rafale le 10 octobre 2012 et l’Eurofighter le 6 décembre 2012.

 

Meteor de série : 

 

Cette nouvelle campagne de tir devait valider l’emploi du Meteor de série (actif) depuis un avion Gripen, il fallait vérifier que le missile se sépare normalement de l’avion lanceur, contrôler le bon fonctionnement du système de transmission de données entre l’avion et le missile et s’assurer du parfait fonctionnement du radar du missile sur des cibles factices.

 

La réussite de ces essais va permettre de finaliser l’intégration du missile Meteor sur le Gripen E,  mais aussi sur la version C/D. D’autres tests vont se poursuivre cet automne, afin de préparer l’arrivée du Meteor l’année prochaine sur le «Gripen». La famille «Gripen» C/D/E sera ainsi la première à bénéficier du nouveau missile européen.


 

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Le Meteor, l’atout européen : 

 

Le METEOR va devenir dans un avenir proche le fer de lance des missiles air-air en équipant les trois appareils européens que sont le «Gripen» C/D/E, le «Rafale» et «l’Eurofighter». Le Meteor devrait également être monté,  plus tard, sur les «F-35» britanniques.

 

 

Le Meteor : 


 

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Le missile Meteor produit par le MBDA  alimenté par statoréacteur est destiné à des missions de défense aérienne. Il va intercepter des cibles à très longue portée. Produit conjointement par l’Angleterre, la France, l’Italie, l’Espagne et la Suède, il est doté d’une zone d'interception assurée nettement supérieure à celle des missiles de même gamme actuellement en service.

 

Le METEOR sera prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation sera privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile doit pouvoir assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

 

 Un radar de bord qui doit fournir des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef.

 

  1. Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  2. Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.


 

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Photos : 1 JAS-39D avec le Meteor de série au décollage 2 Le Meteor de série avant le tests 3 Lors du premier tir en 2005 4 Tir en 2005 @ Saab Gripen

Le Saab-105 souffle ses 50 bougies !

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L’avion école Saab-105 souffle ses 50 bougies, toujours en activité en Suède et en Autriche, l’avion formera encore quelques nouvelles promotions de pilotes avant d’être retiré définitivement du service dans quelques années.

 

Issu d'un projet de jet civil, le Saab 105 est un avion école militaire conçu et construit par la Suède dans les années 1960. Biplace biréacteur, il dispose de capacités d'attaque au sol et a été construit à 190 exemplaires, dont 40 exportés en Autriche.

 

En 1960, l'armée suédoise émet un appel d’offres pour un avion d'entraînement capable de missions d'attaque au sol. La société Saab propose le modèle 105, dérivé de projets de développement d'un jet civil qui n'ont pas abouti. Le premier prototype vola le 29 juin 1963 doté deux turboréacteurs français Tubomeca Aubisque.

Une version désignée 105XT destinée à l'export fit son premier vol le 29 avril 1967. Cette version était équipée de réacteur General-Electric J-85-GE-17B de 1 293 kgp, d'une aile renforcée, et était capable de tirer le missile air-air AIM-9 Sidewinder. L’Autriche passa commande de 40 exemplaires sous la désignation 105ÖE, qui furent livrés de 1970 à 1972. Ces avions pouvaient emporter un pod équipé de caméras pour les missions de reconnaissances, ou des bombes pour les missions d'attaque.

 

En 1993, la Suède signa un contrat visant à remotoriser ses appareils avec des réacteurs Williams Rolls-Royce FJ44 de 861 kgp. Le premier appareil ainsi motorisé vola en août 1995, et un total de 115 SK 60A/B/C furent modifiés dans la seconde moitié des années 1990. De leur côté, les Sk 60D et E furent réformés. En 2009, la Suède signa un contrat visant à équiper ses avions d'un poste de pilotage modernisé (plus proche de celui équipant le JAS-39 C/D Gripen) et d'un GPS.

 

La Suède prévoit de remplacer le Saab-105 au sein de son école de pilotage militaire à partir de  2017, le Pilatus PC-21 semble être l’avion le mieux placé.

 

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Photos : 1 Saab 105 de la Patrouille suédoise @ Flygvapnet 2 Saab 105 autrichien @ Aviation autrichienne

11:15 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : saab, saab 105, avion école |  Facebook | |