04/11/2019

Que se cache-t-il derrière la réduction des coûts du F-35 ?

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Dans un article précédent, je vous expliquais la réduction de coût unitaire du F-35, qui devrait pour la version « A » descendre à moins de 80 millions de dollars au cours des prochaines années. Pour autant, cette réduction semble cacher autre chose, nous allons voir pourquoi.

Selon les documents budgétaires du Pentagone disponibles au public et qui montre que le coût réel du F-35 dépasse 100 millions de dollars par exemplaire pour l'achat de l'exercice 2020. Compte tenu du travail qui reste à accomplir et de la manière dont le Pentagone a cédé de nombreuses responsabilités clés au fabricant, le prix sera probablement au moins égal à ce montant ou supérieur dans un avenir prévisible.

Rappel :

Selon les estimations de Lockheed-Martin, l’objectif de coût par avion de type F-35A devrait atteindre un prix de 80 millions de dollars avec le lot 13.  Il devrait également y avoir une réduction de coût unitaire pour chaque variante de l'aéronef d'environ 12,7% en moyenne lorsque l'on comparait les achats du lot 14 aux achats du lot 11.

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Les variables qui augmentent le prix :

Oui, mais il y a un « hic » ! L'estimation actuelle du lot d'aéronefs actuellement en production est de 89,2 millions de dollars pièce. Ce chiffre représente le coût unitaire soit le prix pour l’avion et le moteur.  Mais ce prix ne prend pas en compte les équipements connexes nécessaires au fonctionnement de l’avion.  

Ces 89,2 millions de dollars ne comprennent pas les dépenses d’achat consacrées aux pièces de rechange initiales, aux simulateurs de formation au pilotage, au système d’appui ALIS, coûteux et peu performant. A côté de cela, il faut prendre en compte les coûts à l’heure de vol qui, nous le savons son exorbitants pour le F-35.

Mais, il y encore une autre variable qui va faire monter le prix initial du F-35. Il s’agit des modifications nécessaires pour corriger à la fois les défauts de conception connus et potentiels de l’avion.  Selon le DOD, il est estimé à près de 44’000 dollars US par heure de vol.

De fait, lorsque l’on jette un coup d’œil attentif aux documents budgétaires du Pentagone, ceux-ci  indiquent que le coût d’achat de ces 48 appareils pour l’année 2020 est supérieur à 101 millions de dollars, soit près de 12 millions de plus que le montant indiqué par l’avionneur. En utilisant les cartes de la Marine et les mêmes calculs, on constate que les coûts réels de chaque F-35C dépassent 123 millions de dollars, tandis que chaque F-35B coûte plus de 166 millions de dollars.

Rien de tout cela ne prend en compte les coûts de recherche et développement du programme. Ellen Lord, responsable des acquisitions du Pentagone, a annoncé le 29 octobre que le programme avait besoin de plus d’argent pour mener à bien la phase de développement et de test du programme. Les derniers chiffres accessibles au public montrent que les contribuables auront dépensé environ 55,5 milliards de dollars pour la recherche et le développement des F-35. Si le Pentagone achète les 2’470 F-35 du plan actuel, le coût réel de chaque avion augmentera de près de 22,5 millions de dollars.

Les responsables du programme avaient prévu d'achever les tests de développement et d'exploitation d'ici décembre 2019. Toutefois, les concepteurs et les ingénieurs ont eu du mal à mener à bien l'environnement de simulation conjointe, un simulateur extrêmement précis nécessaire pour effectuer les tests opérationnels. Les problèmes proviennent de la programmation des données de vol et des données de performance des avions recueillies, lors de vols en conditions réelles dans le logiciel de simulation.

Le programme F-35 manquera d’argent pour le développement avant que le simulateur et les tests opérationnels ultérieurs puissent être terminés. Le Pentagone devrait annoncer avant la fin de 2019 combien il lui faudra encore d’argent au-delà du budget actuel de 406,4 milliards de dollars du programme pour mener à bien cette phase du programme. (sources, rapport POGO, octobre 19).

 Alors, toujours aussi intéressant en termes de prix le F-35 ?

Photo : F-35 @ Britta Petersen

737MAX, les compagnies aériennes prennent le taureau par les cornes !

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Les compagnies aériennes qui ont acquis des Boeing B737MAX n’ont pas l’intention de se laisser dicter un retour en service de l’avion, sans avoir préalablement établi leurs propres règles. Les principaux utilisateurs du « MAX » sont pleinement conscients, qu’il faut impérativement renforcer la confiance des pilotes et des passagers. Mais, pas question pour eux de laisser Boeing et les régulateurs décider seuls du retour en vol avec passagers.

Essais indépendants :

Les transporteurs Air Canada, Southwest Airlines Co et United Airlines sont décidés à passer à l’action et prévoient la conception de plans pour mener leurs propres vols de démonstration avec de hauts responsables de la compagnie à bord pour amplifier ce message. Cela signifie, que des essais auront lieu de manière indépendante et des vols seront effectués dans un premier temps sans passagers.

Les compagnies aériennes effectueront des essais sur des aéronefs individuels après les modifications du logiciel. Mais cette fois, les transporteurs envisagent des trajets répétés sans détenteurs de billets, afin de pouvoir publiquement certifier que tous les systèmes fonctionnent correctement, y compris la fonction de contrôle de vol automatisée « MCAS » qui est  à l’origine de deux accidents mortels.

Une fois la certitude que l’avion est « enfin » bon pour le vol, les transporteurs investiront dans le cadre  d'une campagne de relations publiques, visant à montrer que l'industrie déploie des efforts supplémentaires pour mettre en évidence son engagement à intégrer progressivement le B737 « MAX » sur les liaisons de manière sûr.

Certification et formation :

Mais pour l’instant, il faut attendre l’approbation des régulateurs en ce qui concerne l’ensemble des correctifs logiciels de l’avion, ainsi que le futur plan de formation des pilotes dans les semaines à venir.

Si, celui-ci est approuvé prochainement, cela signifie que le B737MAX pourrait progressivement retrouver les airs au début de l’année prochaine. Un retour en vol ne se fera que de manière échelonnée. Les régulateurs européens de l'aviation ont choisi d'effectuer un ensemble de vols d'essai distincts et plus détaillés, en plus de ceux prévus par la FAA. Ceci pour se convaincre que les correctifs logiciels finaux liés au MCAS sont bons pour le vol.

De l’autre, il faudra un certain temps pour re-qualifier l’ensemble des pilotes et des mécaniciens sur l’avion. De son côté, Boeing affirme qu’il faudra environ une centaine d’heures de maintenance pour chaque avion, qui comprendra non seulement la mise à jour des logiciels, mais également une préparation pour la remise en vol, après la longue période d’arrêt.

Les compagnies aériennes veulent profiter de cette période pour habituer les gens à voir le « MAX » dans les airs et prévoient de commencer certains vols une fois que les premiers pilotes auront terminé leur formation.

Et les passagers :

La question de savoir si les voyageurs seront disposés à monter à bord d’un « MAX » est une question qui devient de plus en plus urgente à l’approche du retour de l’avion en vol. Certaines enquêtes ont révélé des préoccupations accrues quant à la sécurité de l’avion. Par exemple, la compagnie aérienne canadienne WestJet Airlines Ltd. a déclaré que, selon ses recherches, 59% des voyageurs canadiens n’étaient pas à l’aise pour voler à bord du B737 MAX. Une porte-parole de la société a déclaré que WestJet envisageait de faire preuve de transparence auprès des passagers au sujet des avions sur lesquels ils volent et de déterminer s'il s'agissait d'un MAX. «Le moment venu, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir que ces avions sont aussi sûrs que tous les avions que nous pilotons», a déclaré un porte-parole.

Pour autant les statistiques montrent que moins de 10 % des passagers vérifient le type d'avion en vigueur pour leur réservation. La marge de retour en vol du « MAX » semble donc assez large en ce qui concerne l’acceptation par une partie des passagers.

Photo : B737 MAX @ Boeing

03/11/2019

L’Indonésie veut des F-16 et des Su-35 !

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L’armée de l’air indonésienne envisage d’acheter deux escadrons de chasseurs Lockheed-Martin F-16 Block 70/72 « Viper », tout en poursuivant son plan d’achat d’un escadron de Sukhoi Su-35 « Flanker-E » auprès de la Russie. Ces appareils doivent venir remplacer les Northrop F-5-E/F « Tiger II » en service.

Première étape :

Jakarta prévoit de faire une demande officielle pour l’achat de F-16 au début janvier 2020, a annoncé le 28 octobre le maréchal Yuyu Sutisna, chef d'état-major de l'armée de l'air, à l'agence de presse locale Antara. Cet achat, a pour but de venir compléter la flotte de F-16A/B, plus anciens déjà en service dans la Force arienne.

Seconde étape :

Dans un second temps le pays prévoit de poursuivre les négociations en vue de l’achat de chasseurs Sukhoi Su-35. En août 2017, Jakarta a annoncé une discussion portant sur l’acquisition de 11 Su-35 pour 1,14 milliards de dollars. Un accord de trésorerie et de troc qui inclurait probablement un mélange de produits agricoles locaux tels que l'huile de palme et le café.

Double approvisionnement :

Le pays compte continuer sa politique de double approvisionnement. En effet, la Force aérienne compte actuellement un mélange de 33 Lockheed-Martin F-16A/B « Fighting Falcon » et 5 Su-27SK et 11 Su-30MK. Ces derniers ayant été achetés suite à l’embargo américain décrété suite aux violences au Timor Oriental en 1999. Mais cette politique du « non alignement » sera difficile à poursuivre.

En effet, l’embargo décrété cette fois contre la Russie complique sévèrement les plans indonésiens. La loi américaine CAATSA, pourrait contraindre Djarkarta à faire un choix entre avions américains ou russes. L’essentiel de la Force aérienne dépend du matériel fabriqué aux États-Unis. Si, par exemple, les fabricants américains cessent de fournir des pièces de rechange, cessent de supporter des équipements fabriqués aux États-Unis, la sécurité de la défense nationale en Indonésie sera complètement affaiblie. 

L’opération d’une flotte mixte d’avions russes et américains permet à l’Indonésie de jouer diplomatiquement entre les deux pays, tout en protégeant la dépendance de Jakarta vis-à-vis d’un seul fournisseur. Cependant, les flottes mixtes sont plus difficiles à entretenir, car moins d’avions partagent des pièces et du personnel de service. Les appareils ne sont pas non plus équipés des mêmes radios et réseaux de partage de données, ce qui rend la coopération en vol plus difficile.

Reste une troisième voie pour l’Indonésie, l’achat d’avions de combat Saab JAS-39 Gripen E, qui pourraient ainsi contourner l’embargo.

Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 :

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

Le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » :

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Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multifonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électrohydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

Photos : 1 F-5F indonésien @Fai 2 F-16 Viper Block70/72 @Lockheed Martin 3 Su-35 @Sukhoi

 

 

02/11/2019

Vietjet opte pour l’A321XLR !

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La compagnie vietnamienne Vietjet a annoncé l’ajout de l’A321XLR à sa flotte, avec une commande ferme de 15 appareils et la conversion de cinq appareils A321neo de son carnet de commandes actuel. L'annonce a été faite lors d'une visite au siège d'Airbus à Toulouse du président et chef de la direction de Vietjet, Nguyen Thi Phuong Thao, animée par le directeur général d'Airbus, Guillaume Faury.

Au cours de la visite, la compagnie aérienne a également signé un nouvel accord de formation avec Airbus Services. Cela permettra à Airbus de positionner deux nouveaux simulateurs de vol complets de la famille A320 au centre de formation du transporteur à Ho Chi Minh-Ville. Airbus fournira également une gamme de services de formation à la compagnie aérienne et à ses instructeurs.

Vietjet sera parmi les premières compagnies aériennes à recevoir le A321XLR. L’ajout de l’appareil à sa flotte permettra à Vietjet d’élargir son réseau, en empruntant des liaisons plus longues en Asie ainsi que vers des destinations aussi éloignées que l’Australie et la Russie.

En tenant compte de l’annonce d’aujourd’hui, Vietjet a commandé au total 186 appareils de la famille A320, dont 60 ont été livrés. Le carnet de commandes exceptionnel de la compagnie aérienne Airbus est entièrement composé d’appareils A321neo.

L’A321XLR :

L'A321XLR est la prochaine étape évolutive de l'A321LR. Il répond aux besoins du marché en matière de portée et de charge utile, en créant davantage de valeur pour les compagnies aériennes. L’avion offrira une autonomie sans précédent de Xtra Long jusqu’à 4’700 nm, avec une consommation de carburant par siège réduite de 30% par rapport aux avions concurrents de la génération précédente. Fin septembre 2019, la famille A320neo avait reçu plus de 6’650 commandes fermes de près de 110 clients dans le monde.

Photo : A321XLR aux couleurs de Vietjet @ Airbus

 

01/11/2019

La Finlande prépare ses essais d’avions de combat !

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Tout comme la Suisse ce printemps, la Finlande va procéder à des essais sur son territoire des différents avions de combat en compétition. Pour les deux pays, il est nécessaire d’effectuer ce type de tests, afin de déterminer comment ces avions peuvent s’intégrer dans les environnements spécifiques que représente la Suisse et la Finlande. Nous allons voir ici, que la Finlande va procéder de manière très poche de ce qui a été effectué dans notre pays cette année. (Voir : avia news air2030 essais en vol).

Evaluations réelles :

Les essais en Finlande auront lieu sur la base aérienne de Satakunta de Pirkkala de janvier à février prochain. Il s’agit de la troisième étape du processus d’évaluation, après l’étude des dossiers et des essais en simulateurs chez les avionneurs.

Cinq jours ouvrables sont alloués à chaque candidat pour démontrer ses capacités dans les conditions finlandaises. Un cahier de tests spécifiques a été élaboré, il est le même pour chacun.

L’ordre de passage est le suivant :

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Airbus DS Eurofighter Typhoon 09 au 17.1.2020

Dassault Rafale 20 au 28.1.2020

Saab Gripen 29.1 au 6.2.2020

Lockheed-Martin F-35 07 au 17.2.2020

Boeing F/A-18 Super Hornet 18 au 26.2.2020

On remarquera que les Finlandais n’ont pas établi l’ordre de passage de manière alphabétique contrairement à la Suisse.

Il semble d’ors est déjà que les standards testés seront les mêmes que ceux testés en Suisse ce printemps. En cas de choix de l’un ou l’autre des candidats, le standard livré en 2025 sera également le même que celui offert à notre pays (se référer aux articles avia news air2030).

Organisation des essais :

Le programme HX Challenge finlandais requiert, outre les Forces aériennes finlandaises, l’équipement et l’expertise des forces terrestres et navales, tels que la défense aérienne et le contrôle des tirs aéroportés. L’objectif est de vérifier les valeurs de performance indiquées par les avionneurs, l’évaluation des performances de l'avion, des systèmes et des capteurs dans l'environnement d'exploitation finlandais. Les zones de mission comprennent les opérations de lutte contre les attaques aériennes (défense aérienne), les opérations de lutte anti-aériennes (air-sol), les opérations offshore (opérations air-mer), les opérations de reconnaissance. Ces tests doivent également permettre de mettre en avant le comportement de chaque aéronef au sein des méthodes de fonctionnement finlandais qui peuvent s’avérer différentes que dans les armées de l’air d’origines des avions testés. Les conditions hivernales ont une incidence sur le fonctionnement des systèmes par exemple et en particulier sur les performances des systèmes électro-optiques, ainsi que sur les capteurs actifs et passifs.

Tout comme en Suisse, les tâches de vol sont effectuées par un équipage de conduite désigné par le candidat. Sur un avion biplace, un pilote d’essai finlandais participe à des essais en vol en place arrière. Des tests auront lieu au sol afin d’évaluer les tâches de maintenance pour chaque appareil et de déterminer les coûts à l’heure de vol et les cycles de vie.  

Catégories des décisions:

L'objectif du modèle de décision est d'optimiser l'ensemble des offres offertes par chaque candidat conjointement avec les constructeurs d'avions. Ainsi, lors de la prochaine phase d’appels d’offres, la Finlande choisira en fonction de la solution la mieux adaptée à ses besoins. Le modèle de décision examine la solution globale du point de vue de cinq domaines de décision différents, la sécurité d'approvisionnement, les coûts du cycle de vie, la coopération industrielle et les performances militaires, ainsi que des évaluations de la politique de sécurité et de défense menées par le ministère de la Défense.

Le Ministère de Défense finlandais ne commentera pas publiquement les performances des candidats, leur réussite aux tests, leurs fonctionnalités spéciales ou d’autres détails précis.

Phase finale :

Les négociations et le réglage du dossier d'appel d'offres auront lieu autour de l'été 2020, après quoi les fournisseurs d'aéronefs du programme HX Challenge feront une offre finale pour le contrat d'achat. Dans ce cas, chaque système, périphérique, informations d'accompagnement, solutions de maintenance et de formation fournies par le fournisseur et structure de contrat sera connue.

Rappel :

Le gouvernement finlandais a fixé un plafond de 11 milliards de dollars américains pour l’achat du futur avion de combat avait annoncé le ministère de la Défense. Le plafond financier comprendra le coût d'achat de nouveaux jets, de leurs armes et de divers systèmes au sol.

Le projet vise à remplacer la flotte actuelle de 64 avions de combat F/A-18C/D « Hornet » achetés aux États-Unis au début des années 90. Le ministre finlandais de la Défense, Antti Kaikkonen, a déclaré que le nombre de nouveaux avions à acheter pourrait être supérieur ou égal au niveau actuel et espérait qu’il ne serait pas inférieur.

La Finlande ne veut pas sacrifier sa capacité d’engagement en temps de paix et doit pouvoir compter sur une dotation lui permettant un engagement sur de longs mois en cas de situation tendue au niveau international. Pour ce faire la Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. L’avion doit pouvoir évoluer en réseau connecté avec les systèmes de défenses au sol et le reste de l’armée. A noter, que la Finlande estime que les coûts à l'heure de vol pourraient atteindre trois fois le montant du prix d'achat sur une période de 30 ans. Cette donnée sera prise en compte pour le choix final. (Sources : IImavoimat).

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Photos : 1 HX Challenge 2 Les concurrents@ Gérard Famergée 3 Hornet finlandais @ IImavoimat