21/08/2013

La Russie prépare l’arrivée du MiG-35D !

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LIPETSK, en Russie, le ministre adjoint à la Défense Yury Borisov confirme que son pays recevra un grand nombre d’avions de combat MiG-35 et continuera de se doter du SU-35. La livraison de ces deux types d’appareils faits partie du programme d'armement de l'Etat jusqu'en 2020.

 

Grande modernisation :


 

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Pour l’instant le constructeur Sukhoi tirait à lui seul, son épingle du jeu avec les livraisons des SU-34 d’attaque au sol et les premiers SU-35S. Sukhoi est devenu le principal fournisseur d’avions russes et va continuer. Chez Mikoyan-Gourevitch, le temps des vaches maigres semble toucher à sa fin, avec la décision de commander le MiG-35.

 

Certes, la commande a été retardée suite à des problèmes liés au manque de préparation pour l'exécution du contrat industriel. Initialement le contrat de 1,1 milliard de dollars aurait dû être signé cette année, pour l’achat d’un premier lot de 37 MiG-35D. Finalement la commande est reportée pour 2016, ce qui permettra à l’avionneur Mikoyan-Gourevitch de disposer de trois ans pour préparer sa transition en douceur vers la production de masse.

 

On patiente avec le MiG-29SMT : 

 

Ce retard dans la commande du MiG-35 n’est pas sans poser quelques problèmes à la Force aérienne russe, en effet, elle exploite déjà 28 MiG-29SMT précédemment rejetés par l'Algérie en 2007, qui ont ensuite été remis à neuf et dotés de nouveaux équipements avant d'être livré.

 

Bien qu'il n'y ait pas eu de commentaire officiel, l’Etat major se montre néanmoins peu satisfait de cette solution transitoire, car la variante SMT a été conçue pour intégrer des fonctionnalités pour le MiG-29M dans le vieux-modèle MiG-29A, y compris les réservoirs de carburant supplémentaires, le radar multimode Zhuk-ME (à antenne mécanique), un cockpits avancé et amélioré, mais sans la poussée vectoriel du moteur RD-33.

Bref, la Force aérienne se montre impatiente de pouvoir compléter son dispositif avec le MiG-35. L’objectif étant de disposer rapidement du binôme SU-35S/MiG-35D.

 

Le MiG-35D : 


 

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Développement ultime du célèbre MiG-29 «FULCUM», le MiG-35 et un dérivé du MiG-29OVT de démonstration. Il fait partie de la quatrième génération des chasseurs MiG. Construit dans l’usine Sokol de Nijni-Novgorod à 500km à l’est de Moscou, le MiG-35 a reçu le nouveau moteur RD-33MKV équipé de tuyères à poussée vectorielle orientable. Cet appareil confirme la fin de l’âge sombre de la technologie aéronautique de la Russie, il a reçu un radar actif à balayage électronique (AESA) Zhuk-AE d’une portée de 130 à 200km pouvant traquer une trentaine de cibles et d’en engager 8.


 

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La capacité en carburant faisant défaut sur les anciennes versions, elle a été accrue de 50% sur ce modèle. De plus, la charge militaire avoisine maintenant les 6 tonnes.


 

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Photos : 1 & 4 MiG-35D en vol @ Mikoyan Gourevitch 2 MiG-29SMT, MiG-35, SU-30, SU-34 Max Briansky 3 Cockpit MiG-35D 


Beechcraft G58 «Baron» ISR !

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Le constructeur Beechcraft offre un nouvel appareil de surveillance et de reconnaissance (ISR) dérivé du bimoteurs G58 « Baron ». Un premier modèle vient d’être commandé par la police de Puerto Rico (Fuerzas Unidas de Rápida Acción (FURA).

 

L'avion est configuré de manière très similaire aux précédentes plates-formes ISR basées sur le Beechcraft King-Air turbopropulsé. Pour le constructeur, il existe un réel besoin pour un appareil de surveillance meilleure marché, doté de moteurs à piston comme le G58.

 

La plateforme G58 « Baron » ISR est dotée d’un FLIR Systems HD230électro-optique/infrarouge (EO / IR) et d’une caméra L-3 Wescam MX-10. La console de l'opérateur abrite l'ordinateur de mise en correspondance / mission et gestion, d'un enregistreur et d'un système de radio communications multi-bande et de la liaison de données pour opérateurs de mission spéciale. La communication radio multi-bande donne l'équipage de conduite et à l'opérateur de capteur, la capacité de communiquer directement avec les véhicules militaires, de police, les garde-côtes et d'autres bateaux, de plus, l'enregistreur fournit au tribunal une preuve recevable en matière de poursuites.

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Les caractéristiques standards du « Baron » G58 ISR sont les suivantes:

Cellule robuste conçue pour une utilisation élevée.
Redondance du mode bimoteurs, de la sécurité et de fiabilité éprouvée.
Garmin 1000 suite avionique intégrée et la capacité tout temps.
Un système automatique de commande de climatisation.
Cockpit redessiné et sièges de cabine plus confortables.
De grandes portes pour une installation rapide / retrait de l'équipement de mission.
Grand espace à bagages avant (jusqu'à 300 lb.)
Ecrans numérique 4 couleurs, radar météorologique de profil vertical
Capacité pour emploi depuis des  terrains courts.

 

Photos : 1 Beechcraft G58 « Baron » ISR 2 Console @ Beechcraft

12:42 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : beechcraft, g58 baron, isr, g58 baron isr |  Facebook | |

20/08/2013

La Russie prépare ses hélicoptères à haute vitesse !

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Les Etats-Unis et l’Europe ne sont pas les seuls à préparer l’hélicoptère à haute vitesse de demain, la Russie est également dans la course. Les constructeurs MIL-Mi et Kamov préparent chacun un projet, dont les deux prototypes doivent voler d’ici 2018.

 

En plus, de modèle de transport de passagers de base avec une cabine convertible appropriée pour les opérations en mer, la Russie envisage des variantes spéciales pour les missions de recherche et sauvetage, patrouille et d'évacuation sanitaire.

 

 

Deux modèles se profilent :

 

Mil Mi prévoit un appareil avec un seul rotor principal et une hélice propulsive avec ailette de direction. Cette conception offre un mélange intéressant entre le X2 de Sikorsky et le concept hybride X3 d'Eurocopter. Le projet Mi-X1 est conçu pour avoir un poids au décollage de 10 tonnes seulement et 25 sièges passagers et devrait avoir une autonomie de vol de 1500 km avec une vitesse estimée entre 450-500 km/h, ce qui sera possible grâce à l’hélice propulsive arrière et un certain nombre d'améliorations aérodynamiques, y compris un train d'atterrissage ré-tractable et un tronçon de fuselage avant et arrière simplifié. 

 

Un problème cependant subsiste, car à ces vitesses, le rotor principal risque le blocage des pâles. Ce phénomène se produit à des vitesses d'environ 300 km/h et conduit à des vibrations qui peuvent finir par détruire le rotor. La solution de Mil à la lutte contre l'apparition de ce phénomène consiste en l’adaptation d’un système, qui décharge le rotor pour en éliminer les vibrations.  Selon le designer en chef Nikolay Pavlenko, les concepteurs ont déjà testé le système en soufflerie à l’Institut central Aerohydrodynamics.

 

Le Mi-X1 pourra être alimenté par deux Klimov VK-2500 ou le futur Klimov VK-3000 actuellement en cours de développement. 

 

 

De son côté, Kamov étudie le concept avec deux rotors principaux coaxiaux et une hélice propulsive à l’arrière, qui devrait permettre d’approcher également les 500 km/h pour un rayon d’action de 1400 km. Chez Kamov, le designer en chef Sergey Mikheev nous explique, que ce choix permettra de scinder les fonctions de vol horizontal et vertical entre les différents rotors pour éviter le fameux problème de blocage. 

 

Le Ka-92 est conçu comme un hélicoptère de tourisme de 30 places avec une masse au décollage de 16 tonnes. Selon Mikheev, le premier prototype sera propulsé par deux Klimov VK-2500 équipés d'une nouvelle boîte de vitesses. Mais comme avec le Mil Mi X1, les concepteurs envisagent d'installer le Klimov VK-3000 plus puissant.

 

Pour les deux constructeurs russes, les hélicoptères à haute vitesse devraient trouver un marché d’ici 2025.


 

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Photos : 1 Mil Mi X1 @ Mil Mi 2 Kamov Ka-92 @ Kamov

 

Premier vol pour le C-130J destiné à la ROKAF !

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Marietta, Lockheed-Martin a fait voler le premier du C-130J « Super Hercules » destiné à la Corée du Sud (ROKAF). Ce C-130J no : 5730 est prévu pour être livré en 2014. Au total se sont quatre C-130J qui rejoindront l’Armée de l’air sud coréenne.

 

Le C-130J « Super Hercules » :

 

 Le C-130J «Super Hercules» est la version la plus avancée du célèbre  C-130 cargo,  il incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien avec des coûts de cycle de vie plus actuel que pour les anciens C-130. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes. Il est doté de nouveaux moteurs Rolls-Royce Allison AE 2100D3 dotés d’hélices à six pales. 

Du point de vue de l’extérieur, le C-130J semble n’être qu’une version allongée du célèbre Hercules, cependant, il est équipé d’un poste de pilotage informatisé permettant de réduire le nombre de pilotes à deux. Il a une capacité de 26.000 kg de carburant et il est configuré pour recevoir des réservoirs additionnels de 11.000kg de carburant.

 

 

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Photos : C-130J aux couleurs de la ROKAF @ Lockheed-Martin

19/08/2013

Gripen : l’industrie suisse satisfaite !

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L'industrie suisse est contente de la tournure que prennent les affaires compensatoires liées à l'achat du Gripen E. "Du point de vue de l'économie, plus rien ne s'oppose au Gripen E", a déclaré Hans Hess, président de l'organisation Swissmem.

"Les choses vont dans la bonne direction", a confirmé Hans Hess. Le but était d'obtenir 300 millions de francs d'affaires compensatoires et, cela, avant la décision définitive concernant l'achat du Gripen E par la Suisse. "L'objectif a été atteint", a indiqué M. Hess. D'importants progrès ont été réalisés cette année. Saab a en outre fait des efforts pour tenir compte d'entreprises romandes, a précisé Hans Hess. C'était l'une des trois conditions que Swissmem avait posées.

L'organisation avait aussi demandé que les entreprises suisses n'obtiennent pas que des travaux de routine et que des PME reçoivent également des contrats. Selon M. Hess, des PME se trouvent parmi les 160 entreprises retenues et des grandes firmes ont accepté de leur sous-traiter des contrats.

Hans Hess estime qu'il y a encore à faire dans le domaine de l'entretien. Car ces contrats sont intéressants, vu qu'ils couvrent toute la durée de vie des avions, soit environ 30 ans. "Nous voulons aussi ramener quelques beaux morceaux en Suisse", ajoute Hans Hess. Les négociations sont encore en cours, mais Saab montre beaucoup de "bonne volonté".

Le développement et la production des enveloppes des réacteurs et de la partie arrière du Gripen E devraient se faire en Suisse, a assuré Hans Hess. Et cela, pas seulement pour la vingtaine de Gripen que la Suisse à l'intention de commander, mais aussi pour les 60 avions prévus pour l'armée suédoise.

 

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Rappel : 

Conformément aux exigences de l’appel d’offres d’armasuisse, Saab a mis en place un programme de participation industrielle suisse (Swiss Industrial Participation – SIP(DIP)) correspondant à 100% de la valeur du contrat Gripen. Le programme SIP (DIP) de Saab assurera la répartition régionale des affaires de participation industrielle sur des bases commerciales solides.

Le programme SIP se déroulera sur une période de dix ans à partir de la date de signature du contrat Gripen. Il débouchera sur des liens économiques, industriels et culturels plus étroits entre deux pays indépendants non-alignés, la Suisse et la Suède.


 

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Saab entend créer des activités en Suisse en s’appuyant sur les piliers suivants:

  • Implication de l’industrie suisse dans le programme Gripen E.
  • Intégration plus forte de l’industrie suisse dans la base des fournisseurs de Saab et de ses partenaires.
  • Promotion des exportations suisses à travers le réseau industriel de Saab.
  • Accroissement des capacités de l’industrie suisse grâce à des transferts de savoir-faire et de technologie.

 

Si la Suisse acquiert le Gripen E, Saab s'est engagé à conclure des contrats avec des firmes suisses pour plus de 2,5 milliards de francs. Le contrat d'achat des Gripen E se monte à 3,1 milliards de francs.

Photos : Gripen F de développement avec le radar AESA de série et l’IRST en vol @ Saab Gripen