25/08/2013

Rolls-out pour le B787-900 «Dreamliner» !

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EVERETT, Washington, Boeing vient d’achever la construction du premier exemplaire du B787-900 «Dreamliner», soit le deuxième membre de la famille des «787». Ce premier opus du B787-900 effectuera prochainement son premier vol d’ici la fin de l’été.

Le B787-900 «Dreamliner» : 

Avec 20 pieds (6 m) de plus que le B787-800, le B787-900 étendra la gamme «787» à la fois en capacité en portée, pouvant transporter 40 passagers de plus, sur une distance additionnelle de 300 miles nautiques (555 km). Le B787-900 met à profit la conception visionnaire de la gamme, mais avec 20 % de consommation de carburant en moins que les avions de taille similaire. Il pourra ainsi transporter de 250 à 290 passagers contre 210 à 250 pour le -800. Son rayon d’action sera lui aussi étendu et oscillera de 8’000nm à 8’500nm ( 14 816 à 15 742km).

La  première livraison au client de lancement  Air New Zealand est prévue pour mi-2014.

 

Photo : B787-900 @ Boeing


24/08/2013

Le Citation M2 prend son envol !

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INDÉPENDANCE, au Kansas, Cessna Aircraft Company, vient de réaliser le premier vol de son nouveau Citation M2. L’avion aux mains du pilote d’essais Terry Martindale et du co-pilote Corey Eckhart ont fait voler l’appareil durant deux heures de vol.

Ce premier vol a permis de faire grimper l’avion à une altitude de 17.500 pieds et de tester la nouvelle avionique Garmin 3000. 

Cessna Citation M2 : 

Le Cessna Citation M2 est doté d’une avionique Garmin G3000 avec trois écrans EFIS LCD de 14 inch, tactiles. Les pilotes peuvent afficher simultanément des cartes, des graphiques, le TAWS, la planification des vols ou des conditions météorologiques. Cette nouvelle conception de cabine, avec un cockpit deux places, peut accueillir jusqu'à six passagers. L’avion intègre une cellule en aluminium, une aile droite et un empennage en T. L’éclairage sera dorénavant doté de feux LED.

L’appareil a une vitesse de croisière maximale de 400 nœuds (741 kilomètres par heure) et une distance maximale franchissable de 1’300 miles nautiques (2408 km). Le M2 pourra utiliser des aéroports avec des pistes courtes soit de  3’250 pieds (991 mètres) et devrait grimper à 41’000 pieds (12 497 mètres) en 24 minutes.


 

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En matière de motorisation, le M2 dispose de deux Williams International FJ44-turboréacteurs dans la nouvelle version 1AP-21 doté d’un FADEC. Chacun produisant 1’965 livres de poussée. Cette nouvelle version améliorée du moteur FJ44 Williams intègre des améliorations tirées de plus de 6 millions d'heures de fonctionnement des  4000 FJ44 en service. Le FJ44-1AP-21 produit une poussée d'altitude de 10-15% supérieur (selon conditions) et consomme moins de carburant en croisière que les versions précédentes.

Les options seront les mêmes que pour l’ensemble de gamme Cessna Citation, mais le M2 sera doté automatiquement du système d’avionique composé du radar météorologique, d’un  TCAS I, d’un système de connaissance du terrain et un système d'alerte (TAWS) et ADS-B.

L’appareil dispose d’un cabinet de toilette à l’arrière, l’habitacle du M2 fait 58 pouces de large (1,47 m) et 11 pieds (3,3 mètres) de long avec une allée de 5 pouces offrant une hauteur de cabine de 57 pouces (1,45 mètre). Huit grandes fenêtres. Le tout nouvel intérieur, dont les matériaux et les couleurs peuvent être sélectionnées par les clients, offrira une grande palette de possibilités et de variétés. Le client pourra également choisir parmi des systèmes de connectivité et d’interface pour le travail, ainsi, que pour le divertissement individuel.

 

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Photos : 1 démarrage des réacteurs 2 Décollage 3 L’équipe après le vol @ Cessna

23/08/2013

Gripen E, les dessous d’un deal !

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Mardi prochain, la sous-commission de sécurité du Conseil National se réunira à Winterthour pour décider du choix du Gripen E.

 

Les faits :

 

Sur le plan technique, il n’y a plus rien à reprocher au Gripen E, l’avion correspond au cahier des charges de notre pays, il s’intègre parfaitement à nos infrastructures et l’avion est même «très bon» là où on le lui demande de l’être.

 

En matière de coopération industriel, le dernier rapport de swissmem (voir article) juge l’opération « très satisfaisante ». Et encore ce matin, nous apprenions que l’entreprise genevoise Jean Gallay SA, allait travailler avec Saab sur un contrat pour un fournisseur.

 

Le calendrier du programme Gripen E est respecté à la lettre, aucun retard n’est à déplorer et l’industrialisation des trois avions de préséries a débuté, toujours conformément au "timing". L’actuel Gripen F de développement vole avec le radar AESA ES-05 « Raven » de série, l’IRST est également monté sur l’appareil.

 

La Suède a passé commande de 60 Gripen E, notre pays n’est donc pas le seul client et notre commande s’ajoute à celle des suédois. Nous pourrons d’ailleurs collaborer avec eux, puisqu’il est prévu que, dès l’année prochaine en plus des équipes d’armasuisse qui travaillent sur le sujet, un pilote et un ingénieur suivront l’avancée des travaux directement chez Saab au sein des installations de Linköping.

Un programme commun armasuisse/Saab d'atténuation des risques est en cours d'élaboration, afin, de supprimer les risques de développements.

 

Le paiement :

 

 

L’ultime point de divergence de la sous-commission concernait le paiement. A la négociation du contrat, Saab demandait un versement de 2 milliards (66%) avant livraison et le solde ensuite.

Pour nos politiciens, ce montant était inacceptable et ceux-ci militaient pour 15% du prix total.

 

Saab a revu sa copie et le contrat définitif demande un premier versement de 1 milliard (40%) avant livraison, le reste en plusieurs versements (montants non communiqués). Signalons également la mise en place de contreparties payées par l'Etat suédois en cas de retard de livraisons, 12 millions.

 

 

Beurre, l’argent du beurre et la crémière ?

 

Chacune des deux parties tire donc son épingle du jeu, la sous-commission ne sera peut-être pas satisfaite à 100%, mais, l’ensemble du projet est bon, difficile de demander plus et ceci d’autant plus que nous avons obtenu un rabais de près de 20% sur le prix total ! Ajoutons qu’un juriste suédois, mandaté par armasuisse, a pu consulter le document et le service juridique en a conclu que «les garanties et assurances sont clairement régies et appuyées par un système de règlement de litige avantageux ».

 

Il est vrai qu’un milliard représente une coquette somme, mais de toute manière il faudra bien la payer, de plus, un autre appareil aurait coûté plus cher. En conséquence le projet est viable pour nos deux pays.  

 

 

 

 

 

 

 

 

Le CSéries habillé pour son premier vol !

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MONTREAL, aéroport de Mirabel, Bombardier prépare activement le premier vol du CSéries, la touche finale consistait à peindre l’avion, c’est fait !

 

Ce matin, Bombardier a divulgué la première photo de son CSéries sortant de l’atelier de peinture, le constructeur canadien confirme également que le premier vol aura lieu dans les prochaines semaines.

L'avion, un CS100 connu sous le nom FTV-1 a commencé les essais de roulage à faible vitesse le 16 août dernier  et devrait débuter ces essais de roulage à grande vitesse dans peu de temps.


Programme d’essais :


Le programme d’essais en vol est prévu pour durer 22 mois à compter d’août à mai 2015, selon une information aéronautique (AIP) de transport Canada.

Le programme d'essais en vol étendu comprendra les tests pour le CS300 de 135 sièges. L'OEM soutient que l'entrée en service du CS100 de 110 places interviendra environ 12 mois après le premier vol.


Photo : Le CSéries CS100 habillé pour son premier vol @ Bombardier Aerospace

22/08/2013

La Corée du Sud choisi le F-15 «Silent Eagle» !

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SEOUL, La République de Corée du Sud vient de choisir son futur avion de combat, le Boeing F-15 «Silent Eagle». Un total de 60 appareils sont concernés, pour un montant de 

7,3 milliards de dollars. Si, l'affaire est confirmée avec la signature du contrat, les 60 F-15SE seront livrés entre 2017 et 2021. 

 

Le choix : 

 

Le F-15SE étaient en concurrence avec le Lockheed-Martin F-35A et l’EADS Eurofighter Typhoon II. Selon les premières informations en provenance de Séoul, les offres des deux appareils dépassaient les 8,3 milliards de dollars, de plus, l'offre de l’Eurofighter a été abandonnée parce qu'elle ne satisfaisait pas aux exigences clés du programme. En effet, celle-ci ne prenait en compte, que 6 Eurofighter biplaces au lieu des 15 demandés.

 

Il faut relever effectivement que le coût total était un élément important pour le choix final de l’avion. Mais ne perdons pas de vue, que la Corée est déjà un client important pour le F-15 de Boeing. Ce pays avait commandé 60 F-15K en deux lot en 2005 (face au Rafale à l’époque). 

Ce choix permet à la Corée une simplification en matière de logistique et de formation du personnel, de plus, il est parfaitement possible, si besoin était, de moderniser les F-15K avec le kit «Silent Eagle». 

 

Le Boeing F-15 «Silent Eagle» : 


 

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Dérivé direct du F-15E, le F-15 «Silent Eagle » dispose d’une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature de l'avion, qui est due, au montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité réside dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, emport de carburant et armes en externes.

 

Le «Silent Eagle» est capable de transporter en interne l’ensemble des missiles air-air, tels que des missiles AIM-9X et AIM-120 et air-sol, des armes telles que le Joint Direct Attack Munition (JDAM) et Small Diameter Bomb (SDB). Le niveau de charge des armes utilisées sur les versions actuelles des F-15 reste le même avec l’installation du CFTS.


 

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Une autre amélioration est l'aérodynamique «Digital Flight Control System», qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

 

Un nouveau système de guerre électronique «Digital Electronic Warfare System» (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon APG-63 (V)3 à antenne active (Electronic Scanning Array /AESA)  permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.


 

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Photos  1 F-15 «Silent Eagle» en vol 2 Système CFTS @ Boeing