20/11/2013

Envol du troisième B787-900 !

 

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EVERETT, Washington, Boeing annonce que le troisième B787-900 « Dreamliner » no : ZB021 a effectué son vol inaugural. Ce B787-900 est également le premier appareil de cette version, doté d’une motorisation General Electric GEnx.

 

Le troisième B787-900 no : ZB021 a décollé de Paine Field à Everett, Washington, à 12h15 heure locale et a atterri deux heures et 44 minutes plus tard au sein des installations de  Boeing Field de Seattle.

Boeing va utiliser le ZB021, afin de tester les performances du moteur, ainsi que les caractéristiques de manipulation, tels que les performances à faible vitesse et le freinage.

 

A propos de la motorisation :

 

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Le GEnx (General Electric Next-generation) est un turboréacteur basé sur la famille des GE90. Il remplacera la vénérable famille CF6, dont l'origine remonte aux années 1960 Il est destiné en particulier : aux appareils de la famille B787 & B747 et A350. La plupart des réacteurs d'avion pressurisent des fluides pour alimenter les systèmes de bord (commandes, dégrivrages des ailes). Le B787 n'a pas besoin d’air comprimé (ses systèmes étant « tout électrique »), la version du GEnx qui lui est destinée, tout comme le Rolls-Royce Trent 1000 n'aura donc pas cet équipement. Cependant, les versions destinées au B747-800 et à l'A350 en seront pourvues.

Le Trent 1000 et le GEnx partagent la même interface avion/moteur, ce qui les rend interchangeables. Il s'agit là d'une petite révolution, jusqu'ici les différents moteurs proposés sur un même avion demandaient toujours des mats d'accrochage différents.

 

 

Photos : 1 Le troisième B787-900 en vol 2 GEnx sous un B787 @ Boeing

 

 

11:27 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boeing, b787-900, general electric, genx |  Facebook | |

19/11/2013

Une patrouille acrobatique sur Yak-130 !

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MOSCOU, la nouvelle était perceptible depuis un certain temps, mais cette fois-ci, l'armée de l'air russe a confirmé la nouvelle, celle-ci a débuté la création d’une nouvelle équipe de présentation aérienne qui sera dotée d’avions d’entrainement Yakovlev Yak-130.

Ce nouveau groupe d'acrobatie aérienne doté de Yak-130 sera une première avec ce type d’appareil. Le premier objectif de l’aviation russe est de pouvoir présenter cette nouvelle formation, lors du prochain et traditionnel défilé militaire du 9 mai sur la place Rouge à Moscou.

L'Académie de l'armée de l'air de Joukovski mettra en place le nouveau groupe de voltige aérienne depuis le centre de formation des pilotes Tchkalov de Borissoglebsk (région de Voronej). Un responsable du Consortium aéronautique unifié russe (OAK) a confirmé que des pilotes d'essai du bureau d'études Iakovlev aidaient les jeunes pilotes de Borissoglebsk dans la préparation à l’entrainement de la patrouille.

Pour le moment, on ne connait ni le nombre d'avions, n’y si ceux-ci, revêtiront une livrée particulière. Par contre, l’avionneur Yakovlev a confirmé que ses équipent travaillent sur l'installation de générateurs de fumée colorées à bord de Yak-130 destinés à faire partie du groupe. Ils comptent en outre y installer des équipements radiotechniques permettant aux Yak-130 de se poser sur les aérodromes civils et étrangers.

Nul doute, que cette nouvelle patrouille aura pour but de représenter le nouvel appareil du constructeur Yakovlev afin d’offrir une vitrine de qualité pour d’éventuels futurs clients. Cette patrouille complétera les deux actuels, soit les «Russian Knights» (Chevaliers russes) qui évoluent sur six Sukhoi Su-27 «Flanker» et les six  MiG-29 «Fulcrum» des «Strizhi» (Martinets).

Le Yakovlev Yak-130 : 


 

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Le premier vol du Yak-130 a eu lieu en 1996 et il fut officiellement retenu par la force aérienne russe en 2002.  Initialement, il devait être développé et produit en coopération avec la firme italienne Aermacchi, mais suite aux nombreuses différences de points de vue, chacune des deux parties continua de son propre chef, d’où l’extrême ressemblance entre le Yak-130 et le M-346.

 

Le Yak-130 a subi une longue phase d’essais de 2005 à 2009 impliquant trois appareils. Les Yak-130 sortent de deux chaînes de production, l’une à Nizhny Novgorod et l’autre se situe à Irkutsk. La première commande export est venue de l’Algérie avec 16 appareils, dont les pilotes ont déjà commencé la transition.

 

Le Yak-130 est un avion très maniable subsonique avec un rayon d’action de 1.250 miles (2.000 kilomètres) et une vitesse maximale de 600mp/h (1.060 k /h) en vol en palier. Il peut transporter une charge utile de combat d'un maximum de £ 6.600 (3.000 kg), composé d'une variété d'armes russes et occidentaux.  Le Yak-130 peut être utilisé à partir de pistes non goudronnées et de petits aérodromes non préparées. L'appareil dispose d'un cockpit en tandem climatisé et pressurisé équipé de sièges éjectables NPO Zvezda K-36LT3.5  de type zéro-zéro (zéro altitude, zéro vitesse). Les pilotes ont une vue à travers une verrière thermoformée. 

 

Le Yak-130 de production est le premier avion russe avec une suite avionique entièrement  numérique. Comme avion d'entraînement avancé, Yak-130 est adapté pour la formation des pilotes ou le recyclage pour permettre de transiter sur des appareils de quatrième et cinquième générations. 


 

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Photos : 1 & 3 Yak-130 en vol  2 Cockpit Yak-130 @ Yakovlev

Falcon 5X & PC-24 : déjà des commandes !

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Salon aéronautique de Dubaï, ils ne concourent pas dans la même catégorie, mais les deux nouveaux jets d’affaires que sont, le Falcon 5X de Dassault Aviation et le PC-24 de Pilatus apportent à leur manière un vent de fraicheur sur les chaudes dunes de l’Emirat. Tous deux ont enregistrés des intentions de commandes.

 

Vol simulé du Falcon 5X :

 

 

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Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation a annoncé que les premières commandes fermes avaient été enregistrées pour le nouveau Falcon 5X, mais sans révéler le nombre d'exemplaires vendus ni l'origine des clients.

En parallèle aux premières commandes,  Dassault Aviation a effectué le premier vol simulé du 5X, soit  l'achèvement d'une étape importante dans le programme de développement.

Le vol a été réalisé 13 Novembre sur le banc de simulation sein du bureau de conception de l'entreprise à Saint-Cloud, France. Philippe Deleume, chef pilote d'essai de Dassault Aviation et Philippe Rebourg, pilote d'essai, étaient aux commandes.

 

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Le simulateur du Falcon5X comprend un cockpit « mock-up » couplé à un simulateur en temps réel et un système de visualisation externe panoramique représentant l'environnement de vol artificiel. Il permet aux pilotes de tester toutes les phases du vol, du décollage à l'atterrissage et d'affiner et de valider les lois de contrôle avant le vol inaugural de l'avion.

Le banc est capable de tester le comportement de l'avion à travers l'enveloppe de vol approuvée et au-delà. Toutes les configurations d'avions sont largement évaluées avec variation du poids de l'avion et réglages de vitesse et centre de gravité (CG).

 Le vol de la semaine dernière visait à vérifier le comportement de l'avion dans différentes configurations de vol, y compris le décollage, la croisière et l'atterrissage, dans des conditions équivalentes à celles d'un vol réel et d'effectuer un rodage initial de l'enveloppe de vol.

 

Du côté du Pilatus PC-24 :

 

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A Dubaï, Pilatus annonce une première lettre d’intention d’achat pour son premier jet d’affaires le PC-24. La société Falcon Aviation Services basée à Abu Dhabi devient le premier client à s’engager sur le PC-24, alors que Pilatus n’ouvrira officiellement le carnet de commandes, que lors du Salon EBACE 2014 à Genève.

La lettre d’intention a été signée, lors d’une cérémonie au sein du chalet Pilatus par le Sheik Sultan Khalifa Bin Zayed Al Nayan et Jim Roche, vice-président de Pilatus.

 

Des performances exceptionnelles :

 

Les premières informations concernant le choix de Falcon Aviaton Services pour le PC-24, confirment l’intérêt de la clientèle pour les performances qu’apportera ce jet. Si, il est toujours délicat de juger un avion sur ses performances sur papier, celles-ci pouvant être revues à la hausse comme à la baisse, il n’en reste pas moins que le PC-24 fournira une nouvelle référence dans sa catégorie. En matière de distance de décollage et d’atterrissage. Le PC-24 est à même d’offrir des prestations supérieures à ses deux concurrents que sont l’Embraer Phenom 300 et le Cessna Citation CJ4.

 

Distance de décollage :


Pilatus PC-24: 2’690 pieds
Phenom 300: 3’138 pieds
Citation CJ4:3’310 pieds

 

 

Atterrissage :

 

Pilatus PC-24: 2,425 pieds

Phenom 300 2,620 pieds

CJ4 : 2,700 pieds

 

En matière de prix, le PC-24 est un peu moins cher que le prix de liste probable du Phenom 300 et CJ4 dans un délai de quatre ans. Et c'est sans tenir compte des remises clients de lancement :


Pilatus PC -24: 8,9 millions $ (2017)
Phenom 300 : 8,7 millions $ (2013)

Cessna CJ4 : 9,05 millions $ (2013)


 

Le Pilatus offre une grande cabine, je me souviens que lors de la présentation lors de l’édition EBACE 2013, beaucoup de professionnels ont été surpris :

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Pilatus PC24 : 501 pieds cubes.
Citation CJ4 : 311 pieds cubes.
Phenom 300 : 225 pieds cubes.


Le PC- 24 est classé comme un jet hyper polyvalent de sorte que les propriétaires auront la possibilité d’un aménagement de six ou huit personnes en exécutif ou jusqu'à 10 passagers. Il sera également possible pour changer complètement l’intérieur pour permettre à l aéronef d’être utilisé pour l’évacuation médicale (MEDEVAC).

 

Photos : 1 Falcon 5X 2 & 3 Simulateur Falcon 5X @ Dassault Aviation 4 Pilatus PC-24 5 Cabine PC-24 @ Pilatus Aircraft

18/11/2013

Un Challenger 605 de surveillance maritime!

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Boeing en collaboration avec Bombardier prépare un programme d’avion de patrouille maritime basé sur une cellule de Challenger 605. Une fois équipé, le Bombardier Challenger 605 sera proposé sur le marché mondial pour répondre aux besoins en matières de surveillance maritime (MSA).

Cette nouvelle solution permettra d’offrir un appareil à faible risque technique, étant donné que la cellule du Challenger 605 est éprouvée et que la majeure partie des systèmes de bord seront issus de l’actuel Boeing P-8A «Poseidon». L’avion offrira un grand nombre de fonctionnalités du P-8A «Poseidon», mais avec un prix d'achat beaucoup plus faible, de plus les coûts d'exploitation sont réduits.


 

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C’est la société Boeing Field Aviation qui est chargée de modifier la structure d’une cellule de Challenger 605 et d’y adapter les différents systèmes de missions. Actuellement, une cellule de Challenger 604 est en cours d’adaptation pour ensuite servir de plateforme de démonstration. Le premier vol est prévu pour 2014. 

Le Challenger 605 MSA permettra en plus, de la surveillance et la détection, la lutte en matière de guerre anti-sous-marine et la lutte anti-navire ainsi que le renseignement. Pour ce faire, le Challenger 605 MSA reprendra les équipements suivants du Poseidon : le radar multi-mode Raytheon AN/APY-10 à ultra-haute résolution, monté en radôme ventral, le capteur électro-optique rétractable en tourelle à l'arrière du fuselage et la même série d’antennes passives sous les ailes. L’avion sera également doté d’un détecteur intégré d'anomalie magnétique (MAD).


 

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Au total, Boeing & Bombardier ont identifiés un potentiel de 510 avions de patrouille maritime de ce type.

Photo : 1 Challenger 605 MSA @ Boeing/Bombardier


20:51 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boeing, bombardier, challenger 605 msa |  Facebook | |

Le Learjet 75 certifié FAA !

 

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Bombardier Aéronautique, vient d’annoncé l’octroi par la Federal Aviation Administration (FAA) de l’homologation pour son avion Learjet 75. L’avion a reçu l’homologation de la FAA le 14 novembre 2013. Le travail et les activités entourant l’homologation et la livraison de l’avion Learjet 70 sont toujours en cours.

Le Learjet 75 :

Cet avion offre des performances accrues grâce à la poussée augmentée d’un moteur Honeywell amélioré, qui lui permet d’être plus performant que son prédécesseur sur le plan de la longueur de piste au décollage. Les nouveaux systèmes avioniques contribueront également à réduire la masse et les nouvelles ailettes de bout d’aile inclinées amélioreront l’efficacité aérodynamique. Dans l’ensemble, nous prévoyons une amélioration des performances sur piste par temps chaud et en haute altitude pouvant aller jusqu’à neuf pour cent et une amélioration d’efficacité énergétique pouvant aller jusqu’à quatre pour cent.
Basés sur le design intérieur et la technologie du biréacteur Learjet 85, les avions Learjet 70 et Learjet 75 présentent les caractéristiques suivantes : confort et design améliorés des fauteuils; système de gestion cabine avec écrans tactiles individuels à contrôle audio-vidéo complet; éclairage à DEL dans tout l’avion; généreux rangement à bagages et office spacieuse offrant un espace optimisé de commissariat, de travail et de rangement. Les options de connectivité évoluées des avions Learjet 70 et Learjet 75 assureront de très hauts niveaux de commodité.

 

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Véritable percée dans l’aviation d’affaires, le poste de pilotage Bombardier Vision est conçu pour offrir une expérience de pilotage entièrement nouvelle. En combinant ce qu’il y a de mieux en fait de nouveautés technologiques de pointe à un design supérieur, il offre aux pilotes des biréacteurs Learjet 70 et Learjet 75 de Bombardier un niveau sans précédent de contrôle et de confort. Le poste de pilotage Bombardier Vision des avions Learjet 70 et Learjet 75 sera doté de la suite avionique numérique pleinement intégrée G5000 de Garmin, dotée d’une technologie de pointe et de l’une des interfaces équipage les plus intuitives sur le marché.

Ces avions bénéficieront du soutien d’un programme de maintenance conçu pour fournir aux exploitants des inspections à périodicité fixe grâce à l’infrastructure mondiale de services à la clientèle en pleine croissance de Bombardier, selon un généreux intervalle d’inspection de 600 heures de vol. De plus, les coûts d’exploitation directs seront réduits en raison des gains d’efficacité de performance.

Le Learjet 70 :

Le Learjet 70 présentera une autonomie exceptionnelle de plus de 2’000 milles marins à des vitesses de croisière pouvant aller jusqu’à Mach 0,81. Il pourra relier Chicago à San Juan et Toluca à Minneapolis sans escale avec six passagers et deux membres d’équipage.

Le Learjet 75 :

avec une distance franchissable maximale de plus de 2’000 milles marins à des vitesses de croisière allant jusqu’à Mach 0,81, l’avion Learjet 75 pourra transporter quatre passagers et deux membres d’équipage sans escale de Los Angeles à Toronto et de Mumbai à Bangkok. De plus, il pourra franchir une distance de près de 1’950 milles marins avec huit passagers.

 

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Photos : 1 & 3 Extrérieur Learjet 75 2 Cockpit @ Pascal Kümmerling

 

12:07 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bombardier aerospace, learjet 75 |  Facebook | |