08/10/2013

Premier Mirage 2000H indien modernisé !

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Dassault Aviation vient de réaliser le premier vol d'un avion de combat Mirage 2000H modernisé pour l'Indian Air Force  (IAF), l’avion à débuter ses essais en vol depuis la base aérienne d'Istres en France. Cette modernisation fait suite à un contrat lancé en 2011 par l’Inde d’une valeur de 2,4 milliards de dollars.

 

Dassault Aviation est le maître d’oeuvre pour la modernisation de la flotte de 51 Mirage 2000H de l’IAF. L’avionneur français travaille sur deux exemplaires de «2000» indiens, les autres appareils seront modernisés en Inde par Hindustan Aeronautics (HAL) à Bangalore. 

Cette modernisation est réalisée par un consortium franco-indien qui regroupe : Dassault aviation, Thales (armes et intégration systèmes) MBDA (missiles) ainsi que Hindustan Aeronautics Limited (HAL) (réalisation, montage).

 

 

Modernisation des Mirage 2000H : 

 

L’objectif technique de cette modernisation comprend une mise à niveau des Mirage 2000 au standard -5 /II  avec l’adjonction de la nouvelle version du radar RDY-3, un cockpit numérique compatible avec de jumelle de vision nocturne. L’avion recevra une liaison Link16 couplée à un système de données tactiques JTIDS. L’Inde a également négocié l’acquisition d’un viseur de casque.  Question armement,  la France fournira la dernière génération de missile MICA, doté d’autodirecteur à infrarouge et à guidage radar. L’appareil pourra également emporter divers types de bombes lui permettant une allonge en matière d’attaque au sol.

 Les Mirage 2000H acquis au milieu des années 80 commencent sérieusement à être dépassés technologiquement. Ce programme doit permettre à l’avion français de Dassault de retrouver des capacités, lui permettant de pouvoir maintenir ses engagements durant encore 20 ans.

 

Photo : Mirage 2000H indiens @ IAF 

Jetstar reçoit son premier B787 !

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EVERETT, Washington, Boeing vient de livrer le premier B787 « Dreamliner » destiné à la compagnie australienne Jetstar.

 

"Aujourd'hui est un jalon historique pour le Groupe Qantas et Jetstar et nous nous félicitons de l’arrivée de ce nouvel avion pour la flotte", a déclaré Alan Joyce, CEO du Groupe Qantas. . «En seulement 10 ans à peine, Jetstar a grandi pour devenir le plus grand transporteur de bas tarifs en Asie-Pacifique, transportant plus de 100 millions de passagers. Le  787 permettra à la compagnie aérienne d’augmenter sa croissance."

 

Le B787 de Jetstar a quitté lundi matin les installations d’Everett de Boeing, Washington pour rejoindre sa base à Melbourne en Australie, où l'avion a été accueilli par les employés de la compagnies aériennes et des invités spéciaux lors d’une cérémonie de réception ce matin.

 

La compagnie low-cost Jetstar du groupe Qantas a commandé un total de 13 B787 afin de remplacer les A330-200. La compagnie a choisi un aménagement de 335 places soit 314 en « Eco » et 21 en « Business ».

 

 

Photo : B787 « Dreamliner » de Jetstar @ Boeing

 

12:05 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boeing, b787 dreamliner, jetstar |  Facebook | |

07/10/2013

Inde, les MiG-21 jusqu’en 2025 ?

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NEW DELHI, l’Armée de l'air indienne (IAF) envisage d'exploiter les chasseurs MiG-21 «Bison» jusqu'en 2025 et se prépare à cette éventualité. La nouvelle a de quoi surprendre et pourtant, elle est intimement liée aux négociations du contrat Rafale. 

Le Rafale dans l’impasse : 

Le commandant en chef des Forces aériennes indiennes, le Maréchal Anil Kumar Brown confirme que les négociations sur le contrat de livraison de 126 Rafale français étant actuellement dans une impasse, il devient nécessaire d’envisager sérieusement une alternative. Celle-ci consiste dans le maintien d’une partie de la flotte de MiG-21 datant de 1963. Selon le planning initial, les vieux MiG-21 devaient rester en service jusqu’en 2019, date à laquelle les Rafale seraient pleinement opérationnels. 

C’était sans compter sur de difficiles négociations au niveau du contrat Rafale qui aurait du être signé depuis un certain temps. Mais voilà, plusieurs problèmes sont venus se greffer avec notamment des difficultés en ce qui concerne les responsabilités de construction, des lenteurs administratives et la complication de l’intégration de missiles russes KH1 et Brahmos, dont l’adaptation semble une opération plus complexe que prévu.

Comme si les choses n’étaient déjà compliquées pour Dassault, voilà que la semaine dernière le négociateur indien pour le compte du ministère indien de la Défense, M. Arun Kumar Bal est en effet décédé d’une crise cardiaque. Hors selon les officiels indiens son remplaçant ne sera pas connu avant trois voir quatre mois. 

De plus, l’année 2014 est signe d’élection en Inde et l’on ne peut dire aujourd’hui, si l’actuel gouvernement pourra finaliser à temps le contrat ou si celui-ci ne sera pas, tout simplement reporté à une date ultérieure.

On comprend dès lors, mieux l’anticipation de l’Armée de l’air indienne à envisager ce qui aurait pu ressembler à une mauvaise farce, il n’y a pas si longtemps.


 

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Photos : 1 MiG-21 «Bison» indien @ IAF  2 Image de synthèse Rafale aux couleurs indienne @ Dassault Aviation

Jolie percée d’Airbus chez JAL !

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TOKYO, la compagnie Japan Airlines, une habituée des avions Boeing vient de signer une importante commande ce matin avec Airbus. En effet, JAL vient de donner sa préférence à l’A350 avec 31 avions dont 25 en options. Cette commande est estimée à 9,5 milliards de dollars.

 

La commande, ferme, se décompose en 18 A350-900, le premier modèle du nouvel appareil qui doit sortir des chaînes d'assemblage à la fin 2014, et 13 A350-1000, version allongée, ont précisé les deux firmes dans un communiqué et lors d'une conférence de presse en présence du PDG d'Airbus, Fabrice Brégier, et de son homologue de JAL, Yoshiharu Ueki.

Le premier avion sera livré en 2019."Le Japon est l'un des plus importants marchés au monde", a déclaré à la presse Fabrice Brégier, précisant que ce contrat portait le montant total des commandes d'A350 à 756.

 

Une percée qui n’est pas anodine :

 

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Choisir Airbus, alors que JAL était un client fidèle à Boeing n’est pas anodin. D’abord cela permet à la compagnie japonaise de ne plus être entièrement dépendante d’un seul avionneur, et l’impact permettra à moyen long terme d’accentuer la pression en vue de nouvelles négociations pour remplacer la flotte actuelle. D’un autre côté, Airbus bénéficie de sa très bonne conduite dans le programme A350, alors que Boeing se débat encore avec des maladies de jeunesse sur son B787.

 

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Photos : 1 A350-900 lors de son premier vol 2 Aux couleurs de JAL  3 Intérieur business class  @ airbus

 

 

11:25 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : airbus, a350-900, jal, japan airlines, a350 jal |  Facebook | |

06/10/2013

L’Australie veut un nouvel avion école !

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CANBERRA, la Royal Australian Air Force (RAAF) lance une compétition pour trouver un remplaçant à son avion école le Pilatus PC-9. Trois concurrents sont déjà dans les starting-block.

 

Trois avionneurs sont déjà en piste pour une compétition qui s’annonce très disputée, Pilatus se lance avec son dernier né le PC-21 dont les exemplaires en service au sein de la Singapore Air force qui s’entraînent en Australie ont déjà séduit par leur efficacité. Lockheed-Martin associé au coréen KAI avec le KAI KT-1C et Beechraft propose son T6.

 

Les trois compétiteurs : 

 

Le Pilatus PC-21 :


 

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Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre, la possibilité unique au monde  d’assurer une transition directe vers des chasseurs modernes tels que F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter, pour ne citer que ceux-là. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.

Avec le recule, on s’aperçoit que les pilotes formés sur PC-21 maîtrisent beaucoup mieux la gestion des différents systèmes informatiques qui composent un avion de chasse moderne, l’élève peut en effet se familiariser immédiatement avec le monde des cockpits numériques, comme l’affichage tête haute, la gestion des écrans EFIS et les principes d’un radar moderne. La routine acquise à bord d’un PC-21 peut alors être transférée sur n’importe quel avion de chasse moderne sur une base de «un pour un».

 

Le Kai KT-1C : 


 

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La République de Corée (Corée du Sud) initia en 1988 le programme KTX destiné à fournir un avion de conception nationale afin remplacer les Cessna t-37 du Republic of Korea Air Force (ROKAF). Les études de l’appareil furent menées conjointement par la division aéronautique de l’entreprise Daewoo et l’agence coréenne de développement de la défense. Il est le premier avion de sa catégorie à être conçu entièrement avec CATIA (Conception Assistée Tridimensionnelle Interactive Appliquée), un logiciel de conception assistée par ordinateur développé initialement par la société Dassault Aviation pour ses propres besoins. Neuf prototypes furent fabriqués en 1991, dont trois destinés aux essais statiques. Le premier vol du KTX eut lieu en novembre 1991 et en 1995 l’avion fut surnommé Woong-Bee, signifiant «excellent vol». Les essais s’effectuèrent avec diverses motorisations et le turbopropulseur Pratt & Whitney Canada PT6A-62 fut finalement retenu pour la version de série.

À compter 1997, une crise financière secoua toutefois l’économie coréenne. Afin de consolider le secteur de l’aéronautique coréenne, le conglomérat Korea Aerospace Industries (KAI) naquit en 1999 d’un partenariat entre Daewoo Heavy Industries (Aerospace Division), Hyundai Space and Aircraft Company (HYSA) et Samsung Aerospace. KAI reçoit aussitôt une commande du ROKAF pour 85 KT-1 et 20 KA-1 qui seront livrés de novembre 2000 jusqu’en 2002.

De fonction et d’apparence similaires aux PIlatus PC-9 et Tucano 312, le KT-1 est le premier appareil de conception coréenne, mais avec une certaine filiation canadienne. En effet,tant son turbopropulseur Pratt& Whitney Canada PT6A-62 ainsi que son avionique principalement fabriquée par CMC Électronique, proviennent de la région de Montréal. L’avion peut rester en l’air jusqu’à cinq heures en mode patrouille grâce notamment au système de transmission avec train épicycloïdal intégré au moteur qui permet de réduire le bruit de l’hélice quadripale Hartzell, tout en optimisant la vitesse. Il est équipé de sièges à éjection Martin-Baker Mk.KR16LF afin d’assurer la sécurité de l’équipage en cas d’avarie. Avant de passer au KT-1, la formation initiale des futurs pilotes du ROKAF s’effectue sur l’avion école Ilyushin Il-103.

 

 

Le Beechraft T6 Texan II : 


 

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Le Hawker-Beechcraft T-6B « Texan II»  est la version la plus moderne disponible de la gamme T6, le cockpit comprend un Head-Up Display (HUD) couplé avec  panneau de configuration Up-Front (UFCP), et Hands-On Throttle and Stick, soit le système mains sur manettes et manche. Le T-6B dispose d’une avionique  avec écrans EFIS et système d’enregistrement des données de vol numérique. Le T-6B est un avion d'entraînement primaire qui permet un enseignement de base aux procédures de vol et aux instruments et permet d’effectuer les figures d’introduction à la  voltige. Les livraisons des T-6 ont débuté en 2000 après que l'avion a d'abord été choisi pour occuper le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) pour  l’US air Force puis la marine américaine. Depuis, d'autres programmes  pays ont acquis le T-6 soit : la Grèce, le Canada, le Maroc, Israël et depuis, peu l’Irak.

Le Beechcraft T-6 «Texan II» est un aéronef à turbopropulseur monomoteur construit par la Raytheon Aircraft Company (maintenant Hawker-Beechcraft). Basé sur une cellule de Pilatus PC-9. 

Le T-6 est un développement du Pilatus PC-9, modifiés de manière significative par Beechcraft en vue d'entrer dans le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) prévu pour les Forces aériennes américaines. Des modifications mineures ont été introduites sur la cellule d’un PC-9, mais des conflits entrer l’USAF et la Navy ont entraîné des retards et des augmentations de coûts (par rapport aux estimations initiales de 3,9 millions à près de 6 millions dollars par avion). De plus, le T-6 se retrouve avec un surpoids de 22% vis-à-vis du PC-9 initial.

Photos : 1 Pilatus PC-9 de la RAAF @ RAAF  2 Pilatus PC-21 @ Piltaus 3 KAI KT-1 @ KAI 4 Beechkraft T6 @ Beechkraft 


21:32 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |