05/08/2020

Calendrier avancé pour le drone S-70 « Okhotnik » !

photo_413700.jpg

United Aircraft (UAC) est en passe d’accélérer son programme de drone sans pilote (UAV) S-70 « Okhotnik » (Hunter) avec une avance de 12 mois sur le calendrier initial. Le Ministère russe de la Défense espère une livraison avancée à 2024 au lieu de 2025.

Le calendrier de livraison accéléré a été reconnu publiquement pour la première fois lorsque le président russe Vladimir Poutine a rencontré le directeur général de l'UAC, Yuri Slyusar, pour une mise à jour des plans de développement de produits de la société le 3 août dernier.

Conçu par Sukhoi, filiale de l'UAC, le prototype S-70 a décollé pour la première fois en août 2019. Le drone est conçu pour transporter une charge utile de 6’000 kg et dispose d’un rayon d’action de 6’000 km et un plafond opérationnel de 59’000 pieds. Le drone est capable de transporter des missiles air-air et du matériel de reconnaissance et d’attaque au sol.

Le S-70 est « notre drone d'attaque lourd aux capacités sans précédent, ayant le plus grand rayon de combat, la plus large gamme d'armes et la plus large gamme d'équipements », explique Yuri Slyusar.

Le S-70 a une apparence similaire aux drones de type aile volante construits par plusieurs pays, dont le chinois Sharp Sword, le français Dassault/Saab avec le Neuron, le BAE Systems Taranis du Royaume-Uni et le Northrop Grumman X-47B des États-Unis. La forme de l'aile volante a intrinsèquement une section transversale radar inférieure.  La Russie affirme que son S-70 est également recouvert d'une peinture absorbant les ondes radar.

Le drone Sukhoi S-70 Okhotnik :

Le drone S-70 Okhotnik (Udarno-Razvedyvatelnyi Bespilotnyi Kompleks), ou « complexe de frappe sans reconnaissance » produit par l’avionneur Sukhoi dispose d’une signature basse, un schéma aérodynamique d’aile volante et une masse au décollage de 20 tonnes. Il est composé de matériaux composites et d'un revêtement absorbant les radars. Le drone dispose des équipements de reconnaissance des plus avancés. Les travaux de développement datent de 2011. L’Okhotnik est assemblé à l’usine d’aviation de Chkalov, située à Novossibirsk. Le drone serait doté d’un réacteur Klimov RD-33MK sans postcombustion.

3443940875.png

Le gouvernement russe a signé un accord de développement avec le bureau de design Sukhoi en 2011, date à laquelle le drone était décrit comme un « aéronef de sixième génération ». L’Okhotnik aurait une vitesse maximale de 1’000km à l’heure. Selon un porte-parole de Sukhoi, le drone est prévu pour détruire les systèmes de défense aérienne, les communications, le commandement et le contrôle de l’ennemi. L’Okhotnik sera un drone totalement autonome. Autrement dit, il pourra décoller, accomplir sa mission et atterrir sans ingérence humaine. L’utilisation d’armes nécessitera l’approbation de l’homme, en maintenant un « homme, un expert » capable d’analyser de manière critique une situation de combat et, si nécessaire, d’abandonner une attaque. L’Okhotnik sera le pionnier dans la mise au point d’un système d’intelligence artificielle de combat qui sera éventuellement utilisé par les chasseurs russes de la sixième génération. tel le Su-57 "Felon"

russias-s-70-ucav-first-flight-with-su-57.jpg

Photos : drone S-70 Okhotnik @ UAS

 

04/08/2020

Jetfly réceptionne son 5ème PC-24 et le 1er PC-12 NGX !

IMG_4846 2.jpeg

Jetfly Aviation vient de prendre livraison non pas d'un, mais de deux nouveaux appareils : un cinquième PC-24 et un premier PC-12 NGX. Ces acquisitions renforcent encore le partenariat de longue date entre l’avionneur suisse et le plus grand opérateur de flotte d’avions Pilatus en Europe. Jetfly exploite actuellement 47 appareils de chez Pilatus.

Jetfly Aviation a opté pour le « Super Versatile Jet » de fabrication suisse dès les premiers jours du programme PC-24 : le fournisseur de copropriété a jusqu'à présent exploité quatre PC-24, avec lesquels il a volé plus de 2’400 heures. Le prochain PC-24, avec son design incomparable signé Philippe Starck, vient de rejoindre la flotte Jetfly.

Lancement réussi du PC-24 :

Cédric Lescop, PDG de Jetfly, explique : « La livraison de notre cinquième PC-24 marque la fin d'une phase d'expansion réussie. Nous sommes fiers que notre programme de copropriété PC-24 ait déjà attiré pas moins de 50 copropriétaires. Tout le monde est très satisfait des performances du Super Versatile Jet et extrêmement reconnaissant de la généreuse cabine. Solidement convaincus des qualités de cet avion unique, nous sommes déjà impatients de prendre livraison de notre sixième PC-24 vers la fin de cette année ».

Le PC-12 de nouvelle génération s'avère très populaire :

Un premier PC-12 NGX, la dernière version du best-seller Pilatus, a également été remis à Jetfly à la même occasion. Maxime Bouchard, directeur général de Jetfly, a déclaré : « Lorsque Pilatus nous a présenté les fonctionnalités améliorées de la prochaine génération de PC-12 l'année dernière, nous étions immédiatement à bord. La nouvelle cabine avec ses fenêtres plus grandes et son système de contrôle numérique du moteur complet - pour ne citer que quelques améliorations - ont considérablement enrichi un produit déjà extrêmement populaire !

A propos du Super Jet Polyvalent PC-24 :

csm_8_10352bf22d.jpg

Capable d’utiliser des pistes très courtes et peu aménagées, le PC-24 est le premier jet d’affaires du monde à pouvoir bénéficier d’une porte cargo standard. Le jet dispose également d’une cabine très spacieuse dont l’intérieur peut être adapté aux exigences personnelles du client. Tout ce qui en fait un « hyper polyvalent Jet », un avion qui est conçu pour une grande variété de missions en ligne avec les besoins individuels. Le cockpit est construit autour d’une suite avionique développée sur un concept Pilatus baptisé « Advanced Cockpit Environnement » (ACE), avec quatre écrans de 12 pouces et un système de vision synthétique. Pilatus vise une certification Single Pilot (un seul pilote) IFR (vol aux instruments).

Le jet offre un rayon d’action de 3’610 km avec quatre passagers (3’300 avec six passagers) et une vitesse de croisière maximale de 787 km/h. Il peut emporter jusqu'à 10 passagers en cabine pressurisée.

Son généreux compartiment bagages accessible en fond de cabine est desservi par une véritable porte cargo située entre les ailes et le moteur, à l'instar de son petit frère à hélice, le PC-12NG. Le PC 24 peut donc, lui aussi, proposer une palette d'aménagements très diversifiée. Il est alimenté par deux réacteurs Williams FJ-44-4A montés à l'arrière du fuselage.

Avec une distance de décollage de 820m et une distance d'atterrissage de 770 m, le PC-24 est destiné à être utilisé également sur des pistes non revêtues (neige, herbe, sable).

L'appareil a également la possibilité d'atteindre rapidement un niveau de vol élevé (45 000 pieds), comme de nombreux jets d'affaire, pour échapper à l'intensité du trafic sur les principales routes aériennes et garantir ainsi, une meilleure souplesse d'utilisation dans les régions au ciel encombré. 

Le PC-12 NGX :

pc_12_ngx_cockpit.jpg

Le tout nouveau PC-12 NGX intègre un moteur amélioré, une avionique plus intelligente et une cabine entièrement repensée avec de plus grandes fenêtres, faisant de cette troisième génération de la cellule PC-12, le turbopropulseur monomoteur le plus perfectionné jamais conçu. S'appuyant sur l'expérience acquise auprès de la flotte mondiale de PC-12, qui compte plus de 1’700 appareils et plus de sept millions d'heures de vol, ainsi que du support Pilatus, le nouveau PC-12 NGX apporte la dernière technologie au marché des turbopropulseurs.

Technologie moteur éprouvée à commande numérique :

Un turbopropulseur monomoteur exige un groupe motopropulseur éprouvé : le nouveau turbopropulseur PT6E-67XP de Pratt & Whitney Canada est au cœur du nouveau PC-12 NGX. Ce moteur amélioré comprend une hélice électronique et un système de contrôle du moteur, notamment un FADEC (Full Authority Digital Engine Control), une première mondiale sur ce segment de marché. De plus, le nouveau mode basse vitesse des hélices entraîne une réduction significative du bruit dans la cabine pour un confort accru des passagers. Le nouveau moteur à turbo-propulsion permet au PC-12 NGX d’atteindre une vitesse de croisière maximale de 290 KTAS (537 kilomètres à l’heure). Le PC-12 NGX ajoute également des fonctionnalités avancées, telles que le fonctionnement du carburant sans Prist®, soit sans additif chimique antigel.

La technologie de pointe à l'origine du moteur PT6-67XP de la E-SeriesMC se traduit par un pilotage plus intuitif et des opérations simplifiées. Sur simple pression d'un bouton, le pilote peut démarrer ou éteindre le moteur tout en évitant les démarrages à chaud et les faux démarrages. Le système intégré de commande électronique de l'hélice et du moteur à un seul levier permet une régulation du moteur précise grâce à une surveillance constante de la température et de la puissance, ce qui garantit un rendement optimal du moteur pendant toutes les phases de vol. Dans les faits, la nouvelle conception de la turbine du moteur PT6E-67XP, qui propulse l'appareil PC-12 NGX de Pilatus, permet une montée plus rapide, une vitesse plus élevée et une puissance accrue de 10 % qui se manifestent par des temps de vol plus courts.

Grâce à la connexion numérique, une centaine de paramètres font l'objet d'une surveillance qui facilite l'analyse prédictive du fonctionnement du moteur et du système ainsi que la planification proactive de l'entretien. À partir des données clés du moteur et de l'appareil, le système de commande moteur électronique (EEC) est à même de procéder à des réglages et de fournir une puissance optimale tout au long du vol.

Après l'atterrissage, les données de vol sont téléchargées à distance et fournissent aux exploitants et aux spécialistes de la maintenance de précieuses indications sur le rendement et l'état du moteur. Les clients peuvent planifier l'entretien et ainsi optimiser leurs activités, réduire leurs coûts et voler lorsqu'ils en ont besoin et durant de plus longues périodes. Les indications fournies par les nouvelles données maximisent la grande disponibilité inhérente au moteur. 

Environnement de cockpit intelligent :

Le PC-12 NGX bénéficie d'une gamme de nouvelles fonctionnalités pour le pilote : le système ACE ™ (Advanced Cockpit Environment) de Honeywell, inspiré du PC-24, fournit une avionique améliorée. Autre nouveauté de ce segment, Pilatus associe la puissance d’un dispositif de contrôle du curseur à la polyvalence d’un contrôleur d’écran tactile intelligent dans un poste de pilotage véritablement professionnel. L’auto-manette numérique, c’est-à-dire le réglage automatique de la poussée, réduit la charge de travail du pilote pour une sécurité accrue et assure l’optimisation automatique de la puissance à chaque phase du vol.

Nouvelle cabine avec de plus grandes fenêtres :

Les fenêtres de la cabine ont été agrandies de 10% afin d’améliorer l’expérience des passagers du PC-12 NGX et d’apporter plus de lumière naturelle. La forme rectangulaire des nouvelles fenêtres, également adaptée du PC-24 et ses garnitures de pare-brise sombres créent une image distincte PC-12 NGX.

La cabine entièrement repensée est proposée dans six intérieurs différents de BMW Designworks. Les sièges passagers extrêmement légers, spécialement développés, offrent une ergonomie optimale, avec possibilité d'inclinaison totale si nécessaire. Les sièges sont disposés de manière à offrir une liberté de mouvement maximale tout en offrant une plus grande marge de manoeuvre, grâce à la garniture de pavillon redessinée. Le système de climatisation offre une distribution d'air meilleure et plus silencieuse.

Coût d'exploitation réduit :

Avec le nouveau PC-12 NGX, les intervalles de maintenance programmés ont été étendus à 600 heures de vol, ce qui permet de réaliser des économies considérables. La période entre les révisions a également été portée de 4’000 à 5’000 heures, ce qui a permis de réduire encore le coût d’exploitation du PC-12 NGX, ce qui en fait le leader incontesté de sa catégorie. 

Le prix de base du PC-12 NGX en 2020 est de 4’390 000 dollars US, avec des avions configurés pour les cadres de direction équipés à un prix de 5’369 000 dollars US.

À propos de Jetfly Aviation

Fondé en 1999, Jetfly est un opérateur en copropriété. Les clients de Jetfly possèdent chacun une part dans un avion, ce qui leur permet de le louer pour un usage privé ou professionnel quand ils le souhaitent. La flotte de la société est entièrement composée d’avions Pilatus. Le groupe Jetfly, qui comprend également Fly 7 Aviation, exploite actuellement 47 appareils Pilatus, ce qui en fait la plus grande flotte de Pilatus d'Europe. Jetfly emploie 250 personnes.

IMG_4845.jpeg

Photos : 1 & 4 PC-12 NGX & PC-24 Jetfly 2 Cockpit PC-24 3 Cockpit PC-12NGX @ Pilatus Aircraft

Les recommandations finales avant le retour en vol du B737 MAX !

csm_B737MAX-8_first_flight_3ae90ac11a.jpg

La FAA, a rendu publique une liste de changements qu'elle préconise pour autoriser le retour en vol du B737MAX. Ces recommandations font suite aux vols d’essais effectués en juin dernier en vue de la nouvelle certification du Boeing B737MAX.

La FAA veut une mise à jour du logiciel des commandes de vol, une mise à jour du logiciel générant les alertes, une révision de certaines procédures suivies par les pilotes et des modifications dans l'installation de certains câblages. La FAA propose également de mener un test sur les capteurs de mesure de l'angle d'attaque de l'appareil, mis en cause dans les deux crashs, et d'opérer un vol de préparation avant le retour de chaque appareil dans le ciel. Les changements visent principalement à empêcher l'activation intempestive d'un logiciel conçu pour contrôler le pas de l'avion (l'angle du nez en vol) appelé MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System). Non seulement le système sera dirigé par une paire de capteurs à l'avenir, plutôt qu'un seul, mais un système d'alerte devrait également être conçu pour avertir les pilotes des problèmes potentiels avec ces censeurs. La FAA propose également que les opérateurs vérifient les systèmes avant le départ pour identifier les problèmes éventuels.

Actions en cours recommandées :

De nombreux opérateurs du B737 MAX prévoient de profiter de la mise à la terre en cours pour apporter les modifications de câblage avant de remettre leurs MAX en vol en utilisant les instructions de service publiées par Boeing le 10 juin. De son côté Boeing a mis à disposition le package de travaux de modification en service, il y a près de deux mois et que la FAA a provisoirement approuvé. La mise à jour du câblage MAX, bien qu'il s'agisse d'un problème de conformité réglementaire important, est un changement accessoire dans le paquet de mises à niveau qui mettra fin à ce qui sera probablement une mise à la terre de la flotte de plus de 18 mois. Les principaux changements consistent à installer un logiciel de calcul des commandes de vol (FCC) mis à jour qui modifie le système d’augmentation des caractéristiques de manœuvre (MCAS) du MAX, nouveau logiciel « MAX Display System » qui donne aux pilotes plus d'informations sur les anomalies et faire suivre aux pilotes une nouvelle formation actualisée.

Les modifications du logiciel garantissent que le MCAS fonctionne comme prévu, mais ne confond pas ou ne submerge pas les pilotes et ne s'active que lorsque cela est prévu. Sa conception originale, qui reposait sur les données d'un capteur à angle d'attaque unique (AOA), le laissait vulnérable à une défaillance ponctuelle. Boeing a supposé que les pilotes reconnaîtraient et réagiraient rapidement aux entrées inutiles du MCAS, mais les deux accidents MAX, le vol Lion Air 610 en octobre 2018 et le vol Lion Air 302 en mars 2019, ont montré que l'entreprise avait tort.

La FAA dans son examen du MAX souligne que du travail reste à faire. Le plus important est de demander aux régulateurs et aux pilotes de ligne de valider les modifications proposées à la formation des pilotes sur MAX. Un examen par le Joint Operations Evaluation Board (JOEB), y compris la participation de pilotes et des régulateurs brésiliens, canadiens, européens et américains, doit être effectué, suivi d'un rapport du Flight Standardization Board (FSB) dirigé par la FAA qui établira un programme de formation minimum pour les pilotes de MAX.

Parmi les changements majeurs de formation qui devraient être adoptés : des sessions de simulation obligatoires pour tous les futurs pilotes de MAX. Auparavant, les pilotes avec une qualification de type  « 737 » pouvaient passer au MAX après une formation aux différences informatisée. La FAA propose également des modifications des listes de contrôle non normales (NNC) : stabilisateur d'emballement, trim du stabilisateur inopérant, vitesse anémométrique peu fiable, altitude en désaccord, AOA en désaccord : échec du trim de vitesse; et stabilisateur horizontal déshabillé. Certains changements sont liés aux modifications du FCC, tandis que d'autres proviennent de recherches sur les facteurs humains qui ont trouvé des problèmes avec leur langage ou leur logique.

L'analyse de la FAA a divisé les problèmes de sécurité du MAX en sept catégories : MCAS reposant sur un seul capteur AOA, commandes répétitives de MCAS, autorité de réglage du stabilisateur-trim du MCAS, reconnaissance et réponse de l'équipage de conduite, comment le MAX alerte les pilotes d'un AOA en désaccord, autres défaillances possibles du stabilisateur horizontal et les procédures de maintenance liées au MCAS. La directive de la FAA et le plan de formation en cours concernent chacun d’eux. Un « vol de préparation » requis validera les mises à jour logicielles de chaque avion avant son retour en ligne.

De plus, la formation sur MAX sera finalisée séparément et comprendra une période de commentaires publics. Une fois le programme de formation approuvé, la FAA émettra une consigne de navigabilité exigeant les étapes de remise en service. Les exploitants de MAX ont déclaré qu'il leur faudrait au moins un mois, et probablement plus, pour mettre à niveau leurs MAX, s'assurer qu'ils sont prêts à voler après de longs séjours au sol, les réintégrer aux horaires de vol et former les pilotes.

13730915_1081630661929164_1271547345926519901_o.jpg

Photos : 1 B737 MAX 2 Cockpit @ Boeing

 

 

03/08/2020

L’US Army commande des MH-47G Block II supplémentaires !

1316798593.jpg

Boeing a signé un contrat d’une valeur de 265 millions de dollars pour neuf autres hélicoptères MH-47G Block II « Chinook » destiné à US Army Special Operations Aviation Command (USASOAC).

Boeing est maintenant en contrat pour 24 des « Chinook » de nouvelle génération. Le Chinook MH-47G Block II présente une structure améliorée et des initiatives de réduction de poids, telles que de nouvelles nacelles de carburant plus légères qui augmentent les performances, l'efficacité et la communauté dans toute la flotte. Les nouveaux « Chinook » donneront à l'armée beaucoup plus de capacités pour des missions extrêmement difficiles.

A ce jour l’US Army exploite une flotte de 61 MH-47G au standard Block I. Le programme Block II intègre plusieurs améliorations. Mise ne service par le Commandement des opérations spéciales de l'armée américaine (USASOAC), la flotte actuelle de MH-47G comprend les 61 hélicoptères reconstruits du Block I (62 ont été livrés, soit 35 CH-47D, 9 MH-47D et 18 MH-47E). 

Dérivé du célèbre hélicoptère « Chinook » de base le MH-47G est une plate-forme spéciale qui comprend des réservoirs de carburant à double capacité, une sonde de ravitaillement en vol, un système numérique avancé de contrôle de vol et des capteurs avancés, un système de guerre électronique. Le MH-47G utilise 2 moteurs T55-GA-714A équipés de suppresseurs d'échappement infrarouges IES-47 pour réduire la visibilité IR de l'hélicoptère. La cellule a une trappe abdominale, des fenêtres à bulles le long de chaque côté. Un treuil de sauvetage est monté au-dessus de la porte avant tribord. La fenêtre du tireur se trouve sur le fuselage bâbord, à l'arrière du poste de pilotage. 

Le MH-47G dispose d'un cockpit numérique compatible avec les lunettes de vision nocturne. Il comporte 5 écrans d'affichage multifonctions (MFD) à cristaux liquides de 6x8 pouces et 2 unités d'affichage de contrôle (CDU). Le cockpit est conforme à la norme CAAS (Common Avionics Architecture System), partageant les mêmes unités de traitement et d'affichage que le MH-60M « Black Hawk ». Le CAAS a été développé pour les « Night Stalkers » puis adopté par l'armée. 

Les améliorations du standard Block II, qui sont en cours de développement pour la flotte de CH-47F de l'armée américaine, comprennent de nouvelles pâles de rotor avancée (ACRB), dotée d'une géométrie pour augmenter la capacité de levage de 680 kg à 4 000 ft et 35 ° C en vol stationnaire et de nouveaux équipements électroniques.

mh-47g_soa_41_of_96.jpg

Photos : MH-47G @ USASOAC

 

02/08/2020

Remplacement des Hornet, phase finale au Canada !

unnamed-2.png

Le feuilleton canadien du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 « Hornet » semble atteindre sa phase finale. Les soumissions des avionneurs ayant été transmises au gouvernement du pays. Choisi par l’ancien gouvernement, le F-35 est en attente depuis l’arrivée au pouvoir du Libéral Justin Trudeau, qui avait fait la promesse de ne jamais acheter cet appareil. Le Canada doit remplacer une flotte de 88 CF-18 « Hornet ».

Une promesse à tenir : 

En effet, lors de la campagne électorale, Justin Trudeau avait promis de « remplacer les Boeing CF-18 « Hornet » actuels par des aéronefs plus abordables que les F-35 », en ouvrant un nouvel appel d'offres. Celui-ci estimait que l'abandon des F-35 de Lockheed-Martin permettra d'économiser « des dizaines de milliards de dollars pour les prochaines décennies, tout en favorisant d’autres domaines d’acquisition pour les Forces armées canadiennes ». Mais depuis 2015, le dossier tergiverse et les « Hornet » canadiens sont en partie cloués au sol, car trop vétustes.

En 2019, le mauvais état de la flotte de CF-18 pousse le gouvernement à conclure un accord pour l'achat d’avions de 18 combats Boeing F/A-18 « Hornet » d’occasions australiens. Ces avions, devant permettre de combler le vide des CF-18 qui sont maintenant inopérables dans l’attente du nouvel avion qui continue de faire désirer.

Offres remises :

Le gouvernement canadien a confirmé vendredi avoir reçu les trois offres en provenance de Lockheed-Martin pour le F-35A, Boeing avec le F/A-18E/F « Super Hornet » Block III et l’unique concurrent européen, soit le suédois Saab Aerospace avec le Gripen E. Le choix final devrait tomber en 2022, la première livraison d'avions étant prévue en 2025. Le Canada dispose d’une enveloppe budgétaire de 14 milliards de dollars américains.

Le gouvernement s'est engagé à acheter une flotte complète de 88 avions pour être en mesure de respecter simultanément ses obligations dans le cadre du NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord) et de l'OTAN. S’agissant de cette acquisition, le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, a déclaré :« Les avions de combat efficaces et modernes font partie intégrante de toute force aérienne et nous continuons de travailler avec diligence pour nous assurer de fournir aux membres de l'Aviation royale canadienne les outils dont ils ont besoin pour protéger le Canada, tant au pays qu'à l'étranger ». 

Par ailleurs, le Canada pourrait déclasser la sélection de deux soumissionnaires au printemps 2021, après une évaluation initiale des propositions, bien qu'il puisse conserver les trois entreprises comme options jusqu'à la sélection finale d'un seul soumissionnaire en 2022.  

Les entreprises concurrentes doivent soumettre des propositions qui offrent des avantages économiques aux entrepreneurs canadiens de la défense et à d'autres entreprises, car les incitations et compensations industrielles représentent 20% des critères évalués. Les propositions seront également évaluées en fonction de la capacité et du coût de chaque avion, qui seront respectivement pondérés à 60% et 20%. 

Les trois candidats :

Lockheed-Martin F-35A/F4:

Lockheed-Martin-F-35-Nummer-400-geht-an-die-US-Air-Force--169FullWidth-1a9c0385-1597389.jpg

Le F-35A/F4 est un avion de combat de la 5ème génération doté de capacités furtives. Avion monoplace ne nécessitant pas l’obligation d’une version biplace pour la transition, le F-35 a été conçu spécifiquement autour d’une architecture informatique très puissante pour permettre une totale fusion de l’ensemble des capteurs multispectraux. Il est le premier avion entièrement conçu pour fonctionner dans ce que l’on appelle la guerre en réseau (Network Centric Warfare). Le F-35A peut ainsi effectuer des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et menés directement des opérations de guerre électronique, ainsi que la supériorité aérienne sans oublier l’attaque au sol. Doté d’un cockpit de nouvelle génération avec un écran géant central tactile couleurs qui ne nécessite plus le besoin de boutons de sélection. A noter que le traditionnel viseur tête haute (HUD) est supprimé, l’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan. Le TADIL-J a été conçu comme une liaison de données améliorée utilisée pour échanger des informations en temps quasi-réel (NRT). Il s’agit d’un système de communication, de navigation et d’identification qui facilite l’échange d’informations entre les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement (C4I) tactiques. Le composant d’émission et de réception radio de TADIL-J est le système commun de distribution d’informations tactiques (JTIDS). L’avion est également le premier à disposer d’un système de mise à jour et de logistique en ligne qui répond au nom d’ALIS (Autonomic Logistics Information System). Le système intègre les fonctionnalités suivantes : la maintenance, les pronostics de pannes, la chaîne d’approvisionnement, les services d’assistance aux clients. Actionneurs électro-hydrostatique, le F-35 dispose pour la première fois des actionneurs électro-hydrostatiques (EHA) agissant en tant que commandes de vol principale, ce qui inclut le gouvernail, les empennages horizontaux et la surface de contrôle du flaperon. Les actionneurs des commandes de vol, bien qu’ils possèdent des systèmes hydrauliques internes à boucle fermée, sont contrôlés et alimentés par électricité et non de manière hydraulique, ce qui permet une capacité de survie accrue et un risque réduit. 

Radar AESA : 

Le F-35A est équipé du radar à balayage électronique AESA conçu AN/APG-81conçu par Northrop-Grumman. Le système dispose des modes air-air et air-sol, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de véhicules terrestres, de l’écoute passive et des capacités de brouillage.

L’EOTS : 

Le système de ciblage électro-optique de poursuite infrarouge (EOTS) AN/AAQ-40 produit par Lockheed Martin est un système de localisation et désignation de cible air-air et air-sol comprenant un FLIR, une caméra TV à haute définition et un système laser (télémétrie, désignation de cible). Le système est composé d’une fenêtre en saphir durable et est relié à l’ordinateur central intégré de l’avion via une interface à fibre optique à haute vitesse. Le système EOTS améliore la connaissance de la situation des pilotes de F-35 et permet aux équipages d’aéronefs d’identifier les zones d’intérêt, d’effectuer des reconnaissances et de livrer avec précision des armes à guidage laser et GPS.

canada,nouvel avion de combat,remplacement hornet,cf-18,blog défense,les nouvelles de l'aviation,blog défesne,romandieaviation

AN/ASQ-239 Barracuda :

Le système AN / ASQ-239 conçu par BAe Systems protège le F-35 grâce à une technologie avancée afin de contrer les menaces actuelles et émergentes. La suite offre une alerte radar entièrement intégrée, une aide au ciblage et une autoprotection, pour détecter et contrer les menaces aériennes et terrestres.

Le système fournit au pilote une connaissance maximale de la situation, aidant à identifier, surveiller, analyser et répondre aux menaces potentielles. Une avionique et des capteurs avancés fournissent une vue en temps réel et à 360 degrés de l’espace de combat, aidant à maximiser les distances de détection et offrant au pilote des options pour échapper, engager, contrer ou bloquer les menaces.

AN/AAQ-37 (DAS) :

Le système d’alerte missile de Northrop Grumman Electronic System DAS (Distributed Aperture System) AN/AAQ-37 comprend 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l’avion. Le système est combiné à un brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.

Radios & IFF :  

Le F-35A est doté système de navigation et de combat Northrop Grumman AN/ASQ-242, qui inclut : le système de communication Harris Corporation Multifunction Advanced Data link (MADL) avec une radio SINCGARS, une radio cryptée HAVE QUICK et un interrogateur/ transpondeur IFF Mode5.

6ab901fbc61eae0e2114fe64dcaaed49.jpg

Données techniques & armement du F-35A :

Un moteur Pratt & Whitney F135 de 125kN et 178kN avec postcombustion. Masse à vide 13’170kg, maximale 25’600kg. Vitesse Mach 1,6. Plafond pratique 18’500m. Vitesse ascensionnelle plus de 180 m/s. Rayon d’action 2’200km.

Armement : 

10 points d’emport : 4 internes et 6 externes. 1 canon General Dynamics GAU-22 de 25mm. Air-air : AIM-9X Sidewinder, IRIS-T, ASRAAM, AIM-120 AMRAAM, METEOR, Raytheon Peregrine, LM AIM-620. Air-sol : AGM-((AARGM, AGM-158 JASSM Brimstone, AGM-169 JCM. Antinavire : JSM, LRASM. Bombes : Mark 82, Mark 84, Small Diameter Bombe, JDAM, AGM-154 JSOW.

 

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » BlockIII :

EDR_Boeing_F-18_06.jpg

Le « Super Hornet » BlockIII  (ou Advanced Super Hornet) est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », et le Super Hornet BlockII. L’avion dispose d’une amélioration en ce qui concerne la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La cellule est optimisée pour 10'000 heures de vol. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur d’Elbit Systems. L’avion est doté d’un capteur IRST longue portée sous le nez de l'avion fonctionnant directement avec les DTP-N et TTNT. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%, certifié bio-kérosène. Le mode Super Croisière est dès lors disponible. Le système permet l’emploi d’un aillié autonome tel un drone.

Le Boeing « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive. Avion multirôle, le Super Hornet peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision équipe l'avion. La pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16 de l’Otan.

70813_fa18blockiiisuperhornet_567210.jpg

Les systèmes du Super Hornet :

Radar AESA :

Le « Super Hornet » est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée. L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST. Le client peut choisir la version montée sur bidon ventral ou le capteur fixe sous le nez.

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAE Systems.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAE Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAE Systems Avionics.

Nacelles de désignation :

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northening Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 

Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de Bae Systems.

EDR_Boeing_F-18_04.jpg

Données techniques & armement du Super Hornet BlockII :

Deux moteurs Général-Electric F414-400 de 62,3kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 14’552kg, maximale 29’937kg. Vitesse Mach 1,8. Plafond pratique 18’500m. vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 2’346km.

Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Vulcan M61A2 de 20mm. Air-air : AIM-9X-2, AIM-120C7, BAe Meteor (demande allemande ainsi que la nouvelle gamme de missile hypersonique US AIM-620 de LM et Raytheon Peregrine. Air-sol : JASSM, AGM-84 SLAM, Maverick.  Anti-radar : HARM.  Anti-navire : Harpoon. Bombes guidées : MK-76, MK-82LD, MK-82HD, MK-84, JDAM, JSOW.

Le Saab JAS Gripen E MS21: 

EeQ8h7hWsAAQMoz-1.jpeg

Le Gripen E, le dernier né de Saab est un véritable combattant multi-rôle avec des capacités à large spectre. Il est le les plus avancées des avions de la famille « Gripen » et permet d’évoluer dans un espace de combat moderne et pour évoluer continuellement afin de faire face aux nouveaux défis.

Gripen E / F fait partie de la série Gripen E et d'un nouveau système d'avion de combat. Développée pour contrer et vaincre les menaces futures avancées, la série E est destinée aux clients avec des menaces plus prononcées ou des territoires plus larges à sécuriser. La série E a un nouveau moteur plus puissant, des performances de gamme améliorées et la capacité de transporter de plus grandes charges utiles. Il dispose également d'un nouveau radar AESA, d'un système de recherche et de suivi infrarouge, de systèmes de guerre et de communication électroniques très avancés ainsi que d'une meilleure connaissance de la situation. La série E redéfinit la puissance aérienne pour le 21e siècle en étendant les capacités.

canada,nouvel avion de combat,remplacement hornet,cf-18,blog défense,les nouvelles de l'aviation,blog défesne,romandieaviation

Radar AESA : le radar AESA (Active Electronically Scanned Array) ES05 « Raven » offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois peut voir là oú les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter. 

IRST: (Infra-Red Seach and Track) le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES  est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.

Electronique : le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Jugée dix fois plus rapide que ses concurrents. Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces.

Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sudafricain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser.

Mode Super Cruise & bio kérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « Super Cruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du bio kérosène. 

Optimisé pour les drones : les suédois ont anticipé l’usage d’ici 10 ans l’usage de drones tactiques en binôme avec des avions de combat, de ce fait le Gripen E dispose d’une architecture permettant le chargement de logiciel en vue d’un tel emploi.

 Un leurre actif nouvelle génération : le Gripen sera le premier avion à disposer du leurre actif anti-missiles de nouvelle génération « BriteCloud ». Une fois largué, le « BriteCloud » recherche les menacent prioritaires en utilisant la technologie de mémoire numérique autonome (DRFM). Les impulsions radars sont captées dans l'ordinateur de bord du « BriteCloud », puis copiées en utilisant les fréquences de répétitions pour ensuite simuler une fausse cible. Cette fausse cible, est si convaincante que le système de menace ne peut pas détecter la supercherie. Le « BriteCloud » pourra séduire même les menaces les plus modernes, loin de la plate-forme de tir.

 Protection de guerre électronique nouvelle génération : 

Ce système s’intègre dans une architecture complète de guerre électronique (Warfare System) qui comprend les derniers développements avec la détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le PAWS-2 est systèmes d'avertissement de missiles IR (Infrarouge). Il fournit une alerte au personnel navigant de la présence de missiles hostiles et actifs.

canada,nouvel avion de combat,remplacement hornet,cf-18,blog défense,les nouvelles de l'aviation,blog défesne,romandieaviation

Données techniques & armement :

Un moteur Général-Electric F414G de 62,3 kN et 97,9 kN avec postcombustion. Masse à vide 8'000 kg, maximale 16'500 kg. Vitesse mach 2. Plafond pratique 18'000 m. Vitesse ascensionnelle plus de 250m/s, rayon d’action 1’500km.

Armement : (10 points d’emport) 1 canon Mauser de 27mm BK-27. Air-air : AIM-9 Sidewinder, IRIS-T, A-Darter, MBDA Meteor, AIM-120 AMRAAM, MBDA MICA, Air-sol : AGM-65 Maverick, KEPD-350, RBS15F, Brimstone. Bombes : GBU-12, Bk.90, GBU-39 SDB, JSOW.

Photos : 1 Super Hornet BlockIII, F-35A, Gripen E aux couleurs du Canada 2 & 3 F-35A 4 Cocpkit@ LM 5 & 6 Super Hornet BlockIII 7 Cockpit @ Boeing 8 & 9 Gripen E 10 Cockpit @ Saab