13/08/2013

Un radar pour diminuer les risques aviaires !

 

 

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Les oiseaux ont inspiré l’homme dans sa quête du vol, mais ceux-ci peuvent malheureusement provoquer de graves avaries lorsqu’ il y a collision. Les impacts d’oiseaux représentent 40% des incidents aériens chaque année.

 

Chaque aéroport dispose d’une équipe chargée d’éloigner les oiseaux, en effet, les dégâts causés par des collisions entre des avions et des oiseaux coûtent des centaines de millions de francs aux compagnies aériennes et aux armées de l’air. Les statistiques de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) indiquent une moyenne de 8'458 impacts par année. On sait par expérience qu'en fait, ce chiffre est au moins quatre fois supérieur, soit près de 34'000 collisions par année, c'est-à-dire 93 impacts par jour.

L'aviation commerciale n'a pas eu à déplorer d'accidents très graves ces dernières années (le crash de l'Hudson aurait pu être autrement catasthrophique). Cependant, il convient de rester attentif à ce phénomène et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour garantir la sécurité des avions et de leurs passagers. Toute espèce d'animaux, même de petite taille, peut être à l'origine de dommages importants sur un avion. Toutefois, il s'avère difficile de nuancer clairement si une espèce donnée constitue un danger potentiel pour l'aviation, dans son sens le plus large.

 

 

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Une nouvelle solution :

 

L’objectif étant d’éloigner les oiseaux pour permettre les atterrissages et décollages en toute sécurité, divers moyens sont utilisés aujourd’hui (pétards, images et cris de prédateurs par exemple). La société XSight qui a développé un système de détection d’oiseaux, le BirdWize, soit un logiciel pour la réduction des impacts d'oiseaux par un suivi plus efficace des menaces au niveau du sol. Le système est construit autour d'un radar à ondes millimétriques et radar de pointe avec un traitement d'image pour détecter les dangers au sol. BirdWize inclut également une bande de données complètes qui documente tous les oiseaux.

Le but étant d’alerter de manière plus rapide les équipes au sol des aéroports et permettre une intervention préventive plus efficace. Car protéger les avions, préserve aussi les oiseaux !

 

Photos : 1 le risque aviaire peut avoir de graves conséquences. 2 Dégats sur le bord d'attaque d'une aile.

 

 

12/08/2013

Le Brésil va retirer ses Mirage 2000 !

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Sao Paulo, l’armée de l'air brésilienne (Força Aérea Brasileira-FAB) vient de décider de retirer du service ses 12 avions de combat de type Mirage 2000 pour la fin de cette année. Ces Mirage 2000 avaient été achetés d’occasion à la France en 2005 pour 80 millions de dollars (avions, missiles et logistique). 

La FAB dispose de 10 Mirage 2000C monoplace et 2 biplaces 2000B (désigné localement comme F-2000C/B) qui servent au sein du 1er Escadron de défense aérienne, depuis la base aérienne de Anapolis. L’entretien et la logistique étaient assurés par le constructeur Dassault Aviation. Une équipe de travail établie par le commandement des opérations aériennes de la FAB est en train d'analyser les mesures à mettre en œuvre pour le retrait progressif de ces avions.

Avec le retrait des Mirage 2000, la FAB ne disposera plus que des Northrop F-5EM/FM Tiger II pour l’interception et des AMX A1 pour l’attaque au sol. Les 57 F-5EM/FM ont été modernisé avec l’aide de l’israélien ELBIT. Les améliorations apportées comprennent un radar SELEX-ES Grifo, un viseur de casque DASH, des systèmes modernes d’alerte radar et des contre-mesures, l’amélioration des IFF (Identification, ami ou ennemi),  des écrans numériques et l’intégration du système HOTAS (Hands on Stick & Throttle), une navigation GPS redondante, une liaison de données pour l’échange d’informations et des sièges éjectables plus récents. 

Malgré cette modernisation, la flotte de F-5 est vieillissante et n’est déjà plus en phase, avec les nouvelles technologies, comme l’arrivée généralisée des radars à antenne à balayage électronique (AESA). Le Brésil va devoir rapidement rendre son choix, dans le programme F-X2 selon (Plano Estratégico Militar da Aeronáutica) le plan de modernisation. La FAB a reçu des offres pour le  F/A-18E/F Super Hornet de Boeing, le Gripen E de Saab et le Rafale de Dassault Aviation.


 

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Photos : Mirage 2000 (F2000) de la FAB @ FAB

21:51 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fab, dassault aviation, mirage 2000, f2000 |  Facebook | |

11/08/2013

Capteurs améliorés pour les AH-64 Apaches !

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L'armée américaine est en phase terminale pour la modernisation des capteurs de ses hélicoptères Boeing AH-64 «Apache». Ces améliorations amèneront la flotte d’Apache au nouveau standard AH-64E Block III.

 

«Nous sommes dans la phase finale d'intégration et de développement de ce système», explique le lieutenant-colonel Steve Van Riper de l’armée américaine, chargé du projet pour les capteurs de l’Apache. Le premier capteur M-DSA est prévu pour être installé à bord d'un Apache d’essais en novembre».

 

Il est prévu que les AH-64D actuellement en service,  puissent être modernisés à partir de 2018.

 

Lockheed-Martin M-DSA/ M-TADS :


 

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Le système M-DSA conçu par Lockheed-Martin apportera une capacité vidéo couleur haute définition pour l'AH-64E. Son installation fait partie d'une mise à niveau en trois phases.

La première phase est une amélioration du désignateur laser, tandis que la seconde est constituée par le M-DSA. Un troisième effort intégrera un laser de formation.

 

Le M-DSA, va permettre la modernisation du système d’acquisition et de désignation de jour, tandis que le M-TADS/PNVS concerne la vision nocturne. La partie inférieure de la tourelle frontale contient le système de ciblage, qui possède les capteurs de jour et le système de vision nocturne. Le M-DSA intègre la mise à jour du télémètre laser de désignation, le capteur de télévision et des composants du laser, des éléments qui ont été conçus dans les années 1970. L'objectif est de moderniser l'ensemble du système DSA pour améliorer les performances et éviter l'obsolescence, ainsi que d'accroissement de la capacité M-TADS/PNVS pour accueillir les armes de demain.

La nouvelle structure de capteur de jour intègre des champs de vision (FOV) qui correspondent aux FLIR FOV «Arrowhead». Le capteur TV modernisé incorpore le mode couleur et la sensibilité à faible niveau de lumière. Les trois gyroscopes sont remplacés par une unité de mesure inertielle «state-of-the-art». Le nouveau Laser utilise un détecteur à quatre quadrants qui améliore le traitement de la cible. Un pointeur laser est ajouté pour améliorer la coordination avec les unités terrestres et aériennes. 

 

Cet effort de modernisation offrira des avantages technologiques de nouvelle génération et un engagement de précision supérieure.


 

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Photos : 1 & 3 AH-64E avec la nouvelle tourelle M-DSA/M-TDS 2 Tourelle M-DSA/MTADS @ Lockheed-Martin/Boeing

 

 

10/08/2013

Le nouveau Mi-28UB !

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Le centre d’essais en vol russe de Rostov-on-Don vient de dévoiler une nouvelle version de l’hélicoptère MIL Mi-28 «Havoc», il s’agit d’une version école de l’hélicoptère de combat. Le Mi-28UB a effectué son premier vol de démonstration le 9 août dernier.

 

Mi-28UB a été développé conformément aux exigences du ministère de la Défense de la Russie et est conçu pour la formation des pilotes sur la version Mi-28N. La nouvelle variante dispose d'une double commande de vol hydromécaniques, qui est exploitée à partir du cockpits en tandem. Dans le modèle original le tireur n'avait pas de contrôle dans le cockpit inférieur.

 

D'autres améliorations incluent un habitacle plus spacieux qui abritera l’un instructeur de vol, de nouveaux sièges pour l'équipage. Dans le même temps, le Mi-28UB peut effectuer toutes les tâches de la version «N».

 

Commande en préparation :

 

Le Ministère russe de la Défense a déclaré qu'il envisage d'acquérir entre 45 et 67 Mi-28UB d’ici 2020. 

A terme, la Russie prévoit de remplacer entièrement les hélicoptères Mi-24 «Hind» avec Mi-28N «Havoc» dans les forces armées.

 

Le MIL Mi-28 «Havoc» :


 

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Le MIL Mi-28 est un hélicoptère d’attaque blindé. Il ne dispose pas de fonction secondaire de transport comme le Mi-28 et est surtout destiné à un rôle anti-char et de soutien à l’infanterie. Durant la guerre froide, l’URSS  désirait un appareil plus léger et maniable capable de compléter son Mi-24. En 1976, le gouvernement de l'époque mit en compétition deux constructeurs : Kamov et MIL. Les spécifications étaient les suivantes : capacités de transport pour 3 hommes en plus des deux pilotes, meilleures performances et vitesse maximale. Plusieurs designs furent envisagés au départ, comme par exemple le projet de double rotor. Finalement en 1977 un design classique mono-rotor fut retenu.

En 1981, un design fut retenu et une maquette construite. Le premier vol du prototype (num. 012) eu lieu le 10 novembre 1982, suivi par un second prototype (num. 022) construit en 1983. Bien qu'ayant terminé la première phase des tests de sélection, en octobre 1984 l'URSS choisit le plus avancé Kamov KA-50. Cependant le développement fut continué en parallèle par MIL.

En décembre 1987, la production à Rostov-on-Don fut acceptée et en janvier 1988 le prototype du Mi-28A (num. 032) prit son envol. Cette version fut adaptée afin d'accueillir des moteurs plus puissants et un rotor de queue en ciseau ou "X" au lieu de la version standard 3 pales. Ce Mi-28A fut présenté en juin 1989 au salon de l'air de Paris. Un second prototype de la version Mi-28A (num. 042) fut construit en 1991.

Cependant, en 1993, le programme fut mis en sommeil en raison de son manque de compétitivité face au KA-50, principalement dû à son incapacité à opérer par tout temps.

En 1995 le programme est ranimé grâce au Mi-28N ou Havoc-B. Cette version "N", pour Night (Nuit en anglais), a pour principales améliorations techniques :

  • Nouveau système d'avionique intégrée (IKBO-28).
  • Installation d'un système électronique intégré de combat et d'un radar micro-ondes (N-025 Almaz-280) monté sur le rotor principal.
  • Installation d'un système de visualisation infrarouge (Forward-Looking InfraRed ou FLIR) et caméra sous le nez.
  • Nouvelle transmission permettant de délivrer plus de puissance au rotor principal.
  • Nouvelles pales pour une meilleure efficacité.
  • Nouveau système de contrôle d'injection du carburant.

Mais avant d'en arriver à la version finale, le développement du Mi-28N fut à nouveau interrompu à cause de problèmes financiers. Un second prototype fut dévoilé en avril 2004 .

En juin 2005, l'Armée de l’air russe décida de tester le Mi-28N en vue de remplacer les KA-50. Ils étaient jugés stratégiquement comme dépassés n'étaient pas aussi performant que prévu, notamment à cause de son surpoids.

Le 7 février 2008, les deux premiers Mi-28N de série furent livrés au Centre de préparation au combat et recyclage no 344 de l'Armée de l'air russe à Torzhok. Puis,

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le premier escadron entra en service en 2010.



Photos : 1 Mi-28UB 2 MI-28N suivi par des Mi-24 et Mi-17 3 MIl Mi-28N Havoc @ MILMI


09/08/2013

LABACE 2013, Bombardier en force !

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Bombardier présentera son portefeuille d'avions d'affaires de premier ordre au dixième salon annuel de l’aviation d’affaires latino-américaine (LABACE) à l'aéroport Congonhas de São Paulo, au Brésil, du 14 au 16 août 2013. Bombardier présentera un avion Learjet 45 XR, un biréacteur Challenger 300, un appareil Challenger 605 et un avion Global 6000 en exposition statique.

Bombardier prévoit que le marché latino-américain représentera quelque 2 300 livraisons d'avions d'affaires au cours de la période 2013-2032, soit 1 000 livraisons entre 2013 et 2022 et 1’300 livraisons entre 2023 et 2032. Bombardierprévoit que la flotte d'avions d'affaires, qui comptait 1’675 appareils à la fin de 2012, passera à 3 085 avions d’ici la fin de 2032, soit un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 3% 

Les clients d'abord :

Bombardier s’engage à faire passer ses clients d'abord en offrant le meilleur soutien qui soit le plus près possible de leurs bases opérationnelles. Dans le cadre de cet engagement envers ses clients de l’Amérique latine, Bombardier a ouvert un bureau de soutien régional des avions d’affaires à São Paulo, au Brésil, en 2011, doté d'un gestionnaire de bureau de soutien régional qui supervise deux représentants de service sur le terrain. Ce bureau de soutien régional est complété par deux gestionnaires de comptes de soutien à la clientèle, d'un dépôt de pièces et d'un établissement de service autorisé pour la région.

Pour veiller à ce que ses clients des avions d'affaires reçoivent l'information la plus récente sur leurs avions, Bombardier tiendra une séance d’information à l'intention de sa clientèle régionale pendant le salon LABACE les 14 et 15 août à l'auditorium de l'aéroport Congonhas. Les clients profiteront d'un événement interactif et informatif de deux jours qui présentera l'évolution de la situation propre à chaque plate-forme d'avions d'affaires de Bombardier.

Bombardier continuera d'explorer des occasions d'étendre son réseau de soutien dans la région pour ses clients latino-américains.


 

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Avion Learjet 45 XR : comparé à son plus proche concurrent, l’avion Learjet 45 XR de huit à neuf places vole plus vite et plus loin, avec plus de passagers. L’espace de cabine passagers de cet avion a environ 38 cm (15 pouces) de plus long et offre la seule configuration de fauteuils club doubles dans sa catégorie, ce qui en fait un produit idéal pour les exploitants de vols nolisés et d’avions en multipropriété.


 

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Avion Challenger 300 : ce premier véritable avion superintermédiaire offre une portée transcontinentale et une vitesse de croisière long-courrier supérieure, avec une possibilité de huit à dix passagers à son bord. Il peut relier sans escale São Paulo à Caracas ou à Quito avec huit passagers à bord et des réserves NBAA IFR, et ses performances sur piste supérieures lui permettent d’atterrir et de décoller facilement sur des pistes de 1’524 m (5’000 pi). Le biréacteur Challenger 300 offre les meilleures performances et la meilleure valeur de sa catégorie, avec une fiabilité de la disponibilité technique constamment supérieure à 99,7%, cet avion a dépassé les attentes des clients depuis son entrée en service, en 2004.


 

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Avion Challenger 605 : le très admiré biréacteur Challenger 605 bénéficie de l’héritage de productivité, de qualité et de fiabilité de son prédécesseur, l’avion hors pair Challenger 604. En tête de son segment de marché partout dans le monde, l'avion Challenger 605 offre la plus large cabine où l’on peut tenir debout parmi tous les grands biréacteurs d’affaires sur le marché et peut transporter six passagers sur 4’000 NM (7 400 km), et relier Genève à Montréal sans escale.

 

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Avion Global 6000 : le biréacteur d'affaires Global 6000 possède la cabine la plus spacieuse de tous les avions d’affaires authentiques, procurant plus de volume en cabine et plus d’espace au plancher que son plus proche concurrent. Aucun autre biréacteur d’affaires de la catégorie des très long-courriers n’affiche pareille autonomie à grande vitesse. Proposant le summum du confort en cabine, cet impressionnant biréacteur peut relier São Paulo à Genève ou à Phoenix et parcourir 11’112 km (6 000 milles marins) sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage.


 

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Photos : 1 Global 6000 @ Bombardier 2 Learjet 45XR en vol 3 Learjet 45XR intérieure  Bombardier 4 Challenger 605 en vol @ Bombardier 5 intérieur G P.Kümmerling 6 Global 6000 @ Bombardier 7 Intérieur Global 6000 @ P. Kümmerling