27/01/2014

La Nouvelle Zélande commande le T-6C !

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La Royal New Zealand Air Force (NZDF) va commander 11 avions école de type  Beechcraft T- 6C «Texan II» pour répondre à son besoin de formation des pilotes. L'accord est estimé à près de 154 millions de dollars néo-zélandais (127 millions de dollars US). La livraison est prévue pour 2016. La mesure dans laquelle d'autres appareils concurrents ont été évalués est inconnue.

 

Le contrat prévoit en plus des 11 appareils Beechcraft T-6C, un simulateur de vol ainsi que des postes individuels d’entraînement. Les T-6C seront exploités au sein de l’escadron 14 basé à Ohakea, qui volait des Aermacchi MB339C jusqu'à la dissolution de la force aérienne de combat de la Nouvelle-Zélande en 2001.

 

Un premier avion sera livré à partir des installations de Beechcraft à Wichita, au Kansas à la mi-2015, mais celui-ci restera propriété de l’avionneur et sera utilisé pour former le personnel de maintenance. Les centres de formation et le simulateur devraient également être mis en place en parallèle.

 

Le T-6 « Texan II » :

Le Hawker-Beechcraft T-6B « Texan II»  est la version la plus moderne disponible de la gamme T6, le cockpit comprend un Head-Up Display (HUD) couplé avec  panneau de configuration Up-Front (UFCP), et Hands-On Throttle and Stick, soit le système mains sur manettes et manche. Le T-6B dispose d’une avionique  avec écrans EFIS et système d’enregistrement des données de vol numérique. Le T-6B est un avion d'entraînement primaire qui permet un enseignement de base aux procédures de vol et aux instruments et permet d’effectuer les figures d’introduction à la  voltige.

 Le Beechcraft T-6 «Texan II» est un aéronef à turbopropulseur monomoteur construit par la Raytheon Aircraft Company (maintenant Hawker-Beechcraft). Basé sur une cellule de Pilatus PC-9. 

Le T-6 est un développement du Pilatus PC-9, modifiés de manière significative par Beechcraft en vue d'entrer dans le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) prévu pour les Forces aériennes américaines. Des modifications mineures ont été introduites sur la cellule d’un PC-9, mais des conflits entrer l’USAF et la Navy ont entraîné des retards et des augmentations de coûts (par rapport aux estimations initiales de 3,9 millions à près de 6 millions dollars par avion). De plus, le T-6 se retrouve avec un surpoids de 22% vis-à-vis du PC-9 initial.

 

Le modèle T-6C est le même que le modèle que le  «B» mais permet l’usage d’armes de bord, telles que : canons, roquettes et bombes.


 

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Photos : 1 T-6C aux couleurs de la NZDF 2 le T-6C «Texan II» @ Beechcraft

26/01/2014

La Corée décidée à produire un avion de combat !

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Séoul, Korea Aerospace Industries (KAI) est décidé à produire un avion de combat indigène susceptible, d’entrer en service d’ici 2025. L’avion serait un monomoteur basé en grande partie sur des systèmes développés pour le T-50 «Golden Eagle».

 

Le programme KFX-GSC :

 

Au départ se sont deux projets qui avaient été étudiés, sous la dénomination «KFX», l’un prenait en compte un biréacteur et l’autre un monomoteur. Selon les dernières informations disponibles, la seconde solution, moins coûteuse serait donc retenue.

 

Selon les premières informations disponibles et les images de synthèses transmises par KAI, le projet KFX-GSX est un monoréacteur qui ressemblerait à s’y méprendre au F-35.

De là à penser que Lockheed-Martin, déjà présent dans la conception du T-50 est également partie prenante dans ce projet semble presque évident, en ce qui concerne la mise en forme des apports et le fuselage avant. Par contre, dans un but de simplification de l’avion, celui-ci ne reprendrait pas les baies d'armement internes.

KAI n'a pas précisé la motorisation de l’avion, mais une source prétend, qu'il est susceptible de nécessiter une puissance similaire au F-16. Donc deux motorisations pourraient correspondre avec le Pratt & Whitney F100 ou le General Electric F110.


 

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Rien n’est joué : 

 

Bien que le constructeur coréen KAI affiche une certaine sérénité dans le possible lancement de cet avion en collaboration avec Lockheed-Martin, il n’en reste pas moins que beaucoup d'incertitude subsiste aujourd’hui au sujet de ce programme. En effet, pour une telle réalisation, Séoul se fonde sur le transfert de technologie issue de l'acquisition des 60 Lockheed-Martin F-35, dans le but de développer des capacités de fabrication indigènes pour le programme KFX. Les retards accumulés dans le programme F-35, additionnés du fait que cette version de l’avion pourrait venir directement concurrencer le F-35 dans de futurs marchés, pose un réel problème en vue du développement de l’avion.

 

Le KFX-GSX : 

 

Dérivé directe du T-50 et du F-35, le KFX-GSX serait un avion multirôle doté d’une avionique nouvelle génération ne nécessitant pas de biplace (comme le F-22, F-35, T-50, Gripen E) l’avion offrirait une capacité de furtivité, mais de manière limitée, car l’ensemble des points de charges sont situés sous les ailes et le fuselage. L’avion serait doté d’un radar actif à balayage électronique (AESA).


 

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Photos : 1 Projet KFX-GSX 2 & 3  Planches de présentation @ KAI

 

 

 

21:24 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : kai aerospace industries, kfx-gsc |  Facebook | |

25/01/2014

Premier B-1B modernisé !

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Oklahoma City, l'US Air Force a reçu le premier bombardier B-1B, doté de la mise à jour effectuée par Boeing. Entrée en service en 1986, la flotte de bombardier stratégique B-1B, doit pouvoir se maintenir opérationnelle, en subissant progressivement une cure de modernisation au niveau de ses divers logiciels.

Les B-1B vont être dotés d’un nouveau système électronique intégré avec une mise à jour du système de navigation et d’affichage et recevront un système de la communication plus rapide. Le radar et les systèmes d’armes, subiront également une mise à jour des logiciels. Un prototype dont les essais ont été effectués en 2011 sur la base d’Edwards en Californie, a permis de valider le concept. 

Cette mise à niveau et le plus vaste programme de modifications de l’histoire du B-1B.  L’arrivée d’un affichage sur écrans couleurs, un système de liaison de données, permettra de renforcer de façon significative l’emploi de ce type d’avion au sein de l’US Air Forces. L’ensemble va permettre une meilleure redondance des systèmes, pour offrir aux équipages, une situation plus claire de l’espace de combat autour d'eux. A terme, se sont 66 machines qui sont concernées par ces améliorations.

Petit Rappel :

Développé par la firme Rockwell à partir de 1974, le B-1B «Lancer» est un bombardier à long rayon d’action et utilisant des ailes à géométrie variable. C’est l’administration dirigée par le président Reagan, qui, en 1981 lance le développement de cet avion. Le premier B-1B est sorti d’usine en septembre 1984 et le premier avion fût livré au 96e Bomb Wing à Dyess AFB au Texas. Commandé à 100 exemplaires à l’époque, le «lancer» subit plusieurs améliorations pour  l’adapter aux multiplications des menaces.

Photo: Le premier B1B modernisé @ Boeing


Le F-35 entre bonne et mauvaise nouvelles !

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Le Lockheed-Martin F-35 refait parler de lui, avec une bonne et une mauvaise nouvelle. Une fois de plus, les difficultés de ce programme font surface, malgré des avancées significatives.

 

F-35 en configuration lourde :

 

Pour la première fois, l’avionneur américain a démontré la capacité de charge effective avec un exemplaire du F-35 doté de charge multiples. L’avion testé a emporté une panoplie variée d’équipement tel que :  quatre bombes GBU-12 et  deux missiles AIM-9X «Sidewinder» et une nacelle canon en externe. Si l’on tient compte de l'armement emporté en soute, soit deux AIM-120 «AMRAAM»  et deux bombes de type JDAM (Joint Direct Attack Munition) à guidage par GPS, on obtient la capacité réelle de l’avion en configuration de support aux troupes au sol. Mais cette option rend la furtivité  de l’avion totalement caduc.

 

Problèmes de logiciels : 

 

A contrario, la mauvaise nouvelle qui accompagne désormais  le programme F-35, concerne un nouveau rapport du Département américain de la Défense qui met en garde sur des problèmes logiciels de maintenance et de fiabilité du F-35, rien que ça !

De fait, si ces problèmes devaient être confirmés, les unités aériennes du Corps des Marines devront retarder la mise en service du F-35B prévue actuellement en 2015. Ce retard pourrait atteindre 13 mois.

Le rapport en question fait état de plusieurs problèmes, dont la fiabilité des logiciels de maintenance et des vulnérabilités en matière d’incendie provoquées par des tirs adverses.

 

Pour les responsables de Lockheed-Martin, ces problèmes sont connus et concernent le standard Block2B. Ce standard étant intermédiaire, seul un minimum d’appareils seraient concernés. Normalement, le standard de livraison doit être le Block3I qui concerne notamment les F-35A de  l’US Air Force. En conséquence seul les F-35B du Corps des Marines seraient concernés de manière temporaire, pour ensuite recevoir les améliorations nécessaires.  

 

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle n’est pas des plus rassurante à court terme pour les utilisateurs du F-35. 



 

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Photos : 1 F-35 doté de charge multiples 2 F-35 envol lors de test avec AIM-9X @ Lockheed-Martin 

 

24/01/2014

Ethiad Regional débute ses vols !

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Genève, le premier vol commercial d'Etihad Regional no : F7154 a pris son envol ce matin, avec un appareil de type Saab 2000 de 50 sièges nouvellement renommé. L'avion est parti du hub de la compagnie aérienne à Genève, en Suisse, et a atterri à l'aéroport de Rome Fiumicino en Italie.

 

Maurizio Merlo, Chief Executive Officer de Darwin Airline, a déclaré : « C'est un jour très stimulant pour nous et nous sommes ravis que le premier vol d'Etihad Regional ait été opéré sur cette route essentielle, reliant les deux villes importantes de Genève et de Rome.

Je suis convaincu que c'est le début d'une collaboration pleine de succès, qui profitera aux passagers des deux compagnies aériennes. Etihad Regional gagnera en opportunités de connectivité, proposera une meilleure experience de marque et bénéficiera de l'expérience d’Etihad Airways. »

James Hogan, President et Chief Executive Officer d’Etihad Airways, a déclaré : « L'intégration d’Etihad Regional dans notre alliance financière est conforme à notre approche d’expansion, qui repose sur la force de partenariats stratégiques à travers le monde. Ce partenariat aura un impact positif, stimulant la concurrence régionale en Europe et bénéficiera au final, aux voyageurs à travers le monde. »

 

Naissance d’Ethiad Regional :

 

Ethiad Regional est née le 16 janvier dernier, suite à l’acquisition de 33% des parts de Darwin Airlines (la compagnie suisse restera indépendante dans sa structure) par la compagnie nationale des Emirats Arabes Unis.Le premier appareil d’Etihad Regional a été dévoilé lors d'un prestigieux événement de lancement à Zürich mettant en vedette la nouvelle livrée de la compagnie aérienne et son tout nouveau logo. Les 10 avions de la flotte d’Etihad Regional porteront les nouvelles couleurs de la compagnie d’ici fin juin 2014.

 

 

Développement de l’offre :

 

Actuellement la compagnie propose 16 liaisons  en Europe. Mais celles-ci vont augmentés rapidement pour atteindre le nombre de 34, d’ici le mois de juin. En parallèle à l’augmentation des offres, Ethiad va relier sa ligne Abou Dhabi-Zurich au réseau d’Etihad Regional en Europe pour alimenter son propre réseau international.  le réseau d’Etihad Regional comprendra alors sept passerelles européennes desservies par Etihad Airways : Genève, Amsterdam, Paris, Düsseldorf, Belgrade, Zürich (en juin 2014) et Rome (en juillet 2014). En outre, le réseau d’Etihad Regional sera connecté à celui d’airberlin (compagnie acquise partiellement par Etihad Airways) à Berlin, Düsseldorf et Zürich, proposant une connectivité vers des destinations en Europe et en Amérique du Nord. Le partenariat prévoit également l’introduction progressive d’accords de partage de codes, sous réserve d’approbations réglementaires. Durant la première phase, Etihad Airways placera son code EY sur les 16 lignes d’Etihad Regional.

Commentaire :

Cette prise de participation d’Ethiad au sein de Darwin Airlines montre une fois de plus le resserrement des compagnies qui doivent faire face à une concurrence toujours plus forte. Les petites compagnies ne peuvent perdurer longtemps, sans être incluent dans un réseau plus important. En même temps, les grandes compagnies ont tout intérêts à intégrer les plus petites dont les réseaux régionaux bien implantés permet alors de tisser de nouvelles liaisons en direction des grands « hub ». La stratégie adoptée par Ethiad est par conséquent simple et permet une connexion rapide les lignes internationales.

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Photos : le premier vol d’Ethiad Regional avec un Saab 2000 @ Ethiad Regional