12/03/2017

L’US Navy doit maintenir plus longtemps le E-6B !

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La Marine américaine cherche à recapitaliser sa flotte aérienne de E-6B de commandement et de contrôle ce qui pourrait donner lieu à une coentreprise avec l'US Air Force.

Les E6-B de la Marine américaine soutiennent l’engagement des sous-marins lanceurs de missiles balistiques et permettent à l'USAF de lancer des missiles si les centres de commandement sur le terrain deviennent inutilisables pendant une crise nucléaire.

Lors d'une audition au Congrès datant du 8 mars dernier, le chef du Commandement Stratégique américain a déclaré aux législateurs qu'il avait ordonné à la Marine d'examiner le remplacement des E-6B. Sauf, que les moyens financiers de la celle-ci ne permettent pas une telle option pour l’instant. De plus, l’US Navy à modernisé sa flotte de E-6B en 2002, lorsque Boeing a offert une modernisation spécifique pour l’ensemble des B707 avec un nouveau poste de pilotage, un système de communications à large bande et un équipement de gestion de combat, de commandement et de contrôle. De fait l’US Navy va devoir compter sur le E-6B au moins jusqu’en 2038 avant de pouvoir remplacer le vénérable appareil. Cependant, la Marine américaine réfléchit à un programme conjoint avec l'US Air Force en vue de recapitaliser la flotte de E-6B avec l’US Air Force. L’idée devrait permettre par exemple de moderniser en commun l’avion et de partager les coûts.

Le Boeing E-6B « Mercury » :

Le Boeing E-6 Mercury est un poste de commandement aéroporté destiné à la Marine américaine dans le cadre d'une riposte nucléaire. Il est directement basé sur la cellule du B707. Sa mission est dite « TACAMO » pour « Take Charge And Move Out », « prendre en charge et s'en aller ». L ‘E-6B est doté de plusieurs équipements électronique de haute technologie, tels un GPS différentiel, divers systèmes de communications à basse et très basse fréquence. Dans ce cas deux antennes filaires sont tractées et rangées dans des conteneurs spéciaux dans le fuselage de l'avion. La première a une longueur de 1 220 mètres et la seconde de 7 925 mètres. Elles permettent de communiquer avec les submersibles en plongée. Outre sa livrée blanche caractéristique l'E-6 « Mercury » se reconnait au premier coup d'œil par le bulbe d'extrado sur le fuselage qui renferme divers équipement électroniques dont le système radar AN/ALR-66. Au-dessus de son cockpit triplace l'avion dispose d'un réceptacle de ravitaillement en vol destiné à lui accroitre le rayon d'action. Le Boeing E-6 Mercury est le plus gros avion à avoir porté les couleurs de la marine américaine.

 

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Photos : Boeing E-6B « Mercury » @ USN

Conception préliminaire terminée pour le B-21 !

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Washington, le nouveau bombardier B-21 de l'US Air Force a récemment franchi une étape importante en terminant son examen de conception préliminaire.

Au cours d'une audience du Comité des services armés de la Chambre sur la dissuasion nucléaire, le général Stephen Wilson, vice-chef d'état-major de l'armée de l'air, a dit aux législateurs qu'il recevait régulièrement des mises à jour sur le programme de développement du futur B-21 « Raider ». Les Ingénieurs de Northrop-Grumman ont ainsi terminé l’examen de conception préliminaire récemment.

Concernant le revêtement furtif :

Selon les dernière informations disponibles et il y en a très peu, le futur bombardier B-21 devrait recevoir son revêtement furtif dans la même usine qui avait en son temps équiper l’actuel B-2 « Spirit ». Il s’agit des installations de la «42 Force Air Force Plant» à Palmdale, en Californie.

A ce sujet, Northrop-Grumman a reçu une modification de contrat de 35,8 millions de dollars en janvier dernier pour la construction d'une nouvelle installation destinée à la préparation du revêtement furtif de 45 900 pieds carrés sur le site de Palmdale.

Le prix du B-21 :

L’US Air Force n’a pas révélé la valeur totale du contrat attribué à Northrop, mais on estime que l'appareil coûtera environ 550 millions de dollars par appareil.

 

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Photos : Image du B-21 « Raider »@ Northrop -Grumman

 

11/03/2017

La Marine indienne va se séparer de ses Tu-142MKE !

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La Marine indienne retirera à la fin du mois de mars ses Tupolev Tu-142MKE "Albatross" de patrouille à longue portée. New Delhi a été le seul client d'exportation pour ce type d’appareil, qui a été utilisé principalement dans la guerre anti-sous-marine et les patrouilles maritimes, en plus d'effectuer des missions de reconnaissance et de photographique.

A ce jour, trois des huit Tupoloev Tu-142MKE « Albatross » commandé en 1988 sont encore opérationnels. Ils sont exploités au sein au 312ème escadron de la Marine indienne à Rajali. L’arrivée des premiers Boeing P-8I rende le Tu-142ME obsolète. De plus, l'augmentation des coûts d'entretien en constante augmentation des dernières années ne justifie plus l’emploi de l’avion d’origine russe.

Le Tu-142MKE :

Le Tupolev Tu-142 est un avion de lutte anti-sous-marine (ASW) et de reconnaissance dérivé du bombardier stratégique Tu-95 « Bear ». Le Tu-142 a été conçu par le bureau de conception de Tupolev et fabriqué par en Russie par l’usine Kuibyxhev et en Inde par Taganrog de 1968 à 1994.

Développé en réponse au programme américain Polaris, le Tu-142 est né de la nécessité d'une plateforme soviétique viable de lutte ASW. Le Tu-142 se distingue du Tu-95 par son fuselage étiré pour accueillir des équipements spécialisés pour ses rôles ASW et de surveillance, un châssis renforcé pour supporter les capacités en terrain accidenté, l'avionique et les armes améliorées et des améliorations aux performances générales. La capacité du Tu-142 a été améliorée progressivement alors que le type était en service, aboutissant finalement au Tu-142MZ, le dernier Tu-142 à longue portée avec avionique de combat hautement sophistiquée et une grande charge utile. Les Tu-143MKE disposent d’un étirement de 30 centimètres (12 po) sur le fuselage avant, un cockpit redessiné et des bogies de train d'atterrissage principaux à deux essieux. Construit par Taganrog.

 

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Photos : Tu-142MKE de la marine indienne @ INS

 

Départ au tour du monde pour le Breitling DC-3 !

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Genève, 77 ans jour pour jour après son premier vol, le Breitling DC-3 a donné le coup d’envoi du grand périple qui doit l’emmener, de mars à septembre 2017, tout autour de la planète. Un nouvel exploit pour cet avion de légende ayant marqué à jamais l’histoire de l’aviation.

Le 9 mars 1940, le bimoteur à hélices Douglas DC-3 volant aujourd’hui aux couleurs de Breitling effectuait son vol inaugural aux Etats-Unis. Trois jours plus tard, il était livré à la compagnie American Airlines. Loué à l’armée américaine de 1942 à 1944, il fut ensuite exploité par diverses compagnies nord-américaines. Racheté en 2008 par le pilote Francisco Agullo et un groupe d’amis, avec le soutien de Breitling, puis restauré, ce vétéran en parfait état de vol participe depuis lors à de multiples spectacles aéronautiques ainsi qu’à des manifestations organisées par la marque.

En 2017, Breitling a décidé de lancer son DC-3 dans un grand tour du monde par étapes ponctué de nombreux événements et participations à des shows aériens. Le signal du départ de ce «Breitling DC-3 World Tour» a été donné à Genève le 9 mars lors d’une conférence de presse. Francisco Agullo a présenté le projet ainsi que le programme. Jean-Paul Girardin, vice-président de Breitling, a évoqué le rôle de la marque dans cette grande aventure et dévoilé l’édition limitée Navitimer Breitling DC-3 (500 pièces) qui a été embarquée à bord de l’avion pour faire, elle aussi, le tour du monde et sera mise en vente à l’automne avec un certificat signé par le commandant. Les pilotes porteront également tout au long du voyage des exemplaires de ce chronographe d’aviation avec gravure spéciale.

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Les participants à la conférence de presse se sont rendus ensuite sur le tarmac de l’aéroport de Genève pour visiter l’avion, avant de laisser l’équipage mettre la dernière main aux préparatifs du décollage.

Après les Balkans, le Breitling DC-3 doit gagner le Moyen-Orient, l’Inde, puis l’Asie du Sud-Est, la Chine et le Japon, où il a été spécialement invité à participer au «Friendship Day Air Show» d’Iwakuni. Il franchira ensuite l’océan pour entamer un grand tour des Etats-Unis, avant de revenir en Europe en passant par le Groenland et l’Islande et d’achever son périple en septembre lors du Breitling Sion Airshow 2017, en Suisse. A 77 ans, le Breitling DC-3 est le plus vieil avion à entreprendre ainsi un tour du monde et ce nouveau titre de gloire viendra s’ajouter à la suite déjà longue de ses exploits.

En organisant ce Breitling DC-3 World Tour, Breitling entend faire partager une fois de plus sa passion de l’aéronautique à un vaste public, sous tous les horizons.

 

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Photos : le départ du Breitling DC-3 à Cointrin @ Breitling

10/03/2017

Les Tornado allemands dotés d'un simulateurs de paillettes suisses !

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La Luftwaffe a acquis auprès de la société suisse Ruag Aviation un système d'essai ECM de simulation contre-mesures électroniques pour sa flotte d'avions de combat Tornado. L'équipement de test avancé et de contremesure de type « CAST-easy » repose sur l'électronique plutôt que sur la pyrotechnie pour tester les engagements de paillettes et les éjections de celles-ci pour vaincre les missiles attaquants.

RUAG CAST-easy :

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Le système « CAST-easy » peut être intégrée sur n’importe quel avion de combat. Ce système de simulation électronique est très durable et permet plus de 2000 cycles de test. Il supporte tous les distributeurs de paillettes indépendamment du fabricant d'origine. Il fonctionne avec une nouvelle norme de logiciel qui permet l’emploi d’un nouveau récepteur d'avertissement de radar avec une liaison de données Link 16. Le système peut être réinitialisé à la pression d'un bouton.

Le CAST-easy ne contient pas de pyrotechnie, réduisant ainsi encore ses faibles coûts d'exploitation et permettant le déploiement sur de nombreux systèmes différents sans aucune restriction géographique ou de sécurité. Il est compatible avec tous types de cartouches de contre-mesures standard de 1 × 1 de l'OTAN et est qualifié pour une utilisation même dans les conditions environnementales les plus difficiles.

 

Photos : 1 Tornado de la Luftwaffe@ G.Wilheim 2 Le CAST-easy à l’essai sur un Cougar suisse @RUAG