15/02/2014

Le Koweït reçoit son C-17!

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LONG BEACH, Californie,  Boeing a livré le premier C-17 «Globemaster III»  de transport au Koweït. Cet avion permettre d’élargir les capacités de l'Armée de l'Air Koweïtienne dans les opérations militaires et civiles, y compris l'aide humanitaire et secours aux sinistrés.

"Le C-17 est conforme aux exigences de transport aérien de la Force aérienne du Koweït", a déclaré le colonel Abdullah Al Foudari, commandant de la Force aérienne du Koweït adjoint. «Avec cet avion de transport, nous pouvons participer plus efficacement dans les opérations de transport de grosses charges utiles sur de longues distances, volant à haute altitude dans les climats chauds comme la nôtre et avec atterrissage sur des pistes courtes et non revêtues."

Une conception de peinture personnalisée distingue le C-17 koweïtien des 259 autres qui ont été livrés à des clients dans le monde.

Le C-17 peut transporter de grosses charges utiles sur les vastes étendues sans ravitaillement et  fonctionner dans des climats très chauds et froids.  Avec une pleine charge utile de 170.000 livres, un C-17 peut voler 2,400 miles nautiques pour des missions polyvalentes, y compris largage de brigade et d'évacuation médicale. Le C-17 peut également atterrir sur des pistes courtes de 3000 pieds ou moins et d'atterrir sur les aérodromes austères.

Photo: C-17 aux couleurs du Koweït @ Boeing

13:01 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : c-17 globemaster, koweït, boeing |  Facebook | |

14/02/2014

La Saint-Valentin avec le Concorde !

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La société Die-Nacht s’est spécialisée dans l’organisation de soirées nocturnes dans les lieux insolites.

 

Ce 14 février, nuit des amoureux, elle fera trembler, au son des derniers tubes à la mode, le hall Concorde du Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget (93, France).

 

Pas moins de 3’000 personnes sont attendues dans ce hall mythique qui préserve le prototype 001 du Concorde (F-WTSS) ainsi que l’avion de série n° 213 (F-BTSD) qui détient tous les records mondiaux de tour du monde (aussi bien vers l’ouest que vers l’est).

 

C’est la deuxième fois que le hall est transformé en « boîte de nuit » par  Jeremie Feinbatt (co-directeur de la société) et ses 50 prestataires qui sont déjà sur le pied de guerre pour les préparatifs.

 

Il prévoit déjà une prochaine soirée, cet été, sur les anciennes terrasses de l’aéroport du Bourget, autre lieu insolite et riche en symbole.

 

Dans le contexte actuel, les musées se doivent de trouver des solutions ingénieuses pour survivre, les aides d’état sont de plus en plus réduites voir supprimées, et les entrées seules ne peuvent plus subvenir aux gestions et assurances qui deviennent de plus en plus lourdes.

 

Les choix s’orientent donc vers l’évènementiel sponsorisé ou des locations de soirées prestigieux qui sont une source de revenus importants en « one shoot ».

 

Quoi qu’il en soit, bonnes danses à tous les amis(ies) et amoureux (euses) pour cet Saint-Valentin.

 

 

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13/02/2014

Gripen, l’avenir des Forces Aériennes !

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Dans ce quatrième volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, nous allons compléter les informations évoquées avec l’article «Gripen, un besoin fondamental». Nous allons retracer l’évolution des FA ces dernières années et placer le Gripen E, dans le contexte des besoins avenir.

 

Evolution des Forces Aériennes : 


 

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Ces vingt dernières années, nos Forces aériennes ont été du point de vue des aéronefs, en pleine mutation. Avec une dotation de plus de 300 appareils, l’aviation militaire est progressivement descendue à moins d’une centaine aujourd’hui. L’arrivée du Boeing F/A-18 C/D «Hornet» a notamment permis de repositionner notre aviation au plus haut niveau technologique. Celui-ci avait été perdu depuis plusieurs années, les Mirages IIIS n’étant depuis le milieu des années quatre-vingts plus à la pointe de la technologie en matière d’interception hors de la portée visuelle (BVR). Avec le retrait des Hawker Hunter MK58 en 1994, notre aviation perdait également sa capacité d’attaque au sol tactique, puis avec le départ des Mirages IIIRS au début des années 2000, la capacité de reconnaissance tactique se perdit également.

 

Avec le départ des derniers Northrop F-5 E/F «Tiger II» prévu en 2016, dont l’obsolescence à la fois technique, conjuguée à une maintenance toujours plus onéreuse, ne laisse donc plus qu’un seul appareil en activité, le F/A-18 «Hornet». 

 

 

Les difficultés d’une flotte trop petite : 

 

En cas d’événement nécessitant un contrôle et une protection accrus, tel le Forum économique mondial (WEF), à Davos, ou l’Euro 08, la conférence Genève 2, les avions de combat peuvent, pendant une période limitée, être opérationnels après un temps de préparation très bref.

Les Forces aériennes effectuent en permanence des missions de police aérienne. Cela inclut la surveillance et le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une « diplomatic clearance » pour survoler le territoire suisse, ainsi que l’interception des avions violant gravement les règles du trafic ou la souveraineté sur l’espace aérien. Conformément aux directives de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), ces avions sont interceptés et accompagnés en dehors de l’espace interdit ou jusqu’à une base aérienne où ils pourront se poser en toute sécurité. En outre, les Forces aériennes aident aussi les aéronefs ayant des problème de radio ou de navigation.

 

Lors de crises ou de conflits armés jusqu’ici, les Forces aériennes suisses étaient en mesure d’assurer, pendant une période très limitée, leur mission de défense aérienne avec leurs 32 jets de combat du type F/A-18 «Hornet», utilisant leurs 54 F-5 Tiger, de jour et par bonne visibilité, pour appuyer ces derniers. 

En raison de l’exigüité de l’espace aérien suisse, les avions sont engagés à partir de secteurs d’attente en l’air pour contrôler et imposer les interdictions de survol, car leur maintien au sol, même en état d’alarme, ne leur permettrait généralement pas de décoller en temps voulu pour mener à bien une intervention. Lorsqu’il est nécessaire d’assurer un maximum de sécurité, il doit être possible de surveiller intégralement l’espace aérien et d’aller immédiatement au devant d’objets volants non identifiés ou non coopératifs.

 

Pour ce faire, il est indispensable de maintenir en l’air 2 patrouilles à 2 appareils voire plus selon la situation, soit 4 appareils au moins : lorsqu’une patrouille est engagée dans une intervention, l’autre peut continuer sa surveillance de l’espace aérien. Selon les modèles mathématiques des Forces aériennes, une telle mission, effectuée par 32 F/A-18 à eux seuls, pourrait être menée 24 heures sur 24 pendant deux semaines environ. Mais au-delà, il n’y aurait pas suffisamment d’avions pour assurer pleinement la relève. Cette capacité pourrait être améliorée avec le remplacement du F-5  Tiger II par un avion de combat plus performant.

 

La dotation minimale : 


 

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Pour répondre à l’état situationnelle des menaces, on établit les dotations minimales suivantes (besoins en aéronefs) :

 

Temps de paix : 50 appareils soit 5 escadrilles d’avions multirôles.

 

Conflits : un minimum de 60 à 70 appareils soit 6 à 7 escadrilles d’avions multirôles.



 

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Le terme dotation minimale, comprend le nombre minimum d’avions de combat permettant d’assurer l’ensemble des missions assignées à la chasse. Cela comprend les missions de souverainetés aériennes (police du ciel), la reconnaissance, l’appuis au sol, la formation de nouveaux pilotes et le maintien des capacités opérationnelles des pilotes confirmés ainsi que des unités de maintenance au sol (milices & professionnels). On doit également tenir compte des temps de révisions des appareils (maintenance) dans la dotation journalière de la flotte. 


 

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Les Forces Aériennes de demain :

 

Avec l’arrivée de l’avion de combat multirôle Saab JAS Gripen E en 2018, nos Forces Aériennes pourront retrouver les compétences de l’attaque au sol tactique, la reconnaissance aérienne tactique. En matière de combat aérien l’arrivée du radar AESA couplé à un IRST (capteur infrarouge passif/actif) permettra à celles-ci, d’entrer de pleins pieds dans la capacité de détection d’appareils furtifs (aéronefs & drones), ainsi que la compétence antibalistique à longue portée, soit la compétence de réponse efficacement aux nouvelles menaces. De plus, afin de pouvoir (enfin) offrir une surveillance 24/24, l’arrivée de l’avion suédois est indispensable.


 

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En conclusion:

 

Sans l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, nos Forces Aériennes ne pourront plus garantir une police du ciel efficace lors d’évènements particuliers et cas de situations conflictuelles. De plus, nos FA ne pourront pas non plus fournir de prestation complètes en matière de reconnaissance ni d’appuis au sol ! Nos Forces Aériennes ne pourront pas non plus se préparer à contrer les nouvelles menaces engendrées par la multiplication des aéronefs furtifs et la prolifération de missile balistique.

 

Au contraire, le Gripen E permettra à nos Forces Aériennes de continuer à être performantes ! Le nouvel avion de combat s’inscrit dans un objectif de modernisation des FA tout azimut, qui comprend : le renouvellement des systèmes de DCA (Rapier & canon 35mm) avec un système de nouvelle génération, l’arrivée du nouveau drone de reconnaissance, le remplacement des radars tactiques mobiles à basse altitudes TAFLIR. 


 

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Liens sur les articles précédents : 

 

Les mensonges des référendaires : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

 

Gripen, un besoin fondamental :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

 

Infographies : DDPS/FA

 

Photos : Gripen F de développement en Suisse @ DDPA/Swiss Air Force

 

 

Airbus & ATR sous les projecteurs !

 

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Salon aéronautique de Singapour, Airbus et ATR Aircraft viennent de signer d’importants contrats.

Commande pour l’A380 :

Airbus a annoncé une commande ferme pour vingt très gros porteurs A380, pour la compagnie de leasing Amedeo, les premières de l’année 2014 pendant laquelle le constructeur aéronautique européen espère vendre trente de ces appareils. Le prix catalogue pour cette commande, signée lors du salon aéronautique de Singapour, est de 8,3 milliards de dollars. Les appareils commandés seront livrés entre 2016 et 2020.

Le constructeur a un objectif d'une trentaine de commandes au total pour l’A380 cette année, avec celle-ci l’avionneur européen se retrouve donc très proche de son but.

Double commande pour ATR :

 

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En première commande, ATR annonce une commande de la part société de location d’avions des Émirats Arabes Unis Dubai Aerospace Entreprise (DAE) ont annoncé la signature d'un contrat portant sur l'achat de 40 ATR 72-600, dont 20 fermes et 20 options. DAE est la plus grande société de location d’avions du Moyen-Orient. Les 20 avions fermes seront livrés entre 2015 et 2018. 

Ce contrat est une étape importante de l’histoire récente d’ATR et souligne l’intérêt croissant manifesté par les loueurs du monde entier à l’égard de la famille ATR. Doté de la nouvelle suite avionique et d’intérieurs de cabine entièrement repensés, l’ATR 72-600 s'est avéré être l’avion régional de moins de 90 sièges préféré des loueurs et des opérateurs ces dernières années.

 

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La seconde commande est venue de compagnie aérienne thaïlandaise Bangkok Airways avec la signature d'un contrat portant sur la commande ferme de six appareils ATR 72-600 et de deux options, pour un montant de près de 200 millions de dollars. Bangkok Airways, qui exploite des appareils ATR depuis une vingtaine d'années, possède actuellement une flotte de huit ATR 72-500. Le premier ATR 72-600 de la série sera livré plus tard dans l'année et permettra à Bangkok Airways d'amorcer le renouvellement de sa flotte et de faire bénéficier ses clients de tout le confort et des spécificités de la cabine de cet avion. 

Les appareils ATR représentent la solution idéale pour relier les grandes villes thaïlandaises aux différentes destinations touristiques du pays et de la région. Bangkok Airways a d'ailleurs été le premier à ouvrir en exclusivité de nouvelles liaisons avec des destinations emblématiques. L’économie et le confort des appareils ATR ont largement contribué à faire de Bangkok Airways la « Boutique Airline » de l'Asie. Depuis 20 ans, la flotte ATR a permis à la compagnie aérienne de proposer un réseau hors pair, de desservir de nouvelles destinations touristiques et de contribuer au développement de l'économie locale et du lien social entre les différentes communautés de la Thaïlande.

Photos : 1 A380 Airbus @ Airbus 2 ATR 72-600 DAE 3 ATR 72-600 Bangkok Airways @ ATR Airways

12/02/2014

Russie, Su-35 et Su-30SM au menu !

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Komsomolsk-sur-l'Amour (Extrême-Orient), le Consortium aéronautique unifié (OAK) vient de livrer ce mercredi 12 avions de combat Sukhoi Su-35S supplémentaire à l’aviation russe. En parallèle, on apprend que 21 Sukhoi Su-30SM seront livrés durant l’année.

Sukhoi Su-35 :

Une nouvelle tranche de chasseurs polyvalents Sukhoi Su-35S ont été remis mercredi à l'Armée de l'air russe à Komsomolsk-sur-l'Amour.  Novosti sur place. Les avions équiperont le 23e régiment de chasseurs cantonné sur l'aérodrome de Dzemgi, dans le territoire de Khabarovsk. Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et le président du Consortium aéronautique unifié (OAK) Mikhaïl Pogossian ont assisté à la cérémonie de remise des avions, organisée à l'usine aéronautique Gagarine de Komsomolsk-sur-l'Amour. Ces 12 appareils vont rejoindre les 6 premiers exemplaires déjà opérationnels.

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques. Le pilote dispose de deux écrans MFI à affichage multi-fonctions de 9x12 pouces pour une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du SU-35S dispose de deux doubles radars en bande X en réseau à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60 °. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

La durée de vie de l'avion est de 6000 heures d'heures de vol, le cycle de vie est de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4.000 heures.

Livraison de Su-30SM : 

Par ailleurs, 21chasseurs lourds de type Sukhoi Su-30SM seront remis au ministère russe de la Défense en 2014, a annoncé mercredi Oleg Demtchenko, président du groupe russe Irkout, qui fabrique ces appareils. 

"Nous avons déjà livré 16 chasseurs de type Su-30SM aux Forces aériennes du pays. Cette année, nous livrerons 21 appareils supplémentaires", a indiqué M.Demtchenko au salon aéronautique de Singapour. 

Le Sukhoi SU-30SM :


 

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Les Su-30SM se différencient  des Su-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par quelques autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme Su-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31Fl.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type Zhuk-AE du fabricant russe Phazotron. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisé.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol, mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

 

Photos : 1 Sukhoi Su-35S au Bourget @ Rob Vogelaar 2 Sukhoi Su-30SM @ Oleg Belyakov

19:04 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : aviation russe, sukhoi, su-35s, su-30sm |  Facebook | |