18/04/2014

L’économie en faveur du Gripen E !

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Nouveau volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen, nous allons cette fois-ci, nous concentrer sur les milieux économiques et la position de ceux-ci. L'achat des Gripen coûte 3,125 milliards de francs qu'il est prévu de verser entre 2014 et 2024 dans un fonds alimenté avec de l'argent du budget annuel de l'armée. En contrepartie, le fournisseur s'engage à conclure, sur une période de dix ans, des affaires de compensation avec des entreprises suisses pour un montant de 2,5 milliards de francs garanti sur contrat. Le Conseil national et le Conseil des États ont approuvé la loi sur le fonds Gripen. 


 

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Que pense les milieux  économiques

 

Pour Swissmem et le GRPM, les chambres de commerce vaudoise et genevoise, de fribourg, du valais, neuchâtel (CVCI, CCIG, CCIF, CCI-valais, CCIN)  et plus de 1'000 entreprises membres, la sécurité de la Suisse est primordiale. Une armée crédible et une armée de l'air moderne en sont une condition indispensable. En tant qu'état neutre et non aligné, la Suisse n'est pas en mesure, sans armée de l'air performante et moderne, d'assurer la protection et la défense constitutionnelle de l'espace aérien. De plus : sécurité est aussi synonyme de prospérité. Le bien-être ne peut prospérer ou se maintenir que dans un environnement sûr. Par conséquent, Swissmem approuve l'acquisition du Gripen pour assurer le bon fonctionnement de l'armée jusqu'en 2050. 


 

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Pour garantir la sécurité de la Suisse, l'armée suisse a besoin d'une base industrielle solide dans le domaine de la technique de défense et de sécurité. L'acquisition prévue de 22 avions de chasse Gripen du fabricant suédois Saab confère à l'industrie suisse, dans le cadre d'une coopération industrielle, un volume de commandes et d'exportations supplémentaire considérable et fortifie ainsi cette industrie clé. 

 

L'industrie suisse de défense et de sécurité offre quelque 10’000 places de travail de haut niveau dans près de 70 entreprises réparties dans toute la Suisse, dont la majeure partie sont des PME. Un grand nombre de ces entreprises doit depuis longtemps déjà s'imposer dans un environnement difficile. En raison des trésors publics fortement déficitaires, les budgets d'armement et les programmes d'armement ont fortement été taillés dans de nombreux pays européens. Les règlements d'exportation très sévères en Suisse pour le matériel de guerre compliquent en plus l'accès à de nouveaux marchés. 

 

 

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Dans ce contexte, les affaires Offset en rapport avec l'acquisition du Gripen ont une grande signification pour l'industrie de défense et de sécurité suisse. Elles renforcent globalement la place industrielle et de recherche suisse grâce au maintien du savoir-faire existant et à l'acquisition de nouveau savoir-faire

 

Un plus pour la romandie : 

L'achat de nouveaux avions de combat pour l'armée suisse fait régulièrement l'objet de discussions au sein de la population. Au vu des montants à investir, il est tout à fait normal que le débat démocratique ait lieu et que les contribuables puissent décider de l'utilisation de leurs impôts. Il est donc utile de préciser en quoi le fonds d'acquisition de l'avion de combat Gripen, sur lequel nous allons voter le 18 mai 2014, est nécessaire à l'armée suisse et constitue une très bonne affaire pour les entreprises romandes.

En effet, sur les 3,1 milliards de francs qui vont être investis sur dix ans, la totalité de la somme qui sera versée pour l'obtention des 22 avions de combat fera l'objet d'affaires compensatoires, soit 2,5 milliards de francs (la différence de 600 millions étant destinée à la formation des pilotes ainsi qu'aux différents perfectionnements et améliorations). En clair, Saab s'engage à trouver des entreprises suisses, dont 30 % d'entreprises romandes, qui signeront des contrats avec la société suédoise ou l'un de ses fournisseurs. Mais cela ne concerne pas uniquement les entreprises actives dans le secteur de la défense ou de l'aéronautique. Grâce à la participation industrielle indirecte, de nombreux secteurs sont éligibles pour ces contre-affaires comme l'horlogerie, l'électronique, l'informatique, la métallurgie, l'optique, l'automobile, la chimie et même la coopération avec des instituts de recherche. Le Conseil fédéral estime les retombées économiques à quelques 10'000 années-hommes.

 

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Cet impact sur l'industrie suisse n'est toutefois pas le seul argument pour l'obtention de ces avions de combat. Il est nécessaire que l'armée puisse assurer la surveillance de l'espace aérien. Alors que les cyber-menaces redessinent les contours stratégiques traditionnels, la police du ciel demeure essentielle pour la sécurité de la Suisse et doit rester performante en adaptant ses équipements. Nous l'avons vu récemment lors de l'organisation conjointe du Forum économique de Davos et de la Conférence sur la Syrie à Montreux où les forces aériennes ont été mises à rude contribution. 

Le Gripen est ainsi indispensable pour notre sécurité et les retombées économiques de son achat permettront de maintenir et de créer des emplois en Suisse.

Le point sur la situation :  

 

Les entreprises suisses, dont 24 romandes, ont signé des contrats pour 400 millions de francs en guise de compensation à l'éventuel achat du jet suédois.

 

Le montant de ces affaires s'élèverait à 400 millions de francs, alors que la Confédération en demandait 300 millions avant juin 2014. La Suisse romande n'est pas oubliée: 24 entreprises de la région ont ainsi signé 96 contrats pour un montant de 71 millions de francs. L'avionneur suédois promet de ne pas annuler ces affaires en cas de non le 18 mai.

Les sociétés concernées, et celles encore en négociations avec Saab, produisent notamment des pièces de haute précision pour l'aéronautique, des câbles pour les avions ou encore des logiciels informatiques.

La garantie sur contrat : 

Rappelons encore une fois, que contrairement aux contrats précédent ou aucune garantie de compensation ne figurait dans le contrat d’acquisition, cette fois, l’avionneur Saab s’engage sur contrat à compenser 100% sur 10 ans l’acquisition de l’avion


 

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Les liens sur le dossiers complet: 

 

 Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 


 

 

  

 

17/04/2014

Boeing livre le 8’000e B737!

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SEATTLE, Boeing a livré aujourd'hui le 8’000e B737 de production. L’avion est destiné à la compagnie United Airlines. L’avion destiné à la compagnie américaine est un B737-900 Next-Generation-900ER (Extended Range).

La famille «737» est la première au monde de l’histoire à atteindre le nombre de 8’000 appareils livrés depuis son lancement. Actuellement Boeing dispose d’un carnet de commande de plus de 1’934 B737 en version «MAX».

Le «737» : 

 

La famille «737» de Boeing est construite depuis 1965. Il s'agit d'un biréacteur( court à moyen-courrier. Il a effectué son premier vol le 9 avril 1967. En 2009, il est devenu l'avion de ligne le plus vendu au monde, avec un total de plus de 1’200  appareils de la troisième génération vendus dans le monde entier, et plus de 6’000 construits au total en 2009.


 

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Le futur B737 «MAX» : 


 

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Le B737 «MAX» sera 13% plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8%. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol.

Par ailleurs, le B737 MAX profitera des progrès accomplis dans le domaine de la connectivité. « Nous mettons tout en œuvre pour améliorer la connectivité du «737» et le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol », a précisé Keith Leverkuhn. « Les compagnies aériennes pourront ainsi gérer leurs flottes avec une efficacité accrue. Cette amélioration des connexions profitera également aux passagers, qui souhaitent un accès sans fil à l’information et aux divertissements en vol. »

La famille B737 "MAX" comprend le B737-700 «MAX», le B737-800 «MAX» et le B737-900 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérisera par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG. La première livraison du B737-900 «MAX» est prévue en 2018, suivie par la première livraison du B737-700 «MAX » en 2019.

 

Photos : 1 & 2 le 8’000e B737 3 B737MAX @ Boeing

Sortie du 250e Falcon 7X !

 

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Dassault Aviation annonce la sortie d'atelier du 250e Falcon 7X de l'usine de Bordeaux-Mérignac. Cette sortie est à mettre sur le compte de l’exceptionnelle percée du « 7X » qui réalise les meilleures ventes de tous les avions d'affaires Dassault. De quoi être fier chez Dassault.

Un peu plus tard, en juin, l'avion rejoindra le centre d'aménagement intérieur des Falcon de Little Rock, aux Etats-Unis et sera livré avant la fin de l'année. Actuellement, 216 Falcon 7X sont en service dans 34 pays. La flotte a accumulé plus de 250 000 heures de vol depuis la mise en service, en 2007, du premier appareil de la série.

 

Le Falcon 7X :

 

Le Falcon 7X doit son succès à sa flexibilité et son faible coût d'exploitation et ses technologies d'avant garde. Le Falcon 7X a été le premier avion d'affaires entièrement conçu dans un environnement numérique et équipé de commandes de vol numériques.

 

Le Falcon 7X offre une consommation inférieure de 15  à 30 % de carburant de moins que les appareils concurrents, ce qui en réduit sensiblement le coût d'exploitation. Sa configuration tri-réacteurs l'autorise à suivre des routes plus directes au-dessus des océans et ainsi de raccourcir les distances, garantissant une économie de temps et de carburant  sur les longues liaisons transatlantiques et transpacifiques.

 

Le Falcon 7X vole plus vite, seul jet d’affaires long-courrier certifié par l’AESA et la FAA pour décoller de l’aéroport de London City, le Falcon 7X possède un rayon d’action de 5 950nm (11 000km), lorsqu’il transporte huit passagers à Mach 0.80. Il ouvre une nouvelle ère d’innovation, de confort et de performances. Le Falcon 7X parcourt 11 000 km (5950 nm) sans escale et relie Paris à Tokyo,  New York à Dubaï, Berlin à Los Angeles,  Johannesburg à Londres.

 

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Photos : le 250e Falcon 7X @ Dassault Aviation

12:30 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dassault aviation, falcon 7x |  Facebook | |

16/04/2014

Russie, nouvelle commande de MiG-29SMT !

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Moscou, la Russie a signé un contrat avec les MiG Russian Aircraft Corporation (RAC MiG) un contrat additionnel portant sur l’acquisition de 16 avions de combat MiG- 29SMT « Fulcrum » portant sur un montant de 473 millions de dollars. Ces appareils seront livrés à partir de 2016.

 

Ces appareils vont venir compléter le parc actuel de 28 Mig-29SMT en service au sein de l’aviation russe depuis 2009. Ces appareils doivent assurer la transition dans l’attente de la commande de nouveau MiG-35.

 

Le MiG-29SMT :

 

Le MiG-29SMT (MiG-29UPG en Inde) dispose du nouveau radar de Phazotron-NIIR Zhuk-M2E de type AESA capable de suivre dix cibles à 245km couplé avec le nouvel IRST de OLS-UEM.

L’avionique est entièrement nouvelle avec un cockpit doté d’écrans couleurs. L’avion est également doté d’une perche de ravitaillement en vol rétractable et de réservoirs additionnels montés sur la colonne vertébrale de l’avion. Ceux-ci permettent de doubler le rayon d’action à 1500km.


 

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 Photos : MiG-29SMT @RAC MiG/Dmitriy Pichugin


22:28 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : russie, aviation russe |  Facebook | |

50heures d’essais pour le Scorpion !

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Le surprenant petit jet « Scorpion » de Textron Cessna vient de boucler ses 50 heures de tests en vol.  Le prototype a volé à 30’000 pieds de 120 à 310 nœuds.

 

Révéler le 13 décembre dernier, le Cessna Textron « Scorpion, est un petit jet de surveillance et de collecte de renseignement (RSR). En date du 9 avril, l’équipe d’essais avait effectué 26 vols distincts, pour recueillir des données sur les performances du petit biréacteur et ceci à différentes vitesses, altitudes et taux de grimpée. Ces 50 heures ont également permis d’évaluer la réactivité de l’avionique et des commandes de vol. Selon les premières informations transmises, l’avion qui dispose de commandes de vol et une hydraulique basée sur celle du Cessna Citation X ont bien fonctionnés.

 

Selon le calendrier de développement du constructeur, l’avion devrait voler un peu plus de 300 heures cette année, nécessitant 150 vols.

 

Cessna et Bell Helicopter Textron sont partenaires pour le développement d’un avion de renseignement, surveillance et reconnaissance de nouvelle génération. Dénommé «Scorpion», cet aéronef est de conception entièrement en matériaux composites avec un cockpit en tandem. Il dispose d’un support de capteurs rétractables, une baie pour des armes en interne et des points durs sur les ailes. Il est propulsé par turboréacteurs jumeaux produire pouvant produire 8’000 livres de poussée, son plafond pratique est de 45’000 pieds.

 

Le Scorpion est conçu pour répondre aux contraintes budgétaires de plus en plus strictes en vigueur actuellement. Il doit pouvoir répondre à diverses missions comme la sécurité intérieure en tant qu’appareil de recherche et de sauvetage, la lutte contre les narcotiques, mais aussi la reconnaissance du champ de bataille et l’appui au sol léger. Pour répondre à ces différentes missions, les concepteurs ont prévu une capacité de transition rapide entre la basse vitesse et la haute vitesse.

 

Le Scorpion a une vitesse de croisière maximale de 450 ktas (517 mph)  avec un rayon d’action de 2’400 miles nautiques. L'avion peut transporter une charge utile interne jusqu'à £ 3000.

 

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Photos : Le Textron Scorpion @ Textron/Cessna

 

 

12:46 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : textron cessna, scorpion rsr |  Facebook | |