06/09/2016

Remise en état de vol d’un B-52H !

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Pour l’US Air Force il s’agissait de venir remplacer un bombardier B-52H qui avait été gravement endommagé par un incendie en 2014. C’est chose faite avec le déstockage d’un B-52H qui dormait depuis plusieurs années.

L’appareil n°61-007 « Ghostrider » est sorti de son long sommeil au sein de la base aérienne Davis-Monthan près de Tucson en Arizona. Le B-52H a reçu une modernisation complète avec l’adjonction du système CONECT qui permet une liaison numérique avec l’ensemble des éléments de l’US Air Force, des centres de commandement et de contrôle, ainsi qu’avec les diverses forces terrestres. Ce système intégré et entièrement codé et protégé contre les éventuelles tentatives de pénétration électronique.

Le Boeing B-52H : 

Le B-52H reprend les mêmes équipements et changements structurels que le B-52G. L'amélioration la plus significative est le changement des moteurs pour les turboréacteurs à double flux Pratt & Whitney TF33-P-3 qui offrent une amélioration des performances et consomment moins de carburant que les bons vieux J-57 à simple flux. L'équipement de guerre-électronique et l'avionique sont mis à jour, un nouveau système de contrôle de tir est incorporé, et les mitrailleuses de queue sont remplacées par un canon automatique M-61 « Vulcan » de 20mm.

 

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Photos : 1 le B-52H Gostrider est de retour @ USAF 2 Lors de son stockage @ Richard Mallory Allnutt

 

Triple commande vietnamienne pour Airbus !

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Les compagnies vietnamiennes Vietnam Airlines et VietJet et Jetstar Pacifirc ont passé commande pour 40 appareils auprès de l’avionneur européen Airbus.

10 A350-900 pour Vietnam Airlines :

Vietnam Airlines a signé un protocole d'entente (PE) avec Airbus portant sur 10 A350-900. L’an dernier Vietnam Airlines est devenue la première compagnie aérienne en Asie de l'Est et le deuxième dans le monde à exploiter l'A350 XWB. Le transporteur a déjà quatre avions en service, et 10 en commande ferme pour des livraisons futures. Les 10 autres appareils couverts par le protocole d'entente aujourd'hui permettront à Vietnam Airlines de fonctionner de manière non-stop sur la côte ouest des Etats-Unis.

20 A321 pour VietJet :

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De son côté la compagnie VietJet a passé une commande ferme pour 20 A321monocouloir pour répondre à la croissance de son réseau domestique et régional.

VietJet exploite une flotte de 40 appareils de la famille A320. Suite à l'annonce d'aujourd'hui, la compagnie aérienne a des commandes fermes avec Airbus pour un total de 119 avions de la famille A320, dont 54 A320 et 65 A321.

10 A320 pour Jetstar Pacific :

La petite compagnie « low-cost » Jetstar Pacific a passé commande pour 10 A320. JetStar Pacific appartient à 70% à Vietnam Airlines et à 30% au groupe australien Qantas, Airbus avait signé en juillet un protocole d'accord pour ces 10 appareils. Basée à Ho Chi Minh-Ville (sud du Vietnam), elle opère déjà 12 appareils de la famille A320, qu'elle possède en leasing, sur 28 destinations domestiques et régionales.

 

Photos : 1 A350 Vietnam Airlines @ Airbus P. Masclet 2 A321 VietJet @ Airbus

05/09/2016

Australie : sévères critiques contre le Tigre !

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On le savait, l’Australie n’est pas satisfaite de sa flotte d’hélicoptères Airbus Tigre ARH. Depuis plus d’une année les australiens dénoncent de nombreux problèmes concernant la motorisation des Turbomeca MTR de l'hélicoptère qui ont un coût plus élevé que prévu. L’Australie se plaint également de la difficulté pour obtenir des pièces détachées et que plusieurs incidents impliquant de la fumée dans le cockpit ont été relevés.

Nouvelles attaques :

Dans un rapport publié en fin de semaine dernière, le National Audit Office of Australia (ANAO) se montre à nouveau très critique par rapport à l’hélicoptère européen. Le rapport composé de 64 pages détaille une série de questions. Il identifie 76 « lacunes en matière de capacités », dont le ministère de la Défense (DoD) estime que 60 d’entres elles sont « critiques ».

"La flotte d'hélicoptères Tigre n'a pas encore livré la capacité initiale prévue par le gouvernement australien et l'expérience montre une fois de plus que les coûts de maintenance sont plus élevés que prévu », dit le ANAO.

Sur l'acquisition initiale, l’ANAO soutient que le Tigre ARH était encore une plate-forme immature quand il a été sélectionné en décembre 2001.

En moyenne, seulement 3,5 hélicoptères de la flotte sont réellement opérationnels sur 16 appareils.

Le rapport souligne également des retards importants dans les principales étapes de mise en service du Tigre. Par exemple, la capacité de sortie opérationnelle initiale avait 40 mois de retard sur le calendrier et la « très conditionnelle » capacité opérationnelle finale est arrivée 82 mois après la date prévue. De plus, le Tigre n’est toujours pas opérationnel pour opérer à partir des navires de guerre.

Les coûts de maintenance ne sont toujours pas résolus et posent encore de nombreux soucis. Le coût par heure de vol en juin 2016 était de 30 335 dollars australiens, par rapport à un objectif de 20 000 dollars australiens.

Les capacités du Tigre en tant que plate-forme de combat sont également critiquées. L'hélicoptère est incapable de communiquer efficacement avec le réseau de l'armée australienne, ce qui réduit son utilité en tant que plate-forme de reconnaissance de premier plan. Il semble également que l’armement pose des problèmes, des nacelles de roquettes de 70mm ont été larguées sans l’aval du pilote. La cause de ce problème n'a pas encore été identifiée. Le système d’acquisition optique monté sur le toit de la cabine (RFS) ne peut engagé au-delà de 4km, alors que les missiles Lockheed-Martin AGM-114 « Hellfire » disposent d’une capacité d’engagement de 8km.

De fait le Tigre peut se trouver dans la portée effective du feu ennemi avant que l'équipage de celui-ci puisse identifier et répondre à la menace.

Remplacement des Tigre ?

Toutes ces critiques amènent une fois de plus à la question d’un remplacement de la flotte par une autre machine. Boeing semble s’intéresser de plus en plus à la question, tout comme Leonardo Helicopters.

 

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Photos : Airbus Tigre ARH australiens@ Brian Chidow

 

04/09/2016

Le Qatar pourra acheter des F-15 !

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Washington, après le Koweït, le Département d’Etat et le Pentagone ont accepté le principe de vendre des avions de combat de type Boeing F-15 E « Strike Eagle »au Qatar. L'approbation de ces ventes d'avions de chasse permet notamment à la Maison Blanche de consolider ses relations avec les alliés arabes du Golfe.

Jusqu'à 72 F-15: 

Le Pentagone et le Département d'Etat autorisent la vente d’un premier lot composé de 36 Boeing F-15 E « Strike Eagle »au Qatar pour une valeur d'environ 4,7 milliards de dollars. Cette autorisation fait suite à une demande officielle du Qatar qui date de deux ans. Le Qatar désire se doter d’une flotte de 72 avions de combat F-15 E « Strike Eagle » au total.

Rafale et F-15E: 

Le Qatar avait passé commande en 2015 pour 24  avions de combat Rafale pour près de 6,3 milliards d’euros. Selon Dassault, l'accord prévoit 12 autres avions en options qui pourraient porter le contrat à 36 appareils par la suite. Tout comme le Koweït le petit Emirat modernise sa flotte en prenant soin de diversifier ses fournisseurs. 

Des choix difficiles pour la Maison Blanche :

Le département d’Etat s’est montré beaucoup plus prudent pour l’exportation d’avions de combat aux Moyen-Orient ces dernières années. La Maison Blanche a en effet émis des réserves sur divers programmes d’équipement et a fait la demande de garanties supplémentaires avant de donner le feu vert. Les Etats-Unis se sont montrés plus méfiant qu’à l’accoutumée à vendre des avions et des hélicoptères de combat dans une région où les tensions ne cessent d’augmenter et où les risques que certaines de ces armes puissent un jour se retourner contre le vendeur. Ces précautions ont même failli faire perdre certains marchés par manque de réactivité.

Le F-15 E « Strike Eagle » :

Le Boeing F-15 E « Strike Eagle » est doté du Tactical Electronic Warfare System (TEWS), c'est-à-dire d’un système électronique de guerre tactique qui intègre toutes les contres-mesures disponibles : récepteurs d'alerte radar (RSA), brouilleur de radar et lanceur de systèmes de leurres/paillettes. Il est doté du radar Raytheon AN/APG-82(v) de type AESA (Active Electronically Scanned Array Radar). Le système de navigation à basse altitude et de ciblage infrarouge de nuit LANTIRN : Low Altitude Navigation and Targeting Infrared for Night), monté à l'extérieur sous les entrées d'air des moteurs, permet à l'avion de voler à basse altitude, la nuit et dans toutes les conditions météorologiques, et d'attaquer des cibles au sol avec une variété d'armes guidées et non guidées.

Il peut aussi être armé de missiles air-air AIM-9X Sidewinder, et de l'AIM 120 AMRAAM. Il emporte également un canon General Electrique M61A1 de 20mm. Le F-15 E peur emporter toute la palette de bombes guidées GPS disponible.

 

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Photos : F-15 E @ Ralph Duenas

 

UH-60 supplémentaires pour Taïwan !

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La Force aérienne taïwanaise (ROCA) a exercé une option pour l’achat de 24 hélicoptères Sikorsky UH-60M « Black-Hawk » supplémentaires. L'acquisition a été annoncée par le Département américain de la Défense (DoD). L’hélicoptériste américain Sikorsky a reçu un contrat d’une valeur de 135,4 millions de dollars.

Taiwan avait déjà en commande 60 UH-60M, avec ces 24 nouveaux hélicoptères, le pays disposera de 84 appareils. Les premiers hélicoptères sont arrivés sur l’île en décembre 2014.

UH-60M adaptés pour Taïwan : 

Les hélicoptères Sikorsky UH-60M «Black-Hawk» destinés à l’armée taïwanaise diffèrent sensiblement de la version initiale. Ils reprennent la motorisation de type General-Electric T-700-701D, mais sont dotés de divers équipements électroniques sélectionnés par Taïwan, comme le système d’alerte radar AN/APR-39A (V) de Northrop-Grumman, le système de leurre anti-missile AN/ALQ- 144A (V), ainsi que du système d’alerte d’approche missile AN/AAR-57 de BAe Systems. Les aéronefs sont également dotés d’un système de détection laser de AN/AVR-2B développé par Goodrich. Les pilotes peuvent voler à l’aide des lunettes de vision nocturne AN/AVS-9 du fabriquant Exelis.

Une liaison de données est incorporée aux UH-60M, afin de pouvoir communiquer avec les unités au sol et les AH-64E «Apache» BlockIII.  

 

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Photos : 1 UH-60M 2 Cockpit@ Konrad Bodzak