04/11/2016

C-5M « Super Galalxy » pour la Garde Nationale !

1478103674260.jpg

Marietta, Lockheed-Martin a livré un nouvel exemplaire du C-5M « Super Galaxy ». Ce C 5M sera affecté à la 433e Escadre aérienne américaine, soit une unité de commandement de la Réserve aérienne de la Base de San Antonio-Lackland au Texas.

L’aéronef numéro de série 87-0038 de la US Air Force numéro 124 avait été livré à l'armée de l'air en décembre 1988 en tant que C-5B et avait enregistré environ 18’950 heures de vol avant le vol.

A ce jour l’ensemble des C-5M « Super Galaxy » ont été livré à l’US Air Force, soit un total de 32 appareils. Les appareils encore en cours de rénovation sont tous affectés à la Garde Nationale.

Le C-5M «Super Galaxy»: 

Le C-5 «Super Galaxy» modernisé est doté d’un nouveau tableau de bord est d’une avionique modernisée, dont des écrans plats, un nouveau système de communication, un nouveau système de pilotage automatique. Question motorisation, l’avion est doté de moteurs General Electric CF6-80C2 qui offrent 22% de puissance supplémentaire, permettant une course au décollage plus courte de 30% et un taux de montée supérieur de 38% par rapport aux versions antérieures.

Le C-5M peut dès lors, transporter une charge de 176,610 lb (80,110 kg) à plus de 41.100 pieds (12.500 m) en 23 minutes, 59 secondes. Le C-5M à d’ailleurs battu le record du monde de transport de charge utile à la plus haute altitude, soit une charge de 294,690 kg à 2.000 mètres.

Les C-5M  «Super Galaxy» devront pouvoir rester en service durant les quarante prochaines années au sein de l’US Air Force. L’USAF a décidé de convertir l’ensemble des C-5B et C en version M. L’ensemble de la flotte sera convertie comme prévu, d’ici 2016.

 

Photos :  C-5M Super Galaxy  @ Lockheed-Martin

 

03/11/2016

L’Inde lance un appel d’offre pour monomoteurs !

 

inde,iaf,nouvel avion de comabt,f-16 viper,gripen e,saab,lockheed-martin,blog défense,infos aviation,les nouvelles de l'aviation

 

New Delhi, après avoir confirmé l'acquisition de 36 avions de combat Rafale, l'Inde a vient tout juste de lancer un appel d’offre en direction des États-Unis de la Suède en vue de produire un chasseur monomoteur dans le pays. Sommes-nous face à un nouveau « feuilleton » à la sauce indienne ?

L’Inde exclut les bimoteurs :

Cette demande semble interdire toute offre "Make in India" à destination des avions bimoteurs comme le Rafale, l’Eurofighter et le F/A-18 « Super Hornet ». Selon, le porte parole de L’Indian Air Force (IAF) le pays a besoin d'environ 100 appareils.

Combler les problèmes du Tejas :

Mais pourquoi l’Inde se lance-t-elle dans cette nouvelle compétition ? D’une part, il semble que les problèmes liés au développement du HAL Tejas MKI sont insolubles et que l’IAF ne pourra pas disposer suffisamment rapidement du Tejas MKII dont la mise au point n’est pas encore satisfaisante.

Cette décision semble également très paradoxale avec la signature du contrat Rafale et les possibilités d’achats supplémentaires et nécessaire pour moderniser la Force aérienne indienne. Pourtant cette nouvelle compétition ne semble pas porter préjudice à l’avionneur français, du moins pour l’instant. En effet, dans le cas d’une rationalisation futur de l’IAF, le Rafale garde parfaitement sa place et pourrait être commandé à nouveau.

Produire sur place :

La seconde raison de cet appel d’offre concerne, en plus de combler les déficits du Tejas, de réussir cette fois l’installation en Inde de la production du nouvel avion de combat monomoteur. On sait que Les politiques indiens en faisaient une priorité avec le Rafale. Mais encore faudra-t-il que la main d’œuvre indienne puisse satisfaire aux hautes exigences d’une chaîne de montage.

Deux offres :

Lockheed-Martin F-16 « Viper » :

pcoeqknrojng9bquvvre.jpg

L’avionneur américain Lockheed-Martin vient de proposer un F-16 « Viper » Block 70 (avec possibilité de mise à jour au futur standard Block 80/85)».

"Ce que nous avons offert est sans précédent", a déclaré Randy Howard, chef de développement des affaires du F-16 pour Lockheed Martin. La compagnie s'est engagée à transférer la production du F-16 de Fort Worth en l'Inde par étapes. La proposition ferait de l'Inde la plus grande base d'approvisionnement du monde pour les F-16.

Le F-16 « Viper » Bloc 70 est une désignation alternative pour la mise à niveau F-16V « Block80/85 » qui est actuellement en essai en vol. L’avion dispose du radar APG-83de type AESA est dispose de nombreux points communs avec l'APG-81 qui équipe le F-35, soit : un large champ de vision et permet de gérer 20 cibles.

Le F-16V dispose également d'un système de données Ethernet d'un gigaoctet et d'un écran de poste de commande central de 6x8 pouces. A noter que le Pakistan ne doit pas être très satisfait de cette offre. Et il est peu probable que le Pakistan aimerait recevoir en provenance de son ennemi juré !

Saab Gripen E :

yourfile.jpg

Du côté suédois Saab propose le Gripen E, qui est sujet à un accord de production sous licence avec le Brésil. Richard Smith, directeur du marketing et des ventes chez Saab, décalre que l’avionneur suédois offre à l'Inde le co-développement d'un radar aéroporté AESA qu'il a conçu en Suède. Celui-ci bénéficie de la technologie de nitrure de gallium (GaN) que Saab a introduite sur le radar de surveillance de la terre de Giraffe. Ce radar est une alternative au radar ES-05 AESA conçu par Leonardo (anciennement Selex Gallileo) qui sera installé sur le Gripen Es pour le Brésil et la Suède. Le radar GaN suédois pourrait également venir équiper de l'avion de combat léger indigène Tejas MKII de l'Inde et permettre ainsi une meilleure connectivité. De plus, les deux appareils seront alimentés par le moteur General-Electric F414G qui se trouve sur le Gripen E.

Du côté indien le commandant de l'armée de l'air indienne ACM Arup Raha a déclaré "Je suis sûr que celui qui donnera la meilleure offre va gagner. Les avions sont très capables,cela dépendra de qui fournira le meilleur transfert de technologie; et du prix », a-t-il poursuivi.

 

Photos : 1 F-16 Viper & Gripen E @ Lockheed-Martin/Saab 2 F-16 Viper Block70 @ Lockheed-Martin 3 Gripen E Roll Out @ Saab

 

Industrial Bank Financial Leasing Co commande 10 CRJ900 !

615868795.5.jpeg

Bombardier Avions commerciaux a annoncé qu’Industrial Bank Financial Leasing Co., Ltd. (aussi connue sous le nom de CIB Leasing), dont le siège social est à Beijing, en Chine, a passé une commande ferme pour dix avions CRJ900. L’entente d’achat avait été annoncée initialement le 20 juin 2016. Les deux parties travailleront en étroite collaboration à explorer les occasions de marché pour la croissance de la flotte régionale et l’expansion du réseau. Au prix courant, une commande ferme de dix avions CRJ900 est estimée à 472 millions de dollars.

Les biréacteurs régionaux CRJ Series partagent les avantages d’éléments en commun qui assurent la souplesse des exploitants et leur permettent d’optimiser leurs flottes afin de répondre aux exigences particulières de chaque marché. Optimisés pour les liaisons régionales moyen-courriers, ces avions procurent un avantage pouvant aller jusqu’à 10 pour cent sur le plan des décaissements d’exploitation comparativement aux avions à réaction concurrents.

Chacun des modèles d’avions CRJ présente ses propres avantages distincts. Le biréacteur régional CRJ200 offre des coûts de propriété exceptionnels, idéaux pour l’ouverture de nouvelles liaisons et de nouveaux marchés. Le biréacteur régional CRJ700 est l’avion le plus léger de sa catégorie, assurant efficacité, performance et économies de carburant impressionnantes, tandis que le biréacteur régional CRJ900 offre une très grande souplesse et est idéal pour les marchés en croissance. Le biréacteur régional CRJ1000, qui présente la plus grande capacité de passagers de cette gamme d’avions, affiche les plus faibles coûts par siège-kilomètre sur le marché des avions régionaux et consomme jusqu’à 13 pour cent de moins de carburant que ses concurrents.

Depuis son lancement, la gamme de biréacteurs régionaux CRJ Series a stimulé le marché de l’aviation régionale. En Amérique du Nord seulement, elle représente plus de 20 % de tous les départs par avion à réaction. À l’échelle mondiale, cette gamme d’avions assure plus de 200 000 vols par mois.

La gamme d’avions CRJ Series compte plus de 100 propriétaires et exploitants dans environ 40 pays et la flotte mondiale a enregistré plus de 43,5 millions d’heures de vol.

En comptant cette commande, Bombardier a enregistré un total de 1 902 commandes fermes d’avions CRJ Series, dont 428 avions CRJ900.

 

Photo : CRJ900@ Bombardier

02/11/2016

Arrivée du premier Merlin HC4/4A !

CwLD8dEW8AE8Wzy.jpg-large.jpeg

Le premier des 25 hélicoptères de transport et d'assaut AgustaWestland (Leonardo) Merlin HC4/4A destiné aux pour les Royal Marines (RM) a effectué son vol inaugural. L’entrée en service est prévue en 2017.

En 2015, les hélicoptères Merlin ont été mis à niveau avec le standard HC3/3A intermédiaire qui devait permettre de rapprocher ces appareils au nouveau futur standard HC4/4A.

Le Merlin HC4/4A :

Le programme de conversion HC4/4A s'appuie sur la configuration iHC3 avec l’ajout d’un système permettant de plier la queue de l’appareil pour une utilisation sur des bâtiments de surface. De nouveaux logiciels permettent d’améliorer l’avionique avec notamment un cockpit entièrement équipé d’écrans EFIS couleurs.

Par ailleurs, une nouvelle livrée «gris maritime» vient remplacer le vert traditionnellement utilisé jusqu’ici. Les 25 Merlin devront pouvoir rester en service jusqu’en 2030.

L’AW101 «Merlin» : 

L’AgustaWestland AW101, l’appareil de type tri-turbine doté de structure en nid d’abeille à base d’alliage en aluminium-lithium et composite surmonté d’un rotor à 5 pales vola pour la première fois en 1987. Les difficultés financières rencontrées par Westland obligèrent une réorganisation du groupe pour donner naissance à AgustaWestland et la disparition d’EH Industrie. Les premières commandes furent obtenues en 1991.

L’appareil offre deux motorisations à choix soit : le Rolls-Royce-Turbomeca RTM322 ou le General Electric CT7-8. L’AW101 dispose d’un cockpit doté d’écrans EFIS compatible NVG (Night Vision Goggle) d’un système de communication par satellite, d’un TCAS (Terrain ans Collision Avoidance System). 

Il offre une capacité opérationnelle accrue tout en répondant aux exigences de sécurité les plus récents, qui comprennent la redondance dans les systèmes critiques quand il vole et il est capable de voler pendant 30 minutes après que la boîte de vitesses soit à court de lubrifiant.

 

Photo : Merlin HC4/4A@ Leonardo

01/11/2016

Pilatus en passe d’équiper l’Armée de l’air avec des PC-21 ?

 

a90708bc21b328a0d6770fe9444266ba-PC-21 Australian Demo Tour Canberra(A000465857).jpg

Salon NBAA à Orlando en Floride, l’avionneur suisse Pilatus continue de faire le « Buzz ». Avec son jet d’affaire le PC-24, l’annonce concernant l’augmentation des ventes du PC-12NG, voici que l’avionneur déclare être assez proche d’une signature avec l'agence d'approvisionnement française, la DGA pour la fourniture de PC-21 pour l’Armée de l’air. Ce qui étonne dans cette annonce, vient du fait que Pilatus n’est pas du genre à claironner sur les toits ses possibles succès. Normalement, l’avionneur se montre particulièrement prudent et modeste tant qu’un contrat n’est pas signé. Alors que cache cette soudaine déclaration ?

Remplacer la flotte d’Alpha-Jet :

La France cherche un remplaçant à son avion école Dassault Alphajet, une demande de pré-sollicitation initiale a été publiée en avril 2015 par la DGA. Elle a été suivie d'une demande de propositions (DP) en septembre de la même année.

Sous le nom de FOMEDEC (Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse) le programme poursuit deux objectifs :

Remplacer le système actuel (avions et moyens sol) de formation (phase basique) des équipages des avions de chasse (pilotes et navigateurs officiers systèmes d’armes) à Tours et Cognac.

Et de permettre une activité aérienne sur avion de formation en complément d’une activité sur avion d’arme pour les pilotes du « second cercle » qui ont vocation à renforcer et à soutenir les unités opérationnelles quand elles sont engagées.

Le programme porte sur l’acquisition d’une flotte d’avions, de moyens de simulation au sol et des infrastructures associées. Une prestation de soutien est également prévue. Il s’agit de former une cinquantaine de personnels navigants par an et d’entraîner une cinquantaine de pilotes de chasse expérimentés. Le volume horaire annuel prévu est de l’ordre de 11’000 à 13’500 heures de vol.

Les concurrents :

Trois appareils étaient en concurrence, il s’agissait des M-345 HET et M346 d’Alenia-Aermacchi (Leonardo) et du PC-21 de Pilatus Aircraft. Il semble que le M-346 italien, pourtant soutenu par une très forte campagne de presse, n'a pas réussi à atteindre la finale et que son petit frère le M-345 HET n’a pu faire mieux face au PC-21.

Il semble que le contrat porte sur un nombre de 20 à 25 appareils acquis en location. La commande pourrait être passée au tout début de 2017. Et qui viendra remplacer les Alpha Jet de la Patrouille de France ? Faudra-t-il un autre appareil, car au sein de la PAF on ne veut pas d'un turbopropulseur ? La suite au prochain épisode..

D’autres contrats pour le PC-21 :

Mais pourquoi donc, les gens de Pilatus ont-ils rompu leur habituelle discrétion ? Chez Pilatus on semble vouloir débloquer d’autres contrats en attentes avec le PC-21, ou celui-ci est justement en forte concurrence avec les aéronefs italiens, l’occasion de faire passer le message. Et puis, on ne sait jamais, Dassault n’est toujours pas annoncé pour le futur avion de combat en Suisse, mais suédois et allemands déjà bien engagés sont également très intéressés par l’avion suisse, alors une petite phrase pourrait avoir un effet de dominos.

 

2981965381.jpg

Photos : 1 PC-21 @ Pilatus Aircaft 2 Alpha Jet @ Neil Burry