13/02/2018

Russie, grosse commande de Ka-52 « Alligator » !

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Le ministère russe de la Défense (MoD) va acquérir 114 hélicoptères de reconnaissance et de combat Kamov Ka-52 « Alligator » supplémentaires dans le cadre du Programme d'armement de l'État (GPV) pour 2018-27, a annoncé le vice-ministre de la Défense, Yuri Borisov.

Le ministère de la Défense recevra une version améliorée du Ka-52, a déclaré Borisov après une réunion au sein de la société Progress Aviation Company, basée à Arseniev, une filiale de Russian Helicopters de Rostec. "Ce sera une nouvelle modification, et nous avons discuté de l'introduction des changements requis par nos concepteurs." Il a souligné que le Ka-52 est en cours de mise à niveau sur la base de l'expérience des combats acquise en Syrie.

Le Kamov Ka-52 « Alligator » :

Le Kamov Ka-52 «Alligator» est un hélicoptère de combat de hautes performances avec une capacité jour et nuit, doté d’une capacité de survie élevée. Doté d’une conception de rotor coaxial, il offre un plafond de vol stationnaire de 4000m et la vitesse verticale de montée atteint 10 m seconde à une altitude de 2.500 m. Equipé d’un cockpit blindé qui résiste aux projectiles de 12,7. Les deux pilotes disposent en outre d’un système d’éjection inédit qui éjecte en premier le rotor coaxial. puis déclenche l’éjection des deux sièges, du pilote et du mitrailleur.

Les systèmes de vol comprennent un système de navigation inertielle (INS), un pilote automatique et affichage tête haute (HUD). Les capteurs comprennent pod infrarouge (FLIR) et un radar de suivi de terrain. Le Ka-52 est équipé d'un récepteur d'alerte radar couplé à un système de guerre électronique. Le Ka-52 est propulsé par deux turbines Klimov117VMA, fournissant chacune 2.200 CV (1660 kW). Les moteurs sont placés de chaque côté du fuselage pour renforcer la capacité de survie au combat. L'hélicoptère a également une unité de puissance auxiliaire (APU) pour le fonctionnement autonome. L'hélicoptère disposant de petites ailes équipées chacune rails de suspension, ainsi, que les contre-mesures de bout en bout d'aile. L’Alligator peut emporter jusqu’à 12 missiles anti-char «Vikhr» d’une portée de 10 km.  Le Ka-52 est armé d'un canon  2A42 à tir rapide de 30mm, sans restriction d’azimut. 

 

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Photos : Kamov Ka-52 « Alligator » @ Vladimir Irinov

 

Remplacement des F-16 Belges, l’évaluation des offres débute ce jeudi !

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Demain, la Belgique entame de plein pied la compétition en vue de remplacer la flotte actuelle d’avions de combat F-16 « Fighting Falcon » avec l’évaluation des offres reçues. Pour le gouvernement il s’agit également de boucler l’épineux dossier d’ici l’été.

Selon la demande, les offres "Request for Government Proposal" ou RfGP des avionneurs doivent être rendues ce jeudi 14 février. Grâce à celles.ci, il sera alors possible d’évaluer celle qui sera la plus comptatible avec les besoins de la Froce aérienne belge.

Pour ce faire, l’évaluation sera effectuée jusqu’en mai par l’intermédiaire de groupes de travail en ce qui concerne trois domaines: les capacités (avec une pondération de 57%), les coûts (33%) et les "intérêts de sécurité essentiels" (NSI, ou retours économiques, 10%). Sur la base de ces données, une recommandation sera transmise au ministre de la Défense, Steven Vandeput en ce qui concerne le choix définitif.

Deux concurrents :

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Selon la demande officielle, deux concurrents sont en compétition, Lockheed-Martin avec le F-35A « Lightning II » et Airbus DS avec l’Eurofighter « Typhoon II » T3. L’avionneur français ayant choisi de contouner la demande d’offre, celui-ci tente d’entrer en négociation directement de gouvernement à gouvernement pour offir le Rafale F-3R.

La question de l’offre parallèle de la France n’est pour l’instant pas réglée, le gouvernement belge n'a toujours pas tranché sur la suite à donner à cette proposition politique. "Nous sommes toujours dans l'analyse juridique", a récemment affirmé le Premier ministre Charles Michel et d’ajouter "D'abord, la clarté juridique. Ensuite, l'appréciation politique".

La France maintien sa position :

Ce matin le président-directeur général du groupe français Dassault Aviation, Éric Trappier, a signé en Belgique un total de treize accords de coopération « Memorandums of Understanding" (MoU) avec des industriels belges dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l’avion de comabt Rafale, que Paris présente en dehors du cadre légal défini. Par ailleurs la France promet un retour global industriel et sociétal d'au moins 20 milliards d'euros sur 20 ans, répartis en fonction du poids économique des régions, a réaffirmé mardi M. Trappier.

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Une situation rocambolesque :

Les mauvaises langues parlent d’une « histoire belge » pour qualifier cette compétition. Mieux certains s’interrogent aujourd’hui dans la presse sur la réelle valeur de celle-ci. Pour bons nombres d’observateurs, le F-35 de Lockheed-Martin est le favori et cela explique les déffections de Boeing avec le « Super Hornet » et de Saab avec son Gripen E et confirme la stratégie de Dassault.

Le gouvernement aurait dû, par ailleurs, trancher le cas juridique de l’offre française avanr la date du 14 février pour clarifier non seulement sa position, mais également le cadre de la démarche française, il n’en est rien.

Au moins du côté de chez Dassault on aura permis d’une part, de parler du Rafale dans ce dossier et de  l'autre de créer un peu plus le débat en ce qui concerne la volonté ou non de maintenir une industrie européenne de défense.

La suite au prochain épisode !

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Photos : 1 F-16 belge@ FAB 2 F-3@ USAF 3 Eurofighter@ BAe 4 Rafael @ Dassault

12/02/2018

Lockheed-Martin a livré le 400ème C-130J !

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Lockheed-Martin a franchi une étape importante avec la livraison de son 400ème C-130J « Super Hercules » le 9 février. Ce « Super Hercules » est un avion d'opérations spéciales de type MC-130J « Commando II » qui est affecté au commandement des opérations spéciales de l'US Air Force (AFSOC).

Le C-130J « Super Hercules » est le modèle de production actuel du légendaire avion C-130 Hercules, avec des opérateurs dans 17 pays. À ce jour, la flotte mondiale de C-130J a dépassé plus de 1,7 million d'heures de vol pour répondre à presque toutes les exigences de la mission à tout moment et en tout lieu.

«Nous célébrons cet accomplissement avec nos employés, nos partenaires de l'industrie et la communauté des opérateurs Super Hercules qui s'étend sur 17 pays», a déclaré George Shultz, vice-président et directeur général, Air Mobility & Maritime Missions chez Lockheed Martin.

Le C-130J est défini par sa polyvalence. À ce jour, le C-130J prend en charge 17 configurations de mission différentes pour inclure le transport (militaire et commercial), la lutte contre les incendies, la recherche et le sauvetage, les opérations spéciales, la reconnaissance météorologique et le ravitaillement aérien.

Cet avion a une autre distinction en plus d'être le 400ème C-130J livré, c'est le 13ème MC-130J qui sera converti en AC-130J « Ghostrider ». Il sera affecté à la 1ère escadre des opérations spéciales au Hurlburt Field, en Floride. L'AC-130J est un C-130J hautement modifié qui offre un soutien aérien, une interdiction aérienne et une reconnaissance armée.

L’AC-130J «Ghostrider»:

C’est au tout début du mois de janvier 2013 que le premier MC-130J est arrivé pour commencer sa transformation en AC-130J «Ghostrider». L’AC-130J «Ghostrider» est doté d’un radar à ouverture synthétique, de capteurs infrarouge d’un canon de 30mm, de missiles AGM-176 «Griffin». L’avion pourra également mettre en oeuvre la bombe de petit diamètre de type GBU-39 (SDB laser). Les capteurs permettent d’identifier visuellement ou électroniquement,  les forces et les cibles terrestres amies à tout moment, même dans des conditions météorologiques défavorables.L'avion est optimisé pour le ravitaillement en vol en mode universelle avec le système  «Air Prise Slipway». Pour répondre aux exigences de puissance imposées par l’avionique et les différents systèmes, l'AC-130J est équipé de 60 générateurs d'amplification qui offrent une production accrue en électricité.

Le gouvernement des États-Unis exploite la plus grande flotte de C-130J Super Hercules au monde. Cette livraison représente la transition continue du gouvernement américain vers le C-130J en tant que plate-forme commune entre le Commandement de la mobilité aérienne, l'AFSOC, le Commandement de combat aérien, la Garde côtière américaine et le US Marine Corps. La Garde nationale aérienne et la Réserve exploitent encore une flotte mixte de C-130J et d'avions anciens.

 

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Photos : 1 Le 400ème MC-130J qui sera modifié en AS-130J 2 L’AC-130J Ghostrider@ Lockheed-Martin

 

Allemagne, une amende mais pas de procès pour Airbus DS !

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Je vous en parlais en janvier dernier, dans le cadre de l’accusation pour corruption lancée par le ministère de la Défense autrichien, le groupe Airbus tentait d’éviter un lourd procès avec le paiement d’une amende en Allemagne, c’est chose réussie.

 

Une amende confirmée :

L'enquête d'Airbus Defence and Space GmbH par le parquet de Munich (Staatsanwaltschaft München I) relative à la vente d'avions Eurofighter à la République d'Autriche en 2003 a été close. Le résultat de l'enquête du ministère public de Munich, en cours depuis 2012, n'a pas confirmé les allégations de corruption.

Cependant pour de clore l'enquête en Allemagne, le ministère public de Munich a émis une sanction administrative contre Airbus Defence and Space GmbH en vertu de la loi allemande sur les délits administratifs («Ordnungswidrigkeitengesetz») pour un montant de 81,25 millions d'euros. Le montant total comprend une amende administrative de 250 000 euros et une restitution de 81 millions d'euros. Airbus Defence and Space GmbH a accepté cet avis.

L'avis est basé sur l'allégation d'une violation par négligence des fonctions de surveillance de membres non identifiés de l'ancienne direction d'Airbus Defence and Space GmbH. L'avis allègue que certains anciens gestionnaires ont négligé d'assurer des contrôles internes appropriés qui auraient empêché les employés d'effectuer des paiements à des partenaires commerciaux en échange de services documentés éprouvés.

L'enquête a révélé qu'au moins 90 millions d'euros avaient coulé à travers des fausses factures et des sociétés de boîtes aux lettres dans la moitié du monde et à travers des canaux sombres. C'est un modèle typique des paiements de pot-de-vin.

D'autre part, l'avis reconnaît explicitement les efforts importants entrepris par Airbus et sa direction depuis 2012, qui ont débouché sur une nouvelle culture de compliance.

Depuis le début de l'enquête, Airbus a pleinement coopéré avec le ministère public de Munich. Cela comprenait la fourniture d'un rapport d'enquête indépendant du cabinet d'avocats Clifford Chance, qu'Airbus a partagé avec le procureur de Munich en 2014.

Pour autant le volet autrichien n’est pas clos :

Airbus DS évite ainsi un long et douloureux procès en Allemagne et peut souffler un peu dans ce dossier. Pour autant, le volet autrichien n’est pas clos et le dossier mené par le ministère public autrichien à Vienne n’est pas clos.

On ne sait pas encore comment le ministère autrichien à l’intention de procéder à l’avenir, la décision allemande semble réduire la marge de manoeuvre de ces derniers. Pour autant, l’avionneur européen ne peut encore complètement se sentir à l’aise, tant qu’une décision du maintien des chefs d’accusation sont encore retenus contre lui.

 

Photo : Eurofihgter T1 autrichien @ Faa

 

 

11/02/2018

Avions de combat, l’Inde a-t-elle encore les moyens de ses ambitions ?

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L’Inde multiplie les acquisitions en matière d’achat d’armement et notamment en ce qui concerne ses Forces aériennes. Le pays dispose d’un budget colossal qui fait de nombreux envieux en Europe. Pourtant certains signaux semblent montrer un début d’essoufflement de la part de l’Inde.

De l’achat de nouveaux avions écoles BAe Hawk et Pilatus PC-7, de Sukhoi MKI, de MiG-29MK pour la Marine en passant par la première tranche de Rafale, de Boeing P-8A et la modernisation de la flotte de Jaquar et le soutien au programme national Tejas sans oublier les hélicoptères Apache et Chinook. A cela s’ajoute les différentes compétitions avenir entre le Gripen le F-16 et la relance d’un avion ravitailleur.

Trop de programme :

Les premiers signes d’une limitation des projets semblent aujourd’hui se mettre en place. Le premier concerne la participation de l’Inde au développement du Sukhoi Su-57. L’Inde aurait dû déjà franchir la prochaine étape du processus, qui consiste à s'engager dans un effort de plusieurs milliards de dollars pour développer une variante réelle de l'avion qui serait modifiée pour répondre aux besoins de l'Inde. Pour l’instant rien à l’horizon. La seconde et inévitable tranche d’avions de combat Rafale n’est pas pour l’heure prévue et reste théorique, alors que le renforcement de l’épine dorsale de l’IAF est devenue prioritaire.

Certes, l’Inde semble ces dernières années vouloir diminuer ses liens en matière d’approvisionnement auprès de la seule Russie, et d’opérer une diversification en direction de fournisseurs Occidents. La grande problématique de l’Inde vient du fait que celle-ci ne connaît pas la rationalisation des projets et multiplie les fournisseurs, créant ainsi une montagne de procédures qui ont également un coût.

La difficulté pour l’Inde, est de pouvoir au final acquérir un nombre suffisant d’appareils et non une panoplie hétéroclique d’aéronefs. A plus forte raison, que l’achat d’un ou deux avions de type multirôles d’avèrerait plus efficient et rentable que quatre ou cinq modèles.

A terme l’Inde devra sacrifier un deux projet d’envergure pour pouvoir rentrer dans ses comptes, la question est : le ou lesquels ?

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Photos 1 Su-57 @ Sukhoi 2 le Tejas marine @ HAL