06/02/2014

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés !

 

GP2.jpg

 

Nouveau volet en vue de la votation du 18 mai prochain en vue de la création du fond Gripen. Après "les mensonges des référendaires" et "Gripen un besoin fondamental", je vous propose de nous attarder sur le micro-comité libéral contre les avions, car l'argumentation de ceux-ci s'avère particulièrement croustillante en matière de méconnaissances, tant aéronautiques que militaires. Voyez plutôt :

 

 

Méconnaissances aéronautiques :

 

Ce comité minoritaire déclare :« sachant qu’un avion militaire de haute performance traverse le ciel suisse en huit minutes et que le Gripen n’est pas un avion parmi les plus rapides et ne pourrait donc réagir (..)».

 

Premièrement, pour traverser notre pays de Genève au lac de Constance, il faut minimum 15 minutes et non 8 ! De plus réduire l’espace aérien de manière transversal est faux. L’espace aérien est un volume en 3 dimensions et non en 2. Par conséquent il faut prendre en compte l’espace aérien comme un cube dont la hauteur atteint 23'000 mètres.

 

Le Gripen E atteint la vitesse de Mach2 (Eurofighter Mach2, Rafale Mach1,8, F/A-18 Mach1,8) à basse altitude le Gripen E vole à 1’400km/h (Eurofighter 1’390km/h, Rafale 1'350 km/h). Prétendre que le Gripen E n’est pas un avion rapide est donc ridicule.

 

 

Vision de la police aérienne dépassée :

jahresbilanz2010_parsys_59509_Image.jpg

 

Ce comité de soixante-huitards de part cette affirmation, imagine la police du ciel selon le mode opératoire de la Seconde guerre mondiale, visiblement ces gens ont encore en tête les merveilleuses images du célèbre feuilleton « les Têtes Brûlées ». Sauf qu’aujourd’hui les procédures ont bien évolué. On ne fait plus décoller les avions lorsque qu’un aéronef adverse passe la frontière, on le détecte bien avant et on fait décoller nos appareils bien avant que celui-ci traverse la dite frontière. En cas de conflits ou de verrouillage d’une partie de l’espace aérien (comme au WEF ou Genève II) les avions sont déjà en vol et repèrent l’intrus également bien avant qu’il ne traverse la frontière, avec notamment la possibilité de transfert d’information par liaison électronique (Link16) avec nos voisins. Sans parler que ceu-ci ne tiennent pas compte dela collaboraton internationale pour la préalerte de l'arrivée d'un aéronef non identifié.

 

Les avions de combat ne sont pas seulement nécessaires pour la défense contre une menace militaire, mais aussi pour assurer un contrôle approfondi et complet de l’espace aérien, par exemple en cas de menace persistante exercée par des terroristes qui pourraient aussi engager des avions ou des hélicoptères. Nul ne peut exclure une menace aérienne au cours des 25 à 30 prochaines années.

 

On en distingue deux types:

  • Alerte réelle (ou Alpha Scramble) : ce type d'alerte est une mise en alerte d’avions de combat pour une mission de sûreté aérienne.
  • Alerte d'entrainement (ou Tango Scramble) : c'est une alerte d’entrainement pour une mission réelle d’interception d’un aéronef dans le cadre de la mission de Police du ciel.

On ne s’étonnera pas que ce comité ne comprenne rien à la Police du ciel !

 

Autres affirmations : « On apprend encore que de toute façon, en temps de paix, abattre un objet volant non coopératif n’est pas une option acceptable »

 

L’objectif en tant de paix n’est pas d’abattre en priorité un aéronef non coopératif, mais de le forcer à atterrir ! Les pilotes s’entraînent régulièrement à cet exercice. Le choix d’abattre un appareil résulte en tant de paix d’une autorisation du Chef du DDPS en fonction du degré de la menace. On agit au cas par cas.

 

« Les Forces aériennes assurent une mission de sauvegarde de l’espace aérien durant les seuls jours ouvrables par suite des ressources limitées en personnel et en finance ».

 

Effectivement, c’est encore le cas aujourd’hui, mais il est prévu de mettre en place d’ici 2016 les alertes 24/24. Ces alertes nommées QRA pour Quick Reaction Alert doivent permettre de réagir en tout temps selon les normes suivantes :

 

 − A1 : décollage en 60 minutes

− A2 : décollage en 35 minutes

− A3 : décollage en 15 minutes

− A4 : décollage en 3 minutes

− A5 : décollage en 1 minute (moteurs en marche)

− A6 : avion en vol

 

Cette surveillance 24/24 à un coût qui doit pouvoir être pris en charge sur le seul budget du DDPS sans toucher aux autres Départements, par conséquent l’armée doit faire des économies pour réaffecter le montant nécessaire à la QRA. Par ailleurs, pour assurer l’alerte 24/24 il faut suffisamment d’avions modernes et donc remplacer le F-5 ! Par conséquent refuser l’achat des Gripen équivaudrait justement à pénaliser le mise en place d’une réelle surveillance. Ce comité se tire lui-même une balle dans le pied !

 

 

 

Le financement : «  il faudrait forcément réaliser des économies dans d’autres domaines du budget fédéral. La formation et la recherche risquent d’en faire les frais (..) »

 

De deux choses l’une soit ce comité ne comprend rien aux débats parlementaires, soit il est de mauvaise foi. La Loi sur le fond Gripen est basée sur un financement sur le budget ordinaire du DDPS et les économies que celui-ci doit exécuter à travers le programme DEVA. Selon le concept de stationnement approuvé par le Conseil fédéral, l’armée devra renoncer à un tiers de son parc immobilier. Le cadre est déterminé par les valeurs de références que le Parlement a adoptées le 29 septembre 2011.

 

 

gripen,gripen suisse,gripen e,référendum gripen,fond gripen,gripen schweiz,oui au gripen,gripen blog

 

En conclusion :

Être en désaccord avec cet achat est en soi un droit. Sauf que cet avion sera payé avec l'argent du DDPS et les économies qui résultent du plan DEVA et ne touchera en rien les autres Départements.

 

Venir à la manière de ces pieds-nickelés dont les arguments résultent des phantasmes de vieux soixante-huitards, conjugué à un amateurisme latent, nous démontrent une fois de plus, le manque d'arguments sérieux de la part des antis-Gripen d'où qu'ils viennent.

 

Une nouvelle bonne raison d'approuver le Loi sur le financement des avions de combat Gripen !

 

Gripen%20Emmen%20Liander%203771%20-%2072%20dpi.jpg

 

 

Liens sur les articles déjà publiés :

 

Gripen, les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

 

Photos : 1 & 3 Gripen F de développement @ Saab Gripen 2 Police du ciel@ Swiss Air Force

 

 

 

 

05/02/2014

USAF, modernisation minimale des F-16?

agfighter1720.jpg


 

Washington, L’US Air Force pourrait revoir à la baisse la modernisation de ses avions de combat Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon». Le 4 mars prochain, la demande de financement prévue pour moderniser la flotte de F-16 pourrait être revue à la baisse, faute de moyens financiers.

 

Rappel: 

 

L’US Air Force prévoyait de moderniser en profondeur 300 avions de combat F-16, afin de compenser non seulement les retards du programme F-35, mais également le fait que celle-ci devait se doter d’un nombre inférieur de «Lightning II».  En conséquence, l’USAF avait prévu un programme complet de modernisation, nommé (CAPES) qui comprenait notamment une nouvelle avionique et l’installation d’un nouveau radar de type AESA. 

 

Programme CAPES : 

 

Le programme initial CAPES doit également équiper les F-16 de Taïwan et Singapour. L’objectif étant d’offrir une modernisation destinée aux utilisateurs du F-16. L’appareil devrait être doté d’un nouveau radar avec antenne à balayage électronique (AESA) couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation doit permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++. Le coût du programme CAPES est évalué à plusieurs milliards. 

Rien que pour Taïwan, la modernisation des 146 F-16A/B a été évaluée à près de 5,3 milliards de dollars us.

 

Programme SLEP :

 

La conséquence d’une réduction du budget de la modernisation des F-16, pourrait pousser l’USAF vers une mise à jour moins coûteuse et donc limitée, soit une simple extension du service de vie de la flotte de F-16. Le programme SLEP se bornerait à une extension des heures de vol de 2’000 à 4’000 heures. En ce qui concerne l’avionique, celle-ci, ne comprendrait que les mises à jour logiciel standards.

 

Les conséquences : 


 

3654975585.png


 

Si d’aventure le programme CAPES devait passer à la trappe, les conséquences pourraient avoir de nombreuses répercutions. A l’étranger d’abord, Taïwan et Singapour ne pourraient pas mener seuls la modernisation de leurs F-16, car les coûts déjà élevés deviendraient insupportables pour les deux Etats. 

 

Aux Etats-Unis, les deux radaristes susceptible de fournir le nouveau radar EASA, soit le RACR de Raytheon et le SABR de Northrop-Grumman perdraient alors des milliards, dans le développement de ceux-ci, avec comme inévitable conséquence des pertes d’emplois. 


 

467421731.jpg


 

Rude bataille au Congrès: 

 

La bataille s’annonce donc rude au Congrès en vue de la décision. Deux camps sont en opposition dans ce futur débat, ceux qui désirent clairement pousser le F-35 au détriment du F-16, alors qu’un autre groupe désire ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier, en optant pour une modernisation poussée du F-16. Réponse en mars ?


 

130207-F-PY888-001.jpg


 

Photos :1 F-16 USAF @ USAF  2 Le RACR de Raytheon @Raytheon 3 Le SABR de Notrhrop-Grumman@ Northrop-Grumman 4 F-16 USAF

 

 

 

 

Palma Holding Limited commande le Q400 !

original.jpg

Bombardier Aéronautique a annoncé que la société de location-exploitation Palma Holding Limited (Palma) a signé une entente d’achat ferme de quatre avions Q400 NextGen en configuration biclasse. L’entente, qui prévoit également des options sur quatre autres avions Q400 NextGen, fait suite à une lettre d’intention relative à l’acquisition des avions dont Bombardier avait fait l’annonce le 18 novembre 2013. En coentreprise avec Ibdar Bank BSC, Palma prévoit louer quatre des avions Q400 NextGen à Ethiopian Airlines.

Comme il avait été annoncé antérieurement, au prix courant, la valeur potentielle du contrat de
Palma touchant quatre avions Q400 NextGen et quatre options est estimée à 282 millions $ US.

Ethiopian Airlines exploite actuellement une flotte qui comprend 13 avions de ligne Q400 NextGen. La présence de Bombardier au Moyen-Orient et en Afrique comprend actuellement plus de 200 avions turbopropulsés Dash 8/Série Q, biréacteurs régionaux CRJ et avions monocouloirs de grande ligne CSeries en service ou en commande ferme.

Le Q400 NextGen :

Le biturbopropulseur Q400 NextGen constitue la plus récente étape de l’évolution de l’avion Q400 et le dernier-né évolué de la lignée des avions Dash 8/Série Q de Bombardier. Optimisé pour les opérations court-courriers, l’avion confortable et plus écologique Q400 NextGen de 70 à 86 places est un grand biturbopropulseur rapide, silencieux et écoénergétique. Il offre un équilibre parfait entre le confort des passagers et les caractéristiques économiques d’exploitation, avec une empreinte environnementale réduite.

L’avion Q400 NextGen est tout à fait adapté au Moyen-Orient et à l’Afrique en raison de ses capacités exceptionnelles, notamment ses performances par temps chaud et en haute altitude, son aptitude à être exploité sur des pistes non pavées, sa vitesse de 360 nœuds (667 km/h) digne d’un avion à réaction qui lui permet de respecter des horaires d’avion à réaction, son autonomie de 1 114 NM (2 063 km) et son avionique évoluée qui offre aux pilotes une meilleure conscience situationnelle et plus de souplesse.

En incluant la commande de Palma, Bombardier a enregistré des commandes fermes totalisant 484 avions Q400 et Q400 NextGen. Dans le monde entier, les avions Q400 et Q400 NextGen ont transporté plus de 295 millions de passagers et accumulé plus de 4,7 millions d’heures de vol et plus de 5,0 millions de décollages et atterrissages. Le programme des avions Q400 et Q400 NextGen comprend une cinquantaine de clients et exploitants dans plus de 30 pays, sur cinq continents.

Photo : Q400 @ Bombardier Aviation

13:34 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bombardier, q400, bombardier aerospace |  Facebook | |

04/02/2014

Le premier B737 AEW&C turc !

Peace_Eagle.jpg


 

 

L’Armée de l’air turque confirme officiellement avoir réceptionné le premier exemplaire des B737 «Wedgetail» de détection lointaine et de contrôle (AEW&C). L’appareil est entré en service juste après une cérémonie qui a eu lieu le 21 janvier dernier. LaTurquie a commandé un total de quatre appareils pour un montant de 1,5 milliards de dollars.

 

Le modèle acheté par la Turquie a comme maître d’oeuvre Boeing, mais avec une sous-traitance auprès de Turkish Aerospace Industries (TAI). On notera pour la petite histoire, que l’avion est doté de plusieurs systèmes électroniques d’origine israélienne, fabriqué par Elta Systems (ESM). Hors, les tensions entre les deux pays, suite à l’incident du navire Mavi Marmara en 2010 n’a pas réchauffé les relations des deux pays. Les systèmes ont été livrés par Israël, mais dans une ambiance glaciale..

 

Le B737 «Wedgetail» AEW&C :


 

1971763277.gif


Basé sur le Boeing B37-700 «Next-Generation» commercial, l'AEW& C est conçu pour fournir la surveillance de l’espace aérien et la gestion de celui-ci,  grâce à son radar à balayage électronique qui retransmet à l’équipage l’ensemble des cibles aériennes et maritimes en temps réel. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives, tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Le radar MESA peut détecter jusqu’à 1.000 objets volants dans le même temps. Lorsque le degré de surveillance est en mode 360°, il peut détecter les avions ennemis dans un rayon de 370 km et lorsqu’il concentre le faisceau dans une direction, il peut détecter des cibles à des distances allant jusqu'à 500 km. En d'autres termes, si l'avion vole près de la frontière. Avec les différents modes, le radar peut même détecter des cibles en mer. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Boeing a déjà livré des B737 «Wedgetail» à la République de Corée du Sud et à la Royal Australian Air Force.

Turkey's 1st AWACS pushed to 2012. The Peace Eagle program includes four 737 AEW&C aircraft  (2).jpg

Photos : 1 B737 turque «Wedgetail en vol @Boeing   2B737 «Wedgetail turc @Global Military Review/TAF


SilkAir reçoit son premier B737-800NG !

 

K66060-03[1].jpg

 

SEATTLE, Boeing a livré le premier B737-800 NG au transporteur SilkAir basé à Singapour. Au total, l’avionneur américain livrera un total de 23 B737-800NG et 31 B737-800 MAX à SilkAir.

 

"Le nouveau Boeing 737 appuiera nos plans d'expansion du réseau», a déclaré le chef de la direction de SilkAir Leslie Thng. "La transition vers une flotte tout-Boeing va nous permettre de servir efficacement d'autres destinations, voler des routes plus longues et augmenter la capacité sur les lignes existantes."

 

Ce premier B737 entrera en service ce mois-ci, volera  à destination de la Malaisie, de la Thaïlande et en Indonésie. Puis avec l’arrivée des appareils suivants, SilkAir ouvrira des vols à destinations du Cambodge, du Vietnam de l'Inde et des  Philippines à partir du mois de mars.

 

Le Boeing B737-800 Next-Generation est l’appareil le plus avancés technologiquement actuellement disponible au sein de famille des monocouloirs « 737 ». Le B737 Next-Generation est le modèle le plus efficient de la grande famille « 737 » en matière d’économie en carburant. L'avion apporte une valeur ajoutée aux compagnies aériennes en offrant la fiabilité, la simplicité et des coûts d'exploitation et de maintenance réduits.  Le B737 dispose du nouvel aménagement «  Sky Interior », qui met en évidence de nouvelles parois latérales sculptées modernes un éclairage LED qui améliore la sensation d'espace et de plus grands coffres de rangement pivotants généraux.

 

Photo : Le Cérémonie de livraison du B737-800NG SilkAir @ Boieng