27/02/2018

Contrat signé pour le futur Air Force One !

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L’avionneur amérixcain Boeing vient d’annoncer la signature du contrat pour la construction du futur avion présidentiel « Air Froce One «  de nouvelle génération.

« Boeing est fier de fabriquer le Air Force One de nouvelle génération, mettant à disposition des présidents américains une Maison Blanche volante à un prix concurrentiel pour les contribuables », s’est félicité l’avionneur dans un tweet.« Le président Trump a négocié un bon accord au nom du peuple américain ».

Rappel :

Le nouvel avion présidentiel américain a été sélectionné par l’administration Obama. Le choix s’est porté sur la nouvelle génération du Boeing B747-800 « Intercontinental ». Le remplacement des deux aéronefs de type B747-200 présidentiels (VC-25A) stationnés sur la base aérienne d’Andrews AFB est une grande priorité pour l'US Air Force. L’objectif est de pouvoir continuer à disposer de deux avions opérationnels à tout moment pour le transport du président des Etats-Unis, tandis que le troisième est à l’entretien. Selon un rapport de l’US Air Force, ce taux de disponibilité simultanée pourrait tomber à 28% en 2025" contre 60%, si les trois nouveaux appareils n’entrent pas en service d’ici là. On se rappelle les menaces de Donald Trump ayant déclaré sur Twitter « Je vais négocier les prix. Les avions sont trop chers et nous allons faire baisser les prix. Et si nous n'obtenons pas une réduction des coûts nous ne les commanderons pas. Nous allons rester avec ce que nous avons » !

La forte augmentation des coûts est due aux nombreuses modifications de l’avion. Capacité de ravitaillement en vol, protection contre les missiles, aménagement d’un réseau complet de communications sécurisées qui doit permettre au Président d’assurer la gouvernance en vol. Zone VIP, secteur de repos et salle de conférence et bien d’autres options.

Le contrat :

Le président Donald Trump et Boeing ont trouvé un accord sur la fourniture par le constructeur aéronautique de deux avions présidentiels pour un coût de 3,9 milliards de dollars. A l'époque, les coûts estimés des deux nouveaux avions présidentiels avoisinaient les 4,5 milliards de dollars. 

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Photos :Le futur Air Force One @ Boeing

 

 

26/02/2018

La Russie relance son projet de laser embarqué !

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La Russie confirme avoir relancé son projet de laser embarqué. Dans les années 1980 la Russie a commencé à travailler sur le développement d’un banc d’essai volant de type basé sur le Beriev A-60 (programme A-60SE) pour tester des armes laser. Puis dans les années 1990 le banc d’essais fût transféré sur un II-76, mais par manque de financement les travaux ont été gelés en 2011. Pourtant, dès l’année suivante, des essais limités ont continué d’être effectués.

Contrer les américains :

L’objectif russe est simple : contrer les recherches effectuées aux Etats-Unis avec le Boeing YAL-1 Airborne Laser ABL (pour Airborne Laser Test Bed), soit une arme embarquée basée sur un  laser délivrant une puissance de l'ordre du mégawat et de type chimique iode-oxygène.

Nouveau départ :

Cette fois les russes semblent prêts au lancement d’un II-76MD-90a doté d'un laser de haute précision embarqué pour fonctionner comme une arme antisatellite. Selon un communiqué du ministère de la Défense russe, le système pourra éblouir les satellites de renseignement, de navigation et de communications militaires adverses ou même brûler des optiques et des capteurs sensibles en utilisant des éclats d'énergie laser intensifs.

Pour la Russie deux objectifs sont doivent être atteint, la puissance et la précision du laser combinée à une navigation ultra-précise, qui doit être en mesure de déterminer avec précision la position de l'avion pour diriger les faisceaux laser étroits sur les cibles sélectionnées.

 

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Photos : 1 Le nouveau projet de laser embarqué 2 L’II-76 qui servit aux essais dans les années 90@ VVS

 

Première mise à jour terminée pour les E-7A de la RAAF !

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La première phase de mise à niveau de la flotte d'avions de surveillance et d’alerte lointaine Boeing E-7A « Wedgetail » (AEW & C) de la Royal Australian Air Force (RAAF) a été achevée avec succès.

La mise à jour :

L'achèvement ponctuel de la première phase a permis à la flotte de six aéronefs d'utiliser la technologie de diffusion par satellite et la dernière version d'un système anticollision. Ces mises à niveau permettront à l'avion de rester conforme aux changements imposés dans l'environnement civil. Ces améliorations sont une étape importante dans le maintien d'une puissante de combat aérienne forte et doivent permettre de maintenir l'interopérabilité continue avec les alliés y compris les membres de l'Organisation du Traité des États-Unis et de l'Atlantique Nord.

La seconde phase du programme devra être achevée en 2022 et comprendra la mise à niveau avec de nouveaux capteurs d'identification de combat plus avancés, des liens de données tactiques et des systèmes de communication et de cryptage améliorés, a déclaré le ministère australien de la Défense dans un communiqué.

Rappel : 

C’est en 2012 que l’Australie a finalisé l'acquisition de ses six E-7A (Boeing B737) « Wedgetail » de détection lointaine et de contrôle (AEW & C). La Royal Australian Air Force (RAAF) exploite les aéronefs, qui fournissent l'Australie une surveillance aérienne de pointe, de communication et de gestion des combats.

Le B737 «Wedgetail» AEW &C :

Basé sur le Boeing 737-700  «Next-Generation» commercial, l'AEW & C  E-7A est conçu pour fournir la surveillance de l’espace aérien et la gestion de celui-ci  grâce à son  radar à balayage électronique radar qui retransmet à  l’équipage de la mission l’ensemble des cibles aériennes et maritimes en temps réel. L'équipage de mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Le radar MESA peut détecter jusqu’à 1'000 objets volants dans le même temps. Lorsque le degré de surveillance est en mode 360°, il peut détecter les avions ennemis dans un rayon de 370 km, et lorsqu’il concentre le faisceau dans une direction, il peut détecter des cibles à des distances allant jusqu'à 500 km. En d'autres termes, si l'avion vole près de la frontière. Avec les différents modes, le radar peut même détecter des cibles en mer. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

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 Photos : 1 E-7A Wedgetail@ FighterSweep.com 2 E-7A en vol @ RAAF

25/02/2018

Les améliorations installées sur les F-15 du Qatar !

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La commande Qatar pour 36 F-15 « Advanced Eagle » (au total de 72) a pour effet d’introduire de nouvelles améliorations structurelles, notamment pour l'aile qui pourrait être proposée comme option d'extension de durée de vie pour les F-15C de l'US Air Force et pour les flottes d'autres clients internationaux.

Les améliorations du F-15QA :

Non seulement la commande de l’Emirat va prolonger la chaîne de production de Saint-Louis jusqu'à la fin de 2022 mais elle permet à l’avionneur Boeing d’étendre les améliorations pour le F-15.

Le F-15QA introduit un certain nombre de caractéristiques y compris un système de poste de pilotage avancé avec un affichage grand format.

F-15QA sera également livré avec une aile redessinée qui renforce la structure interne sans changer l'aérodynamique. La nouvelle conception a été rendue possible grâce à l'utilisation de nouvelles techniques de fabrication avancées développées au sein de Boeing au cours des dernières années, ajoute-t-il.

Alors que le F-15QA entre en développement, Boeing voit des opportunités de remplacer les ailes des F-15C existants, si l'USAF décide de garder le chasseur bimoteur en service pendant plus de deux décennies.

Le Boeing F-15QA sera un dérivé du « E » « Strike Eagle » est doté du Tactical Electronic Warfare System (TEWS), c'est-à-dire d’un système électronique de guerre tactique qui intègre toutes les contres-mesures disponibles : récepteurs d'alerte radar (RSA), brouilleur de radar et lanceur de systèmes de leurres/paillettes. Il est doté du radar Raytheon AN/APG-82(v) de type AESA (Active Electronically Scanned Array Radar). Le système de navigation à basse altitude et de ciblage infrarouge de nuit LANTIRN : Low Altitude Navigation and Targeting Infrared for Night), monté à l'extérieur sous les entrées d'air des moteurs, permet à l'avion de voler à basse altitude, la nuit et dans toutes les conditions météorologiques, et d'attaquer des cibles au sol avec une variété d'armes guidées et non guidées.

Il peut aussi être armé de missiles air-air AIM-9X Sidewinder, et de l'AIM 120 AMRAAM. Il emporte également un canon General Electrique M61A1 de 20mm. Le F-15 E peur emporter toute la palette de bombes guidées GPS disponible.

Une bonne nouvelle pour l’USAF :

Au cours des deux dernières années, l'USAF a discuté des options permettant de maintenir un sous-ensemble de la flotte de F-15C en service du milieu à la fin des années 2030. Ces appareils nécessiteraient un remplacement à long terme avec un coût de 1 million de dollars par avion. Certains responsables de la Force aérienne discutent également d'options pour maintenir les F-15C en service encore plus longtemps, ce qui pourrait nécessiter un remplacement de l'aile.

D'autres clients, y compris la Force d'autodéfense du Japon, pourraient également envisager des améliorations structurelles pour maintenir leurs F-15 en service au-delà des dates prévues de départ à la retraite.

Boeing a montré d'autres améliorations possibles pour la flotte de F-15 avec l’adjonction d’une cosse qui peut transporter des capteurs de pointe, comme un radar à ouverture synthétique de côté. Boeing a également montré des images d'un F-15 orné du porte-éjecteur multiple "Amber", permettant au chasseur de transporter jusqu'à 22 missiles air-air. Et dernièrement l’adaptation des réservoirs CFT sur le standard « C ».

Ces nouvelles mises à niveau sont proposées après une revitalisation pluriannuelle des capacités du F-15, notamment un nouvel ordinateur de mission, un radar à balayage électronique, une nouvelle suite de guerre électronique, des commandes de vol électriques, des postes d'armes nouvellement activés le moteur General Electric F110-GE-129.

 

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Photos : F-15 E @ Boeing

 

Protection des GPS aéronautiques contre des cyberattaques !

 

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Berne, en collaboration avec une équipe internationale de chercheurs, le domaine de compétences Sciences et technologies (W+T) d’armasuisse développe un système d’un type nouveau pour protéger l’espace aérien global contre les cyberattaques visant le système de navigation par satellites GPS.

Ces années passées, les annonces de cyberattaques visant le système de navigation par satellite GPS (Global Positioning System) se sont multipliées. Ces attaques criminelles constituent une menace particulièrement importante pour l’aviation, puisque les avions, hélicoptères et drones utilisent les signaux du GPS pour la navigation. Ainsi, il y a par exemple eu des tentatives de faire dévier de leur cap des avions ou de prendre le contrôle de drones en émettant des signaux destinés à perturber ou à leurrer les systèmes. Fondamentalement, dans les applications civiles, tous les récepteurs de signaux GPS sont vulnérables et ne disposent d’aucune protection face à de telles manipulations.

Le domaine de compétences Sciences et technologies (W+T) d’armasuisse a développé une solution à cet effet en collaboration avec des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, de l’Université technique de Kaiserslautern, de l’Université Ruhr-Bochum et de la New York University Abu Dhabi. Un système d’un type nouveau, appelé Crowd-GPS-Sec, surveille en permanence l’espace aérien à l’aide de signaux numériques relatifs à la navigation aérienne émis par des avions et des drones. Les chercheurs ont pu démontrer à l’aide d’algorithmes d’un nouveau type comment de faux signaux GPS ont pu être détectées en quelques secondes. Il est même possible de localiser l’attaquant à quelques mètres près dans un délai de 15 minutes au maximum. Cette solution a ceci de particulier que les signaux d’un avion relatifs à la navigation aérienne peuvent être surveillés via l’Internet par un groupe de volontaires (Crowdsourcing). Le Crowdsourcing permet aujourd’hui déjà aux organisations concernées de profiter de cette solution sans devoir mettre en place leur propre infrastructure de surveillance, ni devoir modifier les récepteurs GPS des aéronefs.

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Le système en est encore à l’état de prototype et sera présenté en mai 2018 à San Francisco (USA), au IEEE Symposium on Security and Privacy (S&P). Institué il y a 39 ans, le S&P Symposium est organisé par l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE). Ce symposium est considéré au niveau mondial comme la principale conférence consacrée à la cybersécurité. Des experts du monde scientifique, de l’industrie et des autorités s’y rencontrent chaque année pour échanger les résultats de la recherche. Ce travail soutient la Stratégie nationale de protection de la Suisse contre les cyberrisques (SNPC). Sources DDPS.