08/12/2015

L'Italie a reçu son premier F-35 !

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Rome, la Force aérienne italienne a reçu son premier Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » Joint Strike Fighter, en ce début du mois de décembre.

Le transfert de ce premier F-35A et également le premier à être construit à l'extérieur des Etats-Unis. L’avion a été produit en Italie sur les installations de Cameri. L'avion va maintenant être trnasféré à Luke Air Force Base en Arizona, où les pilotes italiens sont déjà en formation avec l'US Air Force.

 

Rappel :

L'Italie a une exigence pour 60 F-35A et 30 F-35B pour remplacer son 35 Panavia Tornado, AMX, ainsi que la flotte d’AV-8B Harrier II. Mais Rome a fortement réduit le nombre de F-35 initialement commandé de 131 à 90 exemplaires. Mais le montant de la facture, qui estimé encore  à 15 milliards d’euros est jugée encore trop élevée pour le pays, compte tenu de l’état de ses finances. Une nouvelle baisse du nombre de F-35 italiens n’est pas à exclure, on parle aujourd'hui de 45 appareils, soit 30 F-35A et 15 F-35B.

Ce premier F-35A produit en Italie est supervisé par Alenia-Aermacchi pour Lockheed-Martin porte la désignation AL-1 (l’Italie produira également le F-35B). L’unité de production italienne FACO (JSF and Check Out) a coûté 800 millions d’euros et  est gérée conjointement par Alenia-Aermacchi et Lockheed-Martin. Cette chaine d’assemblage va produire les F-35 destinés aux forces armées italiennes, britanniques et hollandaises. Quand elle aura atteint sa pleine capacité de production, l’usine de Cameri assemblera deux avions par mois. En dehors de l'assemblage final, Alenia- Aermacchi produit 40% des ailes pour tous les F-35A dans le monde entier, en tant que deuxième fournisseur de source pour Lockheed-Martin. Le coût unitaire initial serait de 106 millions d’euros pour le F-35A produit en Italie.

 

Photo : le premier F-35A italien @ Lockheed-Martin

 

 

14ème Chinook Mk6 pour la RAF !

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Philadelphie, Boeing a livré le 14 ème CH-47 Mk6 « Chinook » à la Royal Air Force. L'ordre a coïncidé avec le 35ème anniversaire des opérations du Royaume-Uni avec la famille d’hélicoptère « Chinook ».

«Depuis qu'ils ont été mis en service en 1980, les « Chinook » ont joué un rôle de soutien intégré pour les forces britanniques et ont été déployés en continu" a déclaré le Royal Air Force Air Vice-Marshal Julian Young, directeur des hélicoptères au sein de l’équipement & appui à la défense de l'organisation du Royaume-Uni.

 

Une flotte au même standard : 

Disposant de deux standards opérationnels en service, la RAF a engagé une uniformisation unique à l’avenir au standard «Mk6». Le Mk5 amélioré dispose d’un nouveau cockpit verre, la RAF voudrait ajouter les contrôles numériques similaires de vol à ceux installés, sur la variante de Mk6 flambant neuve. Cette amélioration permettra en plus des performances de vol améliorées de fusionner la flotte de «Chinook» anglais autour d'une seule variante et d’optimiser la maintenance et le niveau des pilotes.

En effet, l’arrivée des premiers Mk6 au sein des unités opérationnelles a été saluée par les équipages de la RAF. Les réactions des pilotes et des équipages ont été extrêmement positives.

 Une étude de faisabilité afin de mettre à niveau les Mk5 a déjà été lancée auprès de Boeing à ce sujet. Reste à savoir le coût de cette future opération et si les moyens financiers le permettront ?

 

Le CH-47 MK6 «Chinook» : 

Le CH-47 «Chinook» Mk6  est un dérivé du modèle CH-47F qui dispose d’une nouvelle cellule, d’une nouvelle société avionique, d’un FLIR, d’un nouveau treuil de sauvetage. Le CH-47 MK6 de la RAF disposeront d’un nouveau système de guerre  électronique et d’un système de communication interopérable doté d’une liaison électronique (Link16). Le Mk6 est comparable au CH-47F, mais se distingue par des équipements d’origine britannique. Les nouveaux hélicoptères seront compatibles avec la flotte  de Chinook britannique Chinook existant.

 

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Photos : 1 le 14ème Chinook Mk6 de la RAF 2 Cockpit @ Boeing

 

07/12/2015

Le nouveau poste de commandement aérien russe!

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Moscou, le commandement des Forces russes va disposer d’ici la fin de l’année d’un nouvel appareil de contrôle et de commandement destiné au président et à l'état-major pour contrôler les actions des forces terrestres, aériennes, navales et nucléaires balistiques.

 

Poste de commandement volant :

Basé sur une cellule d’Ilyushin Il-80, le futur appareil de commandement russe doit pouvoir abriter le président et l’Etat-major en cas de crise. Le poste de commandement stratégique aéroportée est conçu pour contrôler le déploiement des forces armées russes. Il est également utilisé dans le cas d'un manque d'infrastructures ou l'élimination des centres de contrôle amicales et des noeuds de communication et les lignes par un ennemi.

Le nouvel appareil vient d’être certifié et va être livré d’ici la fin du mois de décembre à la Force aérienne russe. La Force aérospatiale russe exploite actuellement quatre Il-80 sur l'aérodrome Tchkalovski, près de Moscou. L'original Il-80 a commencé à tester dans les années 1980 et est basé sur un avion Il-86 civils. La nouvelle génération de postes de commandement aéroportés dispose de fonctionnalités améliorées avec une plus grande fiabilité, de survie.

L'avion a été équipé d'une deuxième génération de systèmes de commandement et de communications connues sous la dénomination « Zveno-2 ». Ce système permet le contrôle de tous les services et les branches armées.

 

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Photos : l’Il-80 de commandement russe @ VVSP

Challenger 605 spécialisé pour Hong Kong !

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Bombardier a annoncé avoir avait livré le premier de deux avions Challenger 605 spécialisés commandés par les services de support aérien du gouvernement de Hong Kong.

Cet avion multirôle peut être utilisé pour la recherche et sauvetage, le transport de personnalités, les évacuations médicales, ainsi que d’autres missions spéciales. L’avion multirôle Challenger remplacera l’avion de recherche et sauvetage présentement exploité par les services de support aérien du gouvernement de Hong Kong pour les opérations de recherche et sauvetage long-courrier.

Plusieurs avions de type « Challenger » sont déployés en service multimission au Canada, au Danemark et en République de Corée du Sud. Ils servent également comme avions du chef d’État de plusieurs pays.

 

La gamme Challenger :

Le Challenger 300 permet le transport de  Huit passagers sans escale sur des distances de 3’065 miles marins (5 646 km) à une vitesse de croisière de Mach 0,80. Disposant d’une large cabine au sol plat elle permet aux passagers puissent de se tenir debout. Le poste de pilotage du Challenger 300 dispose d’une avionique Rockwell Collins Pro Line 21 totalement intégrée

Le Bombardier Challenger 605 est doté de la cabine la plus large chez tous les gros biréacteurs d’affaires sur le marché  8 pieds et 2 pouces de largeur (2,49 m)  et permet de se tenir debout grâce à une hauteur confortable de 6 pieds et 1 pouce (1,85m). Sa cabine inégalée rendent le Challenger bien adapté pour des missions diversifiées, dont l’inspection de vol, la formation aux systèmes électroniques et la surveillance maritime. Il atteint une vitesse de croisière maximale de Mach 0,82 (470 nœuds; 541 mi/h; 870 km/h).

Le poste de pilotage du Challenger 605 est équipé de la suite avionique Rockwell Collins Pro Line 21 qui supporte les affichages de graphiques météo par satellite en temps réel et de tableaux électroniques pour améliorer la conscience situationnelle et réduire la charge de travail des pilotes. L’ensemble avionique intégré comprend quatre écrans à cristaux liquides de 10 pouces par 12 pouces (25,4 cm par 30,5 cm) à alignement vertical de dernière génération, accroissant la surface d’affichage de 55 % par rapport au poste de pilotage du Bombardier Challenger 604. Le poste de pilotage est également doté d’un écran tactile du côté du copilote, fournissant une seconde copie des tableaux électroniques et permettant un environnement de pilotage « sans papier ».

 

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Photos : 1 Challenger 605 aux couleurs d’Hong Kong 2 le Challneger 605 @ Bombardier

06/12/2015

Mise à jour des EA-18G !

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L'US Navy a décidé de mettre à niveau ses avions de combat Boeing EA-18G « Growler » avec une nouvelle liaison de données et une modernisation du système qui permet à l'appareil d'identifier des navires à longue distance sans utiliser le radar.

L’US Navy prévoit de mettre à jour le système de liaison de données Rockwell-Collins, ce qui permettra d’installer le nouveau système de ciblage tactique (TTNT) sur les EA-18G. L'EA-18G utilise son radar à balayage électronique (AESA) Raytheon APG-79, afin d'identifier des cibles à longue portée, mais en utilisant cet émetteur, il expose l'aéronef à la détection par les systèmes d'alerte de radar de la cible visée. Par conséquent, la marine veut doter ses appareils d’une mise à jour du système de détection passif, le AN/ALQ218 de Northrop-Grumman.

 

Nouvelle version de l’ALQ-218 :

Le AN/ ALQ-218 est un système de récepteur qui fournit une haute probabilité d'interception (POI) et de géolocalisation. Le système détecte et analyse les signaux adverses (IMOP) et permet d’identifier l’émetteur ennemi et ses caractéristiques. Il s’agit d’un système d’analyse à large spectre lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

Une fois les signaux ennemis identifiés, le système les partages via la liaison de données avec les autres « Growler », les avions de détection avancée Northrop E-2D « Advanced Hawkeye ».

Les Boeing EA-18G « Growler » possèdent déjà un système similaire, mais celui-ci ne fonctionne que pour la courte portée. Le nouveau système longue-portée viendra remplacer l’actuel dans les nacelles de bouts d’ailes.

 

Rappel concernant les EA-18G & Super Hornet :

L’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur  EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage. L’EA-18G du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

 

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 Photos : 1 Boeing EA-18G « Growler » @Anthony Osborne 2 nacelle de bout d’ailes qui emporte l’ALQ-218 @ Northrop-Grumman