08/02/2014

Conception préliminaire achevée pour le MTA !

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La Russie et l'Inde achèvent la conception préliminaire de l'avion de transport multirôle MTA, a annoncé jeudi à New Delhi le directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) Viatcheslav Dzirkaln. La Russie et l'Inde ont déjà lancé des discussions en vue de signer un contrat sur les travaux de conception et les essais de l'avion.

 

Répartition des travaux :

HAL effectuera un travail partagé en matière de R&D sur ses installations à Bangalore et finalisera l’électronique, tandis que sa division avions de transport à Kanpur va fabriquer des prototypes. Ilyushin Aviation Complex se chargera des alliages d'aluminium et composites avancés ainsi que de l’avionique, le train d’atterrissage. La Société IRKUT devait jouer un rôle clé en matière  d’investissement (40% des dépenses du projet) et coordinateur du côté russe.

La motorisation reste encore à être définie avec peut-être deux motorisations à choix. En effet, les Russes semblent opter pour une motorisation indigène, alors que l’Inde préfèrerait un moteur de l'Ouest sur mesure, tels que, le BR715 de Rolls-Royce ou Snecma CFM56, par exemple.

Analogue à l'Antonov An-12 jadis utilisé par l'armée russe, l'avion MTA (Multirole Transport Aircraft) sera un avion bimoteur mesurant 33 m de long pour une envergure de 30 m. Il pourra transporter une charge utile de 18 à 20 tonnes. Sa masse maximale au décollage sera de 65 tonnes, la vitesse de croisière de 800 km/h, l'autonomie de vol de 2.500 à 2.700 km et le plafond pratique de 12 km.

 

Le premier vol de MTA est prévu pour la période 2016-2018.


 

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Photos: Images de synthèse du futur MTA @ HAL/IIyushin

07/02/2014

Les Forces aériennes à la rescousse !

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Un risque élevé d’avalanche pèse sur une grande partie du Tessin en raison des fortes chutes de neige sur la région. Certaines vallées sont complètement coupées du reste du canton. Les Forces aériennes suisses ont par conséquent organisé ce jeudi des vols de ravitaillement depuis Locarno à la demande du canton du Tessin.

 

Ainsi, quelques 16 tonnes de foin pour l'approvisionnement du bétail ont été transportées par voie aérienne de Peccia à Sant'Antonio dans la Valle di Peccia. Un Super Puma et un EC635 ont été engagés à cet effet. Au vu de l'évolution incertaine de la situation dans d'autres vallées tessinoises, deux Super Puma et un EC635 des Forces aériennes sont également prêts à intervenir en cas de nécessité.les conséquences de cette météo extrême se traduisent par une couche de neige supérieure à deux mètres, par endroit deux fois plus épaisse que la moyenne des dernières décennies. Le risque d'avalanche est demeuré jeudi fort (4 sur une échelle de 5) dans les Alpes tessinoises.


 

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Photos : Super Puma des Forces aériennes au Tessin @ DDPS

Rafale en Inde, signature repoussée !

 

 

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NEW DELHI, l'Inde ne signera pas d'accord d'achat de l'avion de combat français Rafale avant les élections prévues d'ici à mai. Il faudra attendre la prochaine législature pour trouver une fenêtre favorable à la commande portant sur 126 avions de combat Rafale.

 

L’optimisme décalé du gouvernement français :

 

Cette décision tranche avec l’optimiste affiché du gouvernement français via les déclarations de son Ministre de la Défense. Depuis maintenant plus de deux ans celui-ci répète à la presse une signature imminente tous les trois mois, A tel point que certain n’y comprenne plus rien !

La réalité est tout autre, en septembre dernier, Dassault précisait qu’il lui faudrait entre 12 et 15 mois pour finaliser (enfin) le contrat avec l’Inde. Avec l’arrivée des élections, le dossier ne pouvait tout simplement pas être bouclé ce printemps.

 

Maintien des MiG-21 :

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Je vous l’annonçais en octobre dernier, l’Indian Air Force envisageait déjà un maintien prolongé d’une partie de sa flotte de MiG-21 « Bison » jusqu’en 2025 pour faire face au retard sur le dossier Rafale.Selon le planning initial, les vieux MiG-21 devaient rester en service jusqu’en 2019, date à laquelle les Rafale devaient être pleinement opérationnels. 

 

Les difficultés de la seconde fenêtre :

 

Le patron de Dassault, Eric Trappier espère finaliser le contrat d'ici à fin 2014 ou au plus tard au début 2015. Il s’agit là de la seconde fenêtre pouvant permettre la conclusion du contrat. Mais rien n’est simple, en effet, plusieurs problèmes pourraient venir perturber la signature du contrat.

 

Pour le ministre de la Défense indien, A.-K. Antony, les contraintes budgétaires forment le premier écueil. En effet, Au 1er février, l'Inde avait déjà dépensé 92% de son budget d'équipement militaire, a précisé le ministre. Si la coalition politique actuelle remporte les élections, celle-ci devra revoir son budget à la baisse. Mais le pire pourrait venir d’une défaite du gouvernement actuel, qui selon les derniers sondages ne sont pas favorables. L’opposition est clairement décidée, en cas de victoire, à baisser drastiquement les budgets militaires. Si les budgets déjà votés n’ont rien à craindre, il n’en est rien des nouveaux.

 

Troisième problème pour le contrat Rafale, l’arrivée de l’avion indigène Tejas en ligne dès 2016 et le Sukhoi T-50 en 2017. En effet, l’Indian Air Force évite pour l’instant de parler des difficultés à absorber l’arrivée d’un troisième appareil en ligne, en l’occurrence le Rafale.

 

Photos : 1 Rafale aux couleurs indienne @ Dassault/IAF 2 MiG-21 Bison indien @ IAF

08:53 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : rafale, iaf, mig-21, rafale inde |  Facebook | |

06/02/2014

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés !

 

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Nouveau volet en vue de la votation du 18 mai prochain en vue de la création du fond Gripen. Après "les mensonges des référendaires" et "Gripen un besoin fondamental", je vous propose de nous attarder sur le micro-comité libéral contre les avions, car l'argumentation de ceux-ci s'avère particulièrement croustillante en matière de méconnaissances, tant aéronautiques que militaires. Voyez plutôt :

 

 

Méconnaissances aéronautiques :

 

Ce comité minoritaire déclare :« sachant qu’un avion militaire de haute performance traverse le ciel suisse en huit minutes et que le Gripen n’est pas un avion parmi les plus rapides et ne pourrait donc réagir (..)».

 

Premièrement, pour traverser notre pays de Genève au lac de Constance, il faut minimum 15 minutes et non 8 ! De plus réduire l’espace aérien de manière transversal est faux. L’espace aérien est un volume en 3 dimensions et non en 2. Par conséquent il faut prendre en compte l’espace aérien comme un cube dont la hauteur atteint 23'000 mètres.

 

Le Gripen E atteint la vitesse de Mach2 (Eurofighter Mach2, Rafale Mach1,8, F/A-18 Mach1,8) à basse altitude le Gripen E vole à 1’400km/h (Eurofighter 1’390km/h, Rafale 1'350 km/h). Prétendre que le Gripen E n’est pas un avion rapide est donc ridicule.

 

 

Vision de la police aérienne dépassée :

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Ce comité de soixante-huitards de part cette affirmation, imagine la police du ciel selon le mode opératoire de la Seconde guerre mondiale, visiblement ces gens ont encore en tête les merveilleuses images du célèbre feuilleton « les Têtes Brûlées ». Sauf qu’aujourd’hui les procédures ont bien évolué. On ne fait plus décoller les avions lorsque qu’un aéronef adverse passe la frontière, on le détecte bien avant et on fait décoller nos appareils bien avant que celui-ci traverse la dite frontière. En cas de conflits ou de verrouillage d’une partie de l’espace aérien (comme au WEF ou Genève II) les avions sont déjà en vol et repèrent l’intrus également bien avant qu’il ne traverse la frontière, avec notamment la possibilité de transfert d’information par liaison électronique (Link16) avec nos voisins. Sans parler que ceu-ci ne tiennent pas compte dela collaboraton internationale pour la préalerte de l'arrivée d'un aéronef non identifié.

 

Les avions de combat ne sont pas seulement nécessaires pour la défense contre une menace militaire, mais aussi pour assurer un contrôle approfondi et complet de l’espace aérien, par exemple en cas de menace persistante exercée par des terroristes qui pourraient aussi engager des avions ou des hélicoptères. Nul ne peut exclure une menace aérienne au cours des 25 à 30 prochaines années.

 

On en distingue deux types:

  • Alerte réelle (ou Alpha Scramble) : ce type d'alerte est une mise en alerte d’avions de combat pour une mission de sûreté aérienne.
  • Alerte d'entrainement (ou Tango Scramble) : c'est une alerte d’entrainement pour une mission réelle d’interception d’un aéronef dans le cadre de la mission de Police du ciel.

On ne s’étonnera pas que ce comité ne comprenne rien à la Police du ciel !

 

Autres affirmations : « On apprend encore que de toute façon, en temps de paix, abattre un objet volant non coopératif n’est pas une option acceptable »

 

L’objectif en tant de paix n’est pas d’abattre en priorité un aéronef non coopératif, mais de le forcer à atterrir ! Les pilotes s’entraînent régulièrement à cet exercice. Le choix d’abattre un appareil résulte en tant de paix d’une autorisation du Chef du DDPS en fonction du degré de la menace. On agit au cas par cas.

 

« Les Forces aériennes assurent une mission de sauvegarde de l’espace aérien durant les seuls jours ouvrables par suite des ressources limitées en personnel et en finance ».

 

Effectivement, c’est encore le cas aujourd’hui, mais il est prévu de mettre en place d’ici 2016 les alertes 24/24. Ces alertes nommées QRA pour Quick Reaction Alert doivent permettre de réagir en tout temps selon les normes suivantes :

 

 − A1 : décollage en 60 minutes

− A2 : décollage en 35 minutes

− A3 : décollage en 15 minutes

− A4 : décollage en 3 minutes

− A5 : décollage en 1 minute (moteurs en marche)

− A6 : avion en vol

 

Cette surveillance 24/24 à un coût qui doit pouvoir être pris en charge sur le seul budget du DDPS sans toucher aux autres Départements, par conséquent l’armée doit faire des économies pour réaffecter le montant nécessaire à la QRA. Par ailleurs, pour assurer l’alerte 24/24 il faut suffisamment d’avions modernes et donc remplacer le F-5 ! Par conséquent refuser l’achat des Gripen équivaudrait justement à pénaliser le mise en place d’une réelle surveillance. Ce comité se tire lui-même une balle dans le pied !

 

 

 

Le financement : «  il faudrait forcément réaliser des économies dans d’autres domaines du budget fédéral. La formation et la recherche risquent d’en faire les frais (..) »

 

De deux choses l’une soit ce comité ne comprend rien aux débats parlementaires, soit il est de mauvaise foi. La Loi sur le fond Gripen est basée sur un financement sur le budget ordinaire du DDPS et les économies que celui-ci doit exécuter à travers le programme DEVA. Selon le concept de stationnement approuvé par le Conseil fédéral, l’armée devra renoncer à un tiers de son parc immobilier. Le cadre est déterminé par les valeurs de références que le Parlement a adoptées le 29 septembre 2011.

 

 

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En conclusion :

Être en désaccord avec cet achat est en soi un droit. Sauf que cet avion sera payé avec l'argent du DDPS et les économies qui résultent du plan DEVA et ne touchera en rien les autres Départements.

 

Venir à la manière de ces pieds-nickelés dont les arguments résultent des phantasmes de vieux soixante-huitards, conjugué à un amateurisme latent, nous démontrent une fois de plus, le manque d'arguments sérieux de la part des antis-Gripen d'où qu'ils viennent.

 

Une nouvelle bonne raison d'approuver le Loi sur le financement des avions de combat Gripen !

 

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Liens sur les articles déjà publiés :

 

Gripen, les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

 

Photos : 1 & 3 Gripen F de développement @ Saab Gripen 2 Police du ciel@ Swiss Air Force

 

 

 

 

05/02/2014

USAF, modernisation minimale des F-16?

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Washington, L’US Air Force pourrait revoir à la baisse la modernisation de ses avions de combat Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon». Le 4 mars prochain, la demande de financement prévue pour moderniser la flotte de F-16 pourrait être revue à la baisse, faute de moyens financiers.

 

Rappel: 

 

L’US Air Force prévoyait de moderniser en profondeur 300 avions de combat F-16, afin de compenser non seulement les retards du programme F-35, mais également le fait que celle-ci devait se doter d’un nombre inférieur de «Lightning II».  En conséquence, l’USAF avait prévu un programme complet de modernisation, nommé (CAPES) qui comprenait notamment une nouvelle avionique et l’installation d’un nouveau radar de type AESA. 

 

Programme CAPES : 

 

Le programme initial CAPES doit également équiper les F-16 de Taïwan et Singapour. L’objectif étant d’offrir une modernisation destinée aux utilisateurs du F-16. L’appareil devrait être doté d’un nouveau radar avec antenne à balayage électronique (AESA) couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation doit permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++. Le coût du programme CAPES est évalué à plusieurs milliards. 

Rien que pour Taïwan, la modernisation des 146 F-16A/B a été évaluée à près de 5,3 milliards de dollars us.

 

Programme SLEP :

 

La conséquence d’une réduction du budget de la modernisation des F-16, pourrait pousser l’USAF vers une mise à jour moins coûteuse et donc limitée, soit une simple extension du service de vie de la flotte de F-16. Le programme SLEP se bornerait à une extension des heures de vol de 2’000 à 4’000 heures. En ce qui concerne l’avionique, celle-ci, ne comprendrait que les mises à jour logiciel standards.

 

Les conséquences : 


 

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Si d’aventure le programme CAPES devait passer à la trappe, les conséquences pourraient avoir de nombreuses répercutions. A l’étranger d’abord, Taïwan et Singapour ne pourraient pas mener seuls la modernisation de leurs F-16, car les coûts déjà élevés deviendraient insupportables pour les deux Etats. 

 

Aux Etats-Unis, les deux radaristes susceptible de fournir le nouveau radar EASA, soit le RACR de Raytheon et le SABR de Northrop-Grumman perdraient alors des milliards, dans le développement de ceux-ci, avec comme inévitable conséquence des pertes d’emplois. 


 

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Rude bataille au Congrès: 

 

La bataille s’annonce donc rude au Congrès en vue de la décision. Deux camps sont en opposition dans ce futur débat, ceux qui désirent clairement pousser le F-35 au détriment du F-16, alors qu’un autre groupe désire ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier, en optant pour une modernisation poussée du F-16. Réponse en mars ?


 

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Photos :1 F-16 USAF @ USAF  2 Le RACR de Raytheon @Raytheon 3 Le SABR de Notrhrop-Grumman@ Northrop-Grumman 4 F-16 USAF