22/05/2014

B777-300ER de plus pour EVA Air !

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EVERETT, Washington et EVA Air ont célébré la première double livraison des appareils B777-300ER (Extended Range) no : 16 et 17 à la compagnie aérienne taïwainaise. Les deux appareils sont par ailleurs les premiers à être doté du nouveau système de divertissement en vol Panasonic EX3 avec connexion Wi-Fi, et écrans tactiles à haute définition.

Avec double livraison, EVA Air exploitera 17 B777-300ER dans une flotte équipée de 49 avions Boeing au total. La compagnie aérienne met également en vedette sa nouvelle cabine «  Royal Class ». Ces appareils permettront à la compagnie d’ajouter des vols en direction de l’Amérique du Nord.


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Le B777-300ER :

 

Le B777-300ER a été introduit en ligne service en 2005, il se distingue  par son efficacité énergétique son  aménagement intérieur primé et plus large. Le B777-300ER a été commandé par 37 clients à travers le monde entier. Vingt-sept clients opèrent maintenant le B777-300ER, 10 clients supplémentaires prendront livraison de leur premier B777-300ER d'ici 2014 .Le B777-300ER compte 35 % de différence vis-à-vis du modèle de base « 777 ». Chaque aile a été prolongée de 6,5 pieds (1,98 m) avec des stabilisateurs qui réduisent la longueur de piste au décollage et augmentent  les performances de montée et permettent de  réduire la consommation de carburant. L’avion dispose d’un nouveau train d'atterrissage spécialement adapté pour les pistes courtes. Les entretoises et les nacelles ont été modifiées  pour tenir compte de la poussée nettement plus élevé des moteurs. Les avions sont alimentés exclusivement par le General Electric GE90-115BL soit,  le plus grand et le plus puissant des moteurs à réaction commercial, la production est de £ 115 300 (512 kN) de poussée.

 

 

Photos : 1 B777-300ER d’EVA Air @ Boeing 2 Cabine Royal Class EVA Air @ EVA Air

 

 

 

 

 

14:04 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : b777-300er, eva air |  Facebook | |

21/05/2014

Gripen : Pas de plan B, mais un plan C/D/E !

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Le Chef du DDPS a affirmé qu’il n’y avait pas de « plan B » à l’acquisition du Gripen. Après le vote du 18 juin, le moment est désormais venu de poser cette question. Car l’indécision et l’inaction peuvent coûter cher à la Suisse.

La flotte de F-5 Tigre (1979) doit être retirée du service en 2016. Le maintien de celle-ci nécessiterait des investissements importants et ne saurait prolonger la durée de vie de ces appareils très longtemps. Si rien n’est fait, la flotte de F/A-18 Hornet (1993) atteindra sa limite de vie utile à l’horizon 2025. Il n’y aura alors plus d’appareils pour assurer la police du ciel, encore moins pour assurer la défense aérienne de la Suisse en cas de crise. Dans ces conditions, on doit envisager la fin de la politique de bons offices et de la Genève internationale, sans parler de facto d’un abandon de souveraineté à nos voisins ou à l’UE.

Sachant qu’il faut une dizaine d’années entre l’évaluation et la disponibilité opérationnelle d’un système d’armes aussi complexe qu’un avion de combat, un choix stratégique et politique doit avoir lieu au plus tard dans un an. On peut, dès lors, imaginer trois variantes de base.

 

Attendre pour lancer une nouvelle évaluation n’a guère de sens, car les appareils à évaluer dans 3-5 ans sont peu ou prou déjà en service aujourd’hui. En fonction de l’état des ventes à l’exportation, il est possible que l’Eurofighter ou le Rafale ne soient, alors, plus en production - diminuant alors notre choix. Les partisans de cette variante font miroiter l’achat de l’appareil de nouvelle génération Lockheed F-35. Mais celui-ci coûte au bas mot trois à quatre fois plus cher que le Gripen E ; son développement a été laborieux et parsemé d’échecs et de frustrations ; à tel titre qu’il n’est pas sûr que celui-ci soit disponible à temps pour les pays non-partenaires du programme initial ; les négociations avec le Gouvernement américain au sujet du F/A-18 durant les années 1990 –en pleine crise des fonds en déshérence- ont laissé des traces. Enfin, pour assurer la police de notre ciel, un appareil furtif, optimisé pour les frappes au sol n’a guère de sens.


 

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La seconde option consisterait à renégocier avec les Gouvernements et les avionneurs européens l’achat d’Eurofighter ou de Rafale d’occasion. Cela est d’autant plus imaginable que des offres ont déjà été faites par Cassidian (EADS). Et d’ici 2017, la Grande-Bretagne aussi bien que l’Allemagne ou l’Italie devront se débarrasser de leurs appareils de première génération afin d’honorer leurs commandes d’appareils de troisième génération qui sont en train d’entrer en service actuellement. On peut imaginer que l’achat d’un tel lot de 10-15 appareils se monte à un tiers de la facture de 22 Gripen E neufs. Mais il faut être conscient que la transformation des infrastructures existantes, la mise à niveau de ces appareils ainsi que le degré d’utilisation des cellules, sans parler des coûts d’utilisation sensiblement supérieurs, impliquent au final des surcoûts très importants. En l’état, les appareils allemands ou italiens de première génération, à l’instar de ceux acquis par l’Autriche, ne disposent d’aucune capacité air-sol ; leurs systèmes d’armes ne sont pas meilleurs que nos F/A-18 actuels. Une réelle mise à niveau coûterait ainsi autant que l’achat d’appareils sortants d’usine.

 

Enfin, on peut s’inspirer de la solution trouvée par le Groupement de l’armement à l’issue du « Nullentscheid » de 1971, après que le Parlement ait refusé les crédits d’acquisition de nouveaux avions de combat. En renégociant les contrats avec la Suède, qui devra remplacer ses Gripen C/D actuels pour recevoir ses appareils de nouvelle génération (E/F) à l’horizon 2017-2020, il serait possible d’acquérir un lot de 11 Gripen C/D d’occasion – sur la base des accords de leasing prévus. Un second lot de 11 Gripen C/D ou E devrait alors être acquis à l’horizon 2020-2025. Un troisième lot de Gripen E pourrait ensuite être acquis à partir de ce moment, afin de remplacer notre flotte de F/A-18. Cette solution permettrait de maintenir les coûts de chaque lot en-dessous du seuil psychologique du milliard de francs, tout en « sauvant les meubles » de nos accords de partenariat et de compensation avec la Suède.

 

On le voit, toutes ces solutions seront, à terme, plus chères que l’acquisition proposée au peuple suisse le 18 juin. Il n’y a donc pas de véritable « plan B ». Mais il y a des alternatives, qui requerront un réel leadership, une vision et un consensus politiques, au moment où sera rédigé le prochain Rapport sur la politique de sécurité.

 

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Texte d’Alexandre Vautravers,Professeur agrégé, en histoire, 

Sécurité et études stratégiques à la Webster University

Rédacteur en chef, Revue militaire suisse (RMS+)

 

Photos : 1 F-5E de la Patrouille Suisse 2 F/A-18C Hornet 3 Gripen F @ P.Kummerling

Plus de 2'000 commandes pour le B737 MAX !

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RENTON, Boeing célèbre une étape majeure pour le programme 737 MAX : ce monocouloir ultra-efficient vient en effet de franchir le cap des 2.000 commandes. Avec 30 commandes fermes passées cette semaine par des clients dont l’identité n’est pas dévoilée, le 737 MAX totalise à présent 2.010 commandes de la part de 39 clients du monde entier, pour une valeur de 209 milliards de dollars au prix catalogue. Le 737 MAX compte également des engagements d’achat portant sur plus de 250 appareils supplémentaires.

« À ce stade du programme, un carnet de commandes de 2.000 avions est un succès remarquable », a déclaré Keith Leverkuhn, vice-président et directeur général du programme 737 MAX, Boeing Aviation Commerciale. « Depuis son lancement, le 737 MAX a enregistré plus de 50 % des nouvelles commandes du marché par rapport à ses concurrents directs, ce qui démontre la valeur que cet avion apporte à ses clients. »

Un large éventail de clients de premier plan a choisi le 737 MAX en raison de ses performances énergétiques supérieures, des économies opérationnelles qu’il génère et de son aménagement intérieur dernier cri.

« Le 737 MAX offre la combinaison optimale d’éco-efficience, de fiabilité et de confort passagers dont nos compagnies clientes ont besoin pour être compétitives dans le futur», a déclaré Steven Udvar-Hazy, président et CEO d’Air Lease Corporation.

« Nous accordons toute notre confiance à Boeing et au 737 MAX, d’autant que cet appareil sera le monocouloir de United Airlines pour les prochaines décennies », a déclaré Ron Baur, vice-président de la flotte de United Airlines.
« Le 737 MAX nous aidera à montrer la voie avec une flotte moderne et sûre, ainsi qu’à préserver notre avantage compétitif », a déclaré Paulo Kakinoff, directeur général de la compagnie brésilienne Gol. « Il permettra à notre compagnie de réaliser d’importantes économies de carburant et de réduire ses coûts, tout en offrant aux passagers une fantastique expérience de vol. »

« Avec le 737 MAX, nos clients bénéficient d’une nouvelle motorisation et bien plus encore », a ajouté Keith Leverkuhn. « En plus des moteurs LEAP-1B qui incarnent la toute dernière technologie de CFM International, le MAX combine des améliorations aérodynamiques telles que les nouvelles ailettes marginales (« Advanced Technology Winglets »), des écrans de grandes dimensions pour le poste de pilotage dans la lignée du 787, et la cabine Boeing Sky Interior, l’aménagement intérieur préféré des passagers. Toutes ces innovations permettront à nos clients de bénéficier d’un avion qui enrichira leurs flottes pour les décennies à venir. »

Le 737 MAX a franchi le cap des 2.000 commandes plus rapidement que tout autre avion dans l’histoire de Boeing. Cette demande sans précédent est nourrie par la croissance du trafic aérien et les besoins en avions plus éco-efficients. Le 737 MAX sera 14 % plus économe en carburant que le Boeing 737 NG actuel et 20 % plus économe que le tout premier 737 NG. Le 737 étant plus économe en carburant que l’actuel A320, le 737 MAX conservera cet avantage sur le futur A320neo. Les compagnies aériennes qui exploitent le 737 MAX bénéficieront d’un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % à l’A320neo.
Conformément au calendrier, l’assemblage final du 737 MAX débutera à la mi-2015,le premier vol aura lieu en 2016 et la livraison au client de lancement, Southwest Airlines, au troisième trimestre 2017.

 

 

Photo : la famille « 737 » MAX @ Boeing

11:37 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boeing, b737 max |  Facebook | |

20/05/2014

Premiers clients pour le PC-24 !

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Salon EBACE, l’avionneur suisse Pilatus annonce les noms des premiers clients pour son jet le PC-24. Au total se sont déjà cinq opérateurs qui ont passé commande du premier avion à réaction d’affaires produit en Suisse.


 

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Oscar J. Schwenk, président du conseil d'administration de Pilatus et Markus Bucher, directeur général, ont signé aujourd'hui les premiers contrat de vente du PC-24 avec les clients suivants : 

 

  • Falcon Aviation Services , Emirats Arabes Unis: 2 PC-24 
  • Jetfly, Luxembourg : 4 PC-24 
  • PlaneSense, Etats-Unis : 6 PC-24 

• Royal Flying Doctor Service de l'Australie ( Opérations de l'Ouest ) : 3 PC-24

 inclus, une option pour 1 avions supplémentaires. 

  • U-Haul International, USA : 2 PC-24

 

Le Pilatus PC-24 : 


 

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Le Pilatus PC-24 pourra accueillir de quatre à huit passagers dans un confort très haut de gamme. Le client aura à choix divers aménagements, la cabine dispose d’un système de lumières LED et peu-être dotée d’un équipement de bureau complet. La cabine peut également être réaménagée pour transporter une moto par exemple, en plus, de quatre passagers. Une large porte cargo héritée du PC-12 permet un chargement aisé du même coup une re-configuration très rapide de l’avion. Pour la motorisation, Pilatus a fait appel à deux réacteurs Williams FJ44-4A. L’avionique est spécifique à choix à un ou deux pilotes. L’avion dispose du système Pilatus aceTM développé en partenariat avec Honeywell qui offre une simplicité de fonctionnalité qui permet aux pilotes une meilleure convivialité grâce à un concept intuitif et obtenu avec les quatre écrans 12 pouces. Un système de référence inertiel (IRS) garantit une excellente fiabilité et permet aux informations d’être affichées au bon endroit et sans délai. Le système comprend également la synthèse de la vision, un automanette, un système graphique de planification de vol, un système d'évitement des collisions (TCAS II), et l’alignement de piste avec une capacité de guidage vertical (LPV). De plus, le PC-24 est le seul avion à disposer du système : Unique Puissance modeTM qui permet une alimentation en énergie pour alimenter les systèmes électriques y compris le chauffage et la climatisation de manière indépendantes de toute source d'énergie au sol. Le PC- 24 est classé comme un jet hyper polyvalent de sorte que les propriétaires auront la possibilité d’un aménagement de six ou huit personnes en exécutif ou jusqu'à 10 passagers. Il sera également possible de changer complètement l’intérieur pour permettre à l’aéronef d’être utilisé pour l’évacuation médicale (MEDEVAC).


 

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Photos: 1 PC-24 image de synthèse @ Pilatus 2 Cockpit 3 Intérieur 4 Stand EBACE 2014 @ P.Kummerling

17:32 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ebace, pilatus, pc-24, pilatus pc-24 |  Facebook | |

EBACE, les points culminants !

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Genève, ouverture officielle de l’édition 2014 du salon EBACE (European Business Aviation Convention & Exhibition), avec sa nouvelle configuration qui regroupe les stands celui-ci s’en trouve désormais plus pratique d’accès pour les nombreux visiteurs. Voici un condensé des plus importantes nouvelles du jour.

Bombardier présente la maquette du Global 7000: 


 

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Effervescence en fin de matinée avec la présentation en grande première de la maquette grandeur nature du Global 7000 sur le stand de l’avionneur canadien Bombardier.

La maquette grandeur nature représente à l’identique l’intérieur du futur Global 7000. L’avion disposera de quatre zones habitables distinctes, dont un compartiment salon privé, lune zone de travaille, un secteur salle à manger, et une zone pour dormir et se détendre. L’avion sera doté de la plus grande surface totale de hublots.

Paggio présente l’Avanti EVO : 


 

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Paggio Aero a lancé l’ Avanti EVO, soit  une version améliorée de son biturbopropulseur Avanti.  Equipé d'ailettes et de nacelles-moteurs redessinées et d’une aile avant remodelée l'Avanti EVO aura de meilleures performances et offrira un plus grand confort pour ses des passagers. L’Avanti EVO permettra de grimper plus rapidement que son prédécesseur  avec plafond de 41’000 pieds et un rayon d’action de 1’470 nm.

 

En matière de confort, l’avion sera doté de nouveaux sièges d’une climatisation et d’un meilleur éclairage. De nouvelles hélices permettront de réduire le bruit en cabine de 20%.

Pour le pilote, l'Avanti EVO offre plusieurs améliorations comme une tablette de vol, un nouveau train d'atterrissage avec de freins en carbone antidérapantes. Question avionique, l'avion est équipé d'une suite Rockwell Collins Pro Line 21.

 

Certification européenne pour le Grand Caravan EX:


 

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Le Cessna Grand Caravan EX a reçu sa certification européenne de l’EASA. Cette nouvelle version du Grand Caravan de Cessna dispose d’un taux de montée de 38 % supérieur à la version précédente.  Le Grand Caravan EX reprend les caractéristiques des anciennes versions, afin de rester économique et faire bénéficier ses utilisateurs d'une grande capacité d'emport de charge et ne nécessitant qu'une maintenance très légère. 

Photos : 1 Présentation des aéronefs 2 Maquette Global 7000 3 Présentation Avanti EVO 4 Certification Grand Caravan EX @ P.Kümmerling