04/04/2019

Swiss et la Patrouille suisse à la fête des Vignerons !

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En tant que partenaire principal de la Fête des Vignerons 2019, SWISS prévoit un show aérien en complément du spectacle qui se tiendra dans l’arène le 1er août. Le CS300 décoré en l’honneur de la Fête des Vignerons survolera Vevey accompagné de la Patrouille Suisse, offrant un spectacle unique au public et affichant fièrement les couleurs de ce partenariat.

En 2019, Swiss International Air Lines (SWISS) s’engage en tant que partenaire principal de la Fête des Vignerons, événement emblématique de Suisse dont elle partage la mission de promouvoir avec passion la richesse des traditions, du savoir-faire et du terroir suisse. Dans le cadre de ce partenariat et pour rendre hommage à cette tradition vivante, un habillage spécial créé par l’artiste Veveysan Mathias Forbach - alias Fichtre - a été apposé sur l’un des avions SWISS basé à Genève. Cette œuvre volante sera au cœur d’un show aérien qui aura lieu le jour de la fête nationale, après le discours officiel d’un membre du Conseil fédéral, prononcé dans l’arène de la Fête des Vignerons à Vevey. « En tant que compagnie aérienne helvétique, nous sommes très fiers de prendre part à cette célébration emblématique de Suisse – qui n’a lieu qu’une fois par génération », commente Lorenzo Stoll, Directeur général de SWISS pour la Suisse romande. « L’habillage spécial du C Series de SWISS incarne notre attachement à la Suisse romande, sa culture et ses traditions. Voir les couleurs de cet avion rayonner au-dessus de Vevey le jour de la fête nationale promet un grand moment d’émotion. »

L’avion SWISS décollera en direction de Vevey, où il survolera l’arène de la Place du Marché et le lac. Un équipage de 3 pilotes sera aux commandes du CS300 de SWISS, qui sera accompagné de 6 avions de combat type F-5E Tiger de la Patrouille Suisse. Le public assistera alors à un survol spectaculaire. L’avion SWISS ouvrira le bal avec un premier passage seul et sera rejoint ensuite par la Patrouille Suisse pour une démonstration commune. Les F-5E Tigers effectueront ensuite une série de figures aériennes, avant d’être rejoint par l’avion SWISS pour un bouquet final.

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La Marine indienne aura ses MH-60R !

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Le département d'État américain a autorisé la vente de 24 hélicoptères de guerre anti-sous-marine (ASW) Sikorsky MH-60R à l'Inde. L’accord, d’une valeur de 2,6 milliards de dollars, devrait être soumis à l’acquisition à New Delhi, selon l’Agence de coopération pour la sécurité et la défense (DSCA).

La transaction en vue pour les MH-60R sera réalisée dans le cadre du processus de vente de matériel militaire à l'étranger (FMS) du gouvernement américain. Le forfait DSCA comprend 24 hélicoptères, ainsi que des armes, des capteurs, du matériel de soutien et des services compatibles avec une capacité ASW haut de gamme et une capacité de guerre anti-surface (ASuW).

Les armes incluent les missiles AGM-114 Hellfire, les roquettes du Système d'arme de précision de précision (APKWS), les torpilles Mk54.

Missile de frappe navale :

 

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La marine indienne va devenir le premier client des missiles de frappe navale Kongsberg (NSM) dans une application lancée par un hélicoptère. Selon la documentation de l'Agence américaine de sécurité et de sécurité (DSCA), le missile sera  intégré aux hélicoptères multimissions Sikorsky MH-60R. 

Le NSM a été développé à l'origine par Kongsberg pour répondre aux exigences de la Marine royale norvégienne. Le nouveau missile furtif Naval Strike de Kongsberg (Nytt SjomalsMissil) est capable d'atteindre des distances allant jusqu'à 200 km, il associe un guidage à mi-parcours assisté par GPS à un chercheur infrarouge d'imagerie à double bande. L'absence d'une tête de recherche radar traditionnelle, permet une réduction de la signature du missile. Le système IR rend le NSM complètement passif, n'émettant aucun avertissement de la part des systèmes ESM de bord détectant les émissions radar. Dans le même temps, sa forme furtive offre peu d'avertissement de la part des balayages radar actifs de sa cible. C'est un missile optimisé à tous les niveaux pour la furtivité, rendant la vitesse supersonique moins nécessaire. Une liaison de données en vol rend le missile reprogrammable ,si sa cible disparaît ou si une menace de priorité plus élevée apparaît. 

Le MH-60R «SeaHawk» :

La version MH-60R et le dernier développement du SH60-SeaHawk destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH-60B et SH-60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed-Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH-60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le  sauvetage (SAR), le  ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC)  ainsi que le relais des communications.

Lockheed-Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multi-mode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH-60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles. 

Photos : 1 MH-60R @ Sikorsky Missile NSM @ Kongsberg

03/04/2019

L’armée de l’air brésilienne prépare l’arrivée du KC-390 !

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L'armée de l'air brésilienne (FAB) a débuté le compte à rebours en vue de la réception des premiers avions de transport tactiques multirôles Embraer KC-390. Lors d'une conférence de presse tenue mardi au Salon LAAD 2019 à Rio de Janeiro, RJ, Ing. Walter Pinto Junior, directeur du programme KC-390 d'Embraer, s'est entretenu avec la presse à propos des perspectives pour le dernier tronçon du processus de livraison du KC-390.

"Dans cette édition 2019 du LAAD, nous sommes heureux de célébrer une étape importante du programme, qui marque le début de la production de la série KC-390", a-t-il déclaré, montrant l'état actuel des trois premiers appareils qui seront livrés à la FAB. "Il convient de mentionner la participation de la  FAB depuis la rédaction des exigences, des concepts, jusqu'à la vérification des tests", a-t-il ajouté.

Le premier avion devrait être livré au cours du premier semestre de 2019 et la FAB recevra plus tard cette année le second appareil. En 2014, FAB a signé le contrat d’achat portant sur un total de 28 avions. Le 1er groupe de transport de troupes (1re GTT), établi à Ala 2, à Anápolis (GO), sera la première unité opérationnelle de la FAB à recevoir le nouvel avion.

Le président du comité de coordination du programme des avions de combat (COPAC), le brigadier de l'air, Marcio Bruno Bonotto, a confirmé de son côté l’avancée les préparatifs pour la réception de l'avion par l’Ala 2. Un groupe de travail constitué de membres de la Force aérienne et de l’avionneur Embraer travail à la réception du premier aéronef en préparant les cours de maintenance et de formation des pilotes. La campagne de certification se poursuivra jusqu'en 2020, afin de libérer les capacités de l'aéronef et de répondre aux besoins des utilisateurs.

En 2018, le KC-390 a déjà reçu la certification de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC). En 2019, il a subi des tests de certification pour diverses missions, telles que le lancement de fret, l'atterrissage d'assaut (atterrissage, lancement et décollage successifs) et le ravitaillement en vol (REVO).

L’Embraer KC-390 :

Le KC-390 est doté d’une avionique avec double affichage tête haute, avec un système de mission complet. L’avion est également doté d’un système complet d'autoprotection. Les pilotes disposeront de commandes «fly-by-wire» avec système de contrôle de vol et des fonctions optimisées, qui assureront d’excellentes performances avec un équipage réduit. L’équipage disposera de quatre grands écrans reconfigurables et de deux manches latéraux, le KC-390 permettra des utilisations sécurisées à partir de pistes semi-préparées. 

L’avion aura une capacité de décollage d’environ 72 tonnes avec une charge maximale de 20 tonnes. D’une longueur de 33,4 mètres et d’une hauteur de 11,4 mètres l’avion dispose d’une envergure de 33,9 mètres. Doté d’une porte cargo à l’arrière, l’avion pourra être également aménagé rapidement pour le ravitaillement en vol, ainsi que pour des missions spécifiques, comme l’écoute électronique par exemple. Le KC-390 est motorisé par deux IAE V2500-A5.

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Photos : KC-390 @ Embraer

 

B737MAX, Boeing doit revoir sa copie !

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Les améliorations initiales proposées par l’avionneur Boeing concernant le système MCAS ne sont pas suffisantes a déclaré la FAA. Celle-ci n’a pas donné son accord en vue de l’approbation du correctif. Il faudra donc attendre la version finale pour que la FAA autorise à nouveau les vols.

Cette décision doit permettre à l’avionneur d’identifier tous les problèmes et d’y remédier de manière définitive. Mais avant toute autorisation de vol, la FAA effectuera des tests approfondis.

Enquête sur la FAA :

La FAA est dans le collimateur des politiques aux USA. Un comité sénatorial a lancé une enquête relative à des allégations selon lesquelles une formation insuffisante des inspecteurs de la sécurité de la Federal Aviation Administration avait amené l'agence à évaluer de manière inappropriée le nouveau logiciel destiné du Boeing B737 Max lors des essais en vol en vue de la certification de celui-ci.

Le président du comité a déclaré dans une lettre à l'administrateur intérimaire de la FAA, Daniel Elwell, que des éléments de preuve suggéraient que la FAA aurait peut-être eu connaissance de ces lacunes dans la formation dès août 2018.

Il semble aujourd’hui avéré que de nombreux employés de la FAA, y compris ceux impliqués dans le groupe d'évaluation des avions B737 Max, n'avaient pas reçu la formation adéquate. Le comité cherche à déterminer si une formation insuffisante des inspecteurs a entraîné une "mauvaise évaluation" par la FAA du système de renforcement des caractéristiques de manœuvre du B737 Max.

 

02/04/2019

Disponibilité réduite de la flotte des F/A-18 !

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L’application des mesures visant à prolonger la durée d’utilisation des jets de combat est retardée par des problèmes techniques. La disponibilité de la flotte des F/A-18 suisses s’en trouve ainsi réduite pour le moment. La sécurité dans l’espace aérien reste cependant assurée. La cheffe du DDPS en a informé les commissions de la politique de sécurité du Parlement.

Les raisons :

Après le rejet par le peuple du projet d’acquisition de l’avion de combat Gripen en 2014, le Parlement a approuvé la prolongation de la durée d’utilisation de la flotte des F/A-18, la faisant passer de 5 000 à 6 000 heures par avion. Cette mesure doit permettre de combler les lacunes jusqu’en 2030. Dans ce cadre, il est notamment prévu d’assainir la structure de ces avions vieux d’une vingtaine d’années.

Le prolongement : 

En été 2018, la RUAG a pu réviser un premier appareil, qualifié de prototype, en l’espace de quatre mois. Concernant les cinq appareils suivants, les travaux dureront sensiblement plus longtemps que prévu. Ce retard est dû à des problèmes qui n’avaient pas encore été rencontrés à ce jour et remonteraient à l’époque de leur construction, à la fin des années 90 ; ils n’ont été pour l’instant que partiellement résolus. C’est ainsi que certaines pièces de rechange ne sont pas adaptées à la structure des avions. Le retard encore indéfini ainsi provoqué dans l’assainissement de cette structure a aussi des conséquences sur le reste de la flotte dans la mesure où cela bloque, chez RUAG, les capacités dévolues aux travaux de maintenance qui surviennent régulièrement.

La situation :

En conséquence, les Forces aériennes disposent de moins d’appareils pour assurer le service de vol : actuellement, ils sont dix sur les trente de la flotte de F/A-18, quand il en faudrait idéalement douze. Il faut s’attendre encore à d’autres situations de réduction de la disponibilité des avions de combat jusqu’en 2024, année prévue pour la fin du programme d’assainissement. Les F/A-18 prêts à voler suffisent cependant pour assurer, en tout temps, le service de police aérienne et les opérations de protection des conférences.

L’armée et RUAG font leur possible pour maintenir la disponibilité de la flotte à un niveau satisfaisant. Des travaux sont actuellement en cours pour que RUAG et les Forces aériennes puissent éventuellement disposer de ressources supplémentaires.

En conclusion:

Une fois de plus, le rejet du « fond Gripen » péjore le travail des Forces aériennes qui doivent faire plus avec une flotte de F-5 qui n’est aujourd’hui plus adaptée à la situation et dont l’emploi se résumme à une utilisation de « service ». De l’autre, la flotte de F/A-18 est de plus en plus mise à contribution. En résulte une fatigue accrue des cellules et une obligation de renforcement de celles-ci. Cette situation et complexe et ne peut qu’être que provisioire à court terme. Le besoin d’une nouvelle flotte d’avions de combat devient inexorablement urgente.

Photo : Hornet à Payerne @ P.Kümmerling