09/03/2018

L’Arabie Saoudite négocie l’achat de 48 Eurofighter !

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Le gouvernement britannique a signé aujourd’hui un mémorandum d'intention avec le Royaume d'Arabie saoudite visant à finaliser les discussions pour l'achat de 48 avions avions de combat Airbus DS Eurofighter « Typhoon II » au standars T3. Si cette vente se confirme, le Royaume disposera d’un total de 119 avions « Typhoon II ». Dans le conflit qui oppose le pays au Yemen, un Eurofighter a été perdu dernièrement.

Rappel :

L'Arabie saoudite avait commandé un total de 72 avions Eurofighter « Typhoon II » T2 en 2007. Le contrat est estimé à près de 41 milliards de dollars, ce fut l'un des plus importants contrats de passation de marchés jamais signés.

Airbus DS Eurofighter « Typhoon II » T3 :

Les Airbus DS Eurofighter T3 Block15 disposent des nombreuses nouvelles améliorations en comparaison des versions et standards antérieurs. L’Eurofighter T3 Block15 dispose du capteur IRST de série, il permettra la mise en oeuvre du missile air-air très longue portée « Meteor » de MBDA,il permet d’utililiser la nacelle de désignation "Sniper", ainsi que les missiles antichars MBDA « Brimstones II » et des bombes à guidage laser GBU-12. Le missile air-air courte portée Diehl BGT Iris-T fait également partie des options. En matière de radar, le T3 est doté du nouveau radar de type AESA à antenne à balayage électronique CAPTOR-E de Selex-ES.

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Photos : Eurofighter T2 RSAF @RSAF

easyJet, record de femmes pilotes aux commandes ?

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Avec 106 femmes pilotes en vol, c’est 60% des effectifs féminins d’easyJet qui étaient impliqués dans l’opération #SheFlies. Le but était de partager sur les réseaux sociaux tout au long de la journée des photos du quotidien de ces femmes pilotes dans les cockpits et les aéroports, afin de démocratiser la perception des femmes aux commandes d’un vol et proposer ainsi des modèles aux jeunes filles qui souhaiteraient se lancer dans la carrière.

Les pilotes du jour sont parties de 24 bases réparties dans huit pays vers des centaines de destinations à travers le réseau européen de la compagnie aérienne.

Ces femmes ont assuré près du quart du plan de vol de la journée, ce qui signifie qu’environ 45’000 passagers ont voyagé aux côtés d’une femme pilote ce jeudi. Six équipages exclusivement féminins - composées d’une pilote, d’une co-pilote et de quatre membres d’équipage en cabine ont voyagé entre Londres, Bologne, Rome, Milan, Munich, Barcelone, Amsterdam et Agadir.

Le Directeur des opérations aériennes d’easyJet, capitaine David Morgan, a récemment été nommé « Agent du Changement » par Management Today et le Women's Business Council anglais, pour avoir mené de véritables transformations chez easyJet et dans l'industrie aéronautique grâce à l’initiative Amy Johnson d'easyJet.

Capitaine David Morgan commente :

« easyJet encourage les jeunes filles et les femmes à se lancer dans cette carrière extrêmement gratifiante de pilote et je pense qu’aucune autre compagnie aérienne n’est aussi engagée dans ce domaine. Par exemple, depuis le lancement de l’initiative, nos pilotes ont visité plus de 140 écoles afin d’inspirer la prochaine génération de pilotes.

Les résultats de l’étude réalisée auprès des pilotes nous indiquent que le manque de modèles féminins est l’une des principales raisons pour lesquelles de nombreuses femmes ne considèrent pas la carrière de pilote. 

Le fait que nos femmes pilotes se soient mobilisées en nombre pour la Journée des Femmes donnera de la visibilité à leur métier et, espérons-le, changera la perception de ce métier et inspirera les jeunes filles. 

Avec environ 6% de femmes pilotes au total, easyJet se situe au-dessus de la moyenne mondiale. Nous nous efforçons d'atteindre notre objectif de faire en sorte que 20 % des nouveaux pilotes soient des femmes d'ici 2020. En 2017, le nombre de nouvelles arrivantes a augmenté de 48 % par rapport à l'année précédente et nous sommes donc sur la bonne voie. Des journées comme la Journée internationale de la femme nous donne l'occasion d'encourager davantage de femmes à se former comme pilotes. »

Glenda Stone, Directrice des partenariats pour la Journée Internationale des femmes, déclare :

« La bonne nouvelle, c’est que bon nombre de femmes talentueuses choisissent des carrières enrichissantes dans le secteur de l'aviation. Toutefois, il reste encore beaucoup à faire pour encourager les filles à s’engager dans un secteur traditionnellement à prédominance masculine. Des modèles inspirants comme les femmes pilotes sont essentiels pour influencer les choix de carrière des filles. L'initiative Amy Johnson Flying d'easyJet est un exemple concret d'action pour aborder la question de la parité. Il est impressionnant de voir easyJet rejoindre de nombreux groupes à travers le monde pour soutenir la Journée internationale de la femme et #PressforProgress. »

Depuis le lancement de l’initiative Amy Johnson en 2015, les pilotes d’easyJet, dont de nombreuses femmes pilotes, se sont rendus dans 140 écoles et collèges afin de communiquer sur leur métier auprès des jeunes générations et notamment des jeunes filles.

La proportion actuelle de femmes pilotes a une répercussion directe sur l’écart salarial de la compagnie. Les différences de rémunération entre hommes et femmes sont fortement influencées par le déséquilibre entre les sexes dans la communauté des pilotes d'easyJet et dans l'ensemble de l'aviation commerciale. Comme dans toutes les compagnies aériennes, les pilotes représentent une grande partie du personnel d'easyJet. Ils perçoivent des salaires plus élevés que les autres professions et sont à 94 % des hommes. Les salaires et autres rémunérations d'easyJet sont négociés par des conventions collectives et avec les syndicats, de sorte que la rémunération des hommes et des femmes est exactement la même.

 

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Photos : Les femmes aux commandes @ easyJet

 

 

Babcock premier client international du H160 !

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Las Vegas, Babcock devrait devenir le premier client mondial du H160 après avoir signé un contrat-cadre de cinq ans pour l'achat d'une flotte de H160. La flotte de H160 est destinée aux missions EMS et autres services critiques démarrant en Europe et déployées progressivement dans les bases de Babcock à travers le monde. "Le H160 était un choix naturel pour les opérations de Babcock car sa grande cabine et ses faibles niveaux de vibrations et sa technologie de pointe en font un environnement sûr et confortable pour les services essentiels", a déclaré Roger Hardy, directeur général d’Aviation, Groupe Babcock International. "Nous sommes sûrs que les innovations apportées par le H160 sur le marché nous aideront à atteindre nos normes élevées de qualité, de sécurité et de rentabilité".

Avec 68 brevets, le H160 intègre les dernières innovations technologiques d'Airbus Helicopters visant à offrir aux passagers un confort supérieur grâce aux lames Blue Edge réductrices de bruit et à une superbe visibilité extérieure pour les passagers et les pilotes, sans oublier les fonctionnalités de sécurité supplémentaires qu'offre Helionix protection de l'enveloppe et réduction de la charge de travail du pilote. Le nouveau modèle industriel d'Airbus Helicopters, basé sur la spécialisation du site et un processus d'assemblage de composants prêt à l'emploi, qui réduit le temps de mise sur le marché du H160 à 24 semaines, offrant ainsi plus de flexibilité aux clients. Cela permettra aux clients de confirmer leur configuration de mission à un stade ultérieur en fonction des besoins du marché.

Babcock's Aviation fournit des services critiques, allant des services médicaux aériens d'urgence, de lutte anti-incendie, de recherche et sauvetage, de surveillance et de transport pétrolier et gazier dans 14 pays avec plus de 51 ans d'expérience dans la sauvegarde de vies humaines et la protection de l'environnement.

 

Photo : H160 aux couleurs de Babcock

08/03/2018

F-35 : trop cher et problèmes de logiciels !

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Les nouvelles du programme de l’avion de combat Lockheed-Martin F-35 ne sont pas véritablement bonnes, les problèmes s’accumulent encore. Deux éléments sont toujours montrés du doigt, les coûts et les problèmes du logiciel de maintenance.

Plus cher que prévu :

Le Bureau du Programme conjoint (JPO) estime que le développement continu du F-35 pour faire face à l'évolution des menaces et à l'évolution des environnements de guerre coûtera au gouvernement américain plus de 1 milliard de dollars par an entre 2018 et 2024. Ce chiffre a été révélé lors du témoignage du vice-amiral Mathias Winter au Comité des forces armées américaines le 7 mars dernier.

Au total, le JPO estime que le développement et la fourniture continus de capacités (C2D2) des F-35 coûteront 16,4 milliards de dollars sur une période de sept ans, avec environ 11 milliards de dollars pour le développement et 5,4 milliards de dollars pour l'approvisionnement. Le vice-amiral Winter, qui dirige le JPO, a déclaré que les coûts de développement seraient partagés avec les alliés des États-Unis, laissant le ministère de la Défense avec une facture estimée à 7,2 milliards de dollars.

"Ce coût de 16 milliards de dollars est un montant étonnamment élevé et, autant que je sache, dépasse largement tous les coûts précédemment prévus ", a déclaré le porte-parole du congrès américain.

Pour le vice-amiral Winter le prix du F-35A est tombé en dessous de 100 millions de dollars pour la première fois dans le lot 10 du LRIP à 94,3 millions de dollars, soit une baisse de 7,5% du lot 9. Les prix des avions de production devraient continuer à baisser alors que le JPO continue de négocier le lot 11. Mais pour le JPO, la baisse du coût de production du F-35A ne doit pas faire oublier que les clients doivent compenser les améliorations de l’avion et qu’une fois pris en compte l’addition n’est au final pas avantageuse.

La Marine aux prises avec ALIS :

Le logiciel de maintenance à distance Autonomic Logistics Information System (ALIS) continue de fairte des vagues au sein de la navy. La marine américaine reste frustrée par son incapacité à connecter le logiciel de logistique du F-35 avec les autres logiciels de logistique qu'elle utilise.

Les efforts d'intégration du ALIS des F-35 aux autres systèmes logistiques internes de la Navy sont contrecarrés par l'insistance du développeur Lockheed Martin à considérer que le code du logiciel est sa propriété a déclaré le vice-amiral Paul Grosklags Marine et Marine Corps Aviation Programs.

La Marine ne pouvant disposer des codes sources d’ALIS, celle-ci ne peut intégrer le logiciel du F-35 avec ceux déjà en activités soit le DECKPLATE et l’AMSRR qui sont utilisés pour tous les autres types d'avions. Pour le vice-amiral Paul Grosklags les problèmes de logiciels sont le talon d'Achille du programme F-35.

 

Photo : le F-35A @ USAF

Hommage au pionnier René Grandjean à Clin d’Ailes !

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Lors des prochaines journées spéciales des samedi 24 et dimanche 25 mars 2018, le Musée Clin d’Ailes rend hommage au pionnier de l’aviation suisse, le Vaudois René Grandjean.

En effet, l’équipe du Musée Clin d’Ailes invite l’Association René Grandjean pour ces deux journées printanières qui marquent l’ouverture élargie du musée. L’association sera présente avec la réplique du mythique avion que l’Avenchois René Grandjean a construit en 1910. René Grandjean est né à Bellerive en 1884. Il construira son premier avion en 1909 et volera pour la première fois en 1910 depuis Avenches, avec Ernest Failloubaz aux commandes. C’est ce que l’on considère comme point de départ de l’aviation helvétique.

Cette reconstruction est le fruit du rêve de Michel Porchet, menuisier-charpentier, de Fiez, à la retraite. Il a reconstruit à l’identique l’avion du pionnier Grandjean. Michel Porchet s’est lancé dans cette aventure en 1995. Il n’avait aucun plan pour réaliser la réplique, juste deux photos et des coupures de presse. En 2010, l’avion est terminé quelque 6000 heures de travail plus tard. Quant au moteur, il a aussi été totalement refait et il aura fallu quelque 12’000 autres heures, avec le soutien et la collaboration de diverses écoles spécialisées, des entreprises et «beaucoup d’amis», indique Michel Porchet. Ce dernier a déjà fait voler son Grandjean III a plusieurs reprises pour des sauts de puce, avec son immatriculation spécifique souhaitée par Michel Porchet et délivrée par l’OFAC: HB RGB (René Grandjean Bellerive). Une épopée extraordinaire, faite de patience et d’abnégation, qu’il racontera volontiers durant ces deux jours au musée, en compagnie de ces amis de l’Association René Grandjean. Ils viendront au musée avec leur avion, mais aussi toutes sortes d’objets d’époque, dont ils sont les gardiens du temple.

En marge de cet invité d’honneur, les bénévoles du musée proposent deux après-midi fort animées dans cet écrin qui met en exergue l’histoire aéronautique du pays. On retrouvera les fidèles radioamateurs de HB4FR avec une initiation au morse, avec une chasse au renard ludique pour les enfants. Les jeunes pourront aussi se faire photographier assis dans le cockpit d’un simulateur en train de faire leurs premières expériences de vol. Ils auront aussi l’occasion d’apprendre à souder un petit avion qu’ils pourront emporter.

Ce week-end, le vénérable simulateur du Mirage III, le SIMIR sera en activité pour ces deux journées exceptionnelles. On rappellera que cette installation est unique au monde et fonctionne toujours à la perfection depuis 51 ans, grâce à son mentor Frédy Chassot.

L’équipe du Flight Simulator Center (FSC) proposera des démonstrations dans son installation de simulation. On reste dans le virtuel, avec la possibilité pour les visiteurs de s’essayer au manche à balai sur l’installation de simulation du Virtual Air School (VAS) du Musée Clin d’Ailes, aux manettes d’un PC-7, en compagnie de pilotes chevronnés.

Une cafétéria et la boutique permettront de compléter ces moments divertissants en compagnie de passionnés d’aviation. Toutes ces animations sont gratuites. L’entrée du musée est payante.

Autant d’exploits à découvrir au Musée Clin d’Ailes, le samedi 24 mars, de 9 h 30 à 12 h (soupe de chalet au chaudron à midi) et de 13 h 30 à 17 h et le dimanche 25 mars, de 13 h 30 à 17 h.

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