08/09/2017

Le premier A330MRTT de l’Armée de l’air s’est envolé !

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Airbus DS a réalisé avec succès le vol inaugural du premier A330 MRTT destiné à l'armée de l'air française. Ce premier vol a été réalisé à partir du site de Getafe en Espagne de l’avionneur européen. L’avion a effectué un vol d’une durée de 3h 25 minutes. La France prendra livraison de neuf A330MRTT sous la dénomination « Phénix » à partir de 2018.

La flotte de « Phénix » de l’Armée de l’air emportera à la fois un système de perche de ravitaillement sous voilure flexible et un entonnoir à gousses de ravitaillement. Les « Phénix » pourront également être reconfigurés pour transporter 271 passagers en tant qu’avion de transport. En version évacuation médicale (MEDEVAC) l'avion sera équipé du module « Morphee » de soins intensifs, qui peut transporter 10 patients et 88 passagers. Les A330 MRTT français seront motorisés par des Rolls-Royce Trent 700.

Rappel :

C’est en septembre 2011 que l’Armée de l’air française à choisit comme nouveau ravitailleur le modèle de l’A330 MRTT du consortium Airbus. Mais il faudra attendre décembre 2015 pour voir la commande se concrêtiser, soit un contrat de 3,3 milliards de dollars au prix catalogue de l’avionneur.

L‘A330 MRTT :

L’A330 MRTT d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières.

A ce jour, 28 A330 MRTT ont été livré pour les forces aériennes de l'Australie, de l'Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis et du Royaume-Uni. 23 autres sont en commande, y compris pour la France et Singapour. Une coalition de partenaires de l'OTAN, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Norvège acquerront également ce type d’appareil ainsi que le Qatar et la Corée du Sud.

 

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Photos : 1 le premier A330 MRTT français 2 A330 MRTT ravitaillant des F/A-18A/B espagnols @ Airbus DS

07/09/2017

Belgique, Dassault contourne l’appel d’offre !

 

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L’avionneur français Dassault aviation se retire de l’appel d’offre officiel en Belgique pour remplacer la flotte d’avions de combat F-16. Mais la France n’a semble-t-il pas dit son dernier mot dans ce dossier, avec une probable offre de gouvernement à gouvernement.

Trop favorable au F-35 :

La réaction française de quitter la table de l’appel d’offre officiel est motivée par le fait que le cahier des charges belge est visiblement un peu trop favorable à l’avion américain Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». Les avionneurs suédois Saab et l’américain Boeing ont eux aussi définitivement quittés la compétition pour les mêmes raisons.

Une offre de indirecte ?

Pour autant, la France semble vouloir tenter le tout pour le tout avec une offre de gouvernement à gouvernement en contournant ainsi la compétition officielle. Selon la Ministre de la Défense Florence Parly, : une offre devrait être faite au gouvernement Belge avec le Rafale et comprendra également des offsets en matière de coopération industrielle.

Une décision qui agace :

Du côté belge, cette décision semble agacé le Ministre belge de la défense Steven Vandeput qui dénonce une action qui n’a aucun sens, étant donné que la procédure de sélection n’a pas encore débuté. Par ailleurs, une offre en parallèle au programme de sélection est inacceptable pour le Ministre belge.

Une action risquée :

La décision française est parfaitement compréhensible et rejoint celle des suédois et des américains de Boeing. L’image d’une compétition biaisée en Belgique se confirme un peu plus et nombres d’avionneurs sont maintenant déçus de n’avoir pu bénéficier concourir dans de bonnes conditions. La Belgique est ainsi pointée du doigt comme d’autres en Europe, car l’idée d’un soutien de l’industrie européenne s’effrite un peu plus.

La France de son côté prend un risque important en voulant tenter une offre en parallèle. D’une part celle-ci n’a que peu de chance d’aboutir et va en plus froisser les relations franco-belges. On se rappelle qu’en Suisse l’équipe de Dassault à l’époque avait tenté de contourner le choix officiel avec une tentative de contre-offre auprès des parlementaires suisses. Bien mal leur en a pris, car bons nombres de politiciens avaient vu dans cette manœuvre une tentative d’ingérence. Le grief n’est du côté de Berne par encore digéré et risque de péjorer le dossier Rafale au sein de la nouvelle compétition. Mais c’est une autre histoire.

 Photo: Le Rafale@ Dassault

 

Plus d’A350 pour United Airlines !

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La compagnie américiane United Airlines a décidé d’accroître le nombre d'A350 XWB qu'elle intégrera au sein de sa flotte. A cet effet, la compagnie actualise sa commande existante constituée de 35 A350-1000, et la porte à 45 A350-900. Ces gros-porteurs viendront remplacer sa flotte d'appareils plus âgés et moins efficients, et assureront la croissance future de la compagnie. 

L'A350-900, qui constitue la pierre angulaire de la famille A350XWB (Xtra Wide-Body), permet de façonner l'avenir du transport aérien. Cet appareil, qui peut accueillir 325 passagers en configuration tri-classe standard, bénéficie d'un niveau de confort et d'installations hors pair. Les passagers peuvent ainsi bénéficier d’une expérience de vol exclusive grâce à la nouvelle cabine Airspace by Airbus.  Doté d'une combinaison unique charge marchande et véritables capacités long-courrier, l'A350-900 est l'appareil idéal pour desservir le réseau international de United Airlines. Ces appareils seront les premiers gros-porteurs Airbus à rejoindre la flotte globale de United.

L'A350 XWB est le bi-couloir le plus récent et efficient au monde, bénéficiant d'une conception aérodynamique innovante, d'un fuselage et d'une voilure en fibre de carbone, ainsi que de nouveaux moteurs Rolls-Royce à faible consommation de carburant. Ensemble, ces toutes dernières technologies se traduisent par des niveaux d'efficience opérationnelle incomparables, notamment une réduction de 25 pour cent de la consommation de carburant et des émissions, et des coûts de maintenance significativement réduits. 

La livraison du 100ème A350 a eu lieu fin juillet 2017, 30 mois seulement après la première livraison du gros-porteur le plus moderne au monde, en décembre 2014. A ce jour*, Airbus a enregistré un total de 848 commandes fermes pour l’A350 XWB, émanant de 45 clients dans le monde.

 

Photo : A350 aux couleurs de United Airlines @ Airbus

 

06/09/2017

L’Inde signe pour plus d’hélicoptères Dhruv !

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    New Dehli, l'armée et la marine indienne ont signé une commande combinée portant sur 41 hélicoptères légers HAL Dhruv (ALH). L'accord verra l'armée prendre 40 de ces hélicoptères, et la marine un seul appareil, dans le cadre d'un contrat d'une valeur de 976 millions de dollars. Les livraisons vont s’étendre sur 60 mois.

    Le HAL Dhruv :

    Conçu par la société HAL comme hélicoptère moyen polyvalent en vue de succéder aux Alouettes III. Le programme ALH est lancé en 1984 mais n’évolua que très lentement à cause de nombreuses difficultés techniques. De plus, un embargo (Dû à l’acquisition du programme Nucléaire militaire Indien) bloqua les possibilité de transfert de technologie durant plusieurs années.Le premier prototype ne vola qu’en 1992 et ceci grâce à l’aide du motoriste français Turbomeca. Il fallut près de dix ans à HAL pour finaliser sont nouvel hélicoptère qui n’entra en service pour la première fois qu’en 2002 dans les unités de gardes-côtes puis progressivement au sein des diverses unités de l’armée Indienne.

    L’Hélicoptère HAL Dhruv dispose de missiles « Fire-and-forget »  antichars offrant  7 km de portée pour le soutien au sol. L'hélicoptère multi-mission est équipé d’une nacelle frontale infrarouge (FLIR) avec imagerie thermique,  d’une interface intégrée défensive (IDAS) pour la guerre électronique et l'auto-protection. L’hélicoptère permet l’emploi de missile air-air avec autodirecteur à infrarouge, de nacelle roquettes et d’une tourelle canon orientable.

     

    Photo : HAL Dhruv @ Vivek Manvi

05/09/2017

F-35, Parmelin et l’intoxication !

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Sous le titre « Guy Parmelin songe à des F-35 pour l'armée » une certaine presse ne fait pas de l’information mais du « Fake News ». Non seulement ce titre est « faux » mais pires, il ouvre la voie à une grave désinformation de la population.

Le Chef du DDPS ne choisi pas l’avion :

Peu importe sa couleur politique, le chef du DDPS ne choisi pas les systèmes qui viendront équiper notre armée. Les choix sont effectués par un groupe de tests et c’est une équipe composée de spécialistes qui présente le projet retenu selon plusieurs critères au chef DDPS. Celui-ci sera alors chargé de présenter les achats au sein d’un programme d’armement au Conseil Féféral. Le paquet est ensuite proposé aux deux Chambres Fédérales et éventuellement devant le peuple. Prétendre que l’actuel chef du DDPS serait « en faveur d’un avion plutôt qu’un autre » est en soi un mensonge.

Peu de chance pour le F-35 :

En ce qui concerne cette pseudo révélation, j’ajouterai que les chances du Lockheed-Martin F-35A pour notre pays sont très faibles. En premier lieu, il faudra les demandes en matière d’offsets et de participation au developpement du futur avion. Car si les demandes sont identiques qu’en 2008, les américains ne pourrant simplement pas s’alignier.

Toutefois, si le F-35 devait rester en course, l’avion souffre de nombreuses maladies de jeunesse, qui n’ont de loin pas encore trouvés de solution. Le prix à l’achat est encore très élevé et si celui-ci va baisser, lors de la mise en production à plein régime, les coûts à l’heures de vol et de la maintenance restent insupportables. Par ailleurs, la maintenance lourde ne pourra se faire ne Suisse, mais serait faite en Italie (centre européen). En résulterait une perte de contrôle pour notre armée avec une dépendance inacceptable avec en sus une perte de compétence technique.

Le second problème de la maintenance concerne le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé au Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs et qui n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte mondiale de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.

Le budget, la clef du choix :

Le chef du DDPS Guy Parmelin travaille aujourd’hui à la préparation du budget qui concernera non seulement l’achat d’un nouvel avion mais également du futur système sol-air (DSA20). Au vue des finances actuelles la marge de manœuvre est difficile. En conséquence, le montant disponible sera la clef des choix finaux.

Des variations de prix importantes :

En effet, entre les aéronefs les moins chers disponibles (Gripen E, Super Hornet et éventuellement le F-16 Viper) et les plus onéreux (F-35, Eurofighter, Rafale), la différence sur le prix à l’acquisition pour un même nombre d’avions pourra varier de l’ordre de 1,1 à 1,8 milliards de nos francs (avec rabais). Il faudra également tenir compte des coûts à l’heure de vol. Ils seront également très différents d’un avion à l’autre et auront un impact non négligeable sur la décision.

A noter, que les fameuses variantes exprimées dans le rapport du groupe d’experts et d’accompagnement sur le développement et la modernisation de nos Forces aériennes, ne tiennent comptes que du prix moyens des aéronefs. Lors de la remise des offres des différences en ce qui concernes les rabais peuvent atteindre 20% du prix officiel d’un avionneur.

Photo : F-35 @ USAF