15/10/2015

Des B787-10 pour Eva Airways !

 

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Seattle, Boeing a annoncé aujourd'hui que la compagnie EVA Airways se prépare à commander jusqu'à 24 B787-10 « Dreamliner » et deux B777-300ER supplémentaires (Range Extended). La commande dans sa totalité représente près de 8 milliards de dollars au prix catalogue de l’avionneur.

«Nous sommes impatients d'accueillir EVA Airways en tant que client pour le du B787-10 Dreamliner", a déclaré le Président et CEO de Boeing Commercial Airplanes Ray Conner.

EVA Airways poursuit la modernisation de sa flotte long-courrier avec le remplacement des aéronefs vieillissants, Les nouveaux avions vont permettre à la compagnie de se développer dans de nouveaux marchés, notamment en Asie du Sud-Est, en Océanie et en Amérique du Nord. La compagnie exploite actuellement plus de 37 avions de la famille Boeing dans sa flotte, dont 21 Boeing B777-300ER. Le B777-300ER est l'épine dorsale de la flotte croissante de EVA Airways et le transporteur est 8ème plus grand opérateur de B777-300ER du monde et 4ème plus grand en Asie.

Avec son intention d'acheter deux B777-300ER supplémentaires dans le cadre de cet accord, EVA Airways aura en commande 15 B777-300ER et cinq B777 Freighters, ainsi que 24 B787-10.

Le B787-10 sera la troisième et le plus long membre de la famille « 787 ». Et ceci avec la plus grande capacité de transport de passagers et de fret. Le B787-10 aura 25 % de consommation en moins les avions qu'il remplace.

 

Photo : le B787-10 @ Boeing

 

14/10/2015

Roquettes laser pour l’Apache !

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L'armée américaine a commandé un premier lot de roquettes à guidage laser de 70mm produites par  BAE Systems pour son hélicoptère Boeing AH-64D « Apache ».

Les roquettes à guidage laser de BAE Systems APKWS (Advanced Precision Kill Weapon System) peuvent être utilisées sur des cibles fixes ou mobiles à des distances comprises entre 1'500 et 4'500 mètres. Le systèmes utilise un système de guidage semi actif laser qui permet une précision de l’ordre du mètre.

Le principe de l’APKWS consiste en un module de guidage laser semi-actif, équipé du système de guidage DASALS (Distributed Aperture Semi-Active Laser Seeker) de BAE Systems, qui intègre des capteurs laser dans les ailettes (canards) plutôt que dans le nez du module.

L’avantage du système vient du fait que celui-ci fournit une bonne précision pour un coût relativement faible. Ce type de roquettes peut être utilisés depuis un hélicoptère ou depuis un drone. Selon les dernières expériences il serait possible de doter les avions d’attaques A-10 de ce type d’arme pour compléter la capacité de tir au sol.

 

Photo : tirs d’APKWS depuis un AH-64 @ BAE

 

Drone chinois pour l’Irak !

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L'Irak a confirmé avoir reçu le drone d’attaque CH-4 de China Aerospace Science et Technology Corporation (CASC) (UAV au sein de son armée.

Le ministère irakien de la Défense (MoD) a annoncé que le 10 octobre, un drone CH-4 avait effectué sa première attaque sur une cible dans la province d'Al-Anbar. Les drones d’origines chinoise sont basés sur les installations de la base aérienne de Kut à150 km au sud-ouest de Bagdad.

Le drone CH-4 est le plus grand drone à voilure fixe de la série d’origine chinoise, il est presque identique au General-Atomic MQ-9 « Reaper » américain et la seule différence visuelle distincte entre deux drones est la nageoire ventrale en dessous de la queue. Le CH-4B est un système d'attaque et de reconnaissance mixte avec des capacités pour 6 armes et une charge utile de 345 kg le CH-4 est capable de tirer un missile air-sol de missiles depuis une altitude de 5000 mètres.

 

Photo : CH-4 de China Aerospace Science et Technology

 

20:26 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : droen, irak, ch-4 casc, blog défense, infos aviation |  Facebook | |

13/10/2015

Les coulisses et l’enjeu du futur bombardier US!

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Vous le savez certainement, l'US Air Force désire un nouveau bombardier furtif connu sous le nom de programme Long Range Strike-Bomber (LRS-B). La problématique du futur bombardier furtif vient de son financement, qui est estimé à près de 14 milliards de dollars, juste pour le développement de celui-ci, mais un autre enjeu se joue en coulisses.

 

La survie de Northrop-Grumman :

Le statut de l’avionneur et équipementier Northrop-Grumman, en tant que troisième source d’avions de combat pour l'armée américaine est condamné. En effet, si l’un des deux autres avionneurs en concurrence, que sont Boeing et Lockheed-Martin devait emporter le contrat, Northrop-Grumman finirait par être avalé par l’un d’eux.

En effet, une défaite de Northrop-Grumman laisserait l’avionneur dans une position complexe,  car celui-ci ne produirait tout simplement plus d’avion de combat, laissant ainsi Lockheed-Martin et Boeing  comme les deux seuls fournisseurs de l’armée.  

Un autre scénario montre également que Boeing cherche à acquérir Northrop-Grumman. Il y a deux raisons à cela, premièrement dans le cas d’une victoire de Northrop-Grumman, c’est la branche avion de combat de Boeing qui serait alors en difficulté. Le "Super Hornet" arrive en fin de chaine de fabrication les modernisations de F-15 ne représentent pas un avenir suffisant et Lockheed-Martin est assuré de produire le F-35. Boeing dispose par ailleurs, de fonds suffisant pour avaler Northrop-Grumman et ceci, peu importe le résultat du futur gagnant du programme LRS-B.

 

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Pression sur le financement :

Il fait également tenir compte des difficultés financières que rencontre actuellement l’armée américaine, le DoD ne semble pouvoir soutenir, que deux programmes d'avions furtifs, le premier étant le F-35 de Lockheed-Martin et le second sera le futur bombardier (les drones coûtent moins cher et ne sont pas pris en compte dans l’estimation). Que faire alors d’un troisième avionneur ? La question est posée, Boeing et Lockheed-Martin ont les reins solides, ce qui n’est pas le cas de Notrhrop-Grumman.

 

Le projet LRS-B :

Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012, mais les principaux constructeurs (Boeing, Lockheed-Martin, Northrop-Grumman) ont reçu la consigne de ne rien divulguer sur le sujet. On le comprend, le sujet est classifié «confidentiel».

Le projet LRS-B est considéré, comme si important pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique occidental et le Moyen-Orient, que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, portant sur les 10 prochaines années.

 

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Photos : vues d’artiste des trois projets : 1 Northrop-Grumman 2 Lockheed-Martin 3 Boeing

Plus de Mi-35 pour l’Afghanistan ?

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La Force aérienne afghane (AAF) est en phase de discussion en vue d’un possible achat d’hélicoptères lourd Mil Mi-35. L’objectif étant de renforcer sa capacité d’appuis actuellement dotée d’Embraer A-29 « Super Tucano »  et des Boeing AH-6i « Little Bird ».

 

L'AAF prévoit dispose déjà d’un petit lot composé de 11 Mi-35 qui ont été acquis auprès de la République tchèque en décembre 2008. Mais, très peut de ces hélicoptères sont aujourd’hui opérationnels. Une l'acquisition supplémentaire prendrait donc tout son sens opérationnel. Reste à fixer la question du financement, en effet, auparavant, l'achat de matériel militaire a été financé par les Etats-Unis, qui a maintenant mis en place des sanctions contre la Russie suite aux événements en Ukraine.

 

Le MIL Mi-35M

 

Le Mi-35M est version modernisée du Mi-35 au niveau de l’avionique, de la motorisation (turbines Klimov VK-2500 de 2’400 chevaux), des capteurs (GOES-342 géostabilisé par exemple) et de l’armement (missiles anti-char AT-6 « Spiral », AT-9 « Spiral-2 » et AT-12 « Ataka », missiles air-air SA-18 « Grouse », canon bitube GSh-23V de 23mm) avec notamment des éléments communs avec l’hélicoptère de combat Mi-28N, comme son rotor et sa transmission. Le poids à vide de l’appareil est réduit à 8,09 tonnes augmentant ses performances. Le Mi-35M est proposé principalement à l’export.

 

Photo : Mil Mi-35 @ Ilya Morozov