25/01/2016

Rafale en Inde, accord politique !

rafale inde,dassault aviation,inde et rafale,avions de combat,blog défense,infos aviation,les nouvelles de l'aviation

New Dehli, les chances de conclurent « enfin » la vente de 36 avions de combat Rafale avancent, mais rien n’est encore sous toit ! Ce lundi, un pas important vient d’être franchis avec un accord politique entre les deux pays. La vente finale bute toujours sur le prix et les offsets.

Ce qui bloque le contrat :

L’accord politique de ce jour est important pour l’avionneur Dassault, mais le contrat tarde encore sur cet épineux dossier. Pour aboutir, il faut que les deux parties arrivent à se mettre d’accord sur le prix final et sur le dossier des offsets. L’Inde n’accepte toujours pas le prix actuel, soit 5,4 milliards d’euros pour 36 avions et demande à la France une baisse de prix de l’ordre de 10 % à 20 %. En parallèle, New Dehli, exige des offsets de l’ordre de 50% dont 30% directement réinvestit dans le pays.

Commentaire :

L’accord de ce jour est une bonne chose, mais ne doit pas faire oublier les points de discorde qui existent encore sur le fond du dossier, car sans un règlement de ceux-ci, il ne pourra pas y avoir de finalisation du contrat. Une chose se vérifie une nouvelle fois, les bonnes nouvelles concernant le programme Tejas mettent l’administration indienne en position de force pour la finalisation du contrat avec la France. Mais celle-ci, n’en fait-elle pas un peu trop ? En effet, le prix annoncé par la France en Inde est parfaitement raisonnable d’une part, il correspond par exemple à l’offre faite à l’époque à la Suisse (par appareil) et ceci sachant que les négociations ne portent plus sur 126 avions, mais sur un nombre réduit d'aéronefs. De plus, les difficultés de l’industrie indienne, rendent difficile le transfert de technologie, en ce qui concerne les offsets. La suite au prochain épisode !

 

Photo : Image de synthèse Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault

 

Premier ravitaillement réussi pour le KC-46A !

16BFT000006_14-high-res.jpg

Seattle, Boeing en collaboration avec l'US Air Force a complété avec succès le premier ravitaillement en vol avec le KC-46A «New Generation Tanker» au-dessus l'état de Washington. Après le décollage des installations de Boeing Field à Seattle, l'équipe d'essais du KC-46A a travaillé sur divers tests, avant de pouvoir effectuer le premier ravitaillement en vol.

Un total de 1’600 livres de carburant a été délivré à un avion de combat de type Lockheed-Martin F-16 « Fighting Falcon » volant à 20.000 pieds. Pendant ce vol d’une durée de 5 heures et 43 minutes, les opérateurs de ravitaillement en vol ont accompli de multiples contacts avec le F-16, qui a confirmé que le système était prêt à transférer le carburant. Une fois le carburant livré, le système éteint automatiquement les pompes et rétracte la perche de ravitaillement. Le KC-46A va prochainement reprendre les airs pour une nouvelle étape de ravitaillement avec divers aéronefs en service dont : un C-17, un F/A-18, un A-10 et un AV-8B.

 

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

 

2630316845.jpg

Photos : 1 Premier ravitaillement 2 Au sol @ Boeing

 

24/01/2016

Canada, une Short List pour le futur avion SAR !

 

Unknown-1.jpegimages-2.jpegimages-1.jpeg

 

Le Canada vient de passer une nouvelle étape dans sa quête en vue de se doter d’un nouvel avion de recherche & sauvetage (SAR) en service, avec la publication des trois derniers appareils encore en concurrence.

 

Rappel :

Le Canada cherche activement un remplaçant pour sa flotte de CC-115 « Buffalo » et de ses C-130 de recherche et de sauvetage. Jusqu’ici, les concurrents étaient annoncés pour cette compétition, avec le C-27J « Spartan » d’Alenia-Aermacchi, le C-295 d'Airbus Military et le V-22 « Osprey » de Boeing/Bell, le Lockheed-Martin C-130J « Super Hercules » et l’Embraer KC-390. Le projet de remplacement est estimé à près de 1,55 milliards de dollars, pour l'acquisition de 17 aéronefs à voilure fixe à partir de 2018.

 

Une Short Liste :

Le groupe de travail engagé dans le processus de recherche du futur avion de sauvetage a annoncé avoir retenu trois appareils en vue de l’évaluation finale, il s’agit de l’Embraer KC-390, de l’AleniaAermacchi C-27J «Spartan » et l’Airbus Défense C-295W. Les trois avionneurs doivent encore remettre une proposition définitive d’offre au Canada.

 

L’Embraer KC-390 :

canada sar,avions sar,inofs aviation,kc-390,c-27j,c295w,blog défense,les nouvelles de l'aviation

Le KC-390 est doté d’une avionique avec double affichage tête haute, avec un système de mission complet. L’avion est également doté d’un système complet d'autoprotection. Les pilotes disposeront de commandes «fly-by-wire» avec système de contrôle de vol et des fonctions optimisées, qui assureront d’excellentes performances avec un équipage réduit. L’équipage disposera de quatre grands écrans reconfigurables et de deux manches latéraux, le KC-390 permettra des utilisations sécurisées à partir de pistes semi-préparées. L’avion offre une capacité de décollage d’environ 72 tonnes avec une charge maximale de 20 tonnes. D’une longueur de 33,4 mètres et d’une hauteur de 11,4 mètres l’avion dispose d’une envergure de 33,9 mètres. Doté d’une porte cargo à l’arrière, l’avion pourra être également être aménagé rapidement pour le ravitaillement en vol, ainsi que pour des missions spécifiques, comme l’écoute électronique par exemple. Le KC-390 est motorisé par deux IAE V2500-A5.

 

Le C-27J « Spartan » : 

786.jpg

Le C-27J «Spartan» est un aéronef à voilure fixe de transport tactique léger polyvalent pour diverses missions. Particulièrement maniable et polyvalent, le robuste C-27J offre un rapport poids puissance le plus élevé de sa catégorie avec la capacité d'effectuer des manœuvres sous un facteur de charge de l’ordre de 3G, permettant des virages serrés et une montée rapide, ainsi que la descente. 

Il offre la capacité unique de faire varier la hauteur plancher, afin d’ajuster en permanence celui-ci pour faciliter le chargement et le déchargement de grands volumes, ainsi que les charges utiles à haute densité sans équipement de soutien au sol et en facilitant le «drive-in/out» de véhicules, afin qu'ils puissent être utilisés immédiatement.

Le C-27J offre un niveau élevé de sécurité et un taux imbattable de disponibilité particulièrement haut.  Le C-27J décolle sur environ 1900 pieds sur une surface non goudronnée. Dans un environnement tactique, l'avion est capable de monter à 10.000 pieds en 3 minutes, en descendant à partir de 10.000 pieds en moins de 2,5 minutes. Avec une masse à l'atterrissage maximale, le C-27J à une course au sol de moins de 1115 pi.

 

Le C295W :

C-2951.jpg

Doté d’ailettes marginales (winglets) et de moteurs modernisés de série, le nouveau modèle fournira aux opérateurs des performances accrues dans toutes les phases de vol. Il est particulièrement adapté aux missions réalisées en altitude et par temps chaud, pour lesquelles il promet une augmentation de charge utile d’au moins 1 000 kg. L’appareil est équipé de turbopropulseurs de Pratt & Whitney, qui motorisent toutes les versions du C295. De nouvelles procédures récemment certifiées au Canada et en Espagne permettent aux opérateurs d’augmenter la puissance, lors des phases ascensionnelles et de croisière. Outre les performances en altitude et par temps chaud, ces procédures améliorent les opérations sur des reliefs très élevés, comme la Cordillère des Andes ou l’Himalaya, avec des répercussions minimes sur les coûts de maintenance.

 

Photos 1 KC-390 @ EmbraerC-27J Spartan @AleniaAermachi 3 C295W @ Airbus

 

 

 

23/01/2016

Le Koweit veut des Eurofighter et des Super Hornet !

koweit,airbus ds,eurofighter t3,boeing,fa-18 ef super hornet,infos aviation,blog défense,les nouvelles de l'aviation,aviation militaire

 

Les tensions au Moyen-Orient obligent les pays à renforcer leurs capacités de défense, ce vendredi ,c’est une double confirmation qui a été donnée par le commandant de la Force aérienne du Koweït le Major général Abdullah al-Foudari, qui a confirmé le choix de l’Eurofighter «Typhoon II». Mais la nouvelle est accompagnée d’une seconde, qui annonce la commande en parallèle de Boeing F/A-18 E/F «Super Hornet».

28 Eurofighter :

Eurofighter-Typhoon_-an-agile-platform_credit-Jamie-Hunter.jpg

Le pays confirme l’achat de 28 exemplaires de l’Eurofighter T3 à Airbus Défense, soit 22 monoplaces et 6 biplaces dans le nouveau standard le «T3». Cette nouvelle version de l’Eurofighter contient plusieurs améliorations permettant à l’avion d’être pleinement multirôle en comparaison des versions et standards antérieurs. L’Eurofighter T3 Block15 dispose du capteur IRST de série, il permettra la mise en oeuvre du missile METEOR, ainsi que les missiles «TAURUS» et «Storm Shadows». 

Par rapport à la version «Tranche 2» ce nouveau standard du «Typhoon» intègre les dernières innovations technologiques. Comme par exemple un système de largage de carburant qui permettra au «Typhoon» de rester en vol et en mission plus longtemps, ou encore le radar CAPTOR-E doté de l’antenne à balayage électronique de Selex-ES. Pour permettre la mise en place du radar à antenne AESA définitif, l’avion a reçu une capacité de puissance électrique additionnelle, ainsi qu’une architecture de calcul offrant une vitesse supérieure. 

 

28 Super Hornet :

p479642591-5.jpg

Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

Commentaire :

Le remplacement de la flotte actuelle de F/A-18 C/D «Hornet» sera donc, bien plus vaste que prévu, avec double flotte d’avions composée de l’Eurofighter et du «Super Hornet». Ce double choix semble également s’inscrire comme une sécurité pour le pays, qui semble vouloir protéger ses intérêts et futurs choix politiques en ayant deux sources d’approvisionnement. Les craintes des pays arabes se sont accentuées ces derniers avec la le conflit en Syrie, de se retrouver un jour sous embargo en étant trop dépendant d’un seul fournisseur. La tendance semble se confirmer dans la région.

 

Photos : 1 Eurofighter & Super Hornet 2 Eurofighter@ Airbus DS 3 Super Hornet @ USN

 

22/01/2016

La chaine du F-22 « Raptor » ne redémarrera pas !

f-22-raptor.jpg

Le secrétaire de l'armée de l'air est venu en fin de semaine, éteindre les espoirs du redémarrage de la chaine de fabrication du Lockheed-Martin F-22 « Raptor ». L’avion a cessé d’être produit avec 187 exemplaires à ce jour.

 

Maintien des équipements :

Par contre, il a été confirmé que l'outillage et les équipements nécessaires pour produire le F-22 « Raptor » de supériorité aérienne, restent stockés avec les instructions vidéo pour les différents processus d'assemblage. Ce qui devrait permettre à l’avenir permettre de fabriquer des pièces de rechange pour l'avion et de ses deux moteurs Pratt & Whitney F119. Optimisé pour le combat air-air de supériorité, l'exigence initiale était de 750 avions. Ce nombre a chuté à 339 plus tard, puis à 187 plus huit avions d'essai. Les coupes budgétaires de 2009 ont eu raison de l’avion dont Lockheed-Martin avait remporté le contrat il y a 18 ans. L’avion aurait dû remplacer l’ensemble des Boeing F-15 «Eagle» en tant qu’avion de supériorité aérienne. La chaine de montage a été stoppée en décembre 2011.

Tentative de relance :

Ces derniers mois, des officiers de l'US Air Forces retraités et actifs ont appelé à la remise en route de la chaine d’assemblage du F-22. Pour eux, la fin du « Raptor » a été "la plus grande erreur jamais commise au sein de la défense», d'autant plus que l'aéronef se retrouve en action en Syrie et que la Russie et la Chine finalisent de leur côté des avions de combat de cinquième génération concurrents.

Rappel :

Le F-22 "Raptor" a été conçu pour réduire au maximum sa signature radar qui, au final, est environ 100 fois inférieure à celle d’un F-15 «Eagle» bien que les deux avions aient à peu près la même taille. L'avion est entièrement recouvert d'une peinture absorbant les ondes radar. De plus les surfaces de contrôles sont conçues par thermoformage pour éviter d'utiliser des rivets qui créeraient des aspérités et ses antennes et détecteurs sont noyés dans le revêtement.

Pour réduire la signature infrarouge le F-22  dispose d’un système de refroidissement très sophistiqué. La chaleur est évacuée dans le carburant et part dans le sillage des réacteurs. Ce système ayant été calculé avec une tolérance réduite, quand l'avion termine sa mission, les équipements internes sont à haute température et pour diminuer la chaleur, les soutes sont ouvertes au sol. C'est l'une des raisons qui font que les frais de maintenance du F-22 sont particulièrement élevés.

Le « Raptor » dispose de son armement dans deux soutes latérales et une soute ventrale, afin, de maintenir sa furtivité. Les soutes latérales peuvent contenir 1 missile AIM-9 «Sidewinder»chacune. La soute ventrale peut recevoir 4 à 6 missiles AIM-20 AMRAAM, dans les soutes latérales et 2 AIM-120 AMRAAM ou 8 bombes  GBU39. Le F-22 dispose cependant de 4 pylônes sous les ailes, utilisables quand la furtivité n'est pas indispensable.

Le radar principal de type AESA est couplé directement aux divers capteurs noyés dans la cellule. Les moteurs Pratt & Whiney F119 qui produisent environ 38.000 livres de poussée chacun, permettent une vitesse de croisière Mach 1,8, sans postcombustion. Avec postcombustion la vitesse maximale est  d’environ Mach 2,2 et l’avion peut voler à 60.000 pieds. Les tuyères des réacteurs sont dotées de la poussée vectorielle et peuvent être orientées de 40 degrés vers le haut ou le bas, soit pour améliorer la manœuvrabilité, lors d'un combat aérien, soit pour réduire la distance de décollage.

Le F-22 est le premier avion militaire à disposer d'un tableau de bord entièrement composé d'écrans LCD multi-fonctions couleurs, en complément du système HOTAS (MMM, Mains sur Manettes et manche) et du viseur tête-haute.

 

F-22-RAPTOR-STEALTH-FIGHTERS-9.jpg

Photos : le F-22 « Raptor » @ USAF