08/02/2017

Nouvel avion de combat : regain d’intérêt !

 

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A quelques mois du lancement officiel du programme d’acquisition d’un nouvel avion de combat pour notre pays, on peut déjà noter un regain d’intérêt de la part des avionneurs.

Dassault se prépare à la compétition :

Ce matin à Berne, l’avionneur français Dassault Aviation a officiellement annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau de liaison. Cette phase est la première en vue d’une participation au renouvellement des flottes d’avions combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » et Boeing F/A-18 C/D « Hornet ».

Les prétendants :

La relance du projet d’un  nouvel avion de combat annoncée le 24 février 2016 par nouveau ministre de la Défense Guy Parmelin avec le lancement des travaux préparatoires prévus pour l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Un crédit EEP (études de projets, essais et préparatifs d'achat) pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat sera soumis au Parlement en cette année.

Dès l’annonce du projet, l’avionneur suédois a communiqué de son côté qu’il serait opérationnel dès le mois de mai 2016 avec son bureau à Berne. Airbus DS a suivi au printemps et les deux avionneurs étaient déjà en présent l’été dernier au meeting aérien de Möllis avec le Gripen C et un Eurofighter T1 en démonstration. Durant l’été c’est l’avionneur américain Lockheed-Martin qui a présenté dans son F-35, lors d’une soirée dans un grand hôtel de la capitale.

Dassault, dont on attendait une prise de position depuis quelques semaines vient de confirmer son intention de concourir.

L’autre avionneur américain Boeing se tient pour l’instant en retrait avec le F/A-18 E/F « Super Hornet » est attend d’en savoir un peu plus sur les modalités concernant les Offsets et les possibles demandent de participation de l’industrie suisses dans le développement futur de l’avion.

La compétition devrait donc démarrer avec :

  • JAS-39 Gripen E de Saab.
  • L’Eurofighter T3 d’Airbus DS.
  • Le F-35A “Lightning II“ de Lockheed-Martin *.
  • Rafale F-3R de Dassault Aviation.

En attente : Le F/A-18 E/F « Super Hornet » de Boeing

*A noter que Lockheed-Martin propose également le F-16 « Viper » depuis peu pour les clients qui ne désirent pas le F-35. Une contre-offre pourrait donc être faite avec cet appareil le cas échéant.

Une compétition intéressante :

La future évaluation des appareils va donc s’effectué avec les standards les plus élevés avec un nouveau venu, le F-35. Contrairement à 2008, les avionneurs disposent tous d’éléments très proches de ce qui pourra être livrés en 2025. Si l’on ajoute le « Super Hornet », nous aurons alors un très large choix. Cependant, ce choix peut tout aussi se réduire comme peau de chagrin. En effet, si notre pays demande une participation pour l’industrie avec engagement en vue du développement de l’avion , les concurrents américains pourraient donc quitter la compétition prématurément comme Boeing au printemps 2008.

Il faut pour l’instant compter sur une grande inconnue, le montant dont pourra disposer l’armée pour cet achat. Rappelons que les Forces aériennes ont besoin de 50 à 55 appareils. Dans l’idéal, il faudrait compter sur un budget de l’ordre de 9 à 10 milliards de nos francs. La réalité des finances pourrait nous ramener à une fourchette comprise entre 5,8 à 7 milliards pénalisant du même coup les appareils les plus chers.

Fourchette de prix de base en chf (ces chiffres peuvent évolués et ne tiennent pas compte des ristournent, ni de l'évolution du taux change)

F-35A : 110 à 115 millions + env 10 millions pour le réacteur (prix séparé).

Eurofighter T3 : 105 à 110 millions.

Rafale F-3R : 103 à 108 millions.

Gripen E, Super Hornet : 90 à 95 millions.

F-16Viper : 85 à 88 millions.

Pour le prix total, il faudra ajouter 300 millions pour l’adaptation des infrastructures, sauf pour les avions les plus petits, Gripen E, F-16. Ajoutez les coûts pour l’armement air-air, air-sol, pièces détachées, moteurs de réserve et APU, simulateurs, nacelles reco et de désignation laser, formation.

Le choix de l’avion prendra également en compte les coûts de maintenance moyens de l’avion sur l’ensemble de la durée de service.

 

07/02/2017

Inde : le HAL LCH bientôt en service !

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 Inde, le Light Combat Helicopter (LCH) de l’avionneur indien HAL sera bientôt certifié et la production initiale à taux faible devrait débuter à la fin de cette année. Puis, progressivement le LCH devrait être livré à l’Indian Army et à l’Indian Air Force.

L’armement en test :

Actuellement les ingénieurs et pilotes d’essais de HAL ont entamé les essais des systèmes d’armes du LCH. Les premiers essais concernaient l’engagement du canon de 20 millimètres français Nexter en tourelle. Actuellement la phase d’engagement des roquettes d’origines belges de 70 mm arrive à son terme. Ce printemps, une seconde phase débutera avec les missiles MBDA Mistral-2 air-air et l’engagement du nouveau missile « Helina » développé par l’Inde en collaboration avec l’Afrique-du Sud. Ce missile est un dérivé de l’actuel « MOKOPA » sudafricain. Saab fournit de son côté la suite de guerre électronique.

Choix du simulateur :

L’avionneur indien HAL est actuellement en discussion en ce qui concerne l’appel d’offre pour la fourniture du simulateur du LCH. Aux dernières nouvelles, le canadien CAE semble bien placé pour remporter le contrat.

Le programme LCH :

Le LCH est basé sur des technologies développées pour le « Dhruv » premier hélicoptère d'attaque développé par une entreprise indienne, le projet LCH a été lancé en 2006, les investissements réalisés dans le projet sont actuellement estimés à 3,76 milliards de roupies  soit environ 6 milliards d'euros. Surnommé de "Dhruv" armé et bien que transportant les mêmes armes balistiques, le LCH se distingue cependant par son fuselage proche du RAH-66 « Comanche » américain, la disposition des sièges est alignés comme sur les d’hélicoptères de modèles occidentaux et dispose d’une ossature entièrement nouvelle pour accueillir un blindage lourd et l'ensemble des systèmes spécifiques à l'appareil. Le premier prototype a commencé à réaliser plusieurs vols d'essai en mars 2009, pour tester les systèmes de vol en juillet 2009, une seconde série de tests permit de tester les senseurs électroniques et les systèmes d'armes, enfin une troisième série de tests fut menée en décembre 2009 sous la direction de l'armée de l'air indienne. La société Hindustrian Aeronautics annonça alors que la production pourrait démarrer dès décembre 2010, cependant, des retards dans le projet ont conduit à un report de la délivrance de l'autorisation finale de vol, repoussant ainsi l'intégration du LCH dans l'armée de l'air.

La plupart des technologies du LCH sont déjà en fonction sur le Dhruv, tels, le moteur Shakti, les rotors et la boîte de transmission principale. En parallèle, les armes du LCH et les capteurs sont testés sur une version armée du Dhruv. L’Indian Army a commandé 114 appareils et 65 iront rejoindre l’Indian Air Force

 

Photos : HAL LCH @ Vishl Jolapara

Des Airbus au Musée pour le patrimoine !

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Afin d’œuvrer pour la sauvegarde du patrimoine aéronautique, Airbus va procéder au transfert de 4 de ses avions d’essais vers les musées aéronautiques de l’Air et de l’Espace de Paris-Le Bourget et le musée Aéroscopia de Toulouse. 

Ce sont l’A320 MSN1, récemment retiré de la flotte des appareils d’essais, ainsi que l’A340-600 MSN 360 et les A380 MSN2 et MSN4 qui profiteront de ces mesures de sauvegarde patrimoniale et seront bientôt présentés au public.

Le premier appareil transféré sera l’A380 MSN4 qui rejoindra le Bourget le 14 février prochain. 

Les trois autres appareils entretenus par Airbus Heritage à Toulouse, au sein de l’usine Airbus rejoindront quant à eux, dans les 20 prochains mois, Aéroscopia à Toulouse lorsque la zone nord du musée aura pu être aménagée à cet effet.

L’ensemble de ces appareils couvre plus de 30 années d’essais en vol et de succès commerciaux de la marque Airbus. 

L’A380 MSN4 exposé au Bourget, l’un des plus grands musées aéronautiques mondiaux, bénéficiera d’un aménagement unique qui mettra en valeur le rôle de cet avion d’essai, le plus grand du monde.

Après une longue phase de chantier technique à effectuer sur la machine après son arrivée au Bourget, l’aéronef fera l’objet d’un chantier scénographique particulier afin de permettre au plus grand nombre d’y accéder dès 2018 dans les meilleures conditions possibles.

06/02/2017

Tunisie, arrivée des OH-58D « Kiowa » !

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La Tunisie a réceptionné ses 6 premiers hélicoptères d’occasions Bell OH-58D « Kiowa » sur un total de 24. Ces appareils ont été commandés en mai 2016 pour un montant de 100,8 millions de dollars us.

Pour la Tunisie, les « bons vieux Kiowa » vont permettre d'améliorer la capacité de celle-ci à mener des opérations de sécurité aux frontières et de combattre les infiltrations de terroristes, comme les groupes d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), la mouvance de l'Etat islamique en Libye et Ansar al-Sharia Tunisie (AAS-T). La Tunisie partage une frontière de 500 km avec la Libye, pays en proie au chaos et aux activités de groupes jihadistes.

Les Kiowa tunisiens :

Les 24 Bell OH-68D « Kiowa » sont équipés de missiles Lockheed-Martin AGM-114R, de roquettes de type APKWS de BAE Systems, de mitrailleuses de type Dillon M134D de 7,62 mm Gatling, ainsi que de nacelles lance roquettes M260. Un système complet de guerre électronique avec cartouches leurre de type A965M1 et avertisseur infrarouge d’alerte missile sont installés à bord.

Le Bell OH-58 « Kiowa » : 

Le Bell OH-58 Kiowa est un hélicoptère militaire léger de reconnaissance, dérivé du célèbre Bell 206 « Jet Ranger ». Il entra en service en mai 1969 sous la dénomination OH-58A et fut ensuite maintes fois amélioré. Il est un des hélicoptères les plus polyvalents de l'US Army. Son armement est extrêmement variable, les versions A et C disposaient d'un minigun M134, tandis que l'OH-58D porte une mitrailleuse M2 et d’un pod de 7 roquettes "Hydra" de série et d'optiques améliorées, La version Kiowa « Warrior » est quant à elle équipée de quatre missiles Raytheon AGM-114 « Hellfire ».

Photo : Bell OH-58D « Kiowa » @ US Army

 

04/02/2017

F-35, le paradoxe Trump !

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Washington, le truculent nouveau président américain D. Trump très critiqué sur de nombreuses décisions, semble au moins avoir réussi une chose : faire baisser de manière significative le prix du F-35. Après une année de négociations, suivie d’une pression sans égale ces derniers mois de la part de la nouvelle administration, Lockheed-Martin assure que le contrat de production initiale à faible taux numéro 10 concernant 90 avions de chasse F-35 sera moins élevé de 728 millions de dollars.

Sur cette base, le Bureau du Programme conjoint F-35 a annoncé des économies à hauteur de 728 millions de dollars sur le lot 10 par rapport au lot 9, ce qui représente plus de 128 millions de dollars de réduction de coûts voulu par le président Donald Trump au début de cette semaine.

Selon les premiers calculs le prix du F-35A a diminué de 7,3% pour atteindre 94,6 millions de dollars, y compris le moteur Pratt & Whitney F135. La variante B est passée à 122,8 millions de dollars, en baisse de 6,7%, tandis que la varainte C a diminué de 7,9% pour s'établir à 121,8 millions de dollars. Le contrat de 90 avions inclut 55 jets pour les services américains et 35 pour des partenaires internationaux et des clients militaires étrangers. Lockheed-Martin construira 44 F-35A pour l'US Air Force, neuf F-35B pour le Corps des Marines américain et deux F-35C pour la Marine américaine.

L'addition du prix unitaire des trois variantes s'élève à une valeur totale de 8,9 milliards de dollars pour 90 cellules et moteurs achetés dans le cadre de ce lot 10.

Oui mais…

Cependant, le prix total du contrat et les chiffres disponibles sont en contradiction avec les prix par unité. Le Bureau du programme estime la valeur totale du contrat pour les véhicules aériens à 8,2 milliards de dollars. Pratt & Whitney a déjà reçu un contrat de 1,5 milliard de dollars en juillet pour la fabrication des moteurs F135 pour le lot 10 et un contrat de 157 millions de dollars l'année précédente pour les composants à longue portée. Cela représente 9,8 milliards de dollars pour les cellules et les moteurs du lot 10, soit environ 950 millions de dollars de plus que la valeur de 8,9 milliards de dollars disponible dans le communiqué. Lockheed-Martin n'a pas pu expliquer l'écart pour l’instant.

Du côté de la Maison-Blanche :

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a confirmé une économie de 455 millions de dollars. Les économies restantes, soit 273 millions de dollars proviennent de ventes à des partenaires internationaux et à des clients militaires étrangers. Plus tôt cette semaine, le président D.Trump a assuré que les pressions faite de sa part sur Lockheed-Martin ont permis d’abaissé le prix pour les avions du lot 10 d’environ 150 millions de dollars sur l’ensemble des 455 millions.

Du côté de Lockheed-Martin :

De son côté Lockheed-Martin confirme que ces réductions sont le résultat notable d’une table ronde qui a eu lie en décembre avec la nouvelle administration américaine. L’avionneur confirme une baisse du prix et cible un coût moyen de l’ordre de 80 à 85 millions de dollars pour chaque F-35A d'ici l'exercice 2019.

«L'implication personnelle du président Trump dans le programme F-35 a accéléré les négociations et a accentué notre attention sur la baisse du prix», a déclaré Lockheed. "L'accord a été atteint en quelques semaines et représente des économies importantes par rapport aux contrats précédents."

Une situation qui s’améliore mais pas partout :

Cette situation économique semble enfin être bonne pour l’avenir du F-35, dont l’avenir était menacé par D. Trump. Certes, les ennuis ne sont pas encore terminés, car de nombreux problèmes subsistent du point de vue technique et ne seront pas résolus avant plusieurs années. On notera les dernières critiques des pilotes de F-35C qui se plaignent d’oscillations verticales excessives et violentes, lors de lancement avec catapultes. Pire, la plupart des pilotes ont verrouillé leur harnais pendant le lancement catapulté ce qui a rendu les commutateurs d'urgence difficiles à atteindre, créant de nouveau, à leur avis, une situation inacceptable et dangereuse. De plus, il est rapporté que la capacité de ciblage électro-optique du F-35 est inférieur par rapport à l’A-10 et au F-/A-18.

Si l’effort Trump sur les coûts à du bon, il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne le développement du programme F-35.

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Photos : F-35 @ Lockheed-Martin