05/08/2015

Deux ans de retard pour le Tejas MKII !

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Le HAL Hindustan Aeronautics Tejas MkII ne devrait voler qu’en 2019 et devenir opérationnel en 2022, soit avec un retard de deux ans sur le calendrier initial. C’est annonce a été faite au sein du Parlement de l'Inde par le ministre de la défense Manohar Parrikar à la suite d'une requête d'un collègue.

 

Le standard MKII du Tejas (LCA) a été officiellement  lancé en 2009 avec à l’époque un budget initial de 389 millions de dollars. Le Tejas MKII doit à terme venir à terme compenser les problèmes rencontrés avec le standard MkI, dont un rapport accablant avait été publié en début d’année et dénonçait notamment la protection de pilote à la capacité interne de carburant.

 

 L'armée de l'air indienne a prévu de se doter de quatre escadrons (80 avions) de la variante MkII d’ici 2020, puis d’augmenter la commande d’ici 2025. Les appareils de série sont dotés du General-Electric F414-GE-INS6, le moteur Kaveri indien ayant été abandonné.

 

 Un radar AESA:

 

Par ailleurs, l’Indian Defence Research and Development Organization (IDRDO) travaille sur le développement du radar à antenne active (AESA) pour équiper le Tejas MkII. L’Inde a débuté la production de modules TR pour la futur antenne du radar. Une maquette du futur radar a été récemment montrée, lors du dernier salon aéronautique de cette année. Rien n’est précisé par contre, sur l’éventuelle aide du radariste israélien Elta Systems, il semble en effet, que le futur radar AESA du MkII, soit issu du radar Elta ELM2052.

 

Commentaire :

 

Il semble donc, que malgré ce nouveau retard du programme Tejas (LCA), le gouvernement maintienne celui-ci, alors que jusqu’ici le risque d’un abandon de la version MkII menaçait. Avec l’abandon définitif du programme MMRCA et ce nouveau retard, l’Indian Air Force risque encore de se trouver en manque d’aéronefs à court terme. L’arrivée des futurs 36 avions de combat Rafale permettra de combler sensiblement cette lacune, mais dans ce qui est un « feuilleton » aéronautique à l’indienne, il faudra peut-être à l’Inde commander d’autre avions à l’étranger, Dassault avec le Rafale et Sukhoi avec le Su-30MKII pourraient alors, se retrouver en concurrence direct.

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Photo : HAL Tejas MkI @ HAL

Quel avion de patrouille maritime pour Israël ?

 

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Tel Aviv, Israël a décidé d'accélérer sa recherche d'un nouvel avion de patrouille maritime pour remplacer les actuels  Israël Aerospace Industries (IAI) 1124 Westwind.

 

La Force aérienne israélienne dispose actuellement de trois IAI 1124 Westwind dont la dernière mise à jour date de 2012. Selon un porte-parole de l’armée, il n’est plus question d’investir sur cette plateforme datant des années 1970, le besoin d’une nouvelle génération d’aéronef se fait aujourd’hui sentir.

Le nouvel aéronef devra pouvoir travailler en binôme avec les drones IAI Heron 1 actuellement en service et couvrir rapidement de grande distance.

 

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Il est aujourd’hui difficile de savoir qui va pouvoir répondre à l’appel d’offre de l’Etat Hébreu, en coulisse, on murmure pour l’instant que l’équipementier israélien IAI devrait offrir une nouvelle version du Gulfstream G550 doté d’un radar Elta de type AESA. Raytheon semble également se profiler avec une version du Bombardier Global 6000. Il n’est pas pour l’heure possible de savoir, si il y aura un candidat européen pour ce concours.

 

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Photos : 1 IAI 1124 Westwind @IAI 2 IAI Gulfstream G550 @IAI 3 Raytheon/Bombardier Global 6000@Bombardier

Emirates et Bangkok Airways signent un accord de partage de code !

 

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Genève-Dubaï, le 5 août 2015,  Emirates a annoncé mercredi la signature d’une convention de partage de code avec la compagnie aérienne régionale basée en Thaïlande, Bangkok Airways. Grâce à ce nouvel accord, le code Emirates sera ajouté à 19 lignes de Bangkok Airways en Asie du Sud-Est, permettant au réseau global d’Emirates de gagner 14 nouvelles destinations.

 

Cet accord répond à une demande importante de la clientèle helvétique, puisque l’Asie du Sud-Est est, après l’Océan Indien, le deuxième plus important marché d’Emirates au départ de la Suisse. Les voyageurs en partance de Genève et Zurich pourront désormais s’envoler avec la compagnie de Dubaï munis d’un seul billet vers des destinations aussi prisées que Koh Samui et Chiang Mai en Thaïlande, Siem Reap au Cambodge, ou encore Yangon et Mandalay en Birmanie.

 

Les passagers pourront bénéficier du partage de code de Bangkok Airways en faisant escale à Bangkok Suvarnabhumi, Phuket, Kuala Lumpur et Singapour. Le partenariat donne également aux voyageurs au départ et à destination de Koh Samui le choix de faire escale à Kuala Lumpur et Singapour.

 

« Notre nouvel accord de partage de code avec Bangkok Airways offrira à nos passagers un meilleur choix et une plus grande flexibilité. Ces derniers profiteront également de connexions facilités vers différentes villes d’Asie du Sud-Est depuis Dubaï, leur permettant de vivre une expérience de voyage confortable et en tout décontraction », explique Thierry Antinori, Executive Vice President et Chief Commercial Officer chez Emirates.

 

« Emirates propose à présent six vols quotidien vers Bangkok, et à partir de décembre, quatre de ces vols seront effectués par notre emblématique A380. Notre nouvel accord de partage de code offre ainsi de nombreuses possibilités pour rejoindre le Sud-Est asiatique. Cette région du monde possède de nombreux sites fantastiques inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi lesquels figurent la pagode Schwedagon ou encore le temple d’Angkor Vat. Ces sites seront désormais encore plus faciles d’accès pour les voyageurs d’Emirates. Enfin, ce partenariat d’importance s’inscrit dans un processus d’augmentation du nombre global de destinations proposées aux passagers d’Emirates », ajoute-t-il.

 

Peter Wiesner, Senior Vice President Network Management auprès de Bangkok Airways, commente : « Ce nouvel accord de partage de code avec Emirates est une étape décisive qui contribuera à poursuivre la croissance de Bangkok Airways ». Il permettra également aux voyageurs de profiter de l’important réseau régional de la compagnie thaïlandaise.

 

Bangkok Airways assure les opérations de 31 lignes vers 24 aéroports asiatiques. Les clients d’Emirates voyageant avec Bangkok Airways bénéficieront jusqu’à leur destination finale des mêmes autorisations généreuses de bagages que lorsqu’ils volent sous l’enseigne d’Emirates. La carte d’embarquement valable pour tout le voyage leur sera délivrée lors du check-in à leur point de départ.

 

Emirates a des accords de partage de code avec quinze partenaires à travers le monde. Grâce au nouveau partenariat avec Bangkok Airways, les clients d’Emirates, notamment au départ de la Suisse, peuvent désormais profiter d’une connectivité vers 104 destinations en Asie-Pacifique, incluant celles proposées par Qantas et Jetstar.

 

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Photos : 1 A380 Emirates @ Emirates 2 A320 Bangkok Airways @BA

04/08/2015

Le retrait du Boeing CH-46 Sea Night !

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Après 51 ans de service au sein de l’US Marine Corps, Boeing CH-46  « Vertol » a volé pour la dernière fois, lors d'une cérémonie de départ à la retraite en Virginie.

 

Le dernier escadron à mettre en œuvre le Boeing CH-46 « Vertol », soit le 774e du Corps des Marines basé à Quantico, en Virginie a définitivement tourné la page du célèbre hélicoptère qui est entré en service en 1964.

 

Le Boeing CH-46 « Sea Night »est un hélicoptère moyen de transport à rotor en tandem. Il est utilisé par les Marines américains pour le transport de troupes, de matériels et de ravitaillement par tous les temps, de jour comme de nuit. Il est aussi capable de remplir d'autres missions comme le soutien sur le champ de bataille, le sauvetage(SAR), le sauvetage armé (CSAR), l’évacuation sanitaire et le soutien des postes de ravitaillement avancés. Le CH-46 est un hélicoptère à deux rotors en tandem. Il est propulsé par deux turbines GE T58 montées sous le rotor arrière. Un axe de transmission permet d'entrainer aussi le rotor avant. Ces rotors tournent en sens inverse pour annuler l'effet de couple. Les turbines sont couplées afin que le CH-46 puisse continuer à voler sur un seul moteur. Chaque rotor porte trois pales repliables.

Le CH-46 est équipé d'une grande porte latérale et d'une rampe de chargement arrière pour une vaste cabine passager de 7,37 m de long, 1,83 m de large et 1,83 m de haut. Il peut aussi soulever des charges grâce à son élingue ventrale. Son équipage est de quatre personnes. Il est peut être armé de deux mitrailleuses de 12,7 mm montées en sabord. Une mitrailleuse MAG-58est parfois montée sur la rampe de chargement.

Le CH-46 dispose d'un train d'atterrissage tricycle fixe avec deux roues sur chaque train. L'hélicoptère est naturellement incliné vers l'arrière afin de faciliter les opérations de chargement et déchargement.

 

Arrivée du V-22 Osprey :

 

L’escadron 774 du Corps des Marines sera dorénavant doté du Bell/Boeing V-22 « Opsrey » dotédu rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent.

 

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Photos : Boeing CH-46 Sea Night 2 CH-46 & V-22 @USMC

Retrait des Lynx AH7 !

 

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Le Corps de l'Armée de l'air britannique (CAA) a retiré ses six derniers hélicoptères  AgustaWestland Lynx AH7 de reconnaissance.

Avant la retraite, le Lynx AH7 a été utilisé pour la conversion opérationnelle au sein du  671 Escadron, au cours de laquelle les élèves pilotes effectuaient trois mois d’écolage avec à la clef  200 heures de vol.

La variante Lynx AH9A restera en service jusqu’en 2019 pour être remplacée par l’AgustaWestland « Wildcat » au sein des escadrons 659, 661, 669 et 672.

 

Le Lynx a été utilisés au sein de l’ Army Air Corps (AAC) et le Fleet Air Arm (FAA) avec 119 exemplaires en service en 2006. Les versions du Lynx AH.7 et AH.9 opèrent dans l'AAC en tant qu'hélicoptère d'attaque. Dans le FAA, le Lynx AH.7 fait office d'hélicoptère d'attaque/utilitaire en support des Royal Marines alors que le Lynx HMA.8 est équipé de missiles « Sea Skua » anti-navires et de torpilles « Stingray » pour la lutte anti-sous-marine.

 

Le premier engagement du Lynx par le Royaume-Uni a eu lieu durant la guerre des Malouines. Trois appareils furent détruits, mais aucun en combat.