04/11/2015

Le Typhoon épine dorsale de la RAF!

 

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Le Royaume-Uni envisage la possibilité de conserver une partie ou même la totalité de ses premiers modèles d’avion de combat Eurofighter « Typhoon II », car avec ces appareils, la Force pourra garder une dotation suffisante pour assurer les nombreuses missions qui lui incombent. Le but étant d’éviter à la prestigieuse RAF de tomber au plus bas en matière de capacité numérique.

Prenant la parole à la Chambre des communes le 3 novembre dernier, le sous-secrétaire d'Etat à la Défense, Philip Dunne, a déclaré que le ministère de la Défense (MoD) est en train de revoir sa décision en ce qui concerne le retrait des 53 aéronefs de type Eurofighter T1 (Tranche 1) en 2018. En effet, le dernier rapport concernant les prévisions défense stratégique et de sécurité (SDSR) envisageait le retrait pur et simple de la version de base de l’Eurofighter au sein de la RAF.

Pour la RAF, il s’agit notamment de revoir les extensions possibles pour de la durée de vie des équipements existants pour les le standard T1 de l’Eurofighter, anis que les possibilités de modernisation. Le maintien du standard T1 et de sa possible mise à jour doit permettre de combler le départ à la retraite des Panavia Tornado GR4. L’éventualité d’un départ des Tornado et des Eurofighter T1 pour 2019, plongerait la RAF inexorablement dans une sous dotation difficile à combler à l’avenir.

 

La RAF aujourd’hui :

La Royal Air Force dispose à ce jour de 192 avions de combat de première ligne, composée de 87 Tornados, 53 Typhoon T1 et 52 de la T2.  La RAF va prochainement débuter la réception de 40 Eurofighter T3A. Il faut également tenir compte dès 2019 des premières livraisons de Lockheed-Martin F-35 « Lightning II », mais avec un rythme particulièrement lent. Selon les prévisions de la RAF, en 2019, celle-ci ne disposera donc que de 127 avions de combat, soit le seuil le plus bas jamais comptabilisé.

 

Modernisation est maintien :

Pour la RAF il est devenu primordial de moderniser les Eurofighter avec le programme P1Ea/b, soit : P1E (a) : Mise à jour des logiciels et des senseurs, mise à jour de l’avionique avec  facilitation d’utilisation pour le pilote, dont le viseur de casque, intégration du pod de désignation laser « Litening III », intégration des bombes « Paweway IV ». Préparation à l’intégration du missile « Brimstone II ». 

P1E(b): Amélioration du système IFF, mise à jour du logiciel du système DASS (Defensive Aids Sub System), amélioration des systèmes de communication et de liaison de données Link16, simplification des logiciels de maintenance. 

Et de garder un maximum d’Eurofighter en activité, car celui-ci va devenir l’épine dorsale de la RAF dans les prochaines années.

 

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Photos : Airbus DS Eurofighter T2 de la RAF @ RAF

 

Embraer E2, essais de la motorisation !

 

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Le motoriste Pratt & Whitney a commencé les essais en vol du moteur PW1900G qui équipera les Embraer E190-E2 et E195-E2.

 

Le moteur GTF a effectué  son premier vol, monté sur un Boeing 747SP modifié, a annoncé le 03 novembre 2015 Pratt & Whitney. Ce vol, réalisé depuis l’aéroport de Mirabel, près de Montréal au Québec, marque le début de la compagnie d’essais en vol du moteur. Ce premier vol a été parfaitement réussi.

 

Le PW1900G :

 

Le PW1900G doit venir motoriser la nouvelle famille d’avion de l’avionneur brésilien soit : l’E190-E2 le dont le premier vol d’essai est programmé pour 2016 et la première livraison pour le 1er semestre 201 et l’E195-E2 qui fera ses débuts en 2019. Puis se plus tard, ce sera l’E175-E2 qui recevra le moteur PW1700G. Sa mise en service commercial est prévue pour 2020.

 

La famille  PW1900G est la quatrième variante de la famille GTF de Pratt & Whitney, qui équipe également le CSeries de Bombardier, l’A320neo d’Airbus et le MRJ de Mitsubishi Aircraft.

 

 

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Photos : 1 Le PW1900G en essaisi en vol @ Pratt& Whitney 2 la nouvelle famille Embraer E-2@ Embraer

Etihad met l’A380 à destination de Bombay !

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Etihad Airways, la compagnie nationale des Emirats Arabes Unis positionnera au printemps prochain un Airbus A380 sur sa liaison tri-quotidienne Abu Dhabi - Bombay. La capitale économique de l’Inde deviendra ainsi la quatrième destination de son super Jumbo, après Sydney, Londres et New York, et avant Melbourne.

Etihad déploiera l’A380 sur les vols EK204 et EK203 reliant tous les jours son hub d’Abu Dhabi (AUH) et l’aéroport de Bombay Chhatrapati Shivaji (BOM) à compter du 1er mai 2016.

Les horaires sont programmés avec un départ d’Abu Dhabi à 14h10 pour arriver à Bombay à 19h20. Dans le sens retour, le départ de Bombay s’effectue à 21h35 pour atterrir à Abu Dhabi à 23h25.

Sur cette rotation, le super Jumbo remplace un Boeing B777-300ER et permet à la compagnie aérienne d’augmenter de 50% ses capacités. Les deux autres fréquences quotidiennes restent assurées en Airbus A320 et Boeing B777-200LR. L’A380 d’Etihad est configuré quadri-classe avec 496 sièges, soit 2 en Residence, 9 en Première classe, 70 en classe Affaires et 417 en Economie.

Le service est assuré en partage de code avec la compagnie aérienne indienne Jet Airways dont Etihad détient 24% du capital. Jet Airways assure pour sa part deux vols quotidiens entre Abu Dhabi et Bombay.

Etihad a transporté près d’un million de passagers vers l’Inde en 2014, dont 70% provenant d’un autre pays, indique son communiqué. La compagnie aérienne souligne que les horaires de la fréquence en super Jumbo permettent des correspondances facilitées en particulier vers New York, qui recevra son A380 à compter du 23 novembre 2015. La compagnie sera ainsi en mesure de proposer un voyage « tout A380″ entre New York et Bombay.

La capitale économique de l’Inde deviendra la quatrième destination de l’A380 d’Etihad, après New York donc, ainsi que Sydney et Londres Heathrow, mais avant Melbourne qui en bénéficiera peu de temps après, à compter du 1er juin 2016.

 

Photo : A380 Etihad Ariways @ Etihad Airways

 

03/11/2015

Le F-35A peut tirer au canon !

 

 

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Le F-35 de Lockheed-Martin avance à petits pas dans sa capacité d’engagement, dernièrement celui-ci a réussi ses tirs au canon en vol. Ces tests de tir en vol, font suite aux essais au sol qui ont eu lieu durant le mois de juillet.

Les essais de tir au canon ont été réalisés avec un Lockheed-martin F-35A n°AF-02 doté d’un canon de bord de type GAU-22 Gatling  de 25mm produit par General Dynamics. Le pilote d’essais, le Maj Charles Trickey a ouvert le feu par trois salves.

Il faut rappeler que les essais de tir au canon avaient pris un retard considérable de trois ans.  En effet, Lockheed-Martin a eu toutes les peines à réussir à intégrer les commandes de tir canon. De plus, il faut remarquer que l’emport de munition est faible, soit 180 coups, pour un canon capable de tirer 3300 coups à la minute !

A noter que les versions du F-35 B/C ne seront pourvues du canon en interne, mais uniquement en nacelle extérieure. Cette solution ajoute à la polémique sur le F-35, car une fois de plus la furtivité de celui-ci, sera remise en question.

C’est au Corps des Marines des États-Unis que reviendra la responsabilité de tester la future nacelle canon qui devra équiper les versions B & C du F-35.

Reste que l’USAF doit encore terminer la phase de tir canon dans des conditions opérationnelles. Le F-35A doté du canon ne sera pas complètement opérationnel avant 2017.

 

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Photos : tir en vol pour le F-35A@ Lockheed-Martin

 

Le point sur le crash KGL9268 de Metrojet !

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Une fois de plus, lors d’un drame comme celui-ci, nous devons compter sur les différentes et parfois hallucinantes théories qui apparaissent dans les journaux et sur les réseaux sociaux. L’enquête n’en est qu’à ses débuts, je vous propose par contre revoir les faits qui sont confirmés.

 

La situation avant le drame :

L'Airbus A321 du vol KGL9268 de la compagnie Metrojet, parti de Charm El-Cheikh à destination de Saint-Pétersbourg samedi matin,  avait atteint une altitude 10’210 mètres après 21 minutes de vol et volait à 748 km/h avant le drame.

L’avion a décollé à l’heure, l’équipage n’a signalé aucun problème lors de l’inspection de celui-ci, ni après les « check-list » de vérification des systèmes et de mise en route de l’avion. Les procédures standards ont été suivies.

Les équipements électroniques ACARS (Aircraft Communication Addressing and Reporting System) n’ont pas envoyé d’information concernant une éventuelle avarie de l’avion.

 

Antécédent de l’avion :

Selon, le directeur général adjoint de la compagnie pour la technique, Andrei Averyanov, l’appareil a subi un accident en 2001, la queue ayant touché la piste (tailstrike) lors d’un atterrissage. Des inspections sont régulièrement menées sur les appareils pour vérifier les fissures. L’A321 a subi une dernière opération de maintenance de routine à Moscou le 26 octobre dernier qui n’a révélé aucun problème.

 

Situation de la région du crash :

La région survolée par l’avion, soit lenord du Sinaï et connue pour les affrontements qui opposent les forces égyptiennes et des djihadistes de l’Etat islamique (EI ou Daësch) depuis deux ans.

 

Accident ou acte terroriste ?

L'avion a chuté à 8 649 mètres à une vitesse de 172 km/h. En d'autres termes, à ce moment précis l'Airbus ne volait plus mais tombait. L’avion s’est écrasé dans le Sinaï à environ 100 km d'el-Arich. Aucun survivant n'a été retrouvé parmi les débris. En examinant les lieux du crash au sol et depuis les airs, les experts égyptiens et russes venus participer à l'enquête ont établi que les débris de l'Airbus s'étaient éparpillés sur un vaste territoire en forme d'ellipse allongée de 8 km de long et de 4 km de larges.

L’organisation de l’Etat islamique a revendiqué avoir abattu l’avion russe et mis en ligne une vidéo de mauvais qualité.  Cependant, l’EI ne peut avoir abattu le KGL9268 avec un missile léger de type Manpads (Man-Portable air-defense systems) pour la simple raison que ceux-ci n’ont pas la portée nécessaire pour atteindre un aéronef volant à l’altitude de 10’210 mètres. De plus, l’EI ne dispose pas de systèmes longue-portée qui aurait pu permettre un tir comparable au drame du vol de la Malaysian Airlines MH117 au-dessus de l’Ukraine.

Par contre un acte de sabotage ou le dépôt d’un bombe, depuis l’aéroport de Charm El-Cheikh grâce à la mouvance des Frères musulmans qui soutien l’Etat islamique est parfaitement envisageable.

Un accident reste également possible, en effet, suite à l’accident de 2001 de type « tailstrike » un effet de déformation et de corrosion aurait pu se former sur la cloison arrière de pressurisation. Un tel cas a déjà, par le passé causé un crash similaire.

 

 

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Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, nous ne pouvons-nous diriger vers des conclusions hâtives, il faut attendre la suite de l’enquête.