17/04/2016

Interceptions et tensions sur la Baltique !

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L’interception d’un avion de reconnaissance électronique américain de type RC-135 par un Sukoi Su-27SM « Flanker » russe a ravivé, un peu plus, les tensions entre les deux pays. L’incident s‘est déroulé dans l’espace aérien international en mer Baltique.

Une série d’incidents aériens :

Le dernier incident date du 7 avril dernier, mais avait été précédé le 25 janvier, par une interception similaire entre un avion de reconnaissance électronique de type Boeing RC-135 et un avion de chasse de type Sukhoi Su-27SM « Flanker ».

La révélation de ces deux incidents aériens fait suite aux passages à très basse altitude de deux Sukhoi Su-24 « Fencer » au-dessus du destroyer USS Donald Cook de la Marine américaine en début de semaine dernière.

Les russes provoquent l’ire des américains :

Pour les américains, les réactions des russes sont agressives et dangereuses. En ce qui concerne le RC-135, le Capitaine Daniel Hernandez, porte-parole en chef de l'US European Command a expliqué que l'interception a été conduite de façon dangereuse et non professionnelle, car le pilote du Su-27 aurait effectué un virage agressif, pouvant mettre en danger la stabilité de l’avion américain.

Du côté russe, on explique que les pilotes ont effectué une interception dans le but d’identifier l’avion américain et que les procédures internationales ont été scrupuleusement respectées.

Le RC-135 :

Le Boeing RC-135 est la base d'une famille d'avions de reconnaissance électronique conçue à partir du C-135. Le RC-135V/W « Rivet Joint » est un avion de type SIGINT (Renseignement électromagnétique et électronique) de l'US Air Force. Il surveille à la fois les communications radio et les signaux électroniques émis par les radars adverses. Il dispose par ailleurs de capacités de brouillage de ces signaux.

Le Su-27SM(3) : 

Cette version modernisée du Sukhoi, dispose d’un cockpit doté de quatre écrans multifonctions couplés à un nouveau système de communication sécurisé et plus résistant au brouillage. Les logiciels radars ont été adaptés pour permettre l’utilisation de la gamme la plus récente en matière de missiles «air-air» et «air-surface» de longue portée. Le Su-27SM (3) est une version polyvalente capable de remplir des missions de combat en utilisant efficacement et avec une haute précision les armes "air-surface» y compris par guidage avec GPS (GLONASS). Selon Sukhoi, le Su-27SM (3) est presque deux fois plus efficace que son prédécesseur, le Su-27C. Il est propulsé par deux moteurs Saturn AL-31F-M1. 

La Russie dispose d’un parc d’un plus de 350 Su-27 répartit entre 12 régiments, en plus, du centre de démonstration en vol de la patrouille des Chevaliers Russes (Russian Knights), et des unités d’entraînements et le centre d’essais en vol des Forces aériennes.

Protocole de sécurité :

Il faut se rappeler que le Pentagone a récemment conclu un protocole de sécurité en vol avec la Russie, après la tenue d'une conférence vidéo avec des fonctionnaires russes de la Défense. Les discussions ont porté sur la sécurité aérienne dans ciel en Syrie, ainsi que sur "les moyens d'éviter les accidents et la confrontation entre la coalition et les forces russes à chaque fois que les deux parties opèrent à proximité d’un objectif commun.

La situation :

La région de la Baltique qui comprend l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie est sous protectorat de la mission de l’OTAN « Baltic Air Policing » menée par les membres de l’OTAN. En d’autres termes, la sûreté de l'espace aérien de la région est opérée par des avions de combat des pays membres de l’Alliance du traité Nord Atlantique qui se relaient dans la région et ceci à la frontière avec la Russie.

Commentaire :

La région est donc sous-tension depuis plusieurs mois, suite à la crise ukrainienne. Mais, le lancement de manœuvres navales de l’Otan dans la région au large de Kaliningrad a envenimé un peu plus la situation. Nous assistons, ni plus ni moins, qu’à une forme de communication des deux parties, dont l’intention est de montrer ses capacités à se maintenir dans la région. Les Etats-Unis semblent changer de comportement en accentuant ces incidents, au lieu de les minimiser, comme s’était encore le cas récemment. Une manière pour eux de se faire passer pour la victime. Du côté russe, on montre un peu plus sa capacité de réaction, avec pour but la réaffirmation du renouveau de la puissance militaire à faire respecter sa souveraineté territoriale. Nous atteignons une nouvelle phase dans un rapport de force grandissant avec en point de mire un rééquilibrage russo-américain.

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Photos : 1 Su-27SM « Flanker » interceptant le RC135@VVS 2 Passage d’un Su-24 « Fencer » sur l’USS D. Cook@ USN

 

 

Formation sur T-6 pour la Royal New Zealand Air Force !

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Le Royal New Zealand Air Force a débuter la formation initiale des ses futurs pilotes pilotes militaires avec sa nouvelle monture, le Beechraft T-6C « Texan II ». Les 11 T-6C remplacent désormais les 13 Pacific Aerospace CT-4E Airtrainer.

En plus des T-6C, la RNZAF dispose au sol de systèmes de formation deux simulateurs de vol. Les premières livraisons du nouvel avion école ont débuté en août 2014. Les appareils sont regroupés sur la base aérienne Ohakea.

Le T-6 « Texan II » :

Le Beechcraft T-6C « Texan II»  est la version la plus moderne disponible de la gamme T6, le cockpit comprend un Head-Up Display (HUD) couplé avec  panneau de configuration Up-Front (UFCP), et Hands-On Throttle and Stick, soit le système mains sur manettes et manche. Le T-6B dispose d’une avionique  avec écrans EFIS et système d’enregistrement des données de vol numérique. Le T-6 est un avion d'entraînement primaire qui permet un enseignement de base aux procédures de vol et aux instruments et permet d’effectuer les figures d’introduction à la  voltige.

Le Beechcraft T-6 «Texan II» est un aéronef à turbopropulseur monomoteur construit par la Raytheon Aircraft Company (maintenant Hawker-Beechcraft). Basé sur une cellule de Pilatus PC-9. 

Le T-6 est un développement du Pilatus PC-9, modifiés de manière significative par Beechcraft en vue d'entrer dans le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) prévu pour les Forces aériennes américaines. Des modifications mineures ont été introduites sur la cellule d’un PC-9, mais des conflits entrer l’USAF et la Navy ont entraîné des retards et des augmentations de coûts (par rapport aux estimations initiales de 3,9 millions à près de 6 millions dollars par avion). De plus, le T-6 se retrouve avec un surpoids de 22% vis-à-vis du PC-9 initial.

Le modèle T-6C est le même que le modèle que le  «B» mais permet l’usage d’armes de bord, telles que : canons, roquettes et bombes.

 

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Photos : T-6C « Texan II » @ RNZAF

16/04/2016

Les Pays-Bas commandent le CH-47F « Chinook » !

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Boeing a remporté un contrat de 1,5 milliards de dollars pour la livraison de 17 hélicoptères lourd de transport CH-47F « Chinook » pour les Pays-Bas.

Le contrat comprend également la livraison de 46 moteurs à turbine de type T55-GA-714A avec ensemble hydromécanique (34 installé et 12 pièces de rechange), 41 Systèmes de Navigation GPS inertiels (EGIS), 54 radios AN/ARC-231 ultra-haute fréquence et 21 AN/ARC-220 à très haute fréquence, 21 système IFF APX-123A, ainsi que 41 radios AN/ARC-201D à très haute fréquence.

Les nouveaux CH-47F vont remplacer les anciens modèles encore en service dans le pays. Les CH-47F seront exploités par l'escadron 298 de la Royal Netherland Air Force basé à Gilze-Rijen.

Le Boeing CH-47F : 

Les nouveaux CH-47F disposent de caractéristiques améliorées en vue de la survie avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée ainsi qu'un poste de pilotage automatique numérique.

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Photos : 1 CH-47F « Chinook » 2 Cockpit @ Boeing

 

15/04/2016

Le troisième B737-800 MAX s’est envolé !

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Renton Washington, le troisième prototype du Boeing B737-800 MAX a effectué son vol inaugural hier a indiqué l’avionneur américain.

Le troisième prototype du B737-800 MAX n°A003 va ainsi rejoindre le programme d’essais en vol en vue de la certification de l’avion. De plus, Boeing a confirmé la livraison du premier exemplaire à la compagnie de lancement Southwest Airlines pour le 3ème trimestre de 2017.

Le quatrième est dernier prototype du B737-800 MAX sortira prochainement et sera équipé avec les équipements de cabine passagers au complet.

 

Le B737 MAX :

 Le B737 «MAX» sera 13 % plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % par rapport à son futur concurrent. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol.

Par ailleurs, le B737 MAX profitera des progrès accompli dans le domaine de la connectivité. Le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel, pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol.

La famille B737 "MAX" comprend le B737-700 «MAX», le B737-800 «MAX» et le B737-900 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérisera par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG.

 

Photo : le 3ème B737-800 MAX @ Boeing /monica Wehri

Développement du nouveau brouilleur pour l’EA-18G !

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L’US Navy a sélectionné Raytheon pour la fabrication du nouveau système de brouillage qui équipera les avions Boeing EA-18G « Growler ». Un contrat de 1 milliard de dollar a été signé cette semaine, en vue du développement d'ingénierie de la nouvelle nacelle de brouillage « New Generation Jammer » (NGJ).

Actuellement la marine américaine utilise les nacelles AN/ALQ-99 sur les EA-18G. Ces mêmes nacelles de brouillage équipaient à l’époque les EF-111A « Raven », ainsi que les derniers EA-6B« Prowler » encore en service.

Le projet :

Le contrat prévoit une entrée en service pour 2020. D’ici là, Rayhteon va concevoir deux modèles de nacelle qui seront ensuite testée en vol sur un EA-18G. Le groupe d’essais de la Marine prévoit de procéder à un examen critique de la conception du système en 2017, pour finaliser la conception et permettre l'assemblage des modèles de test. Le premier test d'un pod de brouillage entièrement fonctionnel est prévu en mars 2019.  La nacelle NGJ doit permettre une agilité accrue de brouillage et de précision et de capacité à large bande (bande basse, mi-bande et bande haute) pour une plus grande couverture de la menace.

Au total, la Marine américaine prévoit d’acquérir 128 nacelles NGJ pour un coût estimé à près de 7,4 milliards de dollars.

 

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Photos : 1 EA-18G « Growler » @ USN 2 Essais d’un modèle de nacelle sur un Gulftream GIII @ Raytheon