29/10/2015

US Navy, dernière tranche d’EA-18G « Growler » !

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L'US Navy va progressivement recevoir la dernière tranche d’avions de combat EA-18G « Growler », il s’agit de 15 appareils pour un montant de 1898 milliards de dollars. Si aucune nouvelle commande ne venait s’ajouter à celle-ci dans les 12 mois qui viennent, la chaine d’assemblage de Boeing viendrait à fermer courant 2019.

 

Baisse de la fabrication :

Boeing est entré dans un processus de réduction du taux de sortie sur sa chaine d’assemblage de  St –Louis avec trois avions par mois pour l’instant, puis deux à partir du premier trimestre de l'année 2016 ,dans une tentative de garder la ligne viable au moins jusqu'en 2019.

La nécessité de garantir de futures offres avec le  « Super Hornet » vient de prendre de l’importance la sélection mardi (voir article avia news) de Northrop-Grumman pour construire le futur bombardier de l’US Air Force.

En outre, le changement de gouvernement au Canada la semaine dernière pourrait voir Boeing venir concurrencer  Lockheed-Martin pour remplacer la flotte actuelle de CF-18 de la Force aérienne royale du Canada. Boeing espère aussi placer son « Super Hornet » au Danemark, et en Finlande.

 

Rappel concernant les EA-18G & Super Hornet :

Le «Super Hornet» Block II, ainsi que la version de guerre électronique le «Growler» sont des appareils de première ligne à capacités multi-rôles. l’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur  EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage  couplé à un système d’analyse à large spectre ALQ-218 lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

De son côtés, le F/A-18 E/F «Super Hornet» est un avion multi-rôles, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté tout comme le EA-18G du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

 

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Photos : Boeing EA-18G « Growler » @ USN

 

 

Grosse commande chinoise pour Airbus !

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China Aviation Supplies Holding Company (CAS) a signé un accord général (GTA) avec Airbus portant sur l'acquisition de 30 appareils de la famille A330 et 100 avions de la famille A320.  La GTA a été signé à Pékin par Li Hai, Président et PDG de CAS, et Fabrice Brégier, Président et CEO d'Airbus, en présence du Premier ministre chinois Li Keqiang et la chancelière allemande Angela Merkel.

 

Répondre aux futurs besoins :

Selon les prévisions du marché mondial d'Airbus, la Chine est le leader mondial dans la croissance du trafic passagers. Le trafic aérien intérieur de la Chine deviendra le plus grand du monde dans les 10 prochaines années, et les volumes de trafic vont quadrupler au cours des 20 prochaines années. Dans les 20 prochaines années, Airbus prévoit une demande en Chine pour quelque 5.400 nouveaux avions passagers et de fret, y compris 1’700 gros-porteurs comme l'A330, l'A350 et l'A380.

À l'heure actuelle, la flotte d’Airbus en service avec les opérateurs chinois comprend plus de 1’200 avions (plus de 1000 avions de la famille A320, plus de 160 appareils de la famille A330 et cinq A380 ainsi que des cargos Airbus et jets d'affaires).

Cette nouvelle commande vient renforcer la place de l’avionneur européen dans l'économie chinoise. Alors que le premier A 310 a été livré à la Chine en 1985 à la China Eatern, Airbus détient aujourd'hui près de 50% du marché. Sa flotte d'avions au sein des compagnies aériennes chinoises est en croissance continue, à raison d'un doublement du nombre d'appareils tous les quatre ans.

 

Photo : A330 @ Airbus

 

Livrée spéciale pour Garuda Indonesia !

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Everett, Wash, Boeing a livré un B777-300ER (Extended Range) à la compagnie Garuda Indonesia dans une livrée spéciale SkyTeam. Le B777-300ER continue de jouer un rôle important dans la stratégie d'expansion du réseau de Garuda.

Garuda Indonesia est devenu le  20ème membre à rejoindre l'alliance SkyTeam en août 2014, avec un accès à un vaste réseau mondial avec plus de 16.320 vols quotidiens vers 1052 destinations dans 177 pays. Le porte-drapeau indonésien exploite actuellement plus de 90 avions Boeing B737, y compris la prochaine génération, B777-300ER et B747-400.

 

Photo : B777-300ER de Grus Indonesia@ Boeing

28/10/2015

Inde & Russie : une signature pour T-50 début novembre ?

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La Russie et l'Inde semblent être arrivés à la phase finale des négociations en vue du lancement et de l’acquisition de l’avion de combat Sukhoi T-50 PAK-FA. Le ministre indien de la défense Manohar Parrikar se rendra en Russie, le 2 novembre prochain et occupera la place de co-président de la Commission intergouvernementale russo-indienne pour la coopération militaro-technique. Au menu de cette rencontre plusieurs coopérations en matière de matériel militaire dont l’avion de combat Sukhoi T-50.

Fin juillet, Manohar Parrikar a annoncé que l'Inde avait investi plusieurs milliards de roupies conjointement avec la Russie, du chasseur polyvalent T-50 (PAK FA) de cinquième génération, connu en Inde comme le FGFA. En parallèle, la Russie et l'Inde ont mis au point une esquisse préliminaire de l'appareil destiné à l’exportation. La version du T-50 destinée à l’exportation offrira diverses possibilités d’équipements à choix pour le client.

Les livraisons duT-50 aux forces aériennes indiennes doivent débuter 94 mois après la signature du contrat, mais ce dernier n'est pas encore signé. Selon le ministère russe de la Défense, les premiers avions seront livrés à l'armée russe en 2018.

 

Le Sukhoi T-50 (PAK-FA) : 

Le Sukhoi T-50 PAK-FA (Perspektivny Aviatsionny Kompleks Frontovoy Aviatsii) trouve son origine dans les années 1990, lorsque la Russie décide de lancer deux programmes, afin, de remplacer les MiG-29 et les Su-27. L’un concernait un biréacteur lourd, l’autre un monoréacteur léger. Le premier projet donnera naissance au Sukhoi S-37 «Berkut» et l’autre au MiG 1.44.

Sukhoï sera en définitive choisi sur la base de son démonstrateur le 26 avril 2002, évinçant MiG. C’est le lancement du programme PAK-FA. L’Inde est devenue un partenaire financier à 50% et apporte son expérience dans le domaine de l’informatique et des matériaux composites. L’avion disposera également d’un OSF et d’une fusion des données. Le moteur choisit est le NPO Saturn 117S de 14,5 tonnes de poussée.

Le T-50 sera doté du radar AESA SH121du T-50 développé par le centre INPI Tikhomirov, ce radar fonctionne en bande X (N036B) comprend également deux antennes en bande L implantées dans les bords d'attaque de voilure (N036L) et dispose d’éléments internes basés sur l'arséniure de Gallium, couplés à des technologies en nano-hétérostructures. Les russes confirment l’incorporation de modules à électroluminescentes (AESA MMIC). De plus, l’avion devrait être doté d'une suite optronique Atoll KS 101 qui comprend un système optronique de surveillance et d'alerte fonctionnant dans l'ultra violet sur 360° couplé à un système DIRCM (Direct Infrared Counter Measures, un système d'aveuglement des senseurs infrarouge des missiles).

 

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Photos : Sukhoi T-50 PAK-FA @ Sukhoi

Northrop-Grumman remporte le contrat du futur bombardier !

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Washington, l’avionneur Northrop-Grumman remporte le contrat en vue de la conception du nouveau bombardier furtif, plus connu sous le nom de programme Long Range Strike-Bomber (LRS-B) et ceci face à Boeing et Lockheed-Martin.

Un énorme contrat :

Le montant de ce marché sans précédent depuis dix ans pour le Pentagone pourrait atteindre à terme 80 milliards de dollars, dont 14 uniquement pour le développement, l’US Air Force prévoit de commander une centaine de bombardiers furtifs. Le coût unitaire moyen des 100 bombardiers est estimé à près de 564 millions de dollars.

Le projet LRS-B :

Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012, mais les principaux constructeurs (Boeing, Lockheed-Martin, Northrop-Grumman) ont reçu la consigne de ne rien divulguer sur le sujet. On le comprend, le sujet est classifié «confidentiel».

Le projet LRS-B est considéré, comme si important pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique occidental et le Moyen-Orient, que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, portant sur les 10 prochaines années.

 

Une décision qui sauve Northrop-Grumman :

Il y a quelques semaines, je vous parlais des coulisses et de l’enjeu de ce choix, en effet, le statut de l’avionneur et équipementier Northrop-Grumman, en tant que troisième source d’avions de combat pour l'armée américaine était condamné, si celui-ci ne remportait pas ce contrat, faute de pouvoir produire un aéronef pour équiper l’armée américaine. Alors, a-t-on voulu sauver Northrop-Grumman et garantir le maintien de trois avionneurs aux Etats-Unis ? La question semble déjà passionner les spécialistes ce matin aux USA!

A contrario, cette décision pose un problème à la division "avions de combat" de Boeing, qui pourrait se retrouver écartée de toute livraison à moyen terme. En effet, le "Super Hornet" arrive en fin de chaine de fabrication, les modernisations de F-15 ne représentent pas un avenir suffisant. Il ne reste plus que le futur programme d’avion école en collaboration avec le suédois Saab pour permettre à Boeing de maintenir une chaine de montage pour cette division.

 

Possible contestation du choix :

Boeing et Lockheed Martin ont exprimé leur déception et réclamé des éclaircissements sur les critères retenus pour l'attribution du contrat avant de prendre la moindre initiative en vue d’une possible contestation du choix.

 

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Photos : Projet du LRS-B selon Northrop-Grumman