20/05/2015

Icelandair s’envole vers Portland en Oregon !

 

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Lundi, la compagnie aérienne régulière islandaise a opérer son premier vol entre Reykjavík en Islande et Portland aux USA. Cette ligne estivale sera effectuée en Boeing B757 jusqu’au 21 octobre 2015 avec 2 vols par semaine. Il s’agit de la 10ème destination américaine de la compagnie cet été.

 

Les passagers de ce vol inaugural qui a décollé de l’Islande en fin d’après-midi à 17h15 (soit 19h15 heure française) ont eu la chance de voyager à bord du dernier appareil d’Icelandair, le « Hekla Aurora », peint aux couleurs des aurores boréales. Ils ont profità du spectacle de lumières à bord de ce Boeing B757-200 grâce au système de LED reproduisant les effets des aurores boréales ainsi que du nouveau service WiFi dernièrement primé parmi les meilleurs dans le secteur aérien par CNN.

 

Le vol Paris-Portland via Reykjavík est disponible à partir de 808€ TTC l’aller-retour.

 

+ Horaires des vols (heures locales) :

Aller Paris-Portland via Reykjavík les mardis et jeudis :

Départ de Paris-CDG à 14h10 - Arrivée à Reykjavík à 15h40

Départ de Reykjavík à 17h15 – Arrivée à Portland à 18h15

Retour Portland-Paris via Reykjavík les mercredis et vendredis :

Départ de Portland à 15h40 – Arrivée à Reykjavík à 06h15 (J+1)

Départ de Reykjavík à 07h40 - Arrivée à Paris-CDG à 12h55

 

Pour rappel, au départ de Paris-CDG, les passagers peuvent rejoindre quotidiennement l’Islande tout au long de l’année.

 

De plus, dans le cadre de la coopération entre Icelandair et Alaska Airlines, des connexions seront disponibles pour les passagers européens via le hub de Portland notamment vers Phoenix, Los Angeles, Las Vegas, San Francisco, Oakland, San Jose, Hawaï et l’Alaska.

 

+ Réservation en ligne sur www.icelandair.fr ou en agences de voyage.

 

+ Connexions optimales et stopover en Islande

 

Les passagers Icelandair à destination de Portland profiteront d’une connexion quasi-immédiate à l’aéroport international de Keflavík en Islande. Ils pourront également faire une escale à Reykjavík jusqu'à 7 nuits sans supplément sur le prix de leur billet à l’aller et/ou au retour. Cette offre combinée "Islande-Amérique du Nord" est idéale pour découvrir 2 destinations pour le prix d’une !

 

 

19/05/2015

USAF, le X-37B devrait re-décoller demain !

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Cap Canaveral, L’US Air Force prépare activement le quatrième vol de son avion spatial ultra-secret X-37B. Celui-ci devrait en effet, retrouver l’espace dès demain. 

 

Selon l’USAF, ce quatrième vol du très secret X-37B doit retrouver dans l’espace pour y tester des nouvelles technologies spatiales. Le X-37B serait selon certaines sources doté du moteur ionique appelé « Hall ». Ce propulseur est une version avancée des trois autres utilisés précédemment et doit révolutionner les vols en orbite des satellites.

 

Le commandant du laboratoire de recherche de l'Air Force, le major Gen. Tom Massiello a exprimé son enthousiasme au sujet du moteur  « Hall » : “La capacité de propulsion en orbite est énorme et ce propulseur consommera moins et diminuera donc significativement le coût des missions avenir.

 

Le principe du moteur Hall:

 

Un propulseur à effet Hall est un type de propulseur électrique qui utilise un champ électrique pour accélérer des ions. Il est dit à  effet Hall car il utilise un champs magnétique pour piéger les électrons qui servent à ioniser un gaz. Il est parfois appelé « Stationnary Plasma Thruster (SPT) » ou Moteur à plasma stationnaire. Il entre dans la catégorie des propulseurs électrodynamiques.

 

Le programme X-37B : 

 

Le programme X-37B consiste, selon Boeing en une plate-forme fiable de démonstration réutilisable sans pilote, utilisable dans l’espace pour répondre aux besoins de l’US Air Force. Le X-37B pèse 5 tonnes et mesure 8,9 mètres de long pour 2,9 mètres de haut.

Le X-37B est basé sur le concept de véhicule sans pilote basé qui réduit les risques de développement. Il est issus des technologies de véhicules spatiaux réutilisables qui pourraient devenir des éléments déterminants pour les futures missions spatiales.

 

Ce que l’on sait également sur ce projet, concerne les essais menés sur les systèmes de protection thermique, la récupération d’énergie solaire, les algorithmes de contrôle et de pilotage et atterrissage entièrement automatique. Il semble également que le ventre du X-37B puisse emporter de nombreux capteurs, comme des radars et des systèmes optiques. 

 

Un super drone ?

 

Si les véhicules dérivés des programmes automatiques serviront pour ravitailler la station spatiale internationale, le X-37B pourrait lui donner naissance à une famille de futurs «Super Drones» utilisable depuis l’espace et pouvant être re-configuré à volonté. 

 

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Photos : Le X-37B lors de son dernier retour de missions @USAF

Les nouvelles d’EBACE !

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Salon EBACE de Genève, Dassault aviation a annoncé lors d’une conférence de presse que le nouveau Falcon 5X sortirait de ses ateliers le 2 juin, pour ensuite effectué son vol inaugural durant l’été. 

 

Le premier Falcon 5X a été mis sous tension pour la première fois fin août 2014. Les essais systèmes au sol ont démarré à l’automne dernier, suivis d’une campagne d’essais de vibration. Il a été rejoint par un deuxième appareil au début de cette année. Actuellement les équipes de Dassault effectuent des essais au sol sur les systèmes électriques, le circuit de carburant, le système hydraulique et les commandes de vol numériques.  Les pilotes ont effectué plus de 250 simulations de vol sur le banc de simulation global,qui reproduit le système de commande de vol, l’avionique et le système hydraulique du Falcon 5X.

 

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Le cumul des simulations de vol réalisées pendant les essais de fatigue équivaudra à trois fois la durée de vie de la cellule, soit 60 000 cycles, incluant une analyse de la tolérance aux avaries. Au total, les essais couvriront 28 profils de mission différents. Les essais cycliques seront suivis de cinq séries d’essais de charge limite, avec une charge extrême égale à 1,5 fois la charge limite.

Cette campagne inclura également des essais de marge, qui consistent à faire varier intentionnellement les paramètres d’entrée au-delà des valeurs de calcul, afin de vérifier l’exactitude des algorithmes informatiques et, au bout du compte, les marges de sécurité de la structure.

Outre les essais de qualification standard, les équipements seront soumis à deux types d’essais d’endurance performants, les méthodes HALT (Highly Accelerated Life Test) et HASS (Highly Accelerated Stress Screening), l’objectif de tout ce travail étant de s’assurer que le 5X soit parfaitement mature au moment de la livraison du premier appareil. Dans le cadre de ces essais, les équipements et les systèmes seront exposés à des niveaux extrêmes de vibrations, d’humidité, de température, de pression et d’autres phénomènes en vol dépassant les conditions auxquelles l’appareil sera réellement soumis pendant son exploitation.

Le développement du 5X bénéficie également du nouvel outil FalconScan de Dassault, destiné au diagnostic embarqué des défaillances, qui s’est déjà révélé très utile pour faciliter les essais au sol.

Dévoilé au salon NBAA (National Business Aviation Association Convention) de Las Vegas, dans le Nevada, en octobre 2013, le Falcon 5X sera équipé de la cabine la plus large et des commandes de vol les plus sophistiquées du secteur, dérivées du système de commandes de vol numériques d’avant-garde conçu pour le Falcon 7X.

 

Le Citation CJ3+ certifié AESA :


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De son côté Cessna Aircraft Company, a annoncé aujourd'hui qu'elle a reçu la certification de type de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) pour le Cessna Citation CJ3 +, ouvrant ainsi la voie à des livraisons en Europe un peu plus tard cette année.

 

L'avion dispose d’un nouvel intérieur avec une cabine pressurisée re-dessinée. Les passagers pourront utilisés le système de téléphone intégré Iridium, ainsi que les capacités d'Internet à haute vitesse. Le CJ3 + est équipé d’une suite avionique Garmin G3000, qui comprend la détection des turbulences radar météorologique, un TCAS II, les systèmes d'avertissement de conscience de terrain avancés (TAWS). Le CJ3+ est également doté du mode ADS-B de contrôle de la circulation aérienne. Le système de gestion de vol optimise les performances de l'avion avec précision pour un guidage latéral et vertical pour toutes les phases de vol. Il peut maintenir l'assiette, l'altitude, la vitesse, vitesse verticale et le cap en plus des profils de descente VNAV de vol, décollage / remise des gaz et des procédure automatisées. Tous ceci afin de facilité le pilotage. Le CJ3+ dispose d’un rayon d’action de 2’070 miles nautiques, permettant de transporter ses neufs passagers sans escales de Washington DC à Mexico, San Diego, ou de Lima, au Pérou et à São Paulo, Brésil. 

 

 

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Photos : 1 Falcon 5X  2 intérieur @ Dassault Aviation 3 le Cessna Citation CJ3+ à EBACE  4 Cérémonie de certification @ Pascal Kümmerling

Crash de l’A400M : un problème de logiciel ?

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Une note reçue par les utilisateurs de l’A400M semble mettre en avant un problème de logiciel moteur sur les A400M. En effet, suite à l’accident d’un A400M le 9 mai dernier à Séville, Airbus Defence and Space demande dans une note d’alerte aux pays exploitants de procéder à des contrôles du système de gestion électronique des moteurs de l’avion.

 

Cette note d’alerte fait suite été faite à la suite de la détection d’une anomalie potentielle dans l’interface qui assure la commande et le contrôle des moteurs. La note précise : « qu’il faut effectuer des contrôles après « un éventuel remplacement de moteur ou de l’ECU (Electronic control unit) ». Le problème en question semble se traduire par une perte de contrôle de la puissance moteur.

 

Lien pas établi :

 

Pour autant, les causes exactes du crash du 9 mai ne sont pour l’instant pas encore établies. Cette mesure s’inscrit pour l’instant comme une précaution nécessaire au bon fonctionnement de l’A400M. 

Par contre cette note fait resurgir les nombreux problèmes de mises au point du FADEC des moteurs de l’A400M. Pour mémoire, le motoriste MTU avait eu de grandes difficultés à mettre au point le système de régulation électronique (FADEC) des quatre moteurs de l’A400M. Et cette fois, c’est l’ECU  (Electronic control unitqui est mis en cause dans la note de l’avionneur européen. 

 

Certes, il faut prendre le recul nécessaire avant toutes conclusions, le travail d’investigation sur ce crash, n’est de loin pas terminé. Alors, coïncidence ou non, l’avenir nus le dira !

 

 

Photo: A400M @ Airbus DS

Enfin un drone MALE européen ?

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Les principales compagnies industrielles aérospatiales européennes Airbus Defence and Space, Dassault Aviation et Finmeccanica se félicitent de l’annonce du lancement de l’étude de définition d’un système de drone européen par l’Allemagne, la France et l’Italie.

Selon les termes de cette Déclaration d’Intention (Dol – Declaration of Intent) cosignée par les trois nations, les trois industriels vont mener au cours des deux prochaines années l’étude de définition d’un drone MALE (Moyenne Altitude / Longue Endurance), prélude au lancement du développement et à l’acquisition des matériels.

 

Cette Déclaration d’Intention fait suite à la proposition des trois compagnies aéronautiques datant de mai 2014, et concernant l’étude d’un drone MALE de nouvelle génération qui prévoit une phase de définition de 24 mois, immédiatement suivie d’une Phase de développement. Cette solution pourrait permettre une livraison des premières propositions au début des années 2020.

 

A la lumière de la dépendance croissante des états européens pour des équipements et des technologies de défense de provenance non-européenne, les compagnies aéronautiques militaires les plus importantes d’Europe ont lancé en Juin 2013 un appel commun afin de préserver les capacités spécifiques permettant d’assurer la souveraineté de notre continent dans l’élaboration de futurs aéronefs militaires.

 

 

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A propos de la Phase de Définition du MALE 2020:

 

Une phase de définition vise à adapter au mieux les nouveaux développements aux besoins des clients. Cette première partie de la réalisation d’un système permet notamment de réduire au maximum les risques, tant financiers qu’en termes de développement, grâce à un processus d’échanges et de compromis avec les clients, avant le lancement du développement à échelle réelle. Cette première phase traitera toutes les questions relatives à la compétitivité, à la souveraineté, aux capacités d’évolutions du système et la compatibilité avec les besoins communs en matière de certification. La phase de définition implique donc les pays clients, leurs forces armées, les agences étatiques concernées et les industriels.

 

A propos du “MALE 2020”:

 

Le projet MALE2020 vise à développer un système de drone européen destiné aux missions de type Moyenne Altitude / Longue Endurance (MALE). Tout en répondant au plus près aux besoins opérationnels des Forces armées européennes, ce système tiendra compte des contraintes budgétaires par une mise en commun des financements de R&D. L’aspect souverain du développement de cette solution européenne sera renforcé par une définition incluant dès le début tous les aspects propres à la certification de ce drone. Le MALE2020 permettra le développement de technologies avancées et contribuera à maintenir des compétences clefs et des emplois en Europe.

 

Commentaire:

 

Après les nombreux échecs dans le domaine, cette nouvelle est de bonne augure car l’Europe ne manque ni de compétences ni de moyens pour compenser son retard dans ce domaine. Il faudra également ne pas commettre les mêmes erreurs commises dans les programme multinationaux comme l’A400M ou l’Eurofighter, sans quoi l’Europe risque définitivement de se retrouver larguée sur le sujet. 

 

 

Photos : Image du futur drone MALE européen@ Dassault Aviation