06/11/2015

Vol KGL9268, la piste de l’attentat se précise !

 

Metrojet-crash-sinai-interfax-1-700x498.jpg

 

L’enquête sur le crash du vol KGL9268 avance et la piste de l’attentat semble se confirmer d’heure en heure. Deux options sérieuses étaient possibles, l’attentat (sabotage) et l’éventualité d’un problème sur la cloison de pressurisation (voir avia news du 3.11).

 

Les données des enregistreurs de vol :

La piste d’un attentat semble donc avancer à la lecture des enregistreurs de vol. Les premières informations divulguées par les équipes chargées de l’enquête révèlent que Le Cockpit Voice Recorder (CVR), qui enregistre les conversations et les bruits du cockpit démontrent qu’une explosion est survenue, celle-ci  a coupé l'alimentation électrique de l'avion permettant, entre autres, les enregistrements des données dans les boîtes noires. Le second enregistreur, le Flight Data Recorder (FDR), qui capte des milliers de paramètres sur le vol comme la vitesse, l'altitude, le régime des moteurs, le mode de pilotage, la position des gouvernes, ne signale aucune anomalie jusqu’à l’arrêt des différents capteurs.

De plus, selon les premiers éléments de l’enquête, l’étude des débris au sol a permis de confirmer qu’un grand nombre d’entres eux étaient criblés d'impacts allant de l'intérieur vers l'extérieur de l'appareil. La thèse de l’attentat à l’aide d’une bombe semble, ainsi se préciser.

 

Craintes des compagnies aériennes :

 

La confirmation de la piste de l’attentat a poussé plusieurs compagnies aériennes à annuler les vols en direction de l’aéroport de Charm El-Cheikh ou même de n’autoriser pour d’autres, que les bagages à mains.

 

LRS-B : les plaintes de Boeing/Lockheed !

762765200.png

 

Boeing et Lockheed Martin ont demandé au Government Accountability Office des États-Unis des explications concernant choix de Northrop-Grumman pour le futur bombardier (LRS-B).

L'équipe perdante composée de Boeing/Lockheed-Martin a tenu un briefing ce vendredi pour officiellement protester du choix. Il faut dire que le projet qui leur échappe, est estimé à près de 80 milliards de dollars, plus 14 milliards uniquement pour le développement, soit l’un des plus important contrat de ces 15 prochaines années.

Pour Boeing et Lockheed-Martin, le processus de sélection pour le choix du futur bombardier furtif à longue distance est fondamentalement vicié, l'évaluation des coûts effectuée par le gouvernement américain n'a pas correctement tenu compte des possibilités offertes pour réduire ceux-ci du programme, de plus, pour les deux perdants, les risques industriels et les réelles capacités d’exécution pour le programme d’une telle ampleur ont mal été jugés.

 

Mauvais perdants ?

On pouvait s’attendre à une telle réaction des deux perdants face à la perte d’un tel programme, mais on pouvait surtout attendre à autre chose que ce type d’arguments. En effet, il faut se rappeler que l’actuel B-2 « Spirit » a été conçu par Northrop, justement ! L’avionneur ne manque donc pas d’expérience dans le domaine.

Du côté de l’US Air Force, on assure ce soir, que le choix a été fait suite à long et sérieux processus de sélection, qui a tenu compte de tous les éléments et de l’expérience de chacun.

 

Essais en vol du moteur de l’A350-1000 !

 

airbus,rolls-royce,trent xwb-97,infos aviation,les nouvelles de l'aviation

 

Airbus a réalisé avec succès  le premier vol d’essai du moteur Rolls Royce Trent XWB-97 qui équipera l’A350-1000,  et  ceci neuf mois avant que le nouveau long-courrier ne prenne les airs.

 

Le Trent XWB-97 a été monté sur  le pylône intérieur gauche de l’A380 F-WWOW (MSN1. L’A380 a décollé des installations d’Airbus à Toulouse hier et a effectué un vol de 4h14. Le moteur a été testé sur de nombreux réglages de puissance jusqu’à une altitude de 35,000 pieds. Il a été évalué à partir de faibles vitesses jusqu’à Mach 0,87.

 

Ce premier vol d’essai s’inscrit dans le cadre de la campagne de certification du nouveau moteur. Le premier Trent XWB-97 a été livré à Airbus par Rolls Royce fin septembre. Le motoriste britannique se disait alors confiant sur la réalisation de  tous les objectifs  en termes de performance.

Airbus indique que l’A350-1000 effectuera son premier vol d’essai dans environ neuf mois, soit en mai ou juin 2016, un peu plus tôt qu’annoncé précédemment puisque l’avionneur évoquait jusqu’à présent le second semestre 2016. Les prochaines phases d’essais vont permettre notamment de tester le nouveau moteur en condition de temps chaud et en condition de givrage.

 

 

Le Trent XWB :

Ce modèle, qui est la sixième génération de la famille Trent, qui est prévu pour équiper les versions de l’Airbus A350. Il est décliné en trois versions ayant toutes un diamètre de soufflantes de 299 cm3 :

    une version Trent 1700-75 de 330 kN pour l’A350-800(complété par une version à poussée augmentée Trent XWB-79 pour les appareils "hot and high".

    une version Trent 1700-84 de 374 kN pour l’A350-900

    une version Trent 1700-93 de 413 kN pour les A350-900R, A350-900F et A350-1000

La version Trent 1700-93 intègre des technologies permettant l'augmentation de la vitesse de rotation et du débit d'air sans dégrader la durée de vie des parties chaudes, ce qui nécessitera des aubes de soufflantes plus épaisses et d'épaissir le carter de soufflante.

 

airbus,rolls-royce,trent xwb-97,infos aviation,les nouvelles de l'aviation

 

L’A350-1000 disposera avec le Trent XWB-97 d’un rayon d’action de 7.900 miles nautiques (14.600 kilomètres) avec 366 passagers en configuration tri-classe. En version haute densité, la capacité maximale est de 440 sièges. L’appareil aura une masse maximale au décollage (MTOW) de 308 tonnes, selon les spécifications d’Airbus.

 

A ce jour, l’A350-1000 XWB a été commandé à 169 exemplaires, dont 37 par Qatar Airways, 3 par Air Caraïbes, 5 par ALC, 10 par Asiana Airlines, 18 par British Airways, 26 par Cathay Pacific, 22 par Etihad Airways, 13 par Japan Airlines et 35 par United Airlines.

Korean Air commande de 30 737 MAX !

KAL_MAX8_Seoul_MR_1115.jpg

 

Seattle, Boeing et Korean Air ont finalisé hier une commande portant sur 30 B737 MAX à deux et B777-300ER supplémentaires (Extended Range). Cette double commande est évaluée à près de 4 milliards de dollars au prix catalogue de l’avionneur.

Korean Air devient nouveau un client du « 737 MAX » de Boeing et dispose de 62 commandes fermes pour des aéronefs du constructeur américain. Korean Air exploite actuellement une flotte de 91 avions Boeing qui se composent de B737, B747 et B777. La compagnie aérienne exploite également une flotte cargo tout-Boeing de type B747-400, B747-800 et B777 Freighters.

Korean Air, avec une flotte de 166 avions avec plus de 430 vols par jour vers 128 villes dans 45 pays. Il est un membre fondateur de l'alliance SkyTeam, qui, avec ses 20 membres, offre à ses 612 millions de passagers annuels un système mondial de plus de 16.000 vols quotidiens couvrant 1.052 destinations dans 177 pays.

 

Photo : Image de synthèse du futur B737MAX de Korean  Air@ Boeing

 

05/11/2015

L’US Navy pourrait commander plus de Super Hornet !

20090605174618super_hornet_on_flight_deck.jpg

 

Les retards du programme Lockheed-Martin F-35 poussent l’US Navy à envisager sérieusement une nouvelle commande de Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ». Le F-35 ne pourra en effet, pas venir combler assez rapidement le départ à la retraite des premiers lots de F/A-18 C/D « Hornet » dans la période 2023 à 2026, par conséquent, il faut impérativement combler ce vide.

Pour l’US Navy, il s’agirait de passer commande pour un supplément de 24 à 36 Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » à travers l'exercice 2018. En parallèle à cette commande, l’US Navy envisage le maintien d’un certains nombre de « Hornet » dont l’état des structures permettrait de monter de 6'000 heures à 10'000 heures de vol durant la période 2016 à 2032. Pour l’US Navy le « Super Hornet » pourrait rester en service jusqu’en 2040.

 

Et l’Advanced Super Hornet :

 

2539970078.jpg

L’US Navy envisage également de relancer l’idée d’une mise à niveau d’une partie de la flotte de « Super Hornet » au standard « Advanced Super Hornet » durant la période 2023-2025. Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 «Silent Eagle». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité, concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Efficace et ayant donné de très bons résultats avec les essais du «Silent Eagle», le projet «Advanced Super Hornet» en reprendrait donc les lignes, pour une application sur les «Super Hornet» et autres «Growler» actuels. 

Tout comme sur le «Silent Eagle», on applique une amélioration de la furtivité des revêtements et la signature de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, soit : l’emport de carburant et armes en externes. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique n’a pas été oubliée, le cockpit est doté,  soit d’un écran géant ou de deux grands écrans couleurs. Les deux options seront dotées d’un mode tactile.

 

2213437.jpg

Photos : 1 F/A-18 E « Super Hornet » @ USN 2 Advanced Super Hornet @ Boeing 3 Super Hornet @ Gabriel Desmond