29/01/2019

La Malaisie s’intéresse au FA-50 !

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La Malaisie a adressé une demande d'information préliminaire à l’avionneur coréen Korea Aerospace Industries (KAI) concernant une éventuelle acquisition de l'avion d'attaque léger de type FA-50 « Golden Eagle ».

Le 28 janvier, un porte-parole de KAI a déclaré que la demande de renseignements avait été reçue plus tôt ce mois et qu'une autre demande de renseignements était attendue lorsque la Malaisie préciserait ses besoins en matière d’engagement.

Dans le cadre du programme d'approvisionnement en avions de combat légers (LCA) proposé par le pays, on pense que la Malaisie cherche à acquérir 12 avions avec l'option de 24 unités supplémentaires dans les années à venir.

La Malaisie désire renforcer la capacité d’engagement de sa Force aérienne avec notamment une meilleure capacité air-sol. En cas d’acquisition, le FA-50 viendrait compléter la pettie flotte de BAe Hawk Mk200 spéclialisée dans l’attaque au sol. La défens aérienne resterait du domaine des Boeing F/A-18D « Hornet » et Sukhoi Su-30 « Flanker ».

Le KAI FA-50 « Golden Eagle » :

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Le FA-50 est un avion biplace d'attaque au sol doté d’un réacteur General-Electric F404-102 à double flux-produit  sous licence par Samsung Techwin. Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une durée de 8000 heures de vol, le T-50 et le FA-50 atteignent la vitesse maximale de Mach 1,4.

La version du FA-50 se différencie du modèle "école" par une capacité d’armement étendue soit : un canon General-Dynamic A-50 de 20mm en interne, l’appareil peut être doté de missiles  AIM-9 Sidewinder et AIM 120 AMRAAM ou des Python 5, d’AGM-65 « Maverick » et de lance-roquettes LOGIR. Il peut également emporter diverses bombes de types : GBU-58, MK-20, 82, 83, 84.

En ce qui concerne l’avionique, le FA-50 dispose de deux écrans multifonctions en couleurs, d'un HUD et d'un système de manette HOTAS, d'une centrale inertielle laser/GPS Honeywell H-764G de CDVE à triple redondance et il est doté pour l’instant d’un radar Israélien Elbit EL/M-2032 à antenne mécanique.

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Photos : 1 & 3FA-50 2Cockpit @ KAI

 

Des A320neo & B737MAX au menu d’ANA !

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La compagnie japonaise ANA Holdings Inc. a décidé aujourd'hui, lors de la réunion de son conseil d'administration, de commander au total 48 appareils, dont 30 Boeing B737-8 MAX et 18 Airbus A320neo.

La décision a été prise sur la base de la croissance économique de l’Asie et des pays émergents, avec une demande sur le marché de l’aviation asiatique et une demande entrante en hausse. ANA HD et Peach Aviation Limited ont chacun choisi son propre avion optimal pour s’adapter à sa stratégie de croissance. Les marchés spécifiques qui seront desservis par la nouvelle commande n'ont pas été finalisés.

Le Boeing B737-8 MAX est une première pour une compagnie japonaise, est plus spacieux que l’avion actuel et crée une atmosphère confortable. L'avion est également économe en carburant et devrait améliorer l'efficacité d'environ 15%. Compte tenu des avantages de l’avion pour le marché intérieur, il succédera à la série actuelle du Boeing B737 NG.

L’Airbus A320neo, qui dessert actuellement les liaisons internationales d’ANA, a été choisi pour son excellente économie de carburant et ses performances de croisière, conformément à la stratégie actuelle de Peach, avec une commande de 18 appareils.

Photo :l’A320neo & le B737MAX

28/01/2019

Des S-70 « Black-Hawk » pour la Pologne !

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Le ministre polonais de la Défense, Mariusz Błaszczak, a confirmé  la commande de quatre hélicoptères Sikorsky S-70i « Black-Hawk » construits en Pologne dans les usines de PZL Mielec pour renforcer les capacités de ses forces spéciales. Le contrat a été signé en présence du Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki.

La production S-70i destiné aux forces spéciales polonaises maintiendra directement environ 1’700 emplois chez PZL Mielec et soutiendra environ 5’000 emplois supplémentaires dans la chaîne d’approvisionnement polonaise de la société.

Les spécifications exactes des aéronefs et les détails de l’équipement spécialisé installé sont couverts par la confidentialité et ne peuvent pas être divulgués.

Le Sikorsky S-70i « Black-Hawk » :

Le Sikorsky S-70i est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau Black-Hawk. Le Hawk «M» a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, l’hélicoptère est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le  sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical.

L’hélicoptère S-70i présenté par Sikorsky PZL Mielec dispose de quatre pylônes sous les ailes qui peuvent engagés des missiles Lockheed-Martin AGM-114 « Hellfire » avec des paniers lance-roquettes Hydra 70. L’hélicoptère offre également l’option d’emport d’une mitrailleuse M134 de 12,7mm ou deux canon GAU-19.

Selon PZL Mielec, l'architecture du système permet au S-70i d'intégrer également d'autres armements selon l'inventaire des clients potentiels à l'exportation.

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Photos : 1 S-70I  2 S-70I armé @ PZL Milec

27/01/2019

Les livraisons de Boeing KC-46A vont augmenter !

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L'US Air Force a accepté le premier avion ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus ». L’avion va rejoindre la base aérienne de McConnell à Wichita, Kanzas, en vue des tests de fonctionnement initiaux avant l’entrée en service

Selon Mike Gibbons, vice-président et directeur du programme Boeing KC-46A. Boeing a 12 avions qui sont complètement terminés et attendent l’acceptation de la USAF. La société est sous contrat pour 179 aéronefs pour l’instant. Dans les mois qui suivent, l’avionneur Boeing devrait progressivement augmenter le nombre des livraisons

Des corrections à effectuer :

Il reste cependant encore quelques corrections. En effet, Boeing doit notamment améliorer le système de vision à distance. Le système AROS de Boeing est doté d’une vision 3D, mais celle-ci n’est pas encore idéale. L’avionneur doit impérativement y remédier. De plus, un correctif doit être fait en ce qui concerne le perche souple de ravitaillement.

Pendant ce temps, un second Boeing KC-46 « Pegasus » a décollé de Paine Field pour la base aérienne McConnell, où la 22e escadre de ravitaillement en vol sera la première unité dotée des nouveaux ravitailleurs. La base aérienne recevra deux autres KC-46A dans les semaines à venir. Ensuite, la base aérienne Altus de l'Oklahoma recevra quatre avions pour soutenir la formation des équipages.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos :KC-46A @ Boeing

25/01/2019

Cinq avionneurs ont répondu à demande suisse !

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Le Départment de la défense annonce ce vendredi que cinq candidats ont transmis à armasuisse leurs offres relatives aux prochains avions de combat. Les offres portent sur les avions suivants: Eurofighter d’Airbus DS, F/A-18 Super Hornet de Boeing, Rafale pour Dassault, F-35A de Lockheed-Martin et le Gripen E de Saab.

Coup d’envoi de la phase d’analyse et d’essais :

La soumission de ces premières offres marque le début de la phase d’analyse et d’essais. De février à mars 2019, les spécialistes d’armasuisse et des Forces aériennes procéderont aux essais des avions dans les simulateurs correspondants. Ces activités auront lieu chez les candidats et se dérouleront parallèlement aux audits de support produit. Au cours de ces audits, les forces aériennes des pays de fabrication présenteront l’exploitation et la maintenance des avions ainsi que le déroulement de la formation. Ils seront suivis par l’analyse des réponses au questionnaire que les fabricants devaient remplir dans leurs premières offres. Parallèlement, entre avril et juillet 2019, les avions de combat seront soumis à des essais en vol et au sol à Payerne.

Étapes suivantes du projet Prochain avion de combat :

Pour chaque candidat, armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement, rassemblera dans des rapports spécialisés les connaissances tirées de la phase d’analyse et d’essais. Ces rapports spécialisés constitueront la base de la comparaison systématique et complète entre les candidats qui sera réalisée au deuxième semestre 2020. Ils serviront aussi à déterminer pour chaque modèle d’avion la taille nécessaire de la flotte. 

Sur cette base, conformément au calendrier actuel, armasuisse élaborera un deuxième appel d’offres qui sera transmis aux candidats. À partir des connaissances acquises avec la deuxième offre, armasuisse comparera les candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque candidat. Le rapport d’évaluation mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans sera alors élaboré. Le Conseil fédéral décidera du modèle retenu. (Source DDPS)

Quelques détails  de la procédure :

Pour garantir un travail impartial, armasuisse à mis en place un système compartimenté. Les détails sont strictement séparés des prix.  Ainsi, les groupes d’experts du département de la Défense qui évaluent les aspects techniques des aéronefs ne connaissent pas les coûts et ne peuvent être influencés. A l’inverse, le groupe d’évaluations des coûts ne connaîtra pas les aspects techniques. Cette manière de faire évitera toute collusion.

Lors de la remise de la première offre, chaque avionneur disposait d’un jour pour sa présentation. C’est seulement après que tous les candidats ont pu apporter leur dossier ,que ceux-ci sont ouverts pour débuter les études.

Chacune des équipes d’experts n’aura accès qu’a ce qui la concerne. Le groupe de maintenance ne disposera que de questions relative à ce domaine, comme celui de l’armement et ainsi de suite.

Des questions en nombres :

Les avionneurs ont du répondre à pas moins de près de 700 questions qui doivent refléter l’ensemble des domaines de l’avion qu'ils proposent, mais également de l’évolution des standards disponibles pour 2025. Mais chaque avionneur devra ensuite répondre aux questions additionnelles qui ne manqueront pas d’apparaître lors des essais.

Nous aurons donc l'occasion de décortiquer chaque phase à venir avec intérêt et ceci d'autant plus que pour la première fois, si tout se déroule comme prévu, le F-35 sera testé grandeur réelle avec ses concurrents. Du jamais vu !

Photo montage : Gérard Famerée