11/05/2019

Continuité dans la modernisation des Su-25 « Frogfoot » !

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La flotte d’avions d’attaque au sol russe Sukhoi Su-25 est en court de modernisation avec le nouveau standard « SM3 ». Mais une nouvelle amélioration devrait être ajoutée prochainement. En effet, selon le porte-parole de l’avionneur, il est prévu d’ajouter au Su-25SM3 un système de ciblage utilisant l'intelligence artificielle (IA).

Le système permettra aux pilotes de sélectionner une cible, puis de laisser un moteur d’intelligence artificielle poursuivre l’attaque.  Cette nouvelle option fait partie d’une mise à niveau de l’avion complémentaire de l’avion. Le système sera capable de suivre des cibles, de les engager et même de définir la trajectoire de vol optimale pour l'engagement. Cela fonctionnera également avec des systèmes externes.

Au total, se sont 199 exemples appareils qui sont concernés par cette mise à niveau additionnelle.

Le Sukhoi Su-25SM3 :

La version Su-25SM3 a été développée à la suite des résultats des tests en vol effectués en 2013 et 2014. La version Su-25SM3 diffère considérablement, même des avions de combat Su-25SM mis à niveau, en termes de suite d'armes et d'avionique.

La mise à niveau par la Russie de la version Su-25 à la version SM3 peut prolonger la durée de vie opérationnelle de l'avion pour au moins dix ans.

Le Su-25SM3 modernisé incorpore une multitude de systèmes de capteurs et de systèmes défensifs La suite avionique de défense « Vitebsk », développée par le Samara Research Institute, est au cœur du programme de modernisation.

Le Su-25SM3 dispose d’un cockpit doté d’écrans EFIS, un système de navigation par satellite Glonass (équivalent russe du GPS). Le système de ciblage permet l’utilisation d’armes guidées avec précision. L'appareil peut utiliser entre autres des missiles KH-29L et KH-29ML à guidage laser ainsi que des bombes KAB-500KR.

Rappel :

Le premier prototype du SU-25SM, le T8SM-1, fut présenté au salon MAKS-2001 de Joukovski en août 2001. Un second SU-25 modernisé, le T8SM-2, fit sa première sortie le 5 janvier 2002. Il fut suivi par des autres appareils, les T8SM-3 et T8SM-4. Les essais d'acceptation débutèrent en décembre 2002 et s'achevèrent avec succès à la fin de l'année 2006. Ils démontrèrent que la précision de largage du Su-25SM avait doublé par rapport à celle du SU-25 d’origine.

Le 28 décembre 2006, les 6 premiers SU-25SM de série  furent présentés aux autorités à Koubinka. Le programme de conversion des SU-25 prévoyait  à l’époque de porter environ 40% de la flotte aux standards du SU-25SM, soit une centaine d'appareils.

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Photo :Su-25SM3 @ Russian Défense

10/05/2019

Premier A321LR pour Air Transat !

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La compagnie canadienne Air Transat, spécialisée dans les voyages d'agrément et de vacances, a réceptionné son premier avion Airbus A321LR. Air Transat loue l’A321LR auprès d’AerCap.

L'A321LR, avec sa configuration unique Airbus Cabin Flex permettant l'installation de réservoirs de carburant supplémentaires, aura une autonomie pouvant atteindre 4 000 milles marins. Air Transat prévoit utiliser le A321LR pour des vols longue distance au départ du Canada, principalement sur des liaisons plus étroites et plus étendues vers des destinations en Europe, dans les Caraïbes, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Les A321LR remplaceront les avions plus anciens. Le nouvel avion  et très économiques dotés d'équipements intérieurs ultramodernes pour une expérience passionnante améliorée et agréable pour le passager.

L’A321LR d’Air Transat est configuré pour 199 sièges de deux classes, dont 12 sièges Club Class premium dans une cabine exclusive avec un service personnalisé et des sièges ergonomiques. Les sièges de la classe économique sont plus larges, offrent plus d'espace personnel et sont équipés d'un système de divertissement à la pointe de la technologie.

Les A321LR font partie d'un contrat de location plus important conclu entre Air Transat et AerCap, qui le transformera en une flotte entièrement composée d'Airbus d'ici 2022, à mesure de la suppression progressive des avions gros porteurs et à fuselage étroit. 

A propos d’Air Transat :  

Air Transat est la principale compagnie aérienne de vacances au Canada. Elle dessert quelque 60 destinations dans plus de 25 pays des Amériques et d'Europe, propose des vols domestiques et de départ au Canada et transporte environ 5 millions de passagers chaque année. Basée à Montréal, l'entreprise emploie 3 000 personnes. Air Transat est une unité commerciale de Transat A.T. Inc., une société de tourisme international intégrée de premier plan spécialisée dans les voyages vacances et proposant des forfaits vacances, des séjours à l'hôtel et des voyages aérien.

 

Photo : l’A321LR d’Air Transat @ Airbus

 

09/05/2019

Une année commerciale réussie pour Pilatus !

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L'exercice 2018 a été particulièrement réussi pour l’avionneur suisse Pilatus, mais complexe également. À environ 1,1 milliard de francs suisses, le chiffre d'affaires a été ramené à un milliard. Au total, les 128 avions livrés comprenaient le premier PC-24, une étape importante dans l’histoire de la société. Au total, 18 PC-24 ont été livrés à des clients au cours de la dernière année. 

La situation financière en 2018 était meilleure que l'année précédente. Avec 1’092 millions de francs suisses, le chiffre d'affaires a dépassé la barre du milliard pour la première fois depuis 2015. Le résultat d'exploitation s'élève à 157 millions de francs suisses. Et l’avenir est prometteur: après avoir enregistré des commandes d’un milliard de francs, le volume actuel des commandes s’élève à 2,1 milliards de francs, soit un peu moins de deux années de chiffre d’affaires. Au total, 128 avions ont été livrés à des clients soit : 18 PC-24, 80 PC-12 NG, 27 PC-21 et trois PC-6.

Livraison du premier PC-24 : 

La livraison du premier jet PC-24 au premier client en février 2018 a marqué une étape importante dans la phase de développement, qui s'étend sur onze ans. Le tout nouveau jet Super Versatile a fait l’objet de nombreux travaux en 2018: outre la mise à niveau rapide des opérations de production de la série PC-24, l’unité de service client et l’ensemble du réseau de service passaient également en mode «direct». Pilatus a continué d'améliorer parallèlement le PC-24 en poursuivant divers programmes de tests post-certification visant à fournir toutes les capacités de l'avion promises aux clients dès le départ. La prochaine étape est imminente: la réouverture du carnet de commandes du PC-24. 

Les activités de service à la clientèle se développent :

Si le secteur militaire revêt une importance capitale pour Pilatus, le manque de nouveaux contrats de flotte d’avions formateurs en 2018 n’est pas une source de préoccupation: il se concentre sur les travaux en amont nécessaires et a renforcé ses efforts de vente dans ce domaine. La croissance constante du service après-vente est encourageante.

La division Aviation générale a également assisté à une expansion continue de ses activités de service à la clientèle. Le volume de PC-24 en fonctionnement augmente chaque semaine, générant une croissance similaire du nombre de clients nécessitant une assistance. Le réseau de centres Pilatus agréés a été renforcé pour offrir aux clients du monde entier le niveau de service auquel ils sont en droit de s'attendre dans la ligue des avions d’affaires.

Préparer le succès à l'avenir :

À la fin de 2018, le groupe Pilatus employait 2’283 personnes, dont 127 apprentis. Plus de 150 nouveaux emplois ont été créés. 93% des collaborateurs travaillent en Suisse. Au siège de Stans, les travaux de construction du nouveau hall d'assemblage de la structure avancent: ce nouveau centre de compétence pour les opérations de construction d'aéronefs sera mis en service au printemps 2019 - un signe clair de son engagement envers le site en Suisse.

Le nouveau centre de complétion géré par la filiale américaine Pilatus Business Aircraft Ltd à Broomfield, au Colorado, a ouvert ses portes à l'automne. À Adélaïde, les travaux préparatoires à la construction d’un nouveau bâtiment appartenant à la filiale Pilatus Australia Pty Ltd. se sont poursuivis.Photos : 1 PC-24 2 PC-21 @ Pilatus

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08/05/2019

Des Kamov Ka-31 supplémentaires pour la marine indienne !

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Le ministère indien de la Défense a donné l’approbation à la marine pour l’achat de 10 hélicoptères supplémentaires d’alerte avancée Kamov Ka-31 de fabrication russe. L’approbation de l’achat est venue du Conseil d’acquisition de la défense, dirigé par le ministre de la Défense, Nirmala Sitharaman. La transaction est évaluée à environ 515 millions de dollars.

Les nouveaux Ka-31 seront embarqués dans quatre nouvelles frégates furtives du Projet 11356M acquises de Russie. Ils feront également partie du complément aérien du porte-avions INS Vikramaditya et du porte-avions de construction indigène INS Vikrant, lors de la mise en service de celui-ci.

Modernisation et augmentation de la flotte : 

La marine indienne a reçu ses premiers exemplaires d’hélicoptères Kamov Ka-31 d’alerte lointaine modernisés. Ces hélicoptères font partie du premier lot de six Ka-31 en service depuis 2003. Depuis, la marine indienne a acheté cinq  Ka-31 supplémentaires.

Selon Russian Helicopters les Ka-31 de la marine indienne ont reçu plusieurs mises à jour nécessaires à la poursuite du bon fonctionnement de ceux-ci. De nouveaux logiciels ont été installés pour le radar E-801m OKO conçu par l'Institut de génie Radio de Nizhny Novgorod.

Le Kamov Ka-31 d’alerte avancée :

Dérivé du Kamov Ka-27, le modèle Ka-31 dispose d’un poste de pilotage plus large et peut accueillir deux membres d'équipage, le pilote et le navigateur. Le cockpit est protégé par des plaques de blindages, la suite de navigation comprend un système de positionnement par satellite  Kronstadt Kabris 12, une cartographie numérique de terrain et un avertisseur de proximité du sol et d'obstacles.

Le train d'atterrissage se rétracte, afin d'éviter toute interférence avec le radar.

Le radar d'alerte précoce, E-801m OKO dispose d’une antenne radar de 6 m² rangé à plat contre la face inférieure du fuselage. L’antenne une fois déployée permet une détection à 360 ° de couverture azimutale sur 150km.

 

Photo : Ka-31 de la marine indienne @ Marine indienne

 

07/05/2019

La mauvaise gestion du remplacement des CF-18 !

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Les critiques s’accumulent en direction de l’actuel gouvernement Trudeau en ce qui concerne la gestion du remplacement de la flotte d’avions de combat Boeing CF-18A/B « Hornet ». De nouvelles révélations sur le dossier sont apparues cette semaine. Le dossier enfle un peu plus avec notamment une perte de confiance du voisin américain.

Rappel :

Le Gouvernement Trudeau continue d’affirmer qu’il ne tiendra pas compte du contrat signé par le précédent gouvernement à propos de l’achat du F-35 de Lockheed-Martin. Dans l’attente d’une nouvelle compétition, le gouvernement Trudeau a opté pour l’achat d’une flotte de F/A18 A/B d’occasions en provenance de l’Australie. Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. En effet, il faut se rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. De plus, le potentiel cellule arrivant en fin de vie, il faudra à la Royal Canadian Air Force les utiliser avec une extrême économie, qui prendra d’autant plus raison, si le nouvel avion tarde à être choisi. Du côté de l’opposition c’est l’insatisfaction qui prédomine. En effet, l’argent investit aurait pu être mieux utilisés dans l’achat d’un nouvel avion. Pour de nombreux observateurs, les vieux « Hornet » australiens souffrent déjà de nombreuses pannes et problèmes techniques, en cause le vieillissement des avions. Pour certains, cette solution permet au gouvernement Trudeau de jouer la montre avec l'achat du futur avion et surtout évite de reparler du contrat F-35.

Un nouveau rapport qui met le feu aux poudres :

L’Institut Macdonald-Laurier (ILM), soit un organisme indépendant d’analyse, vient de publier une étude réalisée par Richard Shimooka, chercheur à l’ILM. Celui-ci jette un regard critique sur l’approche du gouvernement pour remplacer la flotte vieillissante de chasseurs CF-18 du Canada. Dans le rapport intitulé : La catastrophe, évaluer les dommages causés par le fiasco des substituts du chasseur canadien, il affirme que la performance d’Ottawa dans ce dossier reflète le scandale SNC-Lavalin et l’affaire Mark Norman, soit deux autres affaires qui gangrènent l’actuel gouvernement.

Pour le chercheur de l’ILM, le gouvernement tente de contourner le processus établi pour répondre à ses intérêts partisans, notamment en ce qui concerne le futur avion de combat canadien.

Il faut comprendre, que l’ancien gouvernement Harper avait signé des engagements en direction de Lockheed-Martin et le F-35. De fait, le Canada est devenu un participant au programme Joint Strike Fighter (JSF) en vue de venir remplacer les CF-18 vieillissants au sein de l’ARC.

«Lors de la campagne électorale de 2015, le Parti libéral avait promis de ne pas acheter les F-35, mais d'utiliser un concours pour identifier, puis acheter un concurrent moins cher… Cette décision s'est avérée impossible, contraire à l'éthique et potentiellement illégale ”Écrit Richard Shimooka.

L’expert met également le doigt sur un problème de coût. En effet, des milliards de dollars ont été perdus dans un processus d’achat visant à combler un manque de capacités artificielles à une menace potentielle pour la relation de défense entre le Canada et les États-Unis, le rapport conclut que les intérêts politiques ont toujours été placés au-dessus des besoins du Canada en matière de défense. Et de continuer sur le fait que "les décisions prises concernant le remplacement des avions de combat CF-18 concernaient uniquement des raisons d’intérêt politique: aucune d’entre elles ne pouvait être revendiquée comme étant dans l’intérêt national du pays". 

Un rapport qui secoue le pays :

Les conclusions du rapport de l’ILM ont attiré l’attention du Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) et de hauts responsables américains. Selon des documents jamais vus auparavant, le BVG avait expressément mis le gouvernement en garde contre le choix d'acheter des « Hornet » australiens comme mesure provisoire dans un projet de rapport - et le rapport final du BVG avait été profondément révisé pour masquer cette recommandation.

Pressions américaines :

De son côté, le voisin américain n’est pas resté muet,  des lettres de responsables américains révèlent que «le ressentiment et la méfiance à l'égard du gouvernement du Canada avaient augmenté, en particulier au sein de l'US Air Force». Ces lettres, qui n'ont pas encore été rendues publiques, décrivent les importants avantages stratégiques et économiques pour le Canada, qui de fait est partie prenante du programme JSF. Cependant, ils contiennent également une menace implicite (mais claire) selon laquelle le Canada pourrait être exclu du programme,  si Ottawa poursuivait sa politique actuelle consistant à essayer d'obtenir des retombées industrielles garanties qui, de par leur nature, ne sont pas autorisées dans le cadre du programme JSF.

Le gouvernement Trudeau a volontairement ignoré les faits fondamentaux concernant l'adhésion au programme JSF, y compris des avantages évidents en termes de coût et de capacité fournis par le F-35 et ceci uniquement dans le but de satisfaire son électorat.

Si l’on peut comprendre les réticences du gouvernement canadien en direction du F-35, celui-ci ne pouvait ignorer les accords signés par le précédent gouvernement. Il semble cette fois bien établit, que le Canada soit lié au programme JSF de manière bien plus solide que ce que ne laisse entendre l’actuel gouvernement. Le simple fait de traîner les pieds sur le remplacement des CF-18 confirme un peu plus ce sentiment. Reste à voir comment ce gouvernement va gérer la crise et surtout l’impact de celle-ci sur la nouvelle compétition qui est en préparation. 

Photo : F-35 aux couleurs du Canada @ Lockheed Martin