29/06/2015

Kuwait Ariways a pris livraison de son premier A330-200!

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Kuwait Airways a pris livraison de son premier Airbus A330-200, devenant un nouvel opérateur pour ce type d’appareil. En février 2014, Kuwait Airways a annoncé la location de 12 appareils à Airbus, dont 7 A320ceo et 5 A330-200, en plus de l'achat de 25 avions, dont 10 A350-900 et 15 appareils de la famille A320neo, marquant le début d'un plan de renouvellement majeur de la flotte.

 

Le premier A330-200 destiné à la compagnie Kuwait Airways peut accueillir une configuration tri-classe de 17 modules de première classe avec lits, 30 modules de confort d'affaires et 165 sièges standard en économie, une combinaison qui montre une attention claire pour le confort et l'efficacité dans les caractéristiques détaillées qui comprennent également les derniers systèmes de divertissement, et la connectivité dans toute la cabine.

 

L'A330 est l'un des gros-porteurs les plus populaire à ce jour avec plus de 1500 commandes.

 

 

Photo: le premier A330-200 de Kuwait Airways @Airbus/H. Goussé

28/06/2015

Quel avion ravitailleur pour la Corée du Sud ?

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Séoul, la Corée du Sud devrait annoncer très prochainement son choix en matière d’avion ravitailleur. Pour ce faire le pays dispose d’un budget de 900 millions de dollars et désire recevoir le premier appareil pour 2017.

 

Trois avions en concurrence : 

 

L’Airbus A330MRTT : 

 

L’A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération, actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières. L’A330 MRTT totalise à ce jour 28 commandes émanant de quatre clients.

 

Boeing KC-46A NGT : 

 

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 Le Boeing KC-46A NGT ( Next Generation Tanker) Le B767 «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Certes, il existe déjà une version du B767 Tanker, mais cette nouvelle version répond complètement au cahier des charges de l’US Air Force.

 

Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions actuellement sur le B787 « Dreamliner ». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Le NewGen Tanker se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le NewGen Tanker met à la disposition des pilotes un poste de pilotage numérique avancé, équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le New Gen Tanker dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 NewGen modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électriques (Fly by Wire).

 

IAI B767 MMTT : 

 

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 L’IAI (Israël Aerospace Industries) B767 MMTT (Multi-Mission Tanker Transport) est un concept qui permet à l’avion d’être configuré simultanément pour le ravitaillement en vol, le transport de fret, VIP et les passagers, comme souhaité par l'opérateur. L’avion dispose également d’une porte cargo permettant le transport de palettes. Les sièges passagers et les consoles de guidage au ravitaillement en vol, peuvent être rapidement installées ou enlevées. A l’origine, le B767 MMTT est une réalisation israélienne faisant suite à une demande du gouvernement colombien pour la transformation de B767 en version transport et ravitaillement en vol. Le MMTT est configuré avec deux nacelles de ravitaillement Wing (funes) du modèle ARP3, développé et fabriqué par IAI. Le MMTT peut également être configuré avec une flèche ou une flèche mixtes et un système de ravitaillement de type «Drogue». 

 

 

 

Commentaire : 

 

En termes de volume, l'Airbus A330 MRTT vient en tête. L'avion peut transporter beaucoup plus de carburant et de passagers que le KC-46, de plus il est garantit que celui-ci puisse être livré en 2017. Mais la plus grande taille du MRTT, le moins souple et plus coûteux à exploiter, par contre en matière de souplesse, l’A330 MRTT peut transporter 290 passagers par rapport à un maximum de 110 sur le KC-46A. Reste le B767 MMTT qui offre un bon compromis entre les deux appareils et un rapport coût/efficacité intéressant ce qui explique ses récentes réussites en Colombie et au Brésil. 

 

Photos : 1 Airbus A330MRTT @ Airbus 2 Boeing KC-46A @ Boeing 3 B767 MMTT @ AIA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des P-3C « Orion » pour les Philippines ?

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Le ministère philippin de la Défense nationale (MDN) est entré en pourparlers avec le Japon pour un éventuel rachat d’avions de patrouille maritime Lockheed-Martin P-3C  « Orion » de seconde main.

 

Pour les Philippines, il s’agit de moderniser et de renforcer la sécurité maritime et ceci en fonction de moyens limités du point de vue financier. L’objectif étant d’acquérir quatre avions de patrouille maritime d’occasion d’ici 2020.

 

De son côté, la défense maritime du japon exploite une flotte de près de 70 P-3C « Orion » dont la plus part ont été produit sous licence par  Kawasaki Heavy Industries dans les années 1980. Le Japon prévoit de remplacer progressivement le P-3C avec le Kawasaki P-1. De fait, un certain nombre de P-3C pourraient être vendus à des pays comme les Philippines.

 

Lockheed-Martin P-3 « Orion » :

 

Le Lockheed P-3 Orion est un quadrimoteur à hélices. Le P-3 Orion est un dérivé militaire du projet d'avion civil Lockheed L-188 «Electra» qui a été abandonné.

 

En 1957, l’USN fait part de son besoin d'avoir un remplaçant à ses P2 «Neptune» vieillissant et encore doté de moteurs à pistons. Lockheed est sélectionné pour le développement de l'appareil.

 

Un premier prototype désigné YP3V-1 est construit. Il effectua son premier vol le 25 novembre 1959. Par rapport au modèle civil, dont il est issu, il est plus court de 2,24 m et est modifié pour accueillir une soute à bombes.

 

Ses essais effectués, il fut mis en production sous le nom de P-3A. 157 appareils de ce type furent construits. Il fut mis en service pour la première fois dans les forces armées des États-Unis en 1962.  Ils étaient équipés de propulseurs Allison T56-A-10W de 4 500 chevaux et du même système tactique que le P2V-7. À partir du 109e appareil, celui-ci fut remplacé par un système Deltic plus moderne tandis que les avions déjà en service furent rétrofités avec ce système.

 

Une seconde version vit le jour sous le nom de P-3B et fut construite à 145 exemplaires. Les différences avec le P-3A résidaient dans une nouvelle motorisation, des Allison T56-A-14, et la possibilité d'emporter des missiles AGM-12 Bullpup.

 

La version finale, P-3C, conserva la cellule et la motorisation de la précédente mais fut équipée d'un nouveau système de lutte anti-sous-marine et d'un Naval Tactical System.

 

Le dernier P-3C Orion construit quitta l'usine en 1996. Il reste cependant en service actif dans diverses marines.

 

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Photos : Kawasaki Heavy Industries/Lockheed-Martin P-3C japonais @ Force de défense du Japon

 

 

27/06/2015

Nouvelle bataille à propos du retrait des A-10 !

 

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Washington, c’est une nouvelle saison en ce qui concerne le feuilleton sur  la mise à la retraite des avions d’attaque au sol A-10 « Thunderbolt II ». En fin de semaine, le Government Accountability Office (GAO) a soulevé des doutes en ce qui concerne les économies réalisables avec le retrait des A-10 au sein de l’USAF.

 

En effet, selon le GAO l’économie réalisable avec le retrait des A-10 estimée à 4,2 milliards de dollars sur cinq ans ne serait qu’approximative. De plus, des lacunes capacitaires apparaîtront au sein de l’USAF et ne pourront être compensées avant longtemps.

En effet, le dernier rapport publié, datant du 25 juin dernier, confirme que l'armée de l'air des Etats-Unis ne sera pas en mesure de soutenir pleinement les missions d'appui aérien rapproché (CAS) sans l'A-10 « Thunderbolt II ».

L'A-10 est considéré comme l’une des meilleures plates-formes de CAS jamais produit, et il fournit également une couverture aérienne pour les d'hélicoptères effectuant des opérations de recherche et sauvetage en combat. L'armée de l'air a besoin d'eux aussi, afin de former et qualifier ses contrôleurs d'attaque en finale (JTAC).

 

Pour autant, cette prise de position n’est pas du goût de tout le monde, la secrétaire en charge de la planification des opérations au sein de l’USAF, Deborah Lee James a déclaré que le coût du maintien de l'A-10, se ferait au détriment de la supériorité de l'air et des missions à l’étranger. De plus, le fait de garder en ligne les A-10, pose un problème de moyen en ce qui concerne la maintenance des aéronefs actuels et diminue les ressources disponibles destinées à l’arrivée du nouveau F-35.

 

Les surcoûts du F-35 :

 

On le constate une nouvelle fois, l’arrivée du F-35 pose de nombreux problèmes connexes à l’USAF. Les retards de son entrée en service posent de nombreux tracas de planification, de plus le fait que celui-ci ne soit pas encore qualifié pour l’attaque au sol rapprochée, laisse encore planer de nombreux doutes sur ses réelles capacités à pouvoir remplacer l’A-10. Ajoutons le fait que les coûts de maintenance de l’un péjorent l’entrée en service l’autre et vice versa.

 

 

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Photos : 1 A-10 « Thunderbolt II » 2 F-35 @ USAF

26/06/2015

Nouveau drone: cessons la désinformation !

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Il y a quelques jours, le 16 juin, le Conseil National a donné son feu vert à l’achat des nouveaux drones pour l’armée, ceci dans le cadre du programme d’armement 2015 (PA15). On notera au passage que se sont bien les députés de droite et du centre droit, qui ont accepté le projet, la gauche comme à son habitude était contre. Cette même gauche, qui lors du vote sur le « fond Gripen » expliquait qu’il fallait « des drones » !!

 

 

Les fausses affirmations:

 

 

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A travers le débat au Conseil National, mais aussi dans la presse, j’ai relevé plusieurs fausses affirmations concernant le drone Hermes 900, que l’armée s’apprête à acquérir. La première concerne l’appellation « drone tueur » et l’idée que celui-ci puisse un jour être armé. 

 

Le drone d’Elbit Systems Hermes 900 que notre pays veut acheter ne peut pas être armé. Chez Elbit Systems, on confirme que dans la configuration actuelle du drone, cela n’est pas possible. En effet, pour armer l’Hermes 900, il faudrait engager plusieurs modifications : 

 

° Changement des ailes (plus larges et plus résistante).

° Changer l’emplanture et les points de raccord au fuselage.

° Equiper le drone d’une motorisation plus puissante.

° Ajouter le câblage et les logiciels nécessaires au tir de missiles.

 

Toutes ces modifications ont un coût, soit 40% du prix actuel du drone Hermes 900. 

Rappelons également que le principal concurrent de l’Hermes 900, l’IAI Heron 1 n’est pas armé et que la version armée de celui-ci, le Heron TP (plus gros, plus cher) n’a pas été pris en compte dans l’évaluation.

 

La deuxième fausse affirmation concerne le fait que le choix du drone Hermes 900 serait un « luxe » pour notre pays ! Cette affirmation reprise par certain politiciens de gauche, tend à prétendre que notre pays n’a pas besoin d’un système de drone de cette taille et qu’un petit drone aurait été plus intéressant.  

 

Si l’armée opte pour un drome MALE (Multi-rôle, Moyenne Altitude Longue Endurance), c’est avant tout pour répondre à plusieurs besoins. D’abord, ce drone évolue à haute altitude 30’000 pieds (9000 mètres) et ne va donc plus déranger la population la nuit, lorsqu’il est engagé pour l’appuis des gardes-frontières. La gauche se plaignait à l’époque du drone actuel, justement à cause du bruit ! On en est plus à contradiction près !

 

De plus, le fait de disposer d’un drone capable de voler près de 36 à 40 heures, permet une surveillance complète d’une zone et même de changer de secteur, suivant les besoins en appuis des autorités civiles.

 

Et pour terminer l’Hermes 900 en Israël a été utilisé en opérations par l’aviation israélienne pour la première fois au-dessus de la Syrie en 2012. Il a permis de repérer des armes chimiques tombées en mains des milices du « Daech » (Etat Islamique) et du Hezbollah, puis a coordonné les images permettant l’intervention des commandos israéliens du Sayeret Matkal qui les ont neutralisées de manière définitive.

 

 

 

Et en cas de conflit:

 

Le choix du drone Hermes 900 et d’un modèle de type MALE est d’autant plus justifié, que ce type de système de part sa capacité à voler haut (9000 mètres), lui permet de rester à distance des moyens de défenses contre-avions (courtes jusqu’à 3000 mètres et moyennes 5000 mètres) ce qui n’est pas le cas avec la génération actuelle de drone, ni avec de petits drones. Pour exemple, l’armée ukrainienne a perdu une centaine de petits drones (équivalent à notre Ranger actuel) en quelques mois lors du conflit dans le Donbass.

 

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Et si notre pays voulait un drone armé?

 

Si un jour notre pays doit s’équiper d’un drone armé, se sera avec un modèle très différent de l’Hermes 900. Pourquoi ? Les systèmes de drones armés actuels, comme le RQ-1 « Predator » américain ou le Heron TP ne sont utilisés que face à des groupes armés (Talibans, Daech, Boko Haram, Al-Quaida) soit des groupes terroristes ne disposant pas ou très peu de défenses antiaérienne. Ce qui permet à ces drones de descendre à moins de 3’000 mètres d’altitude. Hors dans un conflit en Europe ce type de drone n’est absolument pas adapté.

En conséquence, si la Suisse acquiert un jour un drone armé, il devrait être à réaction, de type furtif et capable de voler en binôme avec nos avions de combat à des vitesses comprises entre 600 et 1500 km/h. Ce type de drone n’est encore pas sur le marché, les prototypes comme le nEUROn européen et le X-47B américain en sont les précurseurs. 

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Commentaire:

 

On peut une nouvelle fois remarquer, le manque de culture militaire des uns, le manque de professionnalisme des autres et la volonté de quelques-uns à tromper volontairement le citoyen. 

 

 

Photos : 1 & 2 Hermes 900 en Suisse @Armasuisse 3 Drone Ukrainien abattu et récupéré par les milices pro-russes 4 Prototype drone nEUROn @ Dassault Aviation