26/04/2017

Silk Way commande 10 B737-800 MAX !

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Azerbaïdjan, la compagnie Silk Way commande 10 B737-800MAX auprès de l’avionneur Boeing. La commande est évaluée à près de 1,1 milliard de dollars aux prix actuels du catalogue de l’avionneur.

Le groupe Silk Way basé en Azerbaïdjan comprend 23 entreprises travaillant dans l'industrie de l'aviation et des services connexes, y compris les compagnies aériennes de passagers et de fret. La compagnie exploite actuellement huit avions Boeing, dont deux B767-300 « Freighters », trois B747-400 Freighters et trois B747-8 « Freighters ».

Le B737 MAX :

Le B737 «MAX» est 13 % plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % par rapport à son futur concurrent. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol. Par ailleurs, le B737 MAX profite des progrès accompli dans le domaine de la connectivité. Le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel, pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol. La famille B737 "MAX" comprend le B737-700 «MAX», le B737-800 «MAX» et le B737-900 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérisera par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG. La première livraison du B737-900 «MAX» est prévue en 2018, suivie par la première livraison du B737-700 «MAX » en 2019.

Le B737 MAX est l'avion le plus vendu dans l'histoire de Boeing, accumulant plus de 3’700 commandes de la part de 86 clients dans le monde entier.

 

Photo : B737-800MAX aux essais @ Boeing

25/04/2017

Une version plus agressive du YAK-130 !

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L’avionneur Irkut Corporation continue d’améliorer son Yakovlev YAK-130. En 2015, il avait présenté une version dotée d'un télémètre laser monté sur le nez permettant ainsi un ciblage de précision pour l’attaque au sol.

Désormais Irkut travaille sur une version encore améliorée dotée d’un équipement qui doit permettre à l'avion d'attaquer des cibles au-delà de la zone opérationnelle ainsi que des systèmes de défense aérienne ennemis.

Un prototype de YAK-130 est actuellement testé avec un nouveau système radar couplé à un ordinateur de mission lui permettant de tirer un certain nombre d'armes modernes de haute précision. La nouvelle version du YAK-130 devrait pouvoir emporter le missile antichar Vikhr -M les missiles guidés R-73E, Kh-29L et Kh-25MS dans un premier temps, puis d’autres systèmes pourraient encore venir s’ajouter par la suite.

Le Yakovlev YAK-130 : 

Le premier vol du Yak-130 a eu lieu en 1996 et il fut officiellement retenu par la force aérienne russe en 2002  Initialement, il devait être développé et produit en coopération avec la firme italienne Aermacchi mais suite à de nombreuse différences de point de vue chacune des deux parties continua de son propre chef, d’ou l’extrême ressemblance entre le Yak-130 et le M-346.

Le Yak-130 a subi une longue phase d’essais de 2005 à 2009 impliquant 3 appareils. Les Yak-130 sortent de deux chaines de production, l’une à  Nizhny Novgorod et l’autre se situe à Irkutsk. La première commande export est venue de l’Algérie avec 16 appareils dont les pilotes ont déjà commencé la transition.

Le Yak-130 est un avion très maniable subsonique avec un rayon d’action de 1.250 miles (2.000 kilomètres) et une vitesse maximale de 600 mp / h (1.060 km / h) en vol en palier. Il peut transporter une charge utile de combat d'un maximum de £ 6.600 (3.000 kg), composé d'une variété d'armes russes et occidentaux.  Le Yak-130 peut être utilisé à partir de pistes non goudronnées et de petits aérodromes non préparées. L'appareil dispose d'un cockpit en tandem climatisée et pressurisée à deux places équipé de sièges éjectables NPO Zvezda K-36LT3.5  de type zéro-zéro (zéro altitude, zéro vitesse). Les pilotes ont une vue à travers une verrière thermoformée. 

Le Yak-130 de production est le premier avion russe avec une suite avionique entièrement numérique. L'avionique répond au Standard MIL1553 et peut être adapté aux besoins du client. Comme un avion d'entraînement avancé, Yak-130 est adapté pour la formation des pilotes ou le recyclage pour permettre de transiter sur des appareils de quatrième et cinquième génération. Il peut également effectuer diverses variétés de missions comme l’attaques au sol et les missions de reconnaissance.

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Photos : 1 Un prototype amélioré du YAK-130  @ Vladimir Vorobyov 2 Cockpit du YAK-130@ Sergy

Une Commission du National veut équiper les Hornet pour l’air-sol !

 

 

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La Commission de la politique de sécurité du Conseil national a achevé l’examen du message sur l’armée 2017. Par 13 voix contre 6 et 4 abstentions, elle a approuvé le programme d’armement. A une courte majorité, elle a décidé de proposer à son conseil de relever de 20 millions de francs le crédit global correspondant, afin de rétablir une capacité limitée pour les Forces aériennes de mener des attaques au sol.

A sa dernière séance, la commission s’était déjà prononcée en faveur de trois des quatre projets d’acquisition de matériel prévus; il lui restait à prendre une décision au sujet du crédit d’engagement relatif à la prolongation de la durée d’utilisation des avions de combat F/A-18.  Elle avait demandé au DDPS de lui fournir des informations complémentaires à ce sujet. Après avoir discuté du rapport succinct fourni par le département, elle a décidé, par 11 voix contre 10 et 3 abstentions, de proposer à son conseil de voter un crédit global de 920 millions de francs (le projet du Conseil fédéral n’en prévoyant que 900). L’objectif est d’équiper les Forces aériennes afin qu’elles soient en mesure, dans un scénario de défense, d’attaquer au sol des cibles à longue distance. Cette capacité n’existe plus depuis 1994.

Eu égard aux profondes transformations survenues ces dernières années dans le domaine de la politique de sécurité, la majorité de la commission estime que cette capacité doit impérativement être rétablie, et ceci le plus rapidement possible étant donné que 5 à 10 ans seront nécessaires pour restaurer cette capacité de combat. Selon elle, les expériences qui seront faites dans le domaine de l’entraînement et dans l’utilisation de la technique, pourront aussi être exploitées avec un nouvel avion de combat. Une minorité estime pour sa part qu’il n’est pas utile qu’un pays aussi petit et aussi densément peuplé que la Suisse dispose d’une capacité à mener des attaques au sol. Pour elle, il est irréaliste de penser que la Suisse doive avoir recours un jour à cette capacité. Elle souligne enfin que la situation budgétaire ne permet pas de pareilles dépenses pour le moment.
Le Conseil national se penchera sur cet objet à la session d’été.

 

Photo : Boeing F/A-18C « Hornet » à Payerne @ P.Kümmerling

 

 

24/04/2017

Nouvelle interception aérienne ce dimanche !

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Les Forces aériennes suisses ont dû intervenir dimanche dans le cadre du service de police aérienne (PA24) en raison d’un jet d’affaires circulant sans liaison radio. L’avion en provenance de Beyrouth se dirigeait vers Paris.

L’Armée de l’air italienne a informé dimanche matin à 10h20 la centrale d’engagement de la défense aérienne des Forces aériennes suisses qu’un jet d’affaires se trouvait sans liaison radio dans l’espace aérien du Tyrol du Sud. L’avion avait décollé de Beyrouth et volait en direction de Paris. Suite à cette information, la centrale d’engagement des Forces aériennes suisses a déclenché une hot mission afin d’éclaircir la situation dans les airs. Comme l’avion ne réagissait pas aux multiples appels passés sur la fréquence internationale d’urgence, et vu la tenue en France du premier tour de l’élection présidentielle, la centrale d’engagement a immédiatement informé les armées de l’air française et allemande.

A 10h31, un F/A-18 des Forces aériennes suisses a décollé de Payerne pour accomplir un service de police aérienne. Dans l’intervalle, la sécurité des vols de Zurich a réussi à rétablir les communications radio avec l’appareil. Toutefois, vu la situation actuelle en matière de politique de sécurité, la centrale d’engagement de défense aérienne a pris la décision de poursuivre la hot mission. A 10h38, l’avion de combat a établi le contact visuel avec le jet d’affaires au-dessus de la Suisse centrale et l’a ensuite accompagné jusqu’à la frontière. L’Armée de l’air française a exprimé ses remerciements pour le traitement du cas mais a renoncé à prendre elle-même d’autres mesures. (Sources DDPS)

Photo : Exercice d’interception avec un Challenger de la Luftwaffe @ Swiss Air Force

23/04/2017

Des restrictions de vol pour les T-45 « Goshawk » !

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La Marine américaine a restreint l’enveloppe de vol de ses avions écoles Boeing T-45C « Goshawk » à une altitude maximale de 5’000 pieds et à des manœuvres de 2g après qu'un pilota instructeur a signalé des maux de tête après avoir effectué un vol en tandem avec un élève.

Rappel :

Les nouvelles restrictions de vol ont été prises une semaine après la reprise des vols des T-45C, suite à une «pause opérationnelle» de 12 jours mise en œuvre par les dirigeants de la Marine après un pic d'épisodes d’hypoxie signalés par les pilotes.

Les pilotes instructeurs refusaient de voler sur le jet, en citant des problèmes avec le système de générateur d'oxygène OBOGS de bord du T-45C. Les opérations de vol ont repris le 18 avril, mais les vols étaient limités à 10 000 pied d'altitude maximum. De plus, les pilotes ont été invités à ne pas effectuer de manœuvres soutenues à grande vitesse, et à ne pas dépasser 2g.

Un nouvel incident lié à l’hypoxie a eu lieu sur la base Naval Air Station Kingsville, au Texas, plus tôt cette semaine, impliquant un instructeur qui volait en testant une nouvelle configuration de masque d'oxygène. La Marine a confirmé l'incident, en disant qu'un pilote avait signalé des maux de tête mineurs et que les symptômes avaient diminué à mesure que l'avion perdait de l’altitude.

Masques en cause ?

Les pilotes instructeurs ont déjà signalé des inquiétudes au sujet de la nouvelle configuration de masque utilisée. Les pilotes se sentent mal à l'aise pour respirer dans le masque modifié. Un autre problème est que le nouveau système exige que le pilote relance le système OBOGS, s'il doit utiliser l'oxygène d'urgence, ce qui n'est pas idéal.

 

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Photos : 1 T-45C Goshawk @ Chad Thomas 2 A l’entrainement sur porte-avions@ USN