03/07/2019

Le Guatémala prépare l’achat de l’IA-63 « Pampa » !

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Il se pourrait que dans les heures qui suivent les ministres de la Défense argentin et guatémaltèque signeront l’achat de deux avions formateurs à réaction IA-63 « Pampa » de série III. Si cela se confirme, il s’agira de la première exportation de l’IA-63 « Pampa ». Le Ministère argentin de la défense a également annoncé des pourparlers en cours avec la Bolivie, le Costa Rica, le Mexique et le Paraguay.
Selon l’avionneur  argentin FADEA (Fábrica Argentine de Aviones) le montant de la transaction serait de 28 millions de dollars us. L’accord comprendraitune option pour trois autres aéronefs, une formation pour les pilotes, les techniciens et le matériel d’appui connexe. Le personnel guatémaltèque devrait commencer à s'entraîner à la fin juillet ou au début d'août. Des sources argentines indiquent que le Guatemala est très intéressé à exercer cette option lorsque le budget de la défense sera disponible.

Trois avions en concurrence :

L’IA-63 Serie III était en concurrence avec le L-39NG d'Aero Vodochody pour ce contrat et le Leonardo M-345 HET. Les raisons du choix ne sont pas encore clairement identiifées, le prix, le niveau de développement des appareils et la préférence politique et régionale ont pu jouer un rôle important.

L’IA-63 Pampa III :

La Fábrica Argentine de Aviones (FADEA) a réussi le premier vol de la nouvelle version de son avion école en septembre 2015. La nouvelle version du Pampa est alimentée par un moteur plus puissant que les versions précèdentes, soit l’Honeywell TFE731-40-2N de 16,5 kN de poussée. La FADEA a travaillé avec l’équipementier israélien Elbit Systems Ltd pour la mise au point de la nouvelle avionique qui comprend quatre écrans (deux pour chaque pilote) multifonctions 12,5 x 17,5 cm,  le navigateur/instructeur, dispose également d'une centrale inertielle d’Honeywell associée à un GPS et d'un altimètre radio et affichage cartographique numérique.  L’avion dispose également d’un nouvel ordinateur de mission. Cette troisième génération du Pampa propose deux types de sièges éjectables, soit : le Zvezda K36-L d’origine russe, ou l’AEROFINA Mk 10AR roumain, qui est en fait un dérivé du Martin-Baker MK10L anglais,  les restants de la guerre des Malouines étant encore bien présent, la FADEA contourne ainsi le problème.Cette nouvelle version pourra également être utilisée en version d’attaque au sol légère et peut emporter une charge utile maximale de 1’500 kg, soit une nette amélioration, par rapport aux 1160 kg des deux anciennes versions de l’IA- 63.

La Fábrica Argentine de Aviones (FADEA) estime pouvoir vendre entre 100 et 200 Pampa III en Argentine, mais également à l’exportation.

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Photos : 1 l’IA-63 Pampa III 2 Cockpit @ FADEA

Atterrissage sur l’herbe du PC-24 pour le Festival of Speed !

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Pilatus a fait une démonstration époustouflante en Angleterre, lors du légendaire Festival of Speed.  Le Pilatus PC-24 « Super Versatile Jet » a atterri sur la piste en herbe de l'aérodrome de Goodwood et sera présenté au grand public afin qu'il puisse l'admirer tout au long du Festival of Speed du 4 au 7 juillet 2019. Le PC-24 est le premier avion d’affaires à atterrir sur ce terrain.

L'aérodrome de Goodwood (EGHR / QUG) est situé au nord-est de Chichester, dans le sud de l'Angleterre. L’aérodrome dispose d’un environnement entièrement en herbe avec deux pistes. Le PC-24 a atterri sur la piste en herbe 06/24, qui ne mesure que 2 621 pieds (799 mètres). Le PC-24 est le premier avion d’affaires au monde à pouvoir atterrir sur des pistes très courtes et non pavées. Cette capacité signifie que le PC-24 offre un accès à près de deux fois plus d'aéroports par rapport aux autres jets actuellement disponibles sur le marché. Cela signifie également que le PC-24 peut voler plus près de la destination finale, évitant ainsi les dépenses administratives généralement associées aux grands aéroports et réduisant au minimum les transferts sur le terrain.

Développé et certifié pour les pistes non pavées : 

Le PC-24 a obtenu la certification initiale de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) et de la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis pour une utilisation sur les pistes en terre et en gravier. Une certification supplémentaire pour d'autres types de surface, y compris l'herbe, est en cours et devrait être achevée d'ici la fin de cette année. Le PC-24 a également été certifié pour les approches raides, comme requis pour l'approche vers l'aéroport de London City, par exemple.

Goodwood Festival of Speed :

Le Goodwood Festival of Speed est la plus grande célébration au monde du sport automobile et de la culture automobile. Tenu dans le magnifique parc qui entoure Goodwood House, le festival est l’ultime party de jardinage estival du sport automobile, une célébration enivrante du sport le plus prestigieux au monde. Nulle part ailleurs vous ne serez si près de ces voitures, motos et avions légendaires. Le PC-24 sera présenté à l'arrivée VIP du Festival of Speed du 4 au 7 juillet 2019. Deux des best-sellers PC-12 les plus vendus dans le monde seront également exposés - à l'arrivée des VIP et aux principaux sites du festival. Les réservations pour les visites personnelles peuvent être effectuées sur place ou via le centre Pilatus agréé Oriens Aviation.

Photo : Atterrissage sur l’herbe du PC-24 @ Pilatus

02/07/2019

Breitling lâche la patrouille Apache !

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La patrouille Apache Aviation ou Breitling Jet Team annonce qu'à la fin de la saison 2019, sa patrouille de sept L-39 Albatros ne volera plus sous les couleurs de la marque Breitling. Le fabricants de montres a décidé de ne pas renouveler en fin d’année son contrat de sponsoring avec Apache Aviation, opérateur du Breitling Jet Team depuis 17 ans.


Breitling Jet Team a été établie en 2003 comme la première patrouille acrobatique professionnelle civile au monde volant sur jet.
La patrouille s’est produite en Europe, Asie, Moyen-Orient, Amérique du Nord, réalisant des centaines de démonstrations avec ses 7 jets L39 Albatros. Elle a fait également découvrir les sensations fortes de la voltige en formation à des milliers de passagers, Apache Aviation étant laseule organisation au monde à proposer ce type d’expérience multijets.

Pour la saison 2020 et les suivantes, Jacques Bothelin, Président d’Apache Aviation, met en place une stratégie de recherche de sponsors en s'appuyant sur un savoir-faire unique développé au cours de 37 ans de démonstrations aériennes. Le futur de l’équipe qu’il dirige devrait être assurée à travers, soit un sponsor unique, soit un pool de co-sponsors.

Flexible, transgénérationnelle et non contrainte par un calendrier sportif, la patrouille acrobatique est l'outil de communication qui offre l'un des meilleurs retours sur investissement et une expérience client inoubliable. Les futurs partenaires d'Apache Aviation bénéficieront de 30 démonstrations annuelles dans 10 pays d'Europe, complétées par des opérations sur mesure.

La fin d’un mythe :

Si les montres suisses Breitling ont été jusque ici un pilier du monde l’aviation, fière, à juste titre, de la longue et riche histoire qu’elle partage avec l’aviation, Breitling compte également des clients fidèles dans le domaine des montres de sports nautiques et de plongée ; une clientèle de passionnés qui apprécient également le design, la précision et les performances de ses modèles. « En près d’un siècle, Breitling s’est imposé comme le partenaire privilégié de l’aviation. Mais nous n’entendons pas nous arrêter là et sommes déterminés à prouver que le ciel n’est pas la limite ! » nous disait Georges Kern CEO de la marque. Mais en 2017, le groupe est racheté par un fonds d’investissement britannique. Depuis c’est l’escalade ver un marketing qui se détourne de l’aviation. Les nouveaux propriétaires ont mis fin à tous les sponsorings aéronautique du Super Constellation, DC3, des Breitling Wings Walkers et maintenant la patrouille Apache. On ne peut que constater les dégâts. La marque est morte, les nouveaux investisseurs ont tué l’âme de l’aviation qui faisait vibrer nombre d’entres-nous. Car Breilting en tant que sponsor était devenu un élément incontournable de l’aviation, tant moderne que du patrimoine aéronautique. La marque se tourne d’ailleurs vers un nouveau style de Design plus classique, ennuyeux, vide. Mais ceux et celles qui portent au poignet comme moi une Breitling d’époque, feront encore vibrer le cœur véritable de la marque ! Souhaitant à la patrouille Apache comme aux autres passionnés d’aviation de pouvoir retrouver au plus vite un sponsor, car les temps sont difficiles.

Historique :

La marque a été rachetée en 1979 par le Fribourgeois  Ernest Schneider. A cette époque, la marque était mal en point et subissait les déboires de l’horlogerie du moment.  La famille Schneider a alors réussi à la relancer Breitling en capitalisant notamment sur le passé historique de la marque et fondée en 1884 à St-Imier(BE). Décédé en mai 2015, il avait cédé ses parts à ses trois enfants. Théodore en avait officiellement pris les commandes. La famille Schneider a su dynamiser la marque avec un appui en direction du monde de l’aviation. La mise en place d’un sponsoring large et particulièrement visible lors de manifestations aériennes a permis de créer un véritable attachement à la marque. Pilotes de voltige, patrouilles acrobatiques, avions de légendes et sans oublier le monde aérostiers avec souvenez-vous un certain Breitling-Orbiter, le ballon dans lequel Bertrand Piccard a réussi son tour du monde. Sans la passion de la famille Schneider pour l’aviation, nombreux sont les projets qui n’auraient pu voir le jour et réjouir de nombreux passionnés. La page se tourne malheureusement…

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Photos : Breitling Jet Team 



Bombardier lance le Learjet 75 « Liberty » !

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Fort de sa réorganisation structurelle, l’avionneur canadien Bombardier annonce avec fierté le lancement du Learjet 75 « Liberty », offrant à plus d’exploitants d’avions légers que jamais l’occasion de faire un bond en avant et d’accéder à la plateforme emblématique qui a lancé l’aviation d’affaires en Amérique. Avec les nouvelles gammes Challenger et Global, Bombardier repart à l’assaut dans sa spécialité les avions d’affaires.

Les passagers qui montent à bord du Learjet 75  « Liberty » de six places auront la liberté de s’étirer dans la seule suite exécutive de la catégorie des avions légers, dans une cabine époustouflante qui offre le vol le plus silencieux et le plus en douceur.

Le Learjet 75 Liberty sera offert au prix courant de 9,9 millions de dollars, les premières livraisons étant prévues en 2020. Cette proposition de valeur exceptionnelle représente une nouvelle frontière pour la marque Learjet.

« Le Learjet 75 Liberty est un bond en avant pour les clients du segment des avions légers, avec une cabine spacieuse sans précédent et le vol en douceur réputé de Bombardier », a affirmé David Coleal, président de Bombardier Aviation. « Le plus nouveau membre de la gamme Learjet procure une expérience de vol qui éclipse la concurrence. »

Le Learjet 75 Liberty offre de meilleures performances aux mêmes coûts d’exploitation que les avions concurrents. Le Learjet 75 « Liberty », l’avion le plus rapide du segment des avions légers, présente un rayon d’action plus grand que celui de ses concurrents. Son autonomie de 2’080 milles marins permet de relier Las Vegas à New York, Seattle à Washington, D.C. et Mexico à San Francisco, sans escale.*

Doté d’un plancher plat dans toute la cabine, d’une porte coulissante standard entre le poste de pilotage et la suite exécutive, ce qui procure l’expérience de vol la plus silencieuse, et d’une solution 4G air-sol de Gogo pour une connectivité transparente, le Learjet 75  « Liberty » offre un environnement conçu pour la productivité.

L’avion Learjet 75 « Liberty » est certifié aux normes de sécurité les plus élevées de la Federal Aviation Administration (FAA), applicables aux avions de ligne commerciaux (chapitre 25), contrairement à la plupart des concurrents de la catégorie des avions légers qui sont certifiés aux normes du chapitre 23. Le Learjet 75 « Liberty » sera doté du poste de pilotage évolué Bombardier Vision, y compris la mise à niveau de l’avionique Garmin G5000.

Photos : Learjet 75 « Liberty » @ Bombardier

 

01/07/2019

La Chine désire plus de Su-35 « Flanker-E » !

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La Chine pourrait acheter davantage d'avions de combat Sukhoi Su-35, selon des analystes militaires chinois. Cette décision serait liée à une offre russe d’un lot supplémentaire.Un nouveau lot serait à même de venir combler rapidement les besoins de la PLAAF dont un grand nombre d’aéronefs sont aujourd’hui obsolètes de fabrication chinoises.

Selon diverses sources chinoises, un tel achat permettrait notamment d’améliorer le soutien logistique de la flotte déjà en service, car il y aurait davantage de pièces de rechange et de personnel dédié à l’avion. De plus, il y aurait également un intérêt économiques et politiques en raison des relations étroites entre la Chine et la Russie, et un achat par la Chine aiderait à dynamiser l'industrie aéronautique russe.

Rappel :

La Chine avait précédemment acheté à la Russie 24 avions de combat Sukhoi Su-35  « Flanker-E » pour environ 2,5 milliards de dollars. Tous ont  été livrés à la Chine.


Le Sukhoi Su-35 chinois : 

La version chinoise du Su-35 conserver les symboles cyrilliques d'origine sur les écrans LCD du poste de pilotage du Su-35S au lieu d'utiliser des hiéroglyphes en anglais ou en chinois  et ceci, afin de préserver l'intégrité du champ d'informations du pilote. De plus, les appareils sont modifiés pour permettre un mélange de munitions russes et chinoises. 

Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale. L’avion est doté de la suite de guerre électronique L-265 Khibiny-M de la société KRET basée à Moscou.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures. L’avion dispose d’une vitesse maximale de Mach 2,25 à 11’000 m (36 089 pi), un taux de montée de 16’800 m/min au niveau de la mer, une charge utile de combat de 8’000 kg et un rayon d’action maximum avec un carburant interne de 1’529 km (niveau de la mer).

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Photos :Su-35 chinois @ PLAAF