03/08/2015

Emirates retire son dernier Boeing B777-200 !

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Genève-Dubaï, Emirates poursuit son programme de renouvellement de sa flotte, avec l’entrée en service de 26 nouveaux avions prévue pour l’année 2015. Cette initiative lui permet ainsi de garder l’une des flottes les plus modernes et performantes du ciel mondial, avec une moyenne d’âge globale inférieure à 75 mois. 

En parallèle, Emirates a d’ores et déjà commandé 24 nouveaux appareils ces douze derniers mois et possède une gamme de six modèles différents, pour un total de 234 avions à fuselage large. La compagnie est ainsi le premier exploitant au monde d’Airbus A380 et de Boeing 777-300ER. 

  • L’objectif n’est pas seulement de réduire notre impact environnemental : une flotte moderne et efficace nous garantit d’être toujours à la pointe de l’innovation, d’offrir aux passagers les infrastructures les plus modernes, et par conséquent, une expérience de vol enrichie. Cela nous donne par ailleurs les ressources matérielles nécessaires afin de poursuivre notre croissance. Cet investissement a toujours été au coeur de notre stratégie, qui est également la clé de notre succès », précise Abel Al-Redha, Executive Vice President et Chief Operations Officer, Emirates.

 

Les équipes d’Emirates ont travaillé sans relâche pour mener à bien le retrait de sept avions l’an dernier, avec 35 personnes mobilisées, travaillant en étroite collaboration avec d’autres équipes de la compagnie. Leurs efforts se concentrent aujourd’hui sur la réalisation du retrait de dix avions supplémentaires pour l’année 2015. Ce travail doit notamment permettre le reconditionnement de l’avion afin qu’il se trouve en l’état exact dans lequel la compagnie l’a réceptionné. 

  • En réalité, le processus de retrait d’un avion dure un an avant le rendu définitif de l’appareil. Il comprend des rencontres avec le bailleur, notamment dans le but de lui transmettre les données chiffrées et les formulaires relatifs à l'appareil. Tout cela s'effectue en étroite collaboration avec le service des achats, étant donné la valeur considérable de certaines pièces de l'appareil, telles que les trains d'atterrissage ou encore le moteur », ajoute Philip Audsley, manager de l’équipe Aircraft Assets. 

 

Matériellement, l’avion traverse plusieurs étapes au cours de cette procédure. L’une de ces étapes est le dé-branding, qui consiste à retirer de la coque de l’avion les visuels et le logo de la compagnie, afin qu’il redevienne anonyme. L’intérieur de l’avion garde pour sa part le revêtement Emirates. En fonction des contrats, Emirates peut rendre l’avion à son bailleur à la fin de la période de prêt, ou le remettre en vente directement. 

Récemment, le dernier Boeing 777-200, immatriculé A6-EMF, a décollé de Dubaï et effectué une escale à Boston, avant d’atterrir en Arizona pour quitter la flotte Emirates le 14 juillet. Depuis son arrivée au sein de la compagnie en 1996, cet avion avait, selon les estimations de la compagnie aérienne, parcouru 60 millions de kilomètres - l’équivalent d’environ 80 allers-retours vers la Lune. Il a par ailleurs transporté des centaines de milliers de passagers Emirates vers des destinations aussi lointaines et variées que Varsovie et Hô-Chi-Minh-Ville. 

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Livraison du premier H125 made in US à l'Ohio State Highway Patrol !

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Grand Prairie, au Texas, Airbus Helicopters est fier d'annoncer que l'Ohio State Highway Patrol (OSHP) a reçu son premier H125, produit sur la nouvelle ligne d'assemblage à Columbus. Le H125

connu localement sous le nom de  «Astar» et l’hélicoptère à turbine monomoteur le plus populaire en Amérique.

 

L’Ohio State Highway Patrol exploite actuellement deux Astars H125 (AS350 B2) pour une grande variété de missions d'application de la loi, y compris les patrouilles, les recherches aériennes avec les imageurs thermiques, des missions de photos et la lutte contre le trafic de drogue.

 

Airbus Hélicoptères a  installé une ligne d'assemblage à Columbus pour permettre de réduire le temps de livraison et de permettre un meilleur soutien logistique aux clients. La ligne d'assemblage des H125 fait partie des installations d'Airbus Helicopters Inc. dans le nord du Mississippi qui produisent également l'UH-72A « Lakota » destiné  l'armée américaine.

 

La H125 offre aux opérateurs une vitesse de croisière élevée et une très bonne capacité de vol en altitude. Il dispose d'une cabine spacieuse et des dispositifs de sécurité modernes. Une turbineTurbomeca Arriel 2D doté d’un  FADEC à double canal et un cockpit de dernière génération.

02/08/2015

Le U-2 volera jusqu’en 2019 !

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Les tentatives pour mettre à la retraite le Lockheed-Martin U2 ont une fois de plus été vaines, le célèbre avion espion restera en service jusqu’en 2019. L’US Air Force a repoussé la retraite de l'avion de 2016 à 2019, selon le nouveau calendrier.

 

Le maintien de la flotte de U-2 doit permettre notamment de mettre à niveau la flotte de drones Northrop-Grumman RQ-4B « Global Hawk ». De plus, le programme U-2 est configuré pour recevoir une amélioration du radar synthétique Raytheon ASARS-2B et le nouveau système de communication L-3 qui peut relayer les communications avec les avions de combat de la quatrième et cinquième génération. Ces nouveaux systèmes vont être comptabilisés au programme des acquisitions 2016, pour une mise à niveau rapide de la flotte de U-2.

Cette mise  à niveau des U-2 et le maintien de la flotte, s’inscrit dans le cadre des récents d’engagements de celui vers le Moyen-Orient et dans le Pacifique.  Des U-2  sont actuellement engagés dans la campagne aérienne contre le groupe extrémiste de l’Etat islamique en Irak en Syrie.

 

Le Lockheed-Martin U-2 :

Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

 

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Photos : Lockheed-Martin U-2 @USAF

Livraison du 29ème C-5M Super Galaxy !

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Marietta, Lockheed-Martin a livré ce vendredi le 29ème exemplaire du C-5M « Super Galaxy » à l'US Air Force. L’avion a quitté les installations de l’avionneur pour rejoindre la base aérienne de la national Guard de Stewart, près de New York, où il recevra une nouvelle peinture interne, puis, l’avion se dirigera vers pour sa destination définitive, soit la base aérienne de Travis en Californie

Ce C-5 numéro de série USAF 84-0062 avait été initialement livré à l'Armée de l'air en juillet 1986 et a enregistré environ 21’975 heures de vol au cours de sa carrière, le voici entièrement modernisé au standard C-5M.

Le C-5M «Super Galaxy»: 

Le C-5 «Super Galaxy» modernisé est doté d’un nouveau tableau de bord est d’une avionique modernisée dont des écrans plats, un nouveau système de communication, un nouveau système de pilotage automatique. Question motorisation, l’avion est doté de moteurs General Electric CF6-80C2 qui offrent 22% de puissance supplémentaire, permettant une course au décollage plus courte de 30% et un taux de montée supérieur de 38% par rapport aux versions antérieures.

Le C-5M peut dès lors,  transporter une charge de £ 176,610 (80,110 kg) à plus de 41.100 pieds (12.500 m) en 23 minutes, 59 secondes. Le C-5M a d’ailleurs battu le record du monde de transport de charge utile à la plus haute altitude, soit une charge de 294,690 kg à 2.000 mètres.

Les C-5M  «Super Galaxy» devront pouvoir rester en service durant les quarante prochaines années en service dans l’US Air Force. L’USAF a décidé de convertir l’ensemble des C-5B et C en version M. L’ensemble de la flotte doit avoir été convertie d’ici 2016.

 

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A propos du C-5 :

Pour remplacer les anciens C-133 «Cargomaster», l'US Air Force  lança en 1963 le programme CX-LHS (pour Cargo Experimental-Heavy Logistics System). Le cahier des charges du futur appareil était en partie basé sur les caractéristiques du C-141 : ailes hautes, dérive en T, quadrimoteurs, mais avec la capacité d'atterrir sur des pistes similaires (2438 m au décollage et 1219 m à l'atterrissage). La charge maximale était portée à 100 tonnes maximum et 51 tonnes en moyenne pour une autonomie respective de 6’000 km et 10’000 km.

Deux constructeurs répondirent à l'offre : d'un côté Boeing présenta son projet qui allait devenir le B747 et de l'autre Lockheed  qui proposa le projet Galaxy. Le 22 décembre 1964, le président Jonhson approuva le développement du projet de Lockheed qui devint le C-5A. Le premier vol du C-5A eut lieu le 30 juin 1968 le C-5A «Galaxy» était alors le plus gros avion du monde.

 

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Photos : 1 le 29ème C-5M en route pour Steward  2 Cockpit 3 C-5M Super Galaxy @ Lockheed-Martin

01/08/2015

Le F-35B déclaré opérationnel, oui mais !

 

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Washington, dans une étape importante pour le F-35, le Corps des Marines américain (USMC) a déclaré opérationnelle sa première escadrille dotée F-35B « Lightning II » à décollage et atterrissage vertical. Le général Joe Dunford, commandant du Corps des Marines a annoncé ce vendredi, avoir obtenu la capacité opérationnelle initiale (COI) pour le F-35B.

 

"Je suis heureux d'annoncer que le squadron de chasseurs d'attaque  VMFA-121, basé à Yuma, dans l'Arizona, dans le sud-est des Etats-Unis, a atteint la capacité opérationnelle initiale (OIC) avec le F-35B", a-t-il annoncé dans un communiqué publié à Washington. Le F-35B est la première version de l'avion de Lockheed-Martin, appelé à devenir le principal chasseur-bombardier américain au cours des prochaines décennies, à entrer en service opérationnel.

L'escadrille VMFA-121 dispose à ce jour de dix avions dans la configuration F-35B Block2B qui lui permet d'opérer au départ d'un "site terrestre ou d'un navire. Ce standard permet de mener des missions de soutien aérien rapproché aux troupes terrestres de type "Close Air Support" d'opposition aérienne offensive et défensive "Counter Air", d'interdiction aérienne "Air Interdiction" et d'escorte lors d'assaut et de reconnaissance armée.

 

De fortes limitations :

Tout semblerait, donc, allez pour le mieux en ce qui concerne le F-35B. Mais la réalité est toute autre,la capacité opérationnelle initiale du F-35B reste toutefois très limitée, l'avion ne pouvant emporter à l'heure actuelle qu'une gamme restreinte d'armements air-sol et air-air et deux types de bombes de 225 et 450 kilos et le missile Raytheon AIM-120C AMRAAM. De plus, les récents essais du F-35B à bord de l’USS Wasp ont démontré un manque de fiabilité de l’avion.

 

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Selon le responsable des achats d’équipement militaire auprès du Pentagone, Frank Kendall, « Si cette déclaration est importante pour le F-35, il reste encore beaucoup de travail pour compléter les futures mises à jour logicielles et corriger ce qui doit l’être ».

 

Rappel :

Le programme F-35 est le plus cher de l'histoire des Etats-Unis, avec une enveloppe de395,7 milliards de dollars. Les Marines envisagent d'acheter 420 avions au total, soit un mélange de 340 F-35B et 80 F-35C. Selon le calendrier actuel, le premier déploiement de F-35B est prévu pour avoir lieu en 2017, avec l’escadron VMFA-121 à Iwakuni au Japon.

 

Commentaire :

Il y a quelque chose de paradoxal dans l’attribution de la capacité opérationnelle initiale (COI) du F-35B. Certes, après les nombreux retards et surcoûts du programme, celui-ci à évoluer depuis maintenant dix ans. Mais les défauts subsistent encore avec la fiabilité des systèmes et nous avons vu récemment, le mauvais comportement de l’avion en combat aérien rapproché (dogfight). On peut donc se demander, si cette COI n’a pas pour but de rassurer les politiques aux Etats-Unis, mais également ceux des pays déjà engagés sur le programme F-35. Je ne serais pas étonné de voir les commandes américaines repartir à la hausses, dans les mois qui viennent pour le F-35, histoire de montrer l’exemple et d’assurer le carnet de commande des pays intéressé, mais dont la confiance dans l’avion, était tombée au plus bas ces derniers mois.

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Photos : 1 & 3 F-35B du VMFA-121 2 Essais en mer @USMC