26/04/2016

KC-46A, vol réussi pour le quatrième prototype !

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Everett, Washington, le quatrième avion d’essais du programme KC-46A « Pagasus » a effectué avec succès son premier vol hier.

L’avion un B767-2C a décollé des installations de Boeing pour effectuer un vol inaugural d’une durée de 1 heure 40 minutes. Les pilotes d'essai ont effectué les contrôles de base sur les moteurs, les commandes de vol et des vérifications sur les systèmes environnementaux. L’avion a atteint une altitude maximale de 39.000 pieds avant d'atterrir à Boeing Field, au sud de Seattle.

Le B767-2C est un KC-46 sans que le système de ravitaillement en vol. Cet avion, connu sous le nom d'EMD-3, sera utilisé pour effectuer des tests de système de contrôle de l'environnement par temps chaud et froid. A terme, l’avion sera modifié et recevra le système complet de ravitaillement pour devenir un KC-46A.

La situation du programme :

L’EMD-1, le premier avion d'essai de type B767-2C, a réalisé plus de 315 heures d'essais en vol depuis son premier vol en décembre 2014. L’EMD-2, soit un KC-46 a effectué son vol inaugural en septembre 2015 et a terminé plus de 240 heures d'essais en vol, y compris le ravitaillement d’avions de types F-16, F/A-18 et AV-8B. Il a également été ravitaillé par un camion-citerne KC-10. L’EMD-4, le deuxième KC-46A, a volé le 2 mars dernier et a complété 25 heures de vol. Selon Boeing, les soucis de câblage sont maintenant entièrement résolus.  Boeing prévoit de construire 179 avions KC-46 pour l'US Air Force.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

 

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Photos : 1 Quatrième avion d’essais au décollage 2 Ravitaillement en vol d’un F-16 pour l’EMD-2 @ Boieng

JetBlue réceptionne le premier A321 made in USA !

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Airbus a livré à la compagnie JetBlue le premier A321 produit dans son usine de Mobile en Alabama. L'équipe complète d'employés de la chaîne d'assemblage américaine a présenté son premier appareil finalisé, un Airbus A321. Des cadres d'Airbus ainsi que des dirigeants de JetBlue, parmi lesquels le Président et CEO de la compagnie, Robin Hayes, et de nombreux dignitaires de la région du Golfe du Mexique, ont assisté à cette cérémonie de livraison. 

Rappel :

Airbus a annoncé en 2012 sa décision d'investir 600 millions de dollars pour la construction d'une chaîne d'assemblage final destinée aux monocouloirs à Mobile, Alabama, et moins d'un an s'est écoulé avant le lancement de la construction. La cérémonie d'inauguration de l'usine a elle eu lieu en septembre 2015. L'A321 livré aujourd'hui à JetBlue a effectué son premier vol avec succès le 21 mars 2016. 

Outre l'A321 livré aujourd'hui à JetBlue, neuf autres appareils de la famille A320 sont actuellement en cours de production sur le site. Airbus prévoit la livraison de quatre appareils par mois produits par l'usine de Mobile d'ici la fin 2017. Les premières livraisons porteront sur des monocouloirs CEO (Current Engine Option), mais fin 2017 verra le début de la transition vers les tout premiers dérivés NEO (New Engine Option).  

Les avions Airbus sont aujourd'hui produits 24h/24 dans des usines implantées aux quatre coins du monde (Mobile, Alabama ; Hambourg, Allemagne ; Toulouse, France ; et Tianjin, Chine), illustrant l'adage “The Sun Never Sets on Airbus” (le soleil ne se couche jamais pour Airbus).

 

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Photos : 1 Livraison de l’A321 à JetBluecérémonie de remise @ Airbus

Air France réceptionne son 70ème B777 !

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Boeing et la compagnie Air France ont marqué une étape importante avec la livraison du 70ème B777 au transporteur français. Le porte-drapeau français a joué un rôle central pour le succès du programme B777 et a été le client de lancement avec deux B777-300ER en 2004 et le B777 « Freighter » en 2009. Air France a pris livraison de son premier B777-200ER en mars 1998. L’avion livré est un B777-300ER, il est également le 43ème appareil de ce type au sein de la compagnie.

"La gamme 777 a l'un des piliers de la croissance de la flotte d'Air France", a déclaré Frédéric Gagey, directeur général d'Air France.

Depuis la fin des années 1950, quand la compagnie a pris livraison de son premier Boeing B707, Air France a opéré presque chaque avion commercial produit par Boeing. Aujourd'hui, le B777 est le cheval de bataille de la flotte long-courrier du transporteur basé à Paris, et desservant plus de 179 destinations dans 80 pays l'an dernier.

Air France fait partie de Air France-KLM, qui est le deuxième plus grand opérateur de la famille B777 dans le monde.

 

Photo : B777-300ER Air France @ Boeing

 

 

25/04/2016

Trident Jet confirme le CRJ900 !

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Bombardier Avions commerciaux confirme que Trident Jet (Jersey) Limited, une société sœur de Falko Regional Aircraft Limited, est le client auparavant non identifié qui avait signé une entente d’achat pour huit avions CRJ900 et six options annoncée en octobre 2015. Les avions sont pris en charge et exploités par CityJet en vertu d’un contrat de location avec services.

Ces avions et les équipages seront exploités pour le compte de SAS (Scandinavian Airlines). De plus, Bombardier a annoncé aujourd’hui que Trident Jet (Jersey) Limited a exercé quatre de ses options. Les avions seront aussi exploités par CityJet.

Au cours d’une cérémonie spéciale tenue à l’usine de Bombardier à Mirabel (Québec), Bombardier et CityJet ont célébré la livraison des cinq premiers des huit appareils CRJ900 commandés en octobre 2015. Les appareils livrés comprenaient le 400e avion CRJ900 de Bombardier, avion qui porte le numéro de série 15400.

La compagnie CityJet :

CityJet est une société aérienne irlandaise régionale dont le siège social est situé à Swords, dans le comté de Dublin, et qui exploite une flotte de 18 biréacteurs Avro RJ85 dans le cadre de son propre réseau de vols réguliers, qui desservent surtout l’aéroport London City, et de ses activités de location avec services pour le compte d’Air France, à partir de Paris. CityJet exploite aussi une flotte d’appareils CRJ900 de Bombardier pour le compte de SAS (Scandinavian Airlines), qui est basée en Scandinavie.

Le CRJ900 :

Comme les autres membres de la gamme d’avions de la série CRJ, le faible poids et l’aérodynamique évoluée du biréacteur régional CRJ900 se combinent pour assurer une efficacité améliorée et des coûts d’exploitation réduits par rapport aux autres avions de sa catégorie. La combinaison d’une ailette de bout d’aile plus grande et d’autres optimisations depuis le lancement de l’avion CRJ900 assure au biréacteur régional CRJ900 une faible consommation de carburant en vol et sur piste. Tous les avions CRJ présentent un nouvel aménagement intérieur qui comprend de plus grands coffres de rangement supérieurs, de plus grands hublots et un éclairage amélioré, ainsi que des parois latérales et des panneaux de plafond redessinés.

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Photo : 1 CRJ900 CityJet / SAS 2 Cérémonie de remise @ Bombardier

Des doutes sur la maintenance du F-35 !

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Une nouvelle épine dans le pied du programme F-35 vient d’être révélée, elle concerne la logistique de la maintenance de l’avion. Selon le dernier rapport du Government Accountability Office des Etats-Unis (GAO) le système d’analyse des pannes Autonomic Logistics Information Systems (ALIS) continue de présenter des problèmes de fonctionnalité.

Selon le dernier calendrier de l’avionneur Lockheed-Martin le F-35 « Lightning II » devrait entrer en production à plein taux en 2019, pour commencer à équiper les différentes Forces aériennes qui l’ont commandé. Mais pour cela, il est impératif que les systèmes de maintenance bien spécifiques au F-35 fonctionnent correctement et puisse être transportable, lors des déploiements de l’avion.

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Développé par Lockheed-Martin, le système ALIS est une infrastructure matérielle et logicielle qui collecte et analyse des données de santé et de maintenance. Chaque F-35 peut être analysé individuellement, mais les informations de celui-ci, sont ensuite transmises dans une base de données centralisée. Ce «système des systèmes» est conçu pour soutenir les F-35 en opérations pour en assuré la maintenance, avec la détection des défauts et assurer les livraisons de pièces au cours du cycle de vie de l’avion. Ceci fonctionne à travers l’ensemble des utilisateurs. Or, si ce système ne fonctionne pas correctement, les F-35 auront vite fait d’être cloués au sol ! De plus. Il n’est pas possible de revenir à une maintenance plus traditionnelle, chaque utilisateur est directement dépendant du bon fonctionnement de ce système.

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Les problèmes d’ALIS :

Selon le GAO, la grande taille des serveurs d’ALIS pose des problèmes de transport, de plus le système doit être connecté. Or, dans un environnement de brouillage électronique et de cyberguerre, sans oublier le simple problème d’approvisionnement en électricité dans un contexte de guerre généralisée, rien ne garantit le bon fonctionnement du système. De plus, des doutes apparaissent en ce qui concerne la résistance dans un environnement à haute température typique des opérations au Moyen-Orient par exemple.

La problématique de l’ultra-connectivité est aussi mise en cause, que se passerait-il pour l’ensemble des utilisateurs du F-35, si l’un des pays client se faisait « pirater » son système de maintenance ? Les risques de perturbations pourraient se répandre à travers le système et venir infecter l’ensemble des flottes de F-35.

Le dernier problème soulevé par la GAO provient des essais par le Corps des Marines du système ALIS à bord du navire d'assaut amphibie USS Wasp. En effet, les tests n'ont pas évalué la déployabilité du système et de fait « ALIS » n’est pas opérationnel. Si le système ALIS a pu être transporté et mis en place, l’ensemble de celui-ci n’a pas été testé dans son ensemble à ce jour.

Dans une déclaration en réponse aux conclusions du GAO, les responsables du programme F-35 au sein du Pentagone ont déclaré: «il n'y avait pas de surprises" dans le rapport, les questions associées à ALIS sont bien connues des services, des partenaires internationaux et de l'industrie. Le bureau du programme a lancé une "feuille de route technique" pour définir les priorités d’ALIS qui seront achevées cet été.

On le voit une fois encore, la longue liste des soucis liés au F-35 n’est pas encore close.

 

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Photos : 1 F-35 @USAF 2 Unité centrale de maintenance pour F-35 3 Maintenance de proximité @ USAF