02/06/2015

La Turquie va produire le D328 !

 

New_TRJ328_to_be_built_in_Turkey.jpg

 

Sierra Nevada Corporation et Savunma Teknolojileri Mühendislik ve Ticaret A. (STM) vont collaborer sur la production d'avions régionaux en Turquie. Cet accord fait suite au protocole d'accord (MoU) avec le ministère turc des Transports, des Affaires maritimes et des communications pour répondre aux besoins de produire le premier jet régional du pays dans le cadre de son projetd’ avions régionaux Le premier avion devrait être livré en 2018.

 

Faible risque :

 

La République de Turquie a pris un faible risque stratégie en s’alliant avec Sierra Nevada Corporation pour produire un avion dérivé du Dornier 328.STM  en  Turquie fonctionnera en tant que maître d'œuvre avec Turkish Aerospace Industries (TAI). Les sous-traitant, sont composés de Aselsan, TEI, Havelsan, Alp Aviation, Kale Aviation et Cabin turque Intérieur Inc. (TCI).

 

Le D328 :

 

Le développement du Do 328 remonte aux années 1980. Dornier avait noté dans une étude de marché qu’un vide existait sur le segment des avions régionaux d’une capacité de 33 places maximum. En décembre 1988, Dornier lança le développement du Do 328-100. Le premier vol eut lieu 3 ans plus tard le 6 décembre 1991 et l’avion reçut sa certification en octobre 1993.

L’un des objectifs principaux du développement consistait à assurer à l’appareil une vitesse pure et une vitesse ascensionnelle élevées, ce qui fut possible grâce à la voilure de type TNT et à l’hélice de conception nouvelle. Son empennage était en matériau composite. Le poste de pilotage fut équipé d’une planche de bord moderne et proposait en option une visualisation tête haute, choses peu communes dans un avion de cette capacité à cette époque. Dès le premier vol, il devint évident que le développement coûteux du programme Do 328 ne serait rentabilisé qu’à partir de 300 appareils vendus.

À la suite de la vente de Dornier à Fairchild en 1996, une version supplémentaire équipée de moteurs à réaction fut lancée dès février 1997, le « 328 Jet ». La société Fairchild-Dornier se retrouvait financièrement renflouée du fait que DASA-Daimler-Benz lors de la vente avait pris à sa charge les frais de développement au titre d’amortissements exceptionnels.

La crise du transport aérien provoquée par les attentats du 11 septembre 2001 et ses répercussions sur l’industrie aéronautique (recul des ventes du modèle 328 et annulation des commandes du projet Dornier Do 728 (en)) provoquèrent la faillite de Fairchild Dornier en avril 2002. Même le rachat par Avcraft (en) en 2003 ne put sauver le programme et après avoir effectué quelques livraisons supplémentaires, la société déposa son bilan en 2005.

 

La relance d’un projet abandonné :

 

La relance de ce projet va permettre de produire le D328 en deux versions, le TRJ328 jet  et T328turbopropulseurs avec  32 sièges, le projet comprend la conception future et la certification de nouveaux avions. Ces avions, avec des caractéristiques de décollage court et atterrissage court.

 

Photo : le futur TRJ 328 @Sierra Nevada Copr

11:42 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sierra nevada, tai, infos aviation |  Facebook | |

01/06/2015

La marine russe modernise un second lot d’Il-38!

987623.jpg

 

 

Moscou, la marine russe a ordonné la mise à niveau d’un second lot d’avion de patrouille maritime de type Ilyushin Il-38N (MPA). Le nombre d’avions concernés n’est pas connu, 

bien que la mise à niveau du premier lot comprenait cinq avions.

 

Modernisation des Il-38N: 

 

Les IIiouchine Il-38 de patrouille maritime vont recevoir Le système de mission «Novella». Ce système a été conçu par la société Leninets à Saint-Pétersbourg et il est un dérivé du «Sea Dragon»  destiné à la Marine indienne. Le système Novella» est censé suivre 32 cibles simultanément (navires, sous-marins et aéronefs) dans un rayon de 320 km, avec détection de cibles aériennes jusqu'à 90 km.

Contrairement au «Sea Dragon», le «Novella» dispose d'un module de reconnaissance électronique non exportable. Le coeur du système est basé sur des ordinateurs numériques modernes et dispose de deux opérateurs console qui disposent de deux écrans LCD qui permettent d’obtenir la situation tactique. Le système comprend également un détecteur d'anomalie magnétique très sensible, un système d’imagerie thermique à haute résolution et divers autres capteurs. 

 

La recherche et le développement ont commencé dans les années 1980. L'ambitieux programme a connu des retards répétés et plusieurs révisions de la spécification originale, poussés par la nécessité d'ajouter de nouvelles technologies qui sont devenues disponibles au cours du temps. On notera que l’Inde n’a finalement accepté que 8 avions IL-38 «Sea Dragon» en 2010, pour finalement se tourner vers le Boeing P-8I «Poseidon» américain.

 

L’IIliouchine Il-38 :

 

L'Iliouchine Il-38 «May» est un avion russe de lutte anti-sous-marine et de patrouille maritime développé dans les années 1950 à partir de l’IIliouchine Il-18 civil. civil. Il fut conçu suite à une demande de l'AVMF (l'aéronavale soviétique) pour une version armée du Il-18 en avion de patrouille maritime. Le premier prototype vola pour la première fois le 27 septembre 1967 en pleine Guerre froide contre les États-Unis sur la presqu'île du Kamtchatka. L'Il-38 est l'équivalent soviétique du Lockheed P-3 «Orion» américain. Son armement consiste en 5 ‘000 kg en soute de bombes, de torpilles, de mines.

 

5389.jpg

 

Photos : Il-38N modernisé @ Alexey Mityaev

 

 

 

Troisième Reaper pour la France !

 

ob_71c754_12-05-2015-le-troisieme-reaper-reali.jpg

 

General Atomics Aeronautical Systems Inc a livré le troisième drone de reconnaissance MQ-9 « Reaper » au ministère français de la Défense.

 

Au sein de l’Armée de l’air,  les deux premiers « Reaper » ont  accumulé plus de 4’000 heures de vol en un peu plus d'un an. Les « Reaper » français  sont entrés en service en janvier 2014 au sein de  l'escadron 1/33 «Belfort», stationnés sur la base aérienne 709 de Cognac.

 

Sans arme :

 

L’une des particularités de la flotte de drone « Reaper » française concerne le fait que ceux-ci ne sont pas armés et ne sont pour l’instant utilisés que pour la reconnaissance. Pourtant en France, on ne désespère pas de pouvoir un jour doté la flotte de MQ-9, de missiles d’attaques au sol. La France pourrait même opter pour le missile  MBDA Brimstone qui est aujourd’hui qualifié sur le drone américain. Celui-ci offre par ailleurs une réduction des risques de dommages collatéraux et permet  une totale létalité avec un seul tir contre des cibles évoluant à grande vitesse sur terre, mer et dans un environnement complexe.

 

Garder l’indépendance :

 

L'armée de l'air fait voler ses MQ-9 « Reaper » avec ses propres satellites, ce qui lui permet de  garder son indépendance, lors des missions. De fait, la France n’a pas besoin de solliciter l'autorisation des autorités américaines pour engager le drone.

 

Photo : Drone MQ-9 « Reaper » de l’Armée de l’air  @ Armée de l’air

Le Citation CJ4 entre en service en Europe !

 

1813954090.jpg

 

Cessna Aircraft Company, a annoncé que son client, Hahn Air Lines, exploite le premier Cessna Citation CJ4 pour le service de transport aérien régulier, faisant ainsi du CJ4 le premier jet d'affaires Citation à être utilisés pour le service de transport aérien commercial en Europe.

 

L'opérateur de transport aérien régulier utilise le Citation CJ4 sur un itinérairede  Düsseldorf au Luxembourg. Les passagers d’Hahn Air disposent des performances d'un Citation et du  confort cabine spacieuse de jets d'affaires.

 

 Le CJ4 Citation est le plus récent et le plus grand membre de la famille populaire des avions d'affaires comprenant la gamme  Citation CJ1 , CJ2  et CJ3. Le CJ4 est homologué pour un seul pilote et permet d’être volé par l’ensemble des pilotes qualifiés sur la gamme  CJS.

 

Les résultats définitifs des essais en vol poussés ont validé des améliorations de performances significatives, y compris une distance de décollage de 3.130 pieds (954 mètres) à masse maximale au décollage, capable d'une montée directe à 45.000 pieds (13,716 m) en seulement 28 minutes, une vitesse maximale de 453 noeuds (839 kilomètres par heure), une gamme qui inclut 2002 miles nautiques (3710 km) avec deux membres d'équipage et cinq passagers et une distance d'atterrissage de 2700 pieds (823 mètres) à masse maximale à l'atterrissage.

L'avion est doté de deux réacteurs Williams International FJ44-4A à commande électronique (FADEC). Cette motorisation  a obtenu la certification FAA le 2 février dernier.

La cabine peut être configurée pour un maximum de huit passagers avec le système de divertissement Rockwell Collins qui comprend un DVD BluRay équipés d'écrans HD, les cartes mobiles et la radio XM.

 

Photo : Cessna Citation CJ4@ Cessna

31/05/2015

Accélération pour le programme KC-46A !

635554432865348032-KC46-767-3.jpg

 

 

Everett, Boeing accélère la préparation du programme KC-46A « New Gen Tanker», plus connu sous le nom de EMD-1, avec la reprise des vols du premier exemplaire. 

 

Le retour en vol du prototype EMD-1 va permettre de terminer les essais de navigabilité et de maniabilité de l’appareil. Puis l’avion va entamer les essais en vol avec les nacelles de ravitaillement. Il sera suivi par trois autres appareils cet année encore, dont deux dans la configuration complète KC-46A. 

 

Cette accélération du programme doit permettre à Boeing de livrer 18 KC-46A à l’armée de l'air d'ici 2017. Au total Boeing devra livrer  179 KC-46 d'ici à 2027.

 

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

 

Le KC-46A«New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 NewGen modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

 

1848456624.jpg

 

Photos : 1 KC-46A EMD-1 en vol 2 Cockpit @ Boeing