10/12/2015

La patrouille des Blue Angels volera sur Super Hornet !

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La Marine américaine a entamé un processus pour remplacer l'avion de l'équipe de démonstration des « Blue Angels » avec une escadre de Boeing F/A-18E « Super Hornet ».

Boeing va recevoir très prochainement un contrat en vue de l’élaboration de plans d'ingénierie nécessaires pour convertir des monoplace de type « Super Hornet » dans une configuration spécifique au rôle de la patrouille de démonstration de la Marine américaine.

Pour pouvoir rejoindre la célèbre patrouille, les « Super Hornet » être dépourvu d’armes, ainsi que des rails d’armement. Ils devront recevoir des pompes à carburant qui peuvent fonctionner en manœuvres inversées, ainsi qu’une pompe à huile dans la queue pour émettre de la fumée. En outre, un ressort est ajouté à la manette de commande pour une meilleure manipulation des fumigènes lors des vols inversés.

 

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Les Blue Angels :

La patrouille de démonstration de la Marine américaine a été crée en 1946 et volait à l’époque sur des Grumman F6F-5 « Hellcat ». En 1949, celle-ci passe sur avion à réaction, avec le Grumman F9F-2 « Panther ». Une des particularités de cette patrouille est, qu'aujourd'hui encore, ses pilotes volent sans combinaisons anti-G et ceci à bord d’avions particulièrement performants. C’est en 1987 que les « Blue Angels » quittent le « bon vieux » Douglas A-4F « Skyhawk » pour voler sur le F/A-18 A/B « Hornet ». En 2010, la patrouille a reçu la version C/D du « Hornet », soit des appareils d’occasions de la Navy.

 

Photos : 1 Les Blue Angels sur Hornet 2 Image du Super Hornet aux couleurs des Blue Angles@ Boeing

 

 

 

Turquie, la flotte de B737 AEW&C au complet !

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Base aérienne de Koynia en Turquie Boeing a livré le quatrième et dernier exemplaire des B737 AEW&C «Wedgetail» de détection lointaine et de contrôle. Ce dernier appareil inclut un logiciel mis à jour pour la plate-forme de soutien au sol. Les trois premiers exemplaires recevront cette mise à jour prochainement.

Le modèle de B737 «Wedgetail» acheté par la Turquie a comme maître d’oeuvre Boeing, mais avec une sous-traitance auprès de Turkish Aerospace Industries (TAI). On notera pour la petite histoire, que l’avion est doté de plusieurs systèmes électroniques d’origine israélienne, fabriqué par Elta Systems (ESM). Hors, les tensions entre les deux pays, suite à l’incident du navire Mavi Marmara en 2010 n’a pas réchauffé les relations des deux pays. Les systèmes ont été livrés par Israël, mais dans une ambiance glaciale.

 

Le Boeing B737 «Wedgetail» :

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Basé sur le Boeing B37-700 «Next-Generation» commercial, l'AEW& C est conçu pour fournir la surveillance de l’espace aérien et la gestion de celui-ci,  grâce à son radar à balayage électronique qui retransmet à l’équipage, l’ensemble des cibles aériennes et maritimes en temps réel. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives, tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Le radar MESA peut détecter jusqu’à 1.000 objets volants dans le même temps. Lorsque le degré de surveillance est en mode 360°, il peut détecter les avions ennemis dans un rayon de 370 km et lorsqu’il concentre le faisceau dans une direction, il peut détecter des cibles à des distances allant jusqu'à 500 km. Boeing a déjà livré des B737 «Wedgetail» à la République de Corée du Sud et à la Royal Australian Air Force.

 

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Photos : B737 «Wedgetail» turc @ Boeing

 

09/12/2015

Australie : contrat signé pour les Pilatus PC-21 !

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Canberra, le vice-maréchal Leigh Gordon de la RAAF, le PDG de Lockheed-Martin Australie et Markus Bucher, directeur général de Pilatus Aircraft ont signé le contrat pour la fourniture de 49 avions écoles Pilatus PC-21 à la Royal Australian Air Force (RAAF).

Le contrat de services d'une valeur de 1,2 milliard de dollars verra Lockheed-Martin Australie livrer en partenariat avec l’avionneur suisse Pilatus 49 avions écoles de nouvelle génération PC-21. Le contrat comprend également sept simulateurs de vol, ainsi que l’ensemble des systèmes d’apprentissage au sol et pièces détachées. La Ministre de la défense Marise Payne a déclaré, que le nouveau système de formation assurerait aux pilotes les connaissances et les compétences nécessaires leurs permettant de passer directement sur des avions militaires de pointe, comme le Super Hornet et le futur F-35.

 

Rappel :

La Force de défense australienne avait lancé un appel d’offre pour remplacer ses actuels Pilatus PC-9M avec un nouveau système de formation dénommé "Air Project 5428" à partir duquel le PC-21 est sorti vainqueur après les négociations et l'évaluation approfondie. Ce paquet va harmoniser la formation avec le PC-21 assurant un système moderne de formation rentable pour la formation de base et avancé des pilotes de la RAAF.

 

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Noël chez Pilatus : 

C’est une nouvelle victoire pour l’avionneur suisse avec son PC-21 face à une rude concurrence. La signature de ce contrat démontre une nouvelle fois l’extrême qualité qu’offre le système « PC-21 » et offre un cadeau de Noël avant l’heure à l’ensemble des employés qui forment l’entreprise Pilatus.

«Nous sommes ravis qu’après 28 ans avec le Pilatus PC-9 en opérations au sein du Commonwealth, l’Australie a choisi d'appuyer notre réputation pour la fourniture du systèmes de formation de classe mondiale avec ce nouveau contrat. Je suis également heureux que l'équipe 21 a remporté l'affaire contre tous les concurrents internationaux et que, dans le dernier tour, la Force de défense australienne a choisi le Pilatus PC-21 sur tous les autres aéronefs - Pilatus une fois, Pilatus pour toujours ! " a déclaré Markus Bucher, directeur général de Pilatus.

 

6ème client :

L’Australie devient ainsi le 6ème client pour le système d’entrainement PC-21, les autres pays sont : la Suisse avec 8 appareils (2 en options), Singapour 19 aéronefs, les Emirats Arabes Unis 25 appareils, l’Arabie Saoudite 55 appareils en commandes et le Qatar avec 24 appareils en commandes.

 

La génération PC-21:

Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde  d’assurer une transition directe vers des chasseurs modernes tels que les F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter, F-35 pour ne citer que ceux-là. Il est également possible d’opter pour une combinaison en binôme avec un jet école, dans ce cas la formation sur jet peut être réduite en nombre d’heure. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.

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Photos : 1 Pilatus PC-21 au-dessus de l’Australie 2 Projet team 21 3 PC-21 en Suisse @ Pilatus Aircraft J.Zbinden

 

 

 

 

Le premier B737-800 MAX est assemblé !

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Renton, Washington. Boeing a terminé et peint le premier tout premier B737-800 MAX de nouvelle génération. Le premier « 737 MAX » fraîchement peint nommé l'Esprit de Renton, a été révélé aux employés dans une version spéciale de la livrée Boeing. L'avion va maintenant subir les préparations  en vue de son vol inaugural.

Actuellement deux autres B737MAX sont en cours d’assemblage final et le quatrième et en début de chaîne. Boeing maintien son calendrier de livraison au client de lancement, Southwest Airlines pour le troisième trimestre de 2017.

 

Le B737 MAX :

Le B737 «MAX» sera 13 % plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % par rapport à son futur concurrent. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol.

Par ailleurs, le B737 MAX profitera des progrès accompli dans le domaine de la connectivité. Le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel, pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol.

La famille B737 "MAX" comprend le B737-700 «MAX», le B737-800 «MAX» et le B737-900 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérisera par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG. Le premier vol est prévu pour le début de l’année 2016.

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Photos : le premier B737-800 MAX @ Boeing

08/12/2015

Première étape de la police aérienne 24/24 !

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Payerne, la disponibilité opérationnelle en matière de service de police aérienne sera réalisée progressivement d’ici à la fin 2020. A partir de là, deux avions seront prêts à l’engagement 24 h sur 24 pendant toute l’année. Mais avant d’en arriver là, le dispositif des Forces aériennes va progressivement monter en puissance. La première étape de réalisation va démarrer en janvier 2016. Deux F/A-18 armés seront alors prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum, et cela cinq jours par semaine, entre 8 heures et 18 heures. Je vous propose de voir les détails de la préparation du projet PA24 (Police aérienne 24/24), ainsi que l’ensemble des éléments connexes qui sont encore méconnus du grand public.

 

Le projet :

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum (la détection d’un avion s’effectue bien avant son entrée sur notre territoire). La première étape va démarrer en 2016 : les avions seront prêts à être engagés du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, pendant 50 semaines. Cette présence sera étendue à 365 jours en 2017. A partir de 2019, les avions seront prêts à intervenir de 6 h à 22 h. A la fin 2020, ils seront disponibles 24 h sur 24 pendant toute l’année.

 

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Les deux appareils seront affectés à des «Hot Missions» et à des «Live Missions». Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic ou la souveraineté sur l’espace aérien de la Suisse. Par «Live Missions», en revanche, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent pour le survol du territoire suisse une « diplomatic clearance ».

 

Base d’affectation :

Le site principal choisi pour le projet PA24 est la Base aérienne de Payerne environ 10 à 11 mois de l’année. Toutefois, pendant la fermeture de la piste, les vols se dérouleront à partir d’Emmen ou de Meiringen en fonction de la disponibilité.

 

Moyenne des interceptions aériennes aujourd’hui :

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Le Colonel EMG Jérôme d’Hooghe pilote de F/A-18 nous confirmait hier, sur le site de l’aérodrome de Payerne, les chiffres suivants en ce qui concerne les missions d’interception dans le ciel helvétique :

Par année une moyenne de 300 interceptions. Par ailleurs, on dénombre au 29.11.2015, 37 « Hot Missions » et 44 violations de notre espace aérien, ce à quoi, il faut ajouter les vérifications d’aéronefs et l’aide aux avions en difficultés (chiffres non communiqué pour l’instant).

 

Ce qui va changer :

Aujourd’hui, les missions de police aérienne s’effectuent aux heures de bureau et le déroulement avec généralement une patrouille d’avions en vol, qui est déroutée en direction de l’avion qui doit être contrôlé. Ce mode de fonctionnent pourra à l’avenir continuer, si, il s’agit d’une simple vérification, par contre avec la mise à disposition de deux F/A-18 armés prêt à décoller, il sera possible et de manière progressive d’intercepter et le cas échéant de contraindre un appareil à se poser ou à être conduit hors de notre espace aérien.

Il faut également noter que notre pays va continuer à travailler en partenariat avec nos voisins, avec l’échange de données radars et la possibilité à terme de partager l’interception d’un avion même la nuit.

 

Pourquoi faut-il attendre 2020 ?

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Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 de jour comme de nuit et les week-ends, il devient impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faudra 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

 

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Conséquences indirectes de la PA24 :

Hormis la compétence de pouvoir assurer la police du ciel «24/24», le projet va permettre de créer de nouvelles places de travail, soit une centaine d’ici 2020. De plus, les mécaniciens qui seront de piquet la nuit et les week-ends travailleront, notamment à la maintenance des F/A-18, ce qui va permettre d’augmenter la disponibilité de la flotte.

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Du point de vue économique, l’ouverture de la base de Payerne permettra du même coup la mise en place de vols civils pour les entreprises de la région.

 

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Et le bruit ?

Cette augmentation de l’activité aura-t-elle une conséquence sur le bruit dans la région ? Le survol de notre pays est particulièrement dense la journée et se raréfie la nuit, le risque d’un décollage d’urgence avec avions de combat est faible, mais ne peut être exclut. Le développement de l’activité civile amènera certes, quelques nuisances, mais durant le jour et non la nuit, par ailleurs, les avions civils sont nettement moins bruyants que les jets militaires.

 

Commentaire :

Non, la police du ciel ne peut se faire en un jour et demande la mise en place d’une importante structure sur la base aérienne de Payerne. La formation et l’emploi en sont les maîtres mots. A l’évidence, avec une volonté politique plus précoce, nous aurions pu disposer d’une telle sécurité bien plus tôt, mais les diminutions des budgets militaires de ces dernières années permettaient pas la concrétisation d’un tel projet. Mais attention, la mise en place de la police du ciel 24/24 est un élément très important, cependant celui-ci répond à un besoin spécifique en tant de paix et en situation normale. Les choses sont différentes en cas de tensions internationales et en cas de conflits et là c’est un renforcement de la dotation en avions de combat qu’il va falloir relancé.

 

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Photos : 1 Hornet contrôlant un Global 5000 du gouvernement allemand @ Swiss Air Force 2 Colonel EMG Jérôme d’Hooghe 3 cmdt de la base de Payerne le Colonel EMG Benoit Studenmann @ P.Kümmerling 4 Hornet en escorte d’un A380 @ Swiss Air Force