14/12/2015

Bonnes perspectives pour le trafic aérien 2016 !

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Genève, l'Association du transport aérien international (IATA) a annoncé ses perspectives pour l'industrie du transport aérien pour 2016, qui voit une marge bénéficiaire nette moyenne de 5,1% étant généré un bénéfice net total de 36,3 milliards de dollars. L'IATA a également annoncé une révision de ses perspectives de l'industrie du transport aérien pour 2015 vers le haut pour un bénéfice net de 33 milliards de dollars (marge bénéficiaire nette de 4,6%) de 29,3 milliards dollars, prévu en juin.

 

Le renforcement des résultats de l’industrie est attribuable à une combinaison de facteurs :

La baisse des prix du pétrole (prix prévu de 55 dollars par baril de Brent en 2015 et de 51 dollars par baril en 2016) stimule les bénéfices des compagnies aériennes; toutefois, ce facteur est fortement atténué dans plusieurs marchés par l’appréciation du dollar américain.

La forte demande dans le secteur passagers (croissance de 6,7 % en 2015 et de 6,9 % en 2016) compense la croissance décevante de la demande dans le secteur du fret aérien (1,9 % en 2015; amélioration à 3,0 % en 2016). Les faibles résultats du fret reflètent la stagnation de la croissance du commerce.

Les résultats économiques améliorés de certaines économies clés (y compris une reprise plus rapide que prévu dans la zone euro) sont contrebalancés par les répercussions du ralentissement de la croissance en Chine et du repli de l’économie brésilienne. La croissance du PIB mondial devrait s’améliorer et atteindre 2,7 % en 2016 (en hausse par rapport au taux de 2,5 % en 2015).

Les gains d’efficience réalisés par les compagnies aériennes s’illustrent par les coefficients d’occupation record (80,6 % en 2015, avec légère diminution à 80,4 % en 2016). La capacité augmente et devrait dépasser la croissance de la demande en 2016. Toutefois, les rendements continuent de se détériorer dans le contexte de forte concurrence.

La rentabilité des compagnies aériennes continue de s’améliorer, marge bénéficiaire nette de 5,1 % en 2016. En 2016, le nombre total de passagers devrait s’élever à 3,8 milliards, et ils voyageront sur quelque 54 000 routes aériennes.

En 2016, les grandes tendances de 2015 se maintiendront. Les principaux facteurs de performance en 2016 seront les suivants :

La demande : la demande de sièges devrait augmenter de 6,9 % (semblable à l’augmentation de 6,7 % prévue pour 2015) et le nombre de passagers devrait s’élever à 3,8 milliards en 2016. La capacité en sièges devrait augmenter légèrement plus que la demande, soit un taux de croissance de 7,1 %, une accélération par rapport au taux de 5,5 % en 2015. La croissance de la demande dans le secteur du fret devrait s’accélérer en 2016 et atteindre 3,0 %, soit plus que la croissance de 1,9 % pour 2015. Cela dépasse légèrement la croissance du PIB, qui devrait être en moyenne de 2,7 % en 2016. Avant la crise financière mondiale, un tel rythme de croissance économique aurait entraîné des taux de croissance du commerce mondial et du transport de fret bien supérieurs, mais ce modèle de croissance semble avoir disparu à mesure que les compagnies aériennes rapatriaient leurs chaînes d’approvisionnement. Au total, l’industrie devrait transporter 52,7 millions de tonnes de fret en 2016.

Le rendements : le coût des voyages et des expéditions de marchandises devrait continuer de fléchir, les rendements moyens diminuant de 5 % pour les passagers et de 5,5 % pour le fret en 2016. Le rythme du déclin est moins élevé qu’en 2015, alors que les rendements devraient diminuer de 18,0 % pour le fret et de 11,7 % pour le secteur passagers. Environ 6,0 points de pourcentage, dans ce déclin de 2015, peuvent être associés à l’appréciation du dollar américain et à l’impact de cette appréciation lorsqu’on comptabilise les revenus en monnaies autres que le dollar US.

 

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Photos : 1 B777-200LR Air Canda @Brian 2 Airbus A350XWB Vietnam Airlines@ Long Nguyen

13/12/2015

Northrop-Grumman et la 6ème génération d’avions de combat !

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Northrop-Grumman qui a remporté le contrat du futur bombardier stratégique, destiné à l’US Air Force (programme LRS-B) réfléchit au développement de la 6ème génération d’avion de combat. Il faut dire que l’avionneur se sent pousser des ailes et espère être pleinement concurrentiel pour répondre aux remplacements des actuels F-22 « Raptor » et autres « Super Hornet » à l’aube des années 2040 – 2050.

Pour Northrop-Grumman, la gestion thermique sera un facteur critique pour le remplacement des aéronefs actuels. Pour l’avionneur, la gestion de la chaleur générée par les armes et les capteurs de plus en plus puissants a été jusqu’ici négligée, selon les ingénieurs du groupe américain.

Le concept du combattant de 6ème génération de Northrop-Grumman montre un aéronef furtif, à aile en flèche qui utilise une arme laser. Pour l’avionneur, les lasers actuels n’ont que 32-33% d'efficacité, mais d’ici une trentaine d’années, ceux-ci seront véritablement efficaces contre une variété multiple de cibles.

Toujours, selon le concept de Northrop-Grumman, le grand défi des armes laser viendra des accumulateurs permettant de recharger l’arme. En effet, ceux-ci vont dégager une forte chaleur qui rendra du même coup l’avion parfaitement visible face à des capteurs infrarouges. Il serait alors possible de limiter la taille du magasin de l'arme laser ou la cadence de tir, ce qui forcerait le pilote à quitter le combat jusqu'à ce que l'accumulateur soit rempli d'énergie.

Commentaire :

 On le voit, les bases de l’avion de l’avion de combat de 6ème génération sont encore loin d’être remplient et beaucoup de questions restent encore en suspends. D’une manière générale, les avionneurs considèrent aujourd’hui, que la 6ème génération d’avions de combat, ne sera pas forcément très différente de la cinquième génération. On parle de capteurs similaires à ceux d’aujourd’hui, mais toujours plus puissants avec l’arrivée progressive des armes laser.

 

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Photos : 1 Concept d’avion de 6ème génération@ Northrop-Grumman 2 le concept selon Boeing@ Boeing

 

 

 

Hélicoptères Mi-171 pour le Bangladesh !

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Moscou a livré 5 hélicoptères de type MIL Mi-171SH. Cette livraison a eu lieu en échange de l'achat de biens russes en vertu d'un accord conclu à la fin de 2013.

Les hélicoptères sont équipés de réservoirs supplémentaires de carburant et d’une élingue externe, d’un projecteur et de l'avionique leur permettent d'opérer de nuit et dans toutes les conditions météorologiques. Ils sont également équipés de systèmes de blindage et de protection, afin qu'ils puissent opérer dans des zones d'activité terroriste.

 

Le MIL Mi-171SH : 

Dérivé direct des Mi-7/17 le Mi-171 se différencie sur plusieurs points. Le Mi-171SH est remotorisé par deux turbines Klimov TV3-117VM. Chaque moteur est évalué à 1.641 kW. Le Mi-171SH peut voler à une altitude maximale de 6’000 m. La vitesse maximale de l'hélicoptère est 250 km/h. Le rayon d’action (sans réservoirs de carburant auxiliaires) est 580 km. L'hélicoptère a une masse maximale au décollage de 13’000 kilogrammes. Le Mi-171SH dispose d'un nouvel APU. Auparavant, les hélicoptères de cette famille étaient principalement équipés d’un groupe de puissance auxiliaire de la compagnie «Motor Sitch» de Zaporijjia (Ukraine). Sur le Mi-171SH l’unité auxiliaire de puissance est de type «Saphir» et de production tchèque. De plus, à la différence de son prédécesseur le Mi-17, il peut effectuer des missions dans des conditions extrêmes à haute altitude et dans un climat très chaud.

 

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Photos : MIL Mi-171SH aux couleurs du Banglsdesh @ BAF

 

12/12/2015

Essais de roulage pour le Falcon 5X !

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Le Dassault Falcon 5X a effectué une série d’essais de roulage sur le tarmac de Bordeaux-Mérignac. Ce premier test au roulage fait suite aux problèmes d’intégration du nouveau moteur SNECMA "Silvercrest".

Il faut en effet, se rappeler, que la mise au point du tant attendu moteur « Silvercrest » a été sensiblement retardée. Le nouveau moteur de SNECMA a souffert en ce qui concerne la régulation thermique qui prévient notamment les risques de givrage du carburant. Le système a été quelque peu sous-dimensionné par rapport aux exigences récemment renforcées de la réglementation. De fait, le motoriste a dû dans l’urgence revoir son design. De plus, il faut signaler qu’un échangeur thermique, est un composant à long cycle de fabrication d’ou l’accumulation du retard.

 

Commentaire:

Le très attendu Flacon 5X doit venir compléter la gamme des avions d’affaires de l’avionneur français. Ce nouvel opus complète à merveille le 2000XLS, 7X et 8X. Dassault va ainsi se maintenir au plus haut niveau face à la concurrence particulièrement forte de dans le domaine.

 

Photo : Flacon 5X@ Dassault Aviation

 

 

Livraison du 2’500ème C-130 !

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Marietta, ce vendredi, Lockheed-Martin a livré le 2’500ème exemplaire d’un C-130 « Hercules » de sa ligne de production. L’avion est un HC-130J « Combat King II » qui a rejoint le 71e Escadron de sauvetage de l'US Air Force, qui fait partie du groupe de sauvetage 347.

"Cette livraison est une source de fierté pour notre équipe et la communauté mondiale de C-130", a déclaré George Shultz, vice-président et directeur général pour le programme C-130 de Lockheed Martin.

 

Rappel :

L'US Air Force reçu le premier « Hercules », le 9 décembre 1956. L'US Air Force est le plus grand opérateur d’Hercules dans le monde, qui comprend le C-130 et C-130J « Super Hercules ». Le C-130 est exploité par 68 nations dans le monde a enregistré plus de 22 millions d'heures de vol. Le modèle de production actuelle, le C-130J « Super Hercules », a été choisi par 16 pays et 19 opérateurs différents. La flotte mondiale de « Super Hercules » a plus de 1,3 millions d'heures de vol à son actif.

Les variantes actuellement en production comprennent : le C-130J-30, le ravitailleurs KC-130J le HC-130J et MC-130J sans oublier le LM-100J de fret commercial.

 

Le Lockheed-Martin HC-130J « Combat King II » :

Dérivé du KC-130J, le nouveau HC-130J « Combat King II » a été commandé par l’Air Force Air Combat Command (AFACC). Il dispose, comme l’ensemble de la série « J », d’une motorisation composée de turbopropulseurs Allison AE2100-D3 équipés des hélices à six pâles R-391 de Dowty-Rotol. Il se différencie notamment des HC-130J déjà livrés aux Garde-Côte américains (USCG) par sa faculté à pouvoir ravitailler des hélicoptères ou des V-22 Osprey.

 

Photo : HC-130J « Combat king II » @Lockheed-Martin