05/01/2016

Le Rafale en courte finale en Inde !

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Je vous l’annonçais en octobre dernier, le feuilleton concernant la vente d’avions Rafale à l’Inde avance doucement, mais surement ! Le dénouement de ce long et presque interminable feuilleton devrait donc trouver une fin heureuse, dans quelques jours, avec la signature pour l’achat de 36 aéronefs.

 

Combler le vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devient urgent de combler le vide qui se creuse chaque jour un peu plus, avant l’arrivée du Tejas et du futur Sukhoi T-50. Pour cela, il est évident que seul l’avion français est en mesure de venir remplacer rapidement la flotte de vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation est donc très attendue chez les pilotes indiens. La problématique de l’Indian Air Force vient du fait des nombreux retards dans la mise au point du Tejas. Certes, l’avion est aujourd’hui sur la bonne voie (enfin !) il devrait même être présenté à fin janvier en grande première au Salon aéronautique de Bahrein. Mais celui-ci ne serait pas disponible avant deux ans. Du côté du Sukhoi T-50, les livraisons ne devraient pas intervenir avant 2019 au plus tôt et la signature définitive n’est pas attendue avant quatre à six mois.

Finalisation des discussions :

Le gouvernement indien a renvoyé le 31 décembre à la France, les documents nécessaires à la finalisation du contrat de plus de 5 milliards d'euros. Cette étape marque la fin des différents qui retardaient la conclusion du contrat, l’Inde semble donc avoir obtenu des compensations représentent au moins 50 % de la valeur du contrat, par le biais des transferts de technologie ou de formation des pilotes. Il semble également que les Rafale indiens seront équipés d’une nacelle de désignation laser étrangère (reste à déterminer le modèle) et d’un viseur de casque développé par l’Israélien Elbit Systems (A confirmer). Les livraisons des appareils devraient s'étaler sur trois ans.

 

Photo : Rafale avec les couleurs indiennes @ Dassault

 

Livraison du premier Legacy 450 en Europe !

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L’avionneur brésilien Embraer a livré le premier exemplaire de son Legacy 450 à un client européen. La société luxembourgeoise Smart Air SA en est le destinataire et va gérer l'aéronef pour le compte d'un client. Le biréacteur sera basé à Bruxelles et disponible à la location à partir de janvier.

 

Le Legacy 450 : 

L’Embraer Legacy 450 est un biréacteur d'affaires à mi-léger avec une cabine de 1,82 m de hauteur. La cabine est dotée de quatre sièges inclinables entièrement qui peuvent être convertis en deux lits de repos complet. Le système de divertissement à bord comprend un système de vidéo haute définition avec son «surround» et une plage de données audio et vidéo d'entrée. La cabine dispose d'un centre de rafraîchissement (des armoires pour le stockage de boissons de nourriture et d'autres ustensiles). L’avion dispose d’un WC privés dans le fond et une zone intérieure pour les bagages à main. 

Le Legacy 450 est le second avion d'affaires du constructeur doté de commandes de vol électriques «fly- by-wire» (le premier étant le Legacy 500). L’avion est doté d’un mini-manche latéral. L’avionique est articulée autour du système Rockwell Collins ProLine Fusion est et entièrement numérique. Quatre écrans plats LCD a haute résolution de 15,1 pouces offrent une parfaite vision pour l’équipage. Le système est doté des cartes électroniques Jeppesen et du système de vision synthétique (SVS). En option, il sera possible de doter le cockpit d’un HUD (Head-Up Display) et d’un  EVS (Système de vision améliorée).

L'avion est équipé de deux moteurs Honeywell HTF 7500E pouvant fournir 6’080 livres de poussée.  Avec quatre passagers  le Legacy 450 est capable de voler sans escale de Los Angeles à Boston aux États-Unis ou Sao Paulo à Lima  au Pérou soit une distance de 2’500 nautiques (4’630 km). 

 

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Photos : 1 Embraer Legacy 450 2 Livraison à Smart Air @ Embraer

04/01/2016

L’Egypte confirme le Kamov Ka-52K !

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On s’en doutait un peu, depuis l’annonce de l’achat par l’Egypte, des deux bâtiments de type « Mistral » auprès de la France, le pays a choisi la version navalisée du nouvel hélicoptère d’attaque russe Kamov Ka-52K « Katran ». Le contrat a été signé discrètement au printemps de cette année, entre le gouvernement égyptien et l'exportateur d'armement russe Rosoboronexport.

Au total se sont 46 hélicoptères Kamov Ka-52K qui vont venir pour équiper les nouveaux bâtiments de la classe « Mistral » d'assaut amphibie de construction française, initialement commandés par la Russie.

Le Kamov Ka-52K « Katran » :

Le Kamov Ka-52K "Katran" est une version navalisée du Ka-52 « Alligator ». Le Ka-52K bénéficie de pales et d’ailes repliables, d’un train d’atterrissage renforcé, d’un traitement anticorrosion, ainsi que de nouvelles capacités comme la lutte antinavire. Contrairement à son homologue le Ka-52 «Alligator», le Ka-52K emportera la version bi-bande du radar «Arbalet» avec un capteur en bande Ka (cibles terrestres) et un autre en bande X pour les cibles marines. En matière d'armement, cet appareil recevra le missile air-mer Kh-35UV en plus de l’armement classique de l’Alligator. Les deux pilotes disposent d’un système d’éjection inédit qui éjecte en premier le rotor coaxial, puis déclenche l’éjection des deux sièges, du pilote et du mitrailleur.

 

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Les systèmes de vol comprennent un système de navigation inertielle (INS), un pilote automatique et affichage tête haute (HUD). Les capteurs comprennent pod infrarouge (FLIR) et un radar de suivi de terrain. Le Ka-52 est équipé d'un récepteur d'alerte radar couplé à un système de guerre électronique. Le Ka-52 est propulsé par deux turbines Klimov117VMA, fournissant chacune 2.200 CV (1660 kW). Les moteurs sont placés de chaque côté du fuselage pour renforcer la capacité de survie au combat. L'hélicoptère a également une unité de puissance auxiliaire (APU) pour le fonctionnement autonome. L'hélicoptère disposant de petites ailes équipées chacune rails de suspension, ainsi, que les contre-mesures de bout en bout d'aile. L’Alligator peut emporter jusqu’à 12 missiles anti-char «Vikhr» d’une portée de 8 km.  Le Ka-52 est armé d'un canon  2A42 à tir rapide de 30mm, sans restriction d’azimut. 

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Photos : 1 Kamov Ka-52K avec le missile antinavire Kh-35 2 Essais sur bâtiment de surface @ Kamov

Ryukyu Air Commuter réceptionne son premier Q400 !

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Bombardier Avions commerciaux et Ryukyu Air Commuter Co., Ltd (RAC) d’Okinawa, au Japon, ont annoncé la livraison et l’acceptation du tout premier avion Q400 combi cargo. Construit à l’usine de Bombardier à Toronto (Ontario), au Canada, l’avion est l’un des cinq commandés par RAC. Membre du groupe Japan Airlines, RAC est le client de lancement de cette nouvelle variante de l’avion Q400, à la configuration combi fret-passagers, présentée en grande première au salon aéronautique de Farnborough en juillet 2014.

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À propos des avions Q400 :

 

Conçu comme un biturbopropulseur moderne du 21e siècle, l’avion Q400 est le dernier-né de la gamme d’avions Q Series. Il procure des niveaux inégalés de performance, de souplesse opérationnelle et de confort des passagers. Outre sa configuration standard à classe unique, l’avion Q400 est offert en plusieurs options : intérieur biclasse au confort accru des passagers, configuration à capacité assise supplémentaire pouvant aller jusqu’à 86 sièges pour les marchés à haute densité et configuration combi. En offrant une consommation de carburant de 30 % moindre que celle des avions à réaction qu’il vient souvent remplacer, l’avion Q400 réduit radicalement les émissions de carbone et accroît la rentabilité. Ses grandes hélices tournent à un plus faible rapport de tours/minute, générant plus de puissance avec moins de bruit, ce qui en fait une option conviviale pour les centres-villes.

La gamme d’avions Q400 comprend plus de 60 propriétaires et exploitants dans près d’une quarantaine de pays dans le monde et la flotte mondiale a enregistré plus de 6 millions d’heures de vol. Ces avions ont transporté plus de 370 millions de passagers dans le monde entier. Reconnu de longue date comme un précieux actif par les exploitants, l’avion Q400 suscite également l’intérêt croissant du secteur de la location-exploitation. Bombardier a enregistré des commandes fermes totalisant 547 avions Q400.

 

Photo : Q400 aux couleurs de Ryukyu @ Bombardier Aviation

03/01/2016

Evolution du marché des avions de combat !

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Le marché des avions de combat est en train de subir une profonde mutation, avec l’arrivée de nouveau prétendants comme la Chine et le retour en force de la Russie. Les Etats-Unis conservent une forte capacité de domination notamment sur l’Europe. Le vieux continent est quant à lui dans une situation complexe, avec trois excellentes offres, mais qui se heurtent à la pression des Etats-Unis.

L’avion de combat un outil cher

Indispensable à la supériorité aérienne, l’avion de combat est devenu de plus en plus cher et complexe du point de vue technologique. Cher à l’achat, l’avion de combat peut s’avérer également coûteux à la maintenance. Les réductions des programmes d’armement de ces dernières années ont obligé les forces aériennes à mettre en œuvre des programmes de mises à jours afin de garantir un maintien des flottes en service. Cependant, l’usure des aéronefs en a contraint certains à la mise en place de la « cannibalisation » d’avions pour permettre à d’autres de voler. Des situations peu enviables et au final, qui ne permettent pas de combler le manque d’aéronefs. Certaines armées de l’air se sont engagées à commander de nouveaux avions, mais en occultant l’achat de pièces détachées en suffisance, faute de moyens. C’est le cas de la France qui se retrouve avec une flotte d’avions Rafale très modernes, mais avec un taux de disponibilité particulièrement faible soit 30% pour l’aéronavale et 40 % pour l’Armée de l’air (en voie d'amélioration).

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Des flottes uniques

Les coûts des avions modernes sont notamment dû à l’hypertechnologie embarquée, qui rend l’avion de combat moderne multirôle. De fait, la tendance actuelle est de remplacer les anciennes flottes d’avions ayant un rôle limité par un appareil unique (sauf l’Inde et la Chine qui continuent sur la voie de flottes très diversifiées). Cette solution permet de rationaliser l’entretien et la formation des équipages.

Difficulté d’exportation

La solution la plus simple pour faire baisser le coût d’achat d’un avion de combat est de le vendre si possible en grand nombre. L’Europe dispose aujourd’hui de trois excellents avions, que sont le Rafale, le Gripen E et l’Eurofighter qui offrent un excellent coût/efficacité en fonction des besoins spécifiques du client. Ces trois appareils pourraient largement combler les besoins des pays européens et assurer du même coup une très bonne viabilité des trois avionneurs, mais il n’en est rien. La domination politique américaine qui pousse à l’achat du F-35, rend les choses compliquées pour nos avionneurs. Sur le marché international, ce sont les Etats-Unis et la Russie qui continuent de s’imposer. Cette dernière est même aujourd’hui capable de concurrencer directement les américains, sur de nombreux contrats avec l’arrivée de nouveaux standards qui concernent les avions de combat de la quatrième génération. Se sont en effet les générations 4+ et 4++, qui dominent le marché et ceci grâce à l’arrivée du radar à antenne à balayage électronique (AESA), de la fusion des données et d’une grande manoeuvrabilité. Les Etats-Unis proposent de leur côté, en plus de la 4e génération, le F-35 qui se situe au sein de ce que l’on appelle la 5e génération et qui englobe des capacités de furtivité.

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Les avionneurs européen offrent pourtant les mêmes capacités que leurs homologues russes et américains, hormis la 5e génération, mais dont les réelles capacités sont mises en doute, mais avec une influence politique moindre. De plus, le simple fait que certains pays européens ne daignent pas s’intéresser aux trois productions européennes, péjore d’autant plus la capacité à les vendre sur d’autres continents.

La situation actuelle

La plupart des exportations d’avions de combat de ces dernières années ont concerné l’Inde avec le Sukhoi 30MKII russe et des avions d’alerte lointaine P-8A «Poseïdon» américain. Le Proche-Orient a vu la réussite de Dassault dernièrement avec 24 Rafale en Egypte et 24 au Qatar dans le même temps les Etats-Unis vendaient des F-16 aux Emirats Arabes Unis. L’Asie est devenue un vaste marché où Taïwan, Singapour et la Corée du Sud restent profondément client des USA. La Suède a réussit une belle vente avec le Gripen C/D en Thaïlande. Alors que le Vietnam est client chez le russe Sukhoi. La Malaisie est actuellement très convoitée. Européens, russes, américains et chinois sont tous en concurrence. L’Indonésie vient de choisir le Sukhoi Su-35, renforçant un peu plus la capacité d’exportation de la Russie. Le partenariat sino-pakistanais a également réussi une première avec le JF-17 « Thunder » au Myanmar (ex-Birmanie) au début de l’été.

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La Chine justement est en passe de venir se joindre aux principaux avionneurs en tant que concurrent sérieux. La vente et la fabrication de chasseurs JF-17 « Thunder » au Pakistan en est un exemple, ainsi que la toute récente, vente de 24 Jian J-10 « Dragon Véloce » à l’Iran. Avec le lancement de deux programmes d’avions furtifs de cinquième génération, le J-20 et le J-30, la Chine va devenir d’ici dix ans un acteur très sérieux sur le marché des avions de combat.

L’un des marchés très convoités ses dernières années, concernait le Brésil et le renouvellement de sa flotte, pour une centaine d’avions de combat. La réussite du suédois Saab avec le Gripen E est très importante, car la nouvelle collaboration avec l’avionneur brésilien Embraer, (troisième après Airbus et Boeing) devrait permettre des développements futurs avec à la clef un prix très compétitif.

Ces 10 prochaines années

Les avionneurs européens se retrouvent avec des chances diverses de ventes pour les 10 prochaines années. Dassault a eu une année 2015 exceptionnelle, après l’Egypte et le Qatar a passé commande pour 24 appareils. L’avionneur français devrait pouvoir placer le Rafale sur deux ou trois marchés supplémentaires au Moyen-Orient et éventuellement en Asie. Quant à Airbus DS, qui est dans une situation difficile et ceci malgré l’arrivée du nouveau standard T3 de l’Eurofighter, certes multirôle, mais encore cher à l’achat et à la maintenance, on pense à un client au Moyen-Orient pour un prochain contrat. Saab devrait pouvoir placer le Gripen E sur différentes niches, parmi les utilisateurs actuels du standard C/D (Tchèquie, Afrique du Sud, Thaïlande) et voir des possibilités de ventes en Europe comme le Portugal, la Suisse, l’Autriche (remplacement des Eurofighter , trop chers à l’heure de vol) et la Bulgarie. Un nouveau client en Amérique latine et un ou deux clients possibles en Asie. Très engagés sur le développement des avions de 4e et 5e générations, les Etats-Unis et la Russie vont dominer le marché des avions de combat, se partageant, ainsi les clients des différents continents, ne permettant pas une véritable percée des aéronefs européens.

D’une manière plus marginale, le Japon avec Mitsubishi Aerospace et la Corée du Sud avec KAI (Korean Aerospace Industrie) devraient se lancer dans la mise au point d’un avion de combat, mais avec l’aide des Etats-Unis. L’Inde avec HAL et le « Tejas » ne répondront certainement pas aux exigences de l’exportation dans sa totalité. Il faudra attendre encore vingt ans avant d’entrevoir ce pays en tant qu’exportateur sérieux. Par contre, L’Inde se profile en tant que fournisseur et partenaire du programme russe Sukhoi T-50 PAK-FA, dont une version destinée à l’exportation devrait voir le jour d’ici 2023.

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L’avenir

D’ici 15 à 20 ans, l’Europe se retrouvera dans une situation encore plus compliquée qu’aujourd’hui. Dassault ne produira plus seul, d’avions de combat, Airbus DS devra certainement trouver un partenaire pour l’après « Eurofighter » et il en va de même pour Saab à moins d’un développement avec Embraer. Alors, à moins d’une entente des trois avionneurs européens, l’avenir de l’aéronautique militaire européenne pourrait être particulièrement sombre.

La domination des Etats-Unis de la Chine et de la Russie, va ainsi prendre un réel essors, durant cette période reléguant ainsi l’Europe loin derrière, si celle-ci ne réagit pas d’ici là. En effet, ces trois pays (la Chine y parviendra d’ici 10 ans) disposent d’une industrie aéronautique complète, susceptible de fabriquer et donc de répondre à l’ensemble des besoins d’une force aérienne. Ces trois pays, sont actuellement les seuls à se lancer, par exemple, dans le développement d’un super bombardier hypersonique.

 

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Les besoins sur 15 ans

Avec l’augmentation récentes des dépenses militaires à travers le monde et l’instabilité actuelle, on estime les besoins en matière d’avions de combat à près de 3’000 aéronefs d’ici 2030. Le sursaut de l’aviation militaire européenne, doit se préparer minutieusement et tenir compte des erreurs du programme A400M d’une part et du lourd système décisionnel, lié à la gestion de la production de l’Eurofighter, sans quoi celle-ci sera mise à mal.

 

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Photos : 1 Image d'artiste d'un avion de 6ème génération 2 le Rafale@ Dassault 3 le F-35 @ Lockheed-Martin 4 Eurofighter @ FAE 5 Gripen NG @ SAAB 6 Sukhoi T-50 @ Sukhoi 7 Chengdu J-20@ Chengdu