03/10/2016

Les gouvernements priés de réduire l’empreinte carbone de l’aviation !

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L’Association du transport aérien international (IATA) a prié instamment les gouvernements réunis à la 39ème Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) de s’entendre sur une mesure mondiale basée sur le marché destinée à aider l’industrie aérienne à gérer son empreinte carbone.

En tête de l’ordre du jour de l’Assemblée de l’OACI se trouve la proposition en vue de mettre en place le Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA).

« L’industrie aérienne mondiale s’est manifestée vigoureusement pour encourager les gouvernements à écrire une page d’histoire en s’entendant sur la mise en œuvre du CORSIA. Ce sera le premier accord mondial du genre destiné à un secteur industriel. Nous nous sommes engagés à poursuivre une croissance neutre en carbone à partir de 2020. Le CORSIA, ainsi que d’autres mesures d’amélioration des technologies, des opérations et des infrastructures, maintiendra l’aviation au premier plan des industries qui gèrent de façon responsable leurs impacts sur le climat», a déclaré M. Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Les compagnies aériennes membres de l’IATA ont adopté des résolutions lors de leurs assemblées générales annuelles de 2013 et de 2016, demandant aux gouvernements de mettre en place une mesure mondiale basée sur le marché (GMBM) pour aider à gérer l’empreinte carbone de l’aviation. La GMBM doit viser des réductions d’émissions réelles (et non servir de source de revenus pour les gouvernements), tenir compte des différentes situations des compagnies aériennes en fonction de la maturité des marchés, et ne pas causer de distorsion de la concurrence.

« Nous avons, dans l’actuelle proposition de CORSIA, un compromis pragmatique. Et comme 60 États se sont déjà engagés pour une période volontaire, une dynamique se dégage. Il faut que d’autres États fassent preuve de leadership et d’engagement envers la durabilité en s’engageant aussi », explique M. de Juniac.

La GMBM doit être mise en œuvre dans le cadre du bouquet de mesures comprises dans la stratégie à quatre piliers de l’industrie concernant les changements climatiques. La GMBM est une solution d’appoint en attendant que les améliorations des technologies, des opérations et des infrastructures permettent d’atteindre pleinement les objectifs de durabilité de l’industrie. Ces objectifs sont les suivants :

  •   Amélioration moyenne de l’efficacité énergétique de 1,5 % d’ici 2020 

  •   Croissance neutre en carbone à partir de 2020 

  •   Réduction de moitié des émissions nettes de carbone d’ici 2050, par rapport au niveau de 2005 


02/10/2016

Un AC-130 « Gunship » laser ?

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Verra-t-on un jour un Lockheed-Martin AC-130 « Ghostrider » doté d’un canon laser ? La question est sérieuse. En fin de semaine dernière, l’US Special Operations Command a demandé un financement au ministère de la Défense pour le budget 2018, afin de tester un AC-130 avec une arme laser à haute énergie.

Selon l’Air Force Special Operations Command, si ce budget est accepté, un AC-130W sera prélevé sur l’inventaire actuellement en réserve basé à Cannon AFB au Nouveau-Mexique. Un porte-parole de l’AFSOC confirme de son côté que ses millions de dollars ont déjà été mis de côté pour les essais au sol et en vol.

Le Pentagone septique :

Du côté du Pentagone, on se montre encore septique en ce qui concerne les armes à énergie dirigée, et principalement en ce qui concerne les lasers aéroportés. En effet, ceux-ci ont montré des problèmes d’adaptation lors de conditions atmosphériques difficiles. De plus les problèmes de taille et de poids ne sont pas encore résolus.

Mais du côté de l’AFSOC, il est grand temps d’aller de l’avant dans ce domaine et de travailler justement à la réduction du poids et à la miniaturisation des éléments du futur canon laser. La question semble également s’inscrire dans une optique de concurrence face à la Chine et à la Russie qui sont eux aussi embarqués discrètement sur ce type d’armes.

L’AC-130J «Ghostrider»:

L’AC-130J «Ghostrider» est doté d’un radar à ouverture synthétique, de capteurs infrarouge d’un canon de 30mm, de missiles AGM-176 «Griffin». L’avion peut également mettre en oeuvre la bombe de petit diamètre de type GBU-39 (SDB laser). 

Les capteurs permettent d’identifier visuellement ou électroniquement,  les forces et les cibles terrestres amies à tout moment, même dans des conditions météorologiques défavorables.

L'avion est optimisé pour le ravitaillement en vol en mode universelle avec le système  «Air Prise Slipway». Pour répondre aux exigences de puissance imposées par l’avionique et les différents systèmes, l'AC-130J est équipé de 60 générateurs d'amplification qui offrent une production accrue en électricité.

Pour la protection de l’appareil, L’US Air Force a opté pour le système de contre-mesure électronique (DIRCM) AN/AAQ-24 Nemesis  produit Northrop-Grumman qui équipe notamment le C-17 «Globemaster III».

 

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Photos : 1 AC-130 H 2 Tirs au canon d’un AC-130H @ USAF

China Airlines a pris livraison de son A350 !

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China Airlines (CAL) a pris livraison de son premier A350-900, devenant la neuvième compagnie aérienne à exploiter le plus récent et le plus efficace des bimoteurs « widebody », L'A350-900 de CAL est configuré avec un aménagement tri-classe premium avec un total de 306 sièges, comprenant 32 en classe premium affaires, 31 en Premium Economy et 243 dans la cabine principale.

 Au total, CAL a commandé 14 A350-900. Après une période initiale de vol sur les services régionaux entre Taipei et Hong-Kong, l'avion sera déployé sur les vols long-courriers, en commençant par Amsterdam, suivi par Vienne et Rome.

L’A350 :

L'A350 XWB, est le tout dernier membre de la famille de gros-porteurs Airbus. Grâce à une toute nouvelle conception aérodynamique, un fuselage et une voilure en fibre de carbone, ainsi que de nouveaux réacteurs Trent XWB de Rolls-Royce à faible consommation de carburant, l'A350 XWB affiche une réduction de 25 pour cent de la consommation de carburant et d'émissions et des  coûts de maintenance significativement réduits. Sa cabine extra-large offre aux passagers plus d'espace personnel toutes classes confondues et des sièges d'une largeur standard de 18 pouces en classe économique.

A ce jour, Airbus a enregistré 777 commandes fermes émanant de 41 clients dans le monde, faisant déjà de l'A350 XWB l'un des gros-porteurs les plus plébiscités de tous les temps.

 

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Photos : 1 A350-900 China Airlines 2 Cérémonie de remise @ Airbus / H.Goussé /P.Pigeyre

01/10/2016

Toujours plus de passagers turbulents !

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Genève, l’Association du transport aérien international (IATA) a publié des statistiques qui démontrent que le nombre de rapports d’incidents impliquant des passagers turbulents à bord des aéronefs a augmenté en 2015. Quelque 10 854 incidents impliquant des passagers turbulents ont été signalés à l’IATA l’an dernier par des compagnies aériennes de toutes les parties du monde. Cela correspond à un incident pour 1205 vols, soit une augmentation par rapport aux 9 316 incidents signalés en 2014 (un incident par 1’282 vols).

La majorité des incidents se rapportaient à des abus verbaux, le refus de suivre les instructions des membres d’équipage et d’autres formes de comportements antisociaux. Une proportion substantielle (11 %) des rapports signalaient des agressions physiques contre des passagers ou des membres d’équipage ou des dommages à l’aéronef. L’intoxication par l’alcool ou la drogue a été identifiée comme facteur dans 23 % des cas, et dans la grande majorité des cas, ces substances ont été consommées avant l’embarquement ou à même les réserves personnelles des personnes, à l’insu des membres d’équipage.

«Les comportements indisciplinés et turbulents sont tout simplement inacceptables. Le comportement antisocial d’une toute petite minorité de clients peut avoir des conséquences fâcheuses sur la sécurité et le confort de toutes les personnes à bord. L’augmentation du nombre d’incidents rapportés nous indique qu’il faut davantage de mesures dissuasives. Les compagnies aériennes et les aéroports sont guidés par les principes de base élaborés en 2014 pour aider à prévenir et à gérer ces incidents. Mais nous ne pouvons agir seuls. C’est pourquoi nous encourageons les gouvernements à ratifier le Protocole de Montréal de 2014 », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

La Convention de Tokyo a été modernisée par le Protocole de Montréal de 2014, comblant les vides qui subsistaient dans le cadre juridique international concernant les passagers turbulents. À ce jour, six États ont ratifié le protocole. « Il en faut plus afin d’en arriver à une approche uniforme de ce problème », ajoute M. de Juniac.

En 2014 également, l’industrie aérienne a élaboré des principes de base en vue d’une stratégie équilibrée et multi-intervenants pour contrer les comportements indisciplinés. Cette stratégie repose sur l’augmentation des mesures dissuasives internationales et l’amélioration de la prévention et de la gestion des incidents.

Dans certains pays, on s’est concentré sur le rôle de l’alcool comme déclencheur des comportements turbulents. Les compagnies aériennes ont déjà des lignes directrices fermes et des programmes de formation des équipages concernant le service responsable de boissons alcooliques. L’IATA soutient des initiatives comme le code de conduite lancé au Royaume-Uni, qui met l’accent sur la prévention des intoxications et de la consommation excessive d’alcool avant l’embarquement. Le personnel des bars et des boutiques hors-taxes dans les aéroports doit être formé pour servir de l’alcool de façon responsable et il faut éviter les offres qui encouragent ce qu’on appelle la « beuverie express ». Une expérience menée par Monarch Airlines à l’aéroport Gatwick de Londres a démontré que les cas de comportements turbulents peuvent être réduits de moitié avec cette approche proactive intervenant avant l’embarquement des passagers. L’industrie est persuadée que cette approche coopérative volontaire est préférable à des mesures très sévères de réglementation et d’attribution de permis.

« Il n’y a pas de réponse facile pour enrayer l’augmentation des comportements indisciplinés. Nous avons besoin d’une solution équilibrée faisant appel à la collaboration de toutes les parties prenantes. Les principes de base de l’industrie peuvent aider à gérer ce faible pourcentage des passagers qui abusent de l’alcool. Et cette démarche doit être accompagnée par les efforts des gouvernements qui doivent tirer profit de tous leurs mécanismes de dissuasion, y compris ceux prévus dans le Protocole de Montréal de 2014», conclut M. de Juniac. (source IATA).

Le MRJ débute ses essais aux USA !

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Le premier prototype du Mitsubishi MRJ n° FTA-1 atterri à l'aéroport international de Grant Couty à Moses Lake, près de Washington. L’avion avait décollé de Nagoya Aéroport au Japon à 13h28 heure locale, le 26 septembre, après un arrêt à l'aéroport Shin Chitose de Hokkaido, il a volé à Petropavlovsk-Kamchatsky dans l'extrême est de la Russie, d'où il a atteint l’Alaska pour le ravitaillement avant de faire son chemin vers le bas de la côte Pacifique de l'Amérique du nord, jusqu'à sa destination finale.

Les tests prévus aux Etats-Unis se feront depuis le nouveau centre d'ingénierie de Mitsubishi. Ces essais doivent permettre d’accélérer la programme en vue d’une certification en 2018.

Mitsubishi MRJ :

Mitsubishi Heavy Industrie décline sont MRJ en deux classes, soit : le MRJ 70 (72 à 76 places) et le MRJ 90 (92 à 96 places), les deux versions seront également proposées aux standards : ER (Extended Range) et LR (long Range.Le MRJ sera le «  Regional jet » qui comprendra le plus de matériaux composite afin de diminuer l’impact sur l’environnement. Des recherches ont été menées par l’Energy and Indusrial Development Organization en collaboration avec l’Agence spatiale japonaise JAXA à ce sujet.

 Le MRJ devrait pouvoir concurrencer en matière de coûts les actuels Bombardier CRJ900 et Embraer E175 avec une consommation en kérosène inférieure de l’ordre de 11% au premier et 13% au second. Toujours selon le constructeur, le MRJ doté des moteurs Pratt & Whitney PurePower PW1217G réduira l'empreinte de bruit au décollage de 40% par rapport à l’Embraer E190. Le MRJ pourra effectuer des vols sans escale au départ de Denver à New York ou à Miami par exemple.

Question confort, la cabine du MRJ permet l’installation de la nouvelle génération de «sièges minces», qui disposent d'un dossier de siège plus fin et qui prendront moins de place entre les rangées, en offrant un espace pour les genoux des passagers de 31 pouces. Ces sièges contribuent également à la réduction du poids de l’avion.

 

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Photos : 1 Arrivée aux Etats-Unis du MRJ 2 En vol @ Mitsubishi