28/01/2016

Premier vol pour le KUH-1 « Surion » MEDEVAC !

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Korea Aerospace Industries (KAI) a fait voler le premier hélicoptère utilitaire KUH-1 «Surion» optimisé pour des missions d'évacuation sanitaire militaires (MEDEVACM). Ce premier vol a eu lieu à depuis les installations de production de Sachon KAI et a duré 20 minutes.

La version sanitaire du KUH-1 « Surion » :

Le «Surion» de 8.7t d'évacuation sanitaire sera d'abord livré à l'armée sud-coréenne d’ici 2018. Pour l’instant un total de 8 exemplaires ont été commandés par le gouvernement coréen. L’appareil est optimisé pour le transport sanitaire pour six patients et sera équipé avec des équipements médicaux y compris les moniteurs de patients, un défibrillateur et un respirateur. Le système de communication est renforcé pour permettre à l'équipage de rester en contact avec les médecins sur le terrain.

Historique du KUH «Surion» :

Le programme coréen pour un hélicoptère multirôle (KMH) fut lancé le 12 mars 2004 avec comme objectif le développement d’un hélicoptère polyvalent entièrement coréen. Compte tenu, des besoins financiers énormes pour le développement d’une telle machine, le programme fut réorienté, afin de répondre aux besoins utilitaires (KUH) de l’armée coréenne en priorité. 

Le second problème des coréens était de pouvoir compter sur la collaboration d’un constructeur étranger reconnu, pour diminuer les risques industriels. La Corée lança le 15 avril 2005 un appel d’offre international pour permettre à un constructeur étranger d’intégrer le programme. Plusieurs sociétés étrangères, telles que Boeing, Bell Helicopter, Sikorsky aux États-Unis, Airbus Helicopters, AgustaWestland en Europe et une société russe ont répondu à l’offre.

Le 13 décembre 2005, le gouvernement coréen a annoncé le choix d'Airbus Helicopters (ex Eurocopter) comme partenaire principal de Korea Aerospace Industries (KAI) dans le programme KUH pour le développement du premier hélicoptère de transport militaire coréen. A ce jour, l'armée sud-coréenne exploite plus de 40 « Surion », dont 200 exemplaires ont été commandés.

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Photos : KAI KUH-1 « Surion » en version MEDEVACM@ KAI Aerospace

 

 

27/01/2016

Pilotes de l’OTAN formés sur C-17

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Boeing va installer en Angleterre un centre de formation, destiné aux pays membres du Strategic Airlift Capability (SAC) en vue de la formation d’équipages sur l’avion de transport tratégique C-17 « Globemaster III ».

Le Strategic Airlift Capability (SAC) est composé de dix pays de l'OTAN et deux pays membres du Partenariat de l'OTAN pour la paix. Le programme débutera la formation de équipages multinationaux au début de cette année. Avant ce contrat, le programme du SAC envoyait les équipages aux États-Unis pour la formation.

Le centre de formation va être équipé d’un simulateur de vol complet du C-17, ainsi que des systèmes de simulation destinés aux Loadmaster. Les mécaniciens ne sont pas oubliés, le programme comprend également des modules destinés à leur formation.

Le C-17 Globemaster III :

Conçu pour le transport multi missions de matériel militaire (troupes, logistique et évacuation sanitaire) le Boeing C-17 Globemaster III a effectué son premier vol en 1991 pour ensuite commencer sa carrière en 1993. L’avion à l’origine dessiné par MC-Donnell-Douglas (avant son rachat par Boeing) dispose d’un train d’atterrissage composé de quatorze roues, son fuselage fait appel à bon nombre de matériaux composite et pour permettre une utilisation facilitée et ceci malgré sa taille, le pilote dispose d’une assistance numérique qui facilite tant le pilotage que son déplacement au sol.

L’avion est optimisé pour des missions à la fois tactiques et stratégiques. Sa soute est d’une longueur de 26.52 m et large de 5,49 m. La hauteur est de 4,11 m. Dotée de rails au sol la manutention en est grandement facilitée. En matière de transport de véhicule, le C-17 peut emporter par exemple un char d’assaut de 55 tonnes ou quatre hélicoptères UH-60 Black-Hawk.

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Photos : 1 Simulateur du C-17 2 Le C-17 en vol @ Boeing

26/01/2016

Bahreïn modernise sa force aérienne !

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Bahreïn prévoit un grand programme de modernisation de ses Lockheed-Martin F-16 et d'acquérir un lot supplémentaire dans la nouvelle configuration de type « Viper ». Cette décision est directement liée à la demande opérationnelle accrue en raison de l’implication de l’Emirat, au sein de la campagne contre l'État islamique au Moyen-Orient. La Force aérienne royale de Bahreïn (RBAF) prévoit un plan de modernisation en trois phases.

Modernisation des F-16 :

La première étape du plan de modernisation concerne la mise é jour de la flotte de F-16. Au total se sont 20 F-16C/D qui sont concernés par la modernisation suivante, l’ajout d’un radar AESA SABR de Northrop-Grumman. L’Emirat va doter ses F-16 de missile AIM-120D «AMRAAM», de l‘AIM-9X «Sidewinder» ainsi que de la nacelle de désignation laser «SNIPER», afin de mettre en oeuvre des bombes à guidage de précision. L’avionique sera également modernisée et l’ajout d’une liaison16 (Link16).

 

Lot supplémentaire :

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La seconde étape de modernisation comprend l’achat d’un lot de 17 à 18 F-16 au standard « Viper ». Le modèle «Viper» est en fait une modernisation destinée aux utilisateurs du F-16. L’appareil est cette-fois doté d’un nouveau radar avec antenne à balayage électronique (AESA) couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation doit permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++.

A noter, qu’en cas de confirmation de cette commande, l’avionneur américain pourra maintenir sa chaine de production au-delà de 2017.

 

Un nouvel avion de combat :

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La troisième est dernière phase de modernisation concerne le remplacement de l’actuel flotte composée de 12 Northrop F-5 E/F « Tiger II » par un nouvel avion de combat. Si, rien n’a encore été confirmé à ce jour, on parle en coulisse de 15 à 20 Airbus Eurofighter T3, mais la prudence s’impose pour l’instant, en ce qui concerne le choix.

 

Photos : 1 F-16 de la RBAF @ RBAF 2 F-16 « Viper »@ Lockheed-Martin 3 Eurofighter T3 @ Airbus DS

 

 

L’Argentine déploie ses Tucano à la frontière !

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Le renforcement des frontières n’est pas seulement un problème en Europe et au Moyen-Orient, l’Argentine vient de renforcer son dispositif de sécurité, avec le renfort d’avions antiguerilla le long de ses frontières.

 

Renforcement :

Jusque ici, l’armée de l'air argentine disposait d’avions de type FMA IA-58A « Pucará » pour appuyer la surveillance de ses frontières face aux narcotrafiquants. Depuis le début de la semaine, cette flotte a été renforcée avec des Embraer EMB-312 «Tucano» dotés de nacelles canon sous les ailes.

L’Embraer EMB-312 « Tucano » :

L'Embraer EMB 312 « Tucano » est à l’origine un avion école militaire en tandem, mais il peut être livré également en version d'attaque au sol. Sa dénomination militaire brésilienne est T-27 pour la version d'entraînement AT-27 pour la version d'attaque au sol.

Le premier vol a eu lieu en 1980 et les premières livraisons ont débutés trois ans plus tard. Il est motorisé par une turbine Pratt& Whitney PT6-A25C de 750 ch.

L'armée de l'air brésilienne a commandé plus de 133 unités de cet appareil. Il équipe également la patrouille de voltige du pays l’Esquadrilha da Fumaça. A ce jour un peu plus de 600 exemplaires sont en service.

 

Photo : EMB 312. « Tucano » argentin @ Gabriel Luque

 

25/01/2016

Rafale en Inde, accord politique !

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New Dehli, les chances de conclurent « enfin » la vente de 36 avions de combat Rafale avancent, mais rien n’est encore sous toit ! Ce lundi, un pas important vient d’être franchis avec un accord politique entre les deux pays. La vente finale bute toujours sur le prix et les offsets.

Ce qui bloque le contrat :

L’accord politique de ce jour est important pour l’avionneur Dassault, mais le contrat tarde encore sur cet épineux dossier. Pour aboutir, il faut que les deux parties arrivent à se mettre d’accord sur le prix final et sur le dossier des offsets. L’Inde n’accepte toujours pas le prix actuel, soit 5,4 milliards d’euros pour 36 avions et demande à la France une baisse de prix de l’ordre de 10 % à 20 %. En parallèle, New Dehli, exige des offsets de l’ordre de 50% dont 30% directement réinvestit dans le pays.

Commentaire :

L’accord de ce jour est une bonne chose, mais ne doit pas faire oublier les points de discorde qui existent encore sur le fond du dossier, car sans un règlement de ceux-ci, il ne pourra pas y avoir de finalisation du contrat. Une chose se vérifie une nouvelle fois, les bonnes nouvelles concernant le programme Tejas mettent l’administration indienne en position de force pour la finalisation du contrat avec la France. Mais celle-ci, n’en fait-elle pas un peu trop ? En effet, le prix annoncé par la France en Inde est parfaitement raisonnable d’une part, il correspond par exemple à l’offre faite à l’époque à la Suisse (par appareil) et ceci sachant que les négociations ne portent plus sur 126 avions, mais sur un nombre réduit d'aéronefs. De plus, les difficultés de l’industrie indienne, rendent difficile le transfert de technologie, en ce qui concerne les offsets. La suite au prochain épisode !

 

Photo : Image de synthèse Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault