17/10/2017

Alliance Airbus Bombardier !

 

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L’annonce du rapprochement entre les avionneurs Airbus et Bombardier en ce qui concerne le programme CSéries vient bouleverser le secteur des transporteurs civiles. Ce nouveau partenariat voit Airbus prendre une part majoritaire du programme d'avions moyen-courrier CSeries du canadien Bombardier.

Selon les termes de l'accord, Airbus détiendra approximativement 50,01% de l'entité qui gère le programme CSeries, alors que Bombardier et Investissement Québec, bras du gouvernement provincial, ne détiendront respectivement plus que 31 et 19%. Si le siège du programme et la ligne d'assemblage principale resteront basés au Québec, une seconde ligne d'assemblage sera établie à Mobile, Alabama (Sud des États-Unis), où Airbus a aussi installé une ligne d'assemblage finale pour sa famille A320.

Un partenariat commercial fort :

Cette alliance aura plusieurs effets importants. D’une part l’ouverture d’une chaîne de fabrication du Cséries aux Etats-Unis aura pour effet de contrer la volonté américaine de taxer l’avion canadien à 220%. A noter que de son côté Boeing a fait savoir que pour lui que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l'État pour contourner que ce rapprochement ressemble à «un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l'État pour contourner la décision américaine d'imposer des droits compensatoires et antidumping au CSeries ».

Si Airbus n’injectera pas d’argent directement, sa capacité commerciale permettra à Bombardier de profiter d’un accès sans précédent en direction des transporteurs clients de l’avionneur européen. Par ailleurs, des économies importantes pourront être faites en terme de production chez les deux avionneurs.

 

De l’autre côté Airbus bénéficiera d’un renfort sur le segment des avions monocouloirs de 100 à 150 places. Certes, il y a bien l'A319, mais celui-ci se vend mal depuis cinq ans.

Une mauvaise nouvelle pour la concurrence :

Si Boeing peu grincer des dents, l’avionneur américain ne sera pas pour autant le plus touché par cette alliance. Les acteurs du segment des 80 à 150 places seront les premiers à en faire les frais, Mitsubishi avec son MRJ, Sukhoi et son SSJ100 et d’une certaine manière le brésilien Embraer avec sa gamme ERJ. Mais l’alliance Airbus/Bombardier aura également un poids conséquent sur le marché chinois et les créations locales qui sont en difficultés.

Et après ?

Cette alliance aura-t-elle d’autres développements ? Bombardier pourrait apporter à Airbus une gamme complète d’avions d’affaires (LearJet, Challenger, Global) et en ce qui concerne les petits jets régionaux,  le CRJ et le turbopropulseur Q400 complètent à merveilles la gamme. Peut-on également imaginer un futur partenariat militaire sur l’Eurofighter et même l’après Typhoon ? Tout est envisageable aujourd’hui.

 

Photo : CS100 de SWISS @ Bombardier

 

 

16/10/2017

Canada, des Hornet d’occasions en attendant mieux ?

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Le feuilleton du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 « Hornet » de la Royal Canadian Air Force (RCAF) est entré dans une nouvelle phase. On se souvient du choix de remplacement du gouvernement canadien avec une flotte intermédiaire de Boeing « Super Hornet ».

Guerre Boeing vs Bombardier :

Durant l’été, l’avionneur américain a porté plainte contre l’entreprise canadienne Bombardier devant le département du Commerce des Etats-Unis. A l’origine cette plainte est due à la commande par la compagnie Delta Air Lines de 75 avions Cséries auprès de l’avionneur canadien. Cette décision à visiblement vexé Boeing, Alors que celui-ci n’était même pas en concurrence. Mais il semble bien que le succès de la gamme Cséries rende les américains un peu nerveux. De fait, les USA pourraient taxer les avions canadiens de l’ordre de 220% estimant que ceux-ci bénéficient de subventions publiques.

Trudeau se tourne vers l’Australie :

Ne pouvant dès lors, plus opter pour l’instant pour des Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » neufs, le gouvernement Trudeau à esquisser un plan « B ». Pour éviter de retomber dans le piège du F-35, le Canada réfléchit au rachat de chasseurs australiens pour compléter la flotte de CF-18 d’ici à ce qu’on parvienne à une solution définitive. Ottawa a tenu à préciser que les avions australiens qu’il envisage d’acheter sont presque aussi vieux que les CF-18, mais ont beaucoup moins d’heures de vol.

Vers la fin d’août 2017, le Canada a entamé des discussions avec le gouvernement de l’Australie sur la possibilité d’acquérir les chasseurs F/A-18 et les pièces de rechange connexes que l’Australie prévoit de vendre.

Une mauvaise solution :

Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. D’une part, il ne faut pas oublier qu’une possible revente des « Hornet » australiens ne pourra se faire qu’avec l’accord du Département d’Etat américain. De l’autre, il faut rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. Les pays utilisateurs devront avoir trouvé un remplaçant d’ici 2030. Ce problème se pose déjà chez nous en Suisse et le Canada se retrouvera dans la même position inconfortable. Un tel choix ne fera que repousser l’inévitable : trouver un remplaçant aux Hornet !

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Photos : 1 CF-18 canadien@ RCAF 2 F/A-18 B australiens @ RAAF

Le Mi-38 décliné en plusieurs versions !

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La Russie prépare le développement de plusieurs variantes de son nouvel hélicoptère Mil Mi-32-2. Une version de guerre électronique et une autre destinée à l’évacuation médicale (EW) sont en cours de préparation. A ce jour, Moscou s'est engagé à prendre 15 exemplaires du nouvel hélicoptère de 15.6t pour des missions de transport de troupes et de marchandises. Les premiers exemplaires arriveront fin 2018.

Le Mi-38-2

Le MiL Mi-38-2 dispose d’une motorisation avec deux Klimov TV7-117V et d’une avionique russe IKBO-38 avec cinq écrans LCD. La cabine est réalisée en matériaux composites. Le Mi-38-2 a été dévoilé pour la première fois en 2011 et a remporté la certification de type en décembre l'année dernière. Selon Russian Helicopters, le Mi-38 est l'un des hélicoptères les plus automatisés au monde. Son système de commande de vol prévoit un mode automatique pour l'atterrissage, la stabilisation en vol stationnaire.

Pour le Ministère russe de la Défense, il est aujourd’hui primordial que le Mi-38 ne possède pas de composants importés. En effet, la plupart des modèles d’aéronefs produits à ce jour par Mil et Kamov sont dotés de moteurs en provenance d’Ukraine, comme le TV3-117. Ce qui provoque maintenant des problèmes pour la Russie en matière d’approvisionnement. Pour la Russie, il est devenu nécessaire de devenir autosuffisant. 

Un record du monde : 

En août 2012, le Mi-38 a établit un nouveau record du monde d’altitude avec un vol qui a atteint les 8'600 mètres en classe E-1H, soit un poids au décollage compris entre 10 et 20 t, selon les normes de la Fédération Aéronautique Internationale.

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Photos : 1 Mi-38-2 2 Cockpit @ Russian Helicopter

15/10/2017

Le Kawasaki C-2 en tournée internationale !

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Le ministère de la Défense japonais (MoD) intensifie ses efforts pour promouvoir son avion de transport tactique C-2 de Kawasaki Heavy Industries (KHI) auprès des clients internationaux.

Le ministère de la Défense a déclaré dans un communiqué que, pour la première fois, le C-2 a entamé une tournée internationale vers des pays étrangers afin de le montrer à des clients au Moyen-Orient et en Nouvelle-Zélande.

La Force d'autodéfense du Japon emènera dans quelques semaines le C-2 aux Emirats Arabes Unis pour participer au Salon aéronautique de Dubaï à la mi-novembre, et que plus tard ce mois-ci, il présentera l'appareil au Royal New Zealand Force aérienne (RNZAF).

Le ministre de la Défense, Itsunori Onodera, a déclaré que les capacités du C-2 avaient attiré l'attention sur les marchés internationaux et que la décision d'afficher l'avion au Moyen-Orient et en Nouvelle-Zélande était une occasion de démontrer les technologies de défense japonaises.

Le KHI C-2 est officiellement entré en service dans la Force d'autodéfense japonaise (JASDF) en mars 2016. Le JASDF exploite actuellement quatre C-2, mais devrait commander environ 60 appareils au total pour remplacer les anciens Kawasaki C-1 et Lockheed Martin C-130H.

Le Kawasaki C-2 :

Le Kawasaki C-2 est un avion de transport bi-moteur à longue portée, qui peut transporter des charges utiles lourdes telles que des hélicotpères Mitsubishi H-600, des blindés lourds et des batterries de missiles Patriot. Selon l’avionneur japonais, le C-2 peut transport des charges jusqu'à 120 tonnes. L’avion peut aisément voler des routes aériennes internationales. Le C-2 est alimenté par une paire de moteurs de turboréacteur General-Electric CF6-80C2K. Il dispose d'un système automatisé de chargement et déchargement pour réduire les charges de travail. Les pilotes dispsoent d’une avionique dotée d’un système tactique de gestion de vol, d'un système de navigation de haute précision et de système de d’autoprotection.

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Photos : C-2 @Katsunori Kimura

 

 

14/10/2017

Le troisième H160 s’est envolé !

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Marignane, le troisième prototype du H160 (PT3) a effectué ce jour son premier vol au siège de la société. L’appareil est équipé d’un aménagement intérieur proche de la cabine des futurs aéronefs de série, le PT3 va contribuer aux activités d’essais en vol et de certification afin de préparer l’entrée en service du H160 en 2019. 

« Ce troisième prototype intègre de nombreuses modifications issues des retours d’expérience recueillis auprès de nos équipes d’ingénierie, de production et de soutien clients pendant les deux dernières années », a indiqué Bernard Fujarski, vice-président et directeur du programme H160 chez Airbus Helicopters. « De plus en plus proche de la configuration de série, notamment grâce à son aménagement intérieur, ce troisième prototype va jouer un rôle important pour garantir la maturité du H160 dès son entrée en service » a-t-il poursuivi.  Les deux premiers prototypes totalisent plus 500 heures de vol depuis le vol inaugural effectué en juin 2015. Depuis, l’enveloppe de vol du H160 a été entièrement testée et le domaine de vol étendu. Des essais complémentaires de vol en températures élevées et de test des équipements optionnels seront réalisés en s’appuyant sur les trois prototypes.   

La ligne d’assemblage final de Marignane est en cours de finalisation pour préparer l’industrialisation des premiers H160 de série. Parallèlement, les activités de soutien aux clients sont en cours de préparation notamment au travers de la campagne «Operateur Zero », qui s’appuie sur les prototypes et les installations d’essais pour vérifier et améliorer le plan de maintenance, la documentation technique et l’outillage de l’appareil.  La première version du H160 à entrer en service dès 2019 sera dédiée au transport de passagers avec le transport commercial et au secteur Oil & Gas. Elle sera suivie par une version spécialement configurée pour les services médicaux d’urgence (Samu). 

Le H160 est un hélicoptères bimoteurs de moyen-tonnage, capables d’effectuer les missions les plus variées, du transport de passagers aux évacuations sanitaires, en passant par la desserte des plate-formes pétrolières. Un segment de marché qui représente plus de 30 % des ventes d’hélicoptères civils. Le H160 est un condensé de technologies, avec notamment le nouveau moteur Arrano de Turbomeca qui offre un gain de consommation de carburant de 10% à 15% comparé aux hélicoptères actuels.  Le H160 dispose d’un fuselage 100% composite plus léger. Les ingénieurs d’Airbus ont opté pour un rotor de queue décentré et un stabilisateur biplan. 

 

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Photos : H160 @ Airbus Helicopters