17/12/2015

Premier NH90 NFH pour la Suède !

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Donauwörth, Airbus Helicopters a livré aujourd’hui, le premier hélicoptère NH90 destiné à la Marine suédoise, configuré pour des missions de lutte anti-sous-marine (ASM). Cet hélicoptère est doté d’un système de mission entièrement personnalisé comprenant un sonar trempé, un radar tactique et une cabine surélevée qui optimise l’espace intérieur disponible.

Au total, la Suède a commandé 18 hélicoptères NH90, dont 13 équipés pour les missions de recherche et sauvetage (SAR) et cinq en configuration ASM. Dans le cadre de la livraison effectuée ce jour, le FMV et le constructeur NHIndustries ont également signé un contrat portant sur la conversion de quatre hélicoptères NH90 SAR déjà livrés en configuration ASM. Suite à cette modification, la flotte de NH90 suédois comprendra neuf hélicoptères dédiés à la lutte anti-sous-marine et neuf autres aux missions de recherche et sauvetage.

Avant sa livraison, l’hélicoptère a été entièrement testé à Donauwörth par l’équipe de réception suédoise, ainsi qu’à Marignane au cours de survol de plans d’eau.

 

Le NH90 NFH : 

La variante NH-90 NFH est principalement conçue pour la lutte anti-sous-marine (ASM) et la guerre de surface. Les ensembles complets d'équipement de mission permettent à un large éventail de missions supplémentaires comme la recherche et le sauvetage (SAR), la patrouille maritime, ravitaillement vertical, le transport de troupes, l'évacuation médicale ainsi que le soutien amphibie. L'hélicoptère est conçu pour les opérations de jour comme de nuit dans des conditions météorologiques défavorables partir du pont d’un navire, il peut fonctionner à partir de petites frégates, même en haute mer. Le programme NH-90 fait appel à un nombre important d’innovations technologiques dans l’emploi de matériaux composites au niveau de la structure et l’intégration de systèmes modulaires utilisant la technologie numérique. Premier appareil doté en série de commandes de vol électriques, il possède une grande manœuvrabilité et agilité qui lui permettent d’assurer des missions de jour comme de nuit même dans de très mauvaises conditions météo. De plus, le NH-90 possède un haut niveau de sécurité et de survivabilité.

L’ENR (European Naval Radar) est un radar aéroporté fabriqué par un consortium éponyme (Gallileo Avionica, Thales Airborn Systems, EADS/DE) destiné au NH90 NFH. C’est un radar à compression d’impulsion et agilité de fréquence qui permet plusieurs modes de fonctionnement, dont l’un est optimisé pour la détection de petits échos par mer forte. Il fournit également des informations nécessaires à la navigation y compris météorologiques. Il est utilisé aussi bien des opérations militaires (lutte anti navire et anti sous-marine) que des opérations de surveillance (maritime et côtière) ou humanitaires (recherche et sauvetage en mer).

Le NH-90 NFH est doté d’une caméra infrarouge FLIR développée par Sagem. C’est une caméra infra rouge de 2e génération travaillant dans l’IR lointain. Elle est destinée entre autres à l’observation longue portée de jour comme de nuit. Question sonar, l’appareil est pourvu d’un Sonar Flash fabriqué par Thales Underwater Systems. Il s’agit d’un sonar basse fréquence léger à immersion (avec 750 mètres de câble) et fonctionnant en mode actif ou passif. Deux types de signaux sont utilisés : des émissions continues (CW) pour la détection et des mesures doppler et des émissions en FM avec un traitement de signaux comprimés, qui permet d’accroître la gamme de résolution. Les émissions CW et FM peuvent être combinés en un seul signal.

 

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Photos : 1 Le premier NH90 NFH suédois 2 NH90 belge@ Airbus Helicopters

China Southern Airlines commande 80 B737 !

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Seattle, Boeing annonce ce matin une commande de 80 B737 de la part de la compagnie chinoise China Southern Airlines. L'engagement comprend une combinaison de 30 B737 »Next Generation » et 50 B737MAX. La commande est évaluée à près de 8,38 milliards de dollars au prix catalogue de l’avionneur.

 

Le B737 MAX :

Le B737 «MAX» sera 13 % plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % par rapport à son futur concurrent. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol.

Par ailleurs, le B737 MAX profitera des progrès accompli dans le domaine de la connectivité. Le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel, pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol.

La famille B737 "MAX" comprend le B737-700 «MAX», le B737-800 «MAX» et le B737-900 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérisera par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG. La première livraison du B737-900 «MAX» est prévue en 2018, suivie par la première livraison du B737-700 «MAX » en 2019.

 

Photo : B737MAX @ Boeing

La France a choisi le « Super Hercules » !

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Je vous en parlais dernièrement, le France disposait de deux types d’offres en ce qui concerne le 130 « Hercules », soit des aéronefs d’occasions ou l’offre d’appareils neufs de dernière génération. Le Ministre de la défense a opté pour l’achat de 4 Lockheed-Martin C-130J « Super Hercules ». Le montant est estimé à environ 500 millions d’euros.

Deux versions :

Deux versions du « Super Hercules » seront acquises pour équiper l’Armée de l’air, il s’agit de 2 C-130-J30 et 2 KC-130J de ravitaillement.

 

Le C-130J « Super Hercules » :

Le C-130J-30 «Super Hercules» est la version la plus avancée du célèbre  C-130 cargo,  il incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien avec des coûts de cycle de vie plus actuel que pour les anciens C-130. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes. Il est doté de nouveaux moteurs Rolls-Royce Allison AE 2100D3 dotés d’hélices à six pales. 

Du point de vue de l’extérieur, le C-130J semble n’être qu’une version allongée du célèbre Hercules, cependant, il est équipé d’un poste de pilotage informatisé permettant de réduire le nombre de pilotes à deux. Il a une capacité de 26.000 kg de carburant et il est configuré pour recevoir des réservoirs additionnels de 11.000kg de carburant.

 

Le KC-130J « Super Hercules » Tanker :

Le KC-130J «Super Hercules» en version Tanker est directement dérivé du nouveau C-130J. L’avion incorpore simplement les systèmes perches de ravitaillement, des réservoirs supplémentaires et un poste pour l’opérateur ravitailleur. Le système de ravitaillement existe déjà sur les modèles plus anciens du C-130.

Le C-130J incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien avec des coûts de cycle de vie plus actuel que pour les anciens C-130. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes.

 

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Photos : Lockheed-martin KC-130J @ Lockheed-Martin

 

16/12/2015

Essais en vol du LRSAM sur Super Hornet !

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Orlando en Floride, l'US Navy a récemment procédé aux essais d’intégration en vol du missile antinavire LRSAM à bord d’un avion de combat de type Boeing F/A-18 E« Super Hornet ».

Les vols ont été effectués depuis les installations de la base aérienne de Patuxent River Naval Air Station à Maryland. Ces essais en vol de navigabilité ont été réalisé avec un simulateur de masse du LRSAM attaché sous l’aile d’un F/A-18 E de la Marine, pour évaluer les caractéristiques de vol et de manutention, ainsi que pour mesurer les charges et les tensions structurelles sur l'avion. La prochaine étape des tests va concerner les données de bruit et de vibrations entre l'avion et le missile.

Les données de vol déjà acquises permettent de valider le concept d’intégration du système LRASM sur ce type d’aéronef et ouvre la voie pour la suite du programme.

 

Le Lockheed-Martin LRASM :

Le LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) a déjà été intégré sur le bombardier Boeing B-1B de l'US Air Force. Ce nouveau missile antinavire est furtif, il doit a terme devenir le remplaçant de l’actuel missile « Harpoon » au sein de l’US Navy.

Contrairement aux missiles antinavires actuels le LRASM sera capable de mener un ciblage entièrement autonome. Il devra être capable d’identifier des cibles et d’engager avec précision des navires ennemis dans un environnement extrêmement hostile. Le missile est conçu avec des contre-contre-mesures avancées. Le LRASM est basé sur la plateforme AGM-158B « JASSM-ER », mais intègre un capteur multi-mode à fréquence radio, une nouvelle liaison de données et d'un altimètre, un système d'alimentation revalorisée. Il peut être dirigé pour attaquer les navires ennemis depuis sa plate-forme de lancement, et recevoir des mises à jour via sa liaison de données, ou d'utiliser des capteurs  de bord pour trouver sa cible. LRASM volera vers son objectif à moyenne altitude, puis descendra basse altitude pour une approche au ras de l’eau pour contrer les défenses anti-missiles. Selon le DARPA, sa portée est supérieure à 200 milles nautiques (370 km).

La marine espère mettre en œuvre le LRASM sur le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » en 2019.

 

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Photos : 1 LRSAM en noir sous les ailes du Super Hornet 2 Au sol @ US Navy

 

La Patrouille Suisse au secours des jeunes en détresse !

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Vivre une journée aux côtés de la Patrouille Suisse, suivre l’entraînement, prendre le repas de midi avec les pilotes, s’installer dans le cockpit d’un F-5 Tiger : voilà le programme proposé pour deux personnes, et mis aux enchères au bénéfice de l’action « Chaque centime compte ».

Grâce au système scolaire suisse et aux cours de Sphair, les membres de la Patrouille Suisse disposent d’une excellente formation. Tout le monde n’a pas cette chance. Selon le lieutenant-colonel Niels Hämmerli, commandant de la patrouille, c’est ce constat qui a motivé la démarche au profit de Caritas ; en effet, les jeunes sont l’avenir de la Suisse en général et de l’aviation en particulier.

L’action « Chaque centime compte » en était à sa septième édition, sous l’égide de la SRF 3, de la RTS  et de la Chaîne du Bonheur. La célèbre boîte en verre se trouvait sur la Place fédérale à Berne jusqu’au 16 décembre.

Un petit cercle d’enchérisseurs s’est livré une âpre bataille à la fin de l’enchère sur la plateforme Ricardo. La décision est tombée à 16h16. La journée aux côtés de la Patrouille Suisse est partie pour 9096 francs. « Nous n’avions jamais imaginé que l’enchère attendrait de tels sommets » a déclaré avec surprise Niels Hämmerli. « Nous sommes très heureux de pouvoir verser cette somme en faveur de cette cause ». La Patrouille Suisse participera-t-elle à nouveau lors de la prochaine action « Chaque centime compte » ? Le lieutenant-colonel Hämmerli estime que cela sera sans aucun doute envisagé au vu du succès remporté par la présente édition.

Source : Communication des Forces aériennes, Nerina Eugster