04/10/2015

Des CL-415 pour Terre-Neuve-et-Labrador !

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Bombardier Avions commerciaux a annoncé la livraison de deux avions amphibies Bombardier 415 au gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette commande avait été annoncée en mars 2014. Le premier appareil a été livré en mai 2014. La livraison du second avion a été effectuée en septembre 2015 et l’avion a été dévoilé aujourd’hui à St-Jean, Terre-Neuve.

Tel qu’annoncé précédemment par Bombardier, la transaction du contrat pour les deux avions est évaluée à 73,7 millions de dollars et comprend plusieurs améliorations du produit.

«L’avion Bombardier 415 construit au Canada a fait ses preuves en matière de lutte contre les incendies et constitue un outil essentiel pour la protection de nos collectivités, notre environnement,  nos ressources et notre faune. L’avion a été un élément majeur de la priorité stratégique du gouvernement pour accroître notre capacité à combattre les incendies de forêt dans la province », a précisé l’Honorable David Brazil, ministre des Transports et des Travaux publics du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador. « Nous entrevoyons avec plaisir le maintien de nos relations avec Bombardier. »

Il existe plus de 160 avions Bombardier 415 et de ses prédécesseurs, les avions CL-215 et CL-215T, en service dans le monde entier. Le Canada compte près de 60 de ces appareils, soit l’une des plus importantes flottes nationales de ce genre dans le monde.

 

Le CL-415 :

L’avion de lutte contre les incendies Bombardier CL 415 atteint une vitesse de croisière normale de 180 nœuds (333 km/h), dans certaines conditions. Pour une mission moyenne de six milles marins (11 kilomètres) de distance entre le plan d'eau et le foyer d’incendie, il peut effectuer neuf largages à l'heure, déversant avec précision quelque 55 233 litres (14 600 gallons US) de liquide extincteur.

Bien qu’étant, comme son prédécesseur, un appareil tout en métal amphibie à aile haute, il est équipé de turbopropulseurs Pratt & Whitney Canada PW123AF au lieu d’un moteur à pistons, d’un poste de pilotage à écrans EFIS (LCD), de l’air conditionné et de commandes de vol assistées. L’électronique embarquée a été améliorée afin de faciliter la maintenance. C’est un appareil robuste et fiable. Il opère souvent dans des environnements difficiles où ses principales menaces sont la corrosion, les manœuvres brusques et fatigantes pour la structure, les conditions atmosphériques ainsi que le vol à basse altitude. Une version spéciale anti-incendie permettant une plus grande capacité d’emport existe sous le nom CL-415GR.

En dehors de la version « classique » de lutte contre le feu, il existe une version appelée CL-415MP (MP : Multi purposes, soit Multi usages) qui permet des missions de recherche et de sauvetage, de surveillance des côtes ou des ressources naturelles ainsi que de transport.

 

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Photos : Bombardier CL-415 en action@ Bombardier

Modernisation des simulateurs de F-22 !

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ST. LOUIS, Boeing a terminé la mise à niveau de tous les simulateurs de l’avion de combat F-22 « Raptor » de  US Air Force. Le système de simulation amélioré va permettre aux pilotes d’évoluer dans un environnement visuel plus réaliste que les simulateurs actuels, et leur permettre de faire l'expérience de manœuvres extrêmes, qui ne sont normalement pas pratiquées dans un simulateur.

 

Les installations des simulateurs modernisés par Boeing disposent désormais du nouveau système Constant Resolution Visual System (CRVS) qui améliore le réalisme de la formation permet  une  augmentations de préparation aux missions. L'affichage du CRVS brevetée de Boeing est la pièce maîtresse du nouveau système de visualisation des simulateurs de F-22.  Le système fournit des images à haute résolution pour les pilotes avec près de 20/20 d'acuité sur 360 degrés d’environnement immersif, visuelle. En utilisant des projecteurs « hors-the-shelf », le système tire parti de la technologie commerciale en plein essor.

Les centres de simulation de la base aérienne Tyndall en Floride, de Hickam à Hawaii, d'Elmendorf, en Alaska et de Langley Air Force Base de Virginie sont équipés du nouveau système.

 

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Photos : 1 Simulateur de F-22@ Boeing 2 F-22 Raptor en vol @ USAF

 

 

 

03/10/2015

Modernisation des Mirage 2000D !

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Le projet tant attendu de modernisation de Mirage 2000D de l’Armée de l’air va officiellement se concrétiser très prochainement. Selon le programme du Ministère de la Défense français, la modernisation des « 2000D » va débuter fin 2015 et les premiers appareils seront opérationnels en 2019.

 

Les grandes lignes de la modernisation :

La première partie de la modernisation des « 2000D » concernera le Système de Navigation et d'Attaque (SNA) qui va être complètement revu, retravaillé, et modernisé par Dassault Aviation. En effet, il y a maintenant quelques temps, le système de navigation du Mirage 2000D reposait sur des fonds de carte en carton, scannés, et projetés à l'officier navigateur système d'armes (NOSA) via un agrandisseur. Le nouveau système sera numérique. Le Mirage 2000D ne possède pas de canon de bord, la mise à niveau va permettre de combler ce manque avec l’intégration d’une nacelle développée par Dassault Aviation et qui sera montée selon les besoins sur le point avant gauche des Mirage 2000D, en symétrique des nacelles de désignation laser.

Enfin, la modernisation prendra aussi en compte la possibilité pour les Mirage 2000D de pouvoir s'équiper et décoller avec un emport assymétrique. Aujourd'hui, ces appareils ne peuvent emporter que le même type de bombes sur les emports ouverts pour les tirs air-sol, ce qui avait pour effet, par exemple, d'avoir des appareils qui décollaient avec uniquement deux GBU-49 sous le ventre. A la suite de cette rénovation, les 2000D pourront décoller et aller frapper avec, au moins, deux types de bombes différents, comme par exemple une GBU-12 couplée à une GBU-49. Pour terminer les missiles air-air Magic II seront remplacés par des MICA IR (InfraRouge).

 

L’importance des « 2000D » :

Sans la modernisation des Mirage 2000D, la flotte de combat  française s’écroulera aux alentours de 150 avions en ligne en comptant les Rafale air et marine. Le Mirage 2000D est un avion relativement récent qui joue un rôle déterminant dans la capacité de projection de puissance de l’armée de l’air. Mis à part le Rafale, il compte parmi les meilleurs avions de combat français. Sa rénovation lui permettra d’acquérir davantage de polyvalence et permettra de valoriser les investissements déjà consentis en tirant le maximum du potentiel de cet avion. D’autant qu’il s’agit d’un appareil mature dont le coût de possession est maîtrisé, qui est présent en opération et qui permet une montée en puissance progressive du Rafale.

 

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L’industrie au cœur de la rénovation :

Cette opération de rénovation est très importante pour les industriels concernés. Il s’agit non seulement de Thales, mais aussi de PME à forte valeur technologique qui risquent tout simplement de faire faillite si l’opération ne se fait pas. C’est le cas en particulier à REALMECA, qui a par ailleurs des compétences critiques dans la construction du Rafale. La rénovation du Mirage 2000 assurera du travail à cent cinquante personnes chez Thales pendant quatre ans dans la région Aquitaine et permettrait à REALMECA d’employer trente personnes, sur un total de cent trente personnes. En outre, il est prévu qu’une partie de la rénovation sera confiée au SIAe (Services Industriels de l’Aéronautique) à Clermont Ferrant.

Livre : Pour ceux et celles qui désirent découvrir la vie et le travail d’un pilote de Mirage 2000D, je vous engage à lire : « La guerre vue du ciel », par le Cmdt et pilote Marc Scheffler aux éditions Nimrod. Un livre qui raconte le métier de pilote de chasse, ses difficultés, la vie d’un escadron et les contraintes politiques qui découlent des engagements. Marc est en plus, pour l’avoir rencontré brièvement, un homme d’une rare gentillesse !

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Photos : Dassault Mirage 2000D @ Armée de l’Air

 

CityJet opte pour le CRJ900 !

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Bombardier Avions commerciaux a accueilli CityJet (CityJet), dont le siège social est situé à Dublin, au sein de la famille des exploitants d’avions CRJ Series de Bombardier suivant la confirmation qu’elle exploitera des avions CRJ900 dans le réseau de la société suédoise Scandinavian Airlines (SAS). CityJet acquerra ces avions d’un client de Bombardier qui a signé une entente d’achat ferme portant sur huit avions CRJ900 et pris des options sur six autres. Ce client préfère garder l’anonymat pour le moment.

Au prix courant de l’avion CRJ900, la commande ferme signée par Bombardier et ce client est estimée à 369 millions $ US. Cette valeur pourrait passer à 651 millions $ US si toutes les options sont exercées.

« La rentabilité et l’expansion à long terme de notre société aérienne repose sur l’ajout d’appareils modernes et écoénergétiques à notre flotte. Le biréacteur de ligne CRJ900, avec ses plus faibles coûts d’exploitation, sa souplesse opérationnelle exceptionnelle et ses commodités améliorées en cabine ont été des facteurs clé dans l’acceptation de notre appel d’offres pour notre nouveau contrat avec SAS », a déclaré Pat Byrne, président exécutif du conseil d’administration de CityJet. « En tant qu’exploitant régional de longue date de certaines des meilleures sociétés aériennes d’Europe, nous sommes heureux d’ajouter SAS à notre liste de clients distingués. »

CityJet
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CityJet est une société aérienne irlandaise dont le siège social est situé près de l’aéroport de Dublin à Swords, mais dont la base principale est à l’aéroport London City (LCY). CityJet possède actuellement une flotte de 18 avions RJ85 qu’elle exploite sous son propre code WX ainsi qu’un contrat historique d’avions, d’équipages, de maintenance et d’assurance (ACMI) pour Air France.

CityJet appartenait à Air France jusqu’en avril 2014 et était exploitée seulement pour soutenir l’alimentation d’Air France en passagers. Depuis, la société aérienne a renforcé sa position dans son réseau de liaisons sous sa propre marque à LCY où elle détient 30 % des créneaux.

Au cours des neuf derniers mois, CityJet a mis en place les bonnes personnes et les bonnes infrastructures, et son équipe de direction estime ainsi qu’elle possède désormais la plateforme stable qui lui permettra de mettre en œuvre sa stratégie, qui est de renforcer sa position à LCY, de développer d’autres créneaux et d’accroître ses activités ACMI au-delà de son contrat avec Air France. Le contrat avec SAS représente le premier pas important dans cette direction.

 

Photo : Bombardier CRJ900 aux couleurs de CityJet SAS @ Bombardier Aviation

 

02/10/2015

Le premier G550 « EITAM » pour la Force aérienne italienne !

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Le premier exemplaire des deux avions G550 AEW « EITAM » destiné à la Force aérienne italienne est prêt à être livré. Basé sur une cellule d’avion d’affaires de type Gufstream G550, le système « EITAM » permet la surveillance et l’alerte lointaine.

Le premier G550 « EITAM » italien est arrivé à l'aéroport de Shannon en Irlande après avoir quitté l'usine de Savannah en Géorgie de l’avionneur Gulfstream. Il ensuite rejoint les installations de la société israélienne Elta Systems à Tel Aviv, en vue de l'intégration de ses radars AEW et d'autres équipements de mission.

La Force aérienne italienne a commandé son nouvel avion de surveillance en juillet 2012 et devrait recevoir son premier exemplaire le 15 octobre prochain.

 

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Le G550 «EITAM» :

Basé sur une cellule d’avion d’affaires Gulfstream G550, le système EITAM est un appareil  de surveillance et d’alerte lointaine AEW & C. Israel Aerospace Industries (IAI) a installé un radar EL/W-2085 à antenne active (AESA) en bandes L et S. La matrice d'émission / réception (T / R) permet au faisceau d'être dirigé électroniquement, ce qui permet au système de pouvoir se passer d’un rotodome et de voir à 360°. Les israéliens étant très discrets sur les performances du système, on retiendra, que celui-ci peut suivre au minimum 100 cibles en même temps et permet l’assistance du suivi d’interception air-air et air-sol de manière simultanée et ceci sur une distance de 200 mille nautiques (370 km).

En plus de ses capacités de détection, le système permet d’analyser les communications adverses et de mener la guerre-électronique. L’EITAM dispose également d’un système complet d’auto-protection. Le G550 permet de patrouiller sur 12.500 km (6.750nm) et dispose d’une autonomie de 11heures de vol.

Les opérateurs aux nombres de six disposent pour leur confort, d’une petite cuisine située au centre de l’avion, les ingénieurs d’IAI ayant également travaillés à un aménagement permettant de diminuer les risques de claustrophobie ou de suffocation dû, à la suppression des hublots. 

En service en Israël, le G550 «EITAM» aurait été utilisé pour gérer la frappe de destruction d’un réacteur nucléaire secret à Al-Kibar en Syrie (opération «Orchard» en 2007) ainsi que des convois transportant des armes au Soudan.

 

Utilisateurs du G550 «EITAM» :

Israël (nombre confidentiel), Singapour (4), Italie 2 dès 2015.

 

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Photos : 1 Le premier G550 EITAM italien 2 Modèle de développement 3 G550 EITAM singapourien @ Elta Systems