06/02/2017

Tunisie, arrivée des OH-58D « Kiowa » !

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La Tunisie a réceptionné ses 6 premiers hélicoptères d’occasions Bell OH-58D « Kiowa » sur un total de 24. Ces appareils ont été commandés en mai 2016 pour un montant de 100,8 millions de dollars us.

Pour la Tunisie, les « bons vieux Kiowa » vont permettre d'améliorer la capacité de celle-ci à mener des opérations de sécurité aux frontières et de combattre les infiltrations de terroristes, comme les groupes d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), la mouvance de l'Etat islamique en Libye et Ansar al-Sharia Tunisie (AAS-T). La Tunisie partage une frontière de 500 km avec la Libye, pays en proie au chaos et aux activités de groupes jihadistes.

Les Kiowa tunisiens :

Les 24 Bell OH-68D « Kiowa » sont équipés de missiles Lockheed-Martin AGM-114R, de roquettes de type APKWS de BAE Systems, de mitrailleuses de type Dillon M134D de 7,62 mm Gatling, ainsi que de nacelles lance roquettes M260. Un système complet de guerre électronique avec cartouches leurre de type A965M1 et avertisseur infrarouge d’alerte missile sont installés à bord.

Le Bell OH-58 « Kiowa » : 

Le Bell OH-58 Kiowa est un hélicoptère militaire léger de reconnaissance, dérivé du célèbre Bell 206 « Jet Ranger ». Il entra en service en mai 1969 sous la dénomination OH-58A et fut ensuite maintes fois amélioré. Il est un des hélicoptères les plus polyvalents de l'US Army. Son armement est extrêmement variable, les versions A et C disposaient d'un minigun M134, tandis que l'OH-58D porte une mitrailleuse M2 et d’un pod de 7 roquettes "Hydra" de série et d'optiques améliorées, La version Kiowa « Warrior » est quant à elle équipée de quatre missiles Raytheon AGM-114 « Hellfire ».

Photo : Bell OH-58D « Kiowa » @ US Army

 

04/02/2017

F-35, le paradoxe Trump !

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Washington, le truculent nouveau président américain D. Trump très critiqué sur de nombreuses décisions, semble au moins avoir réussi une chose : faire baisser de manière significative le prix du F-35. Après une année de négociations, suivie d’une pression sans égale ces derniers mois de la part de la nouvelle administration, Lockheed-Martin assure que le contrat de production initiale à faible taux numéro 10 concernant 90 avions de chasse F-35 sera moins élevé de 728 millions de dollars.

Sur cette base, le Bureau du Programme conjoint F-35 a annoncé des économies à hauteur de 728 millions de dollars sur le lot 10 par rapport au lot 9, ce qui représente plus de 128 millions de dollars de réduction de coûts voulu par le président Donald Trump au début de cette semaine.

Selon les premiers calculs le prix du F-35A a diminué de 7,3% pour atteindre 94,6 millions de dollars, y compris le moteur Pratt & Whitney F135. La variante B est passée à 122,8 millions de dollars, en baisse de 6,7%, tandis que la varainte C a diminué de 7,9% pour s'établir à 121,8 millions de dollars. Le contrat de 90 avions inclut 55 jets pour les services américains et 35 pour des partenaires internationaux et des clients militaires étrangers. Lockheed-Martin construira 44 F-35A pour l'US Air Force, neuf F-35B pour le Corps des Marines américain et deux F-35C pour la Marine américaine.

L'addition du prix unitaire des trois variantes s'élève à une valeur totale de 8,9 milliards de dollars pour 90 cellules et moteurs achetés dans le cadre de ce lot 10.

Oui mais…

Cependant, le prix total du contrat et les chiffres disponibles sont en contradiction avec les prix par unité. Le Bureau du programme estime la valeur totale du contrat pour les véhicules aériens à 8,2 milliards de dollars. Pratt & Whitney a déjà reçu un contrat de 1,5 milliard de dollars en juillet pour la fabrication des moteurs F135 pour le lot 10 et un contrat de 157 millions de dollars l'année précédente pour les composants à longue portée. Cela représente 9,8 milliards de dollars pour les cellules et les moteurs du lot 10, soit environ 950 millions de dollars de plus que la valeur de 8,9 milliards de dollars disponible dans le communiqué. Lockheed-Martin n'a pas pu expliquer l'écart pour l’instant.

Du côté de la Maison-Blanche :

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a confirmé une économie de 455 millions de dollars. Les économies restantes, soit 273 millions de dollars proviennent de ventes à des partenaires internationaux et à des clients militaires étrangers. Plus tôt cette semaine, le président D.Trump a assuré que les pressions faite de sa part sur Lockheed-Martin ont permis d’abaissé le prix pour les avions du lot 10 d’environ 150 millions de dollars sur l’ensemble des 455 millions.

Du côté de Lockheed-Martin :

De son côté Lockheed-Martin confirme que ces réductions sont le résultat notable d’une table ronde qui a eu lie en décembre avec la nouvelle administration américaine. L’avionneur confirme une baisse du prix et cible un coût moyen de l’ordre de 80 à 85 millions de dollars pour chaque F-35A d'ici l'exercice 2019.

«L'implication personnelle du président Trump dans le programme F-35 a accéléré les négociations et a accentué notre attention sur la baisse du prix», a déclaré Lockheed. "L'accord a été atteint en quelques semaines et représente des économies importantes par rapport aux contrats précédents."

Une situation qui s’améliore mais pas partout :

Cette situation économique semble enfin être bonne pour l’avenir du F-35, dont l’avenir était menacé par D. Trump. Certes, les ennuis ne sont pas encore terminés, car de nombreux problèmes subsistent du point de vue technique et ne seront pas résolus avant plusieurs années. On notera les dernières critiques des pilotes de F-35C qui se plaignent d’oscillations verticales excessives et violentes, lors de lancement avec catapultes. Pire, la plupart des pilotes ont verrouillé leur harnais pendant le lancement catapulté ce qui a rendu les commutateurs d'urgence difficiles à atteindre, créant de nouveau, à leur avis, une situation inacceptable et dangereuse. De plus, il est rapporté que la capacité de ciblage électro-optique du F-35 est inférieur par rapport à l’A-10 et au F-/A-18.

Si l’effort Trump sur les coûts à du bon, il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne le développement du programme F-35.

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Photos : F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

Début de service pour le premier P-8A australien !

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Le premier avion de patrouille maritime destiné à la Royal Australian Air Force (RAAF) a débuté ses essais en mer au large d’Adelaïde. Ces essais doivent permettre de vérifier la bonne intégration du nouveau système avec la Marine australienne.

Obtention de l’IOC :

Cette série de test est effectuée avec le destroyer HMAS Hobart de la Marine australienne. Il s’agit de vérifier que les informations circulent correctement entre les deux systèmes et permettent la misent en places de nouvelles stratégies de combat combinées. La vérification des procédures et de l’application de celles-ci pour les équipages. Au final, il s’agit pour le nouvel opérateur du P-8A d’obtenir la capacité opérationnelle initiale (IOC) d’ici 20-18.

Rappel :

L’Australie a finalisé une commande portant sur 8 avions de patrouille de type Boeing P-8A « Poseidon » en janvier 2014. L’Australie dispose également d’options pour 4 appareils supplémentaires. Le contrat est de 4 milliards de dollars. Les 8 P-8A seront livrés en deux lots de quatre appareils.

 

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il est possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

Le P-8 a été commandé par la Marine américaine, l’Inde, l’Australie, l’Angleterre et la Norvège.

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Photos : 1 P-8A australien avec le destroyer Hobart@ RAAF 2 Consoles des opérateurs @ USN

03/02/2017

Début de mise à jour pour les P-3 chiliens !

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Le premier avion de patrouille maritime de type Lockheed Martin P-3 « Orion » de la Marine chilienne a quitté la base navale Concon et est arrivé au Canada en vue de sa mise à jour à mi-vie (MLU) en vertu d'un contrat de 37 millions de dollars avec IMP Aerospace de Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Les Lockheed P-3 « Orion » de la marine chilienne sont en service depuis 1993 et vont devoir recevoir de nouvelles ailes et de nouveaux stabilisateurs. Les moteurs vont être améliorés dans le cadre du plan de modernisation à mi-vie (MLU). Les autres améliorations concernent l’installation du nouveau système tactique de mission entièrement intégré Integrated Tactical System (FITS). La Modernisation de l’avionique comprend la mise en place d’un cockpit numérique et de l’installation d’un nouveau système de radar multi-mode de surveillance maritime. Les appareils seront dotés de missiles Raytheon AGM-84 « Harpoon » antinavires.

Une fois terminé, les P-3 « Orion » chiliens devraient rester en service durant 20 ans. Les appareils sont exploités de l’escadron de reconnaissance maritime (VP) -1 à Viña del Mar, à environ 60 km à l'ouest de la capitale, Santiago.

 

Photo : P-3 « Orion » de la marine chilienne @ Marine chilienne

 

02/02/2017

BAE systems partenaire du futur avion de combat turc !

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BAE Systems a été confirmé comme le partenaire direct de Turkish Aerospace Industries (TAI) dans le développement par la Turquie d’un avion de combat indigène. Le programme est surnommé TF-X. Un nouvel accord entre les deux compagnies a été signé par leurs dirigeants à Ankara le 28 janvier, en présence des premiers ministres de la Turquie et du Royaume-Uni. BAE Systems travaille avec TAI dans une phase d'étude pour le TF-X depuis 2015. 

"C'est plus qu'un accord commercial, c'est le début d'un partenariat de défense profonde qui contribuera à notre sécurité globale », a déclaré le Premier ministre britannique Theresa May. Elle a également déclaré que les gouvernements turc et britannique avaient signé "un nouvel accord unique qui établit un nouveau cadre de coopération et de dialogue, y compris avec les ministères de la défense et les forces aériennes".

Le programme TF-X :

Le contrat de développement, une fois signé, devrait coûter plus de 120 millions de dollars à la société britannique. BAE a déclaré que des centaines d'ingénieurs britanniques et turcs collaboreront sur le programme, à son apogée. Le directeur général de TAI Muharrem Dortkasli a déclaré l'an dernier que trois options de conception du TF-X avaient émergé, y compris des versions à un ou deux moteurs.

Ce projet d'avion de combat de 5e génération a été confié en 2001 à Turkish Aerospace Industries (TAI). Le coût du développement du projet est évalué de 70 à 80 milliards de dollars. Mais ce prix ne tient pas compte de la motorisation futur de l’avion. En conséquence on peut esquisser un développement proche des 100 milliards de dollars.

 Le premier problème rencontré par les ingénieurs turcs de TAI provient d’un cruel manque d’expérience en matière de conception. En 2013, ceux-ci ont fait appel aux ingénieurs suédois de Saab pour les aider à la définition du design de l'appareil. Cette collaboration a permis de présenter trois versions possibles : un monomoteur adoptant un design proche du F-22, un bimoteur ou enfin un monomoteur plus petit avec des ailes-canard.

La Turquie n'a pas encore choisi le groupe motopropulseur pour le TF-X, bien qu'il ait négocié avec Rolls-Royce pour le turboréacteur Eurojet EJ200 qui alimente l'Eurofighter Typhoon. En octobre 2014, Rolls-Royce a signé un protocole d'accord avec l'institut de recherche scientifique de la Turquie pour ouvrir un «centre technologique avancé»dans le pays. Le choix de BAE Systems pourrait donc bien confirmer une motorisation avec un dérivé de l’EJ200. La Turquie a exprimé son ambition de voir voler le TF-X en 2023.

 

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Photos : 1 programme TF-X @Mehmet Delice 2 Signature de l’accord BAE TAI@ BAE Systems