19/04/2016

Des Su-25 « Frogfoot » supplémentaires pour l’Iraq !

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L'Irak a réceptionné trois avions d'attaque au sol supplémentaires de type Sukhoi Su-25 « Frogfoot » de la part de la Russie. Les trois appareils ont été livrés à l'Armée de l'Air irakienne (IAF), le 17 avril ainsi que d'autres équipements militaires non spécifiés.

En juin 2014 l’Iraq a demandé la fourniture d’avions d’attaque au sol de type Sukhoi Su-25 « Frogfoot » à la Russie pour renforcer ses capacités de soutien face à la menace que constitue l'Etat islamique. Le premier lot de cinq avions est arrivé le 29 juin dernier.

Le Sukhoi Su-25 «Frogfoot» : 

Le Sukhoi Su-25 «Frogfoot» est un avion d’attaque et d’appui aérien dont le prototype a réalisé son premier vol en 1975. Dès avril 1980, des exemplaires de présérie sont envoyés en Afghanistan pour essais opérationnels. Le Su-25 dispose de 10 points d’emport pour armements dont deux réservés, aux extrémités, à des missiles air-air R-60M d’autodéfense. Un large panel de roquettes et bombes classiques peuvent être emportées, ainsi que des missiles air surface et des pods canons offrant une très grande  puissance de feu. La protection de l’avion est très élaborée, l’avion dispose d’un blindage. Une version d’attaque tout temps plus perfectionnée, le Su-25T, a été développée dans les années 1980 avec des équipements et armements supplémentaires dont le missile antichars AT-12.

 

Photo : Su-25 « Frogfoot » irakien@ IAF

18/04/2016

Aircraft Western vend son 200ème Pilatus PC-12 !

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Aircraft Western, une société du group Greenwich AeroGroup et devenue le premier revendeur à avoir vendu un total de 200 avions de type Pilartus PC-12 ! Lors d'une cérémonie au siège d’Aircraft Western à Boise, dans l’ Idaho, Phil Winters, vice-président des ventes d'aéronefs à livré la le 200ème PC-12 du fabricant suisse.

"Ceci est une étape importante pour l’équipe d’Aircraft Western», a déclaré Winters. «Nous avons tous travaillé dur, pour faire en sorte que nos clients puisse bénéficier de l'expérience des avions Pilatus et répondent à leurs attentes avant, pendant et après la vente. "

Aircraft Western fait partie des sociétés autorisées par l’avionneur suisse Pilatus à la vente d’avions.

Le partenariat entre les deux sociétés dure depuis plus de 20 ans. En plus du PC-12, la société propose également le Pilatus PC-6 Turbo Porter et le tout nouveau jet, le PC-24 « Super Versatile Jet », dont les livraisons débuteront en 2017.

Le Pilatus PC-12 «Next Generation» : 

Le PC-12 «Next Generation» offre nombres d'améliorations significatives par rapport à son prédécesseur, il intègre une  avionique Honeywell Primus Apex qui s’intègre dans un tout nouveau cockpit conçu par BMW Group Designworks USA, doté d’une plus puissante turbine  Pratt & Whitney Canada PT6A, le PC-12 offre une plus grande rentabilité pour ses opérateurs, ainsi, qu’une plus grande fiabilité pour répondre à des besoins de transport dans une économie toujours plus exigeante. Les PC-12 équipent non seulement de nombreuses sociétés de transport d’affaires, mais également les «Flying Doctors of Australia» et plusieurs sociétés d’ambulance notamment au Canada, les «Smokejumper» (pompiers volants) aux USA, ainsi que diverse Forces de police et récemment la Force aérienne Finlandaise.

 

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Photos : le 200ème PC-12 vendu par Aircraft Western @ Pilatus Aircraft

 

Des Yak-130 supplémentaires !

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Moscou, les Forces aérospatiales russes recevront 30 nouveaux avions d'entraînement Yakovlev Yak-130 d’ici la fin de l’année 2018. Le ministère russe de la Défense a annoncé la nouvelle ce dimanche dans un communiqué.

Cette nouvelle vient confirmer la volonté d’accélérer la modernisation du centre de formation des futurs pilotes russes. Actuellement la Russie a passé commande pour 62 Yak-130. Au total, se sont pas moins de 300 aéronefs qui pourraient venir remplacer les actuels L-29 et L-39.

Le Yakovlev Yak-130 : 

Le Yak-130 a été développé par Yakovlev pour remplacer les L-29 et L-39 d’entraînement dans les Forces aériennes russes et dans les pays membres de la CEI. L’Union Soviétique avait exprimé ses besoins pour un nouvel appareil dès le début des années 90. Le Yak-130 fut retenu avec son principal concurrent, le MiG-AT.

Le premier vol du Yak-130 a eu lieu en 1996 et il fut officiellement retenu par la force aérienne russe en 2002  Initialement, il devait être développé et produit en coopération avec la firme italienne Aermacchi, mais suite à de nombreuse différences de point de vue, chacune des deux parties continua de son propre chef, d’où l’extrême ressemblance entre le Yak-130 et le M-346.

Le Yak-130 a subi une longue phase d’essais de 2005 à 2009 impliquant 3 appareils. Les Yak-130 sortent de deux chaînes de production, l’une à Nizhny Novgorod et l’autre se situe à Irkutsk. 

Le Yak-130 est un avion très maniable subsonique avec un rayon d’action de 1.250 miles (2.000 kilomètres) et une vitesse maximale de 600 mp/h (1.060 km / h) en vol en palier. Il peut transporter une charge utile de combat d'un maximum de £ 6.600 (3.000 kg), permettant une variété d'armes russes et occidentales

Le Yak-130 peut être utilisé à partir de pistes non goudronnées et de petits aérodromes non préparées. L'appareil dispose d'un cockpit en tandem climatisée et pressurisée à deux places équipé de sièges éjectables NPO Zvezda K-36LT3.5  de type zéro-zéro (zéro altitude, zéro vitesse). Le Yak-130 de production est le premier avion russe avec une suite avionique entièrement numérique. 

Comme un avion d'entraînement avancé, Yak-130 est adapté pour la formation des pilotes ou le recyclage pour permettre de transiter sur des appareils de quatrième et cinquième génération. Il peut également effectuer diverses variétés de missions comme l’attaques au sol et les missions de reconnaissance.

 

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Photos : 1 Yak-130 2 Cockpit @Sergy

© SPUTNIK. ANTON DENISOV

 

17/04/2016

Interceptions et tensions sur la Baltique !

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L’interception d’un avion de reconnaissance électronique américain de type RC-135 par un Sukoi Su-27SM « Flanker » russe a ravivé, un peu plus, les tensions entre les deux pays. L’incident s‘est déroulé dans l’espace aérien international en mer Baltique.

Une série d’incidents aériens :

Le dernier incident date du 7 avril dernier, mais avait été précédé le 25 janvier, par une interception similaire entre un avion de reconnaissance électronique de type Boeing RC-135 et un avion de chasse de type Sukhoi Su-27SM « Flanker ».

La révélation de ces deux incidents aériens fait suite aux passages à très basse altitude de deux Sukhoi Su-24 « Fencer » au-dessus du destroyer USS Donald Cook de la Marine américaine en début de semaine dernière.

Les russes provoquent l’ire des américains :

Pour les américains, les réactions des russes sont agressives et dangereuses. En ce qui concerne le RC-135, le Capitaine Daniel Hernandez, porte-parole en chef de l'US European Command a expliqué que l'interception a été conduite de façon dangereuse et non professionnelle, car le pilote du Su-27 aurait effectué un virage agressif, pouvant mettre en danger la stabilité de l’avion américain.

Du côté russe, on explique que les pilotes ont effectué une interception dans le but d’identifier l’avion américain et que les procédures internationales ont été scrupuleusement respectées.

Le RC-135 :

Le Boeing RC-135 est la base d'une famille d'avions de reconnaissance électronique conçue à partir du C-135. Le RC-135V/W « Rivet Joint » est un avion de type SIGINT (Renseignement électromagnétique et électronique) de l'US Air Force. Il surveille à la fois les communications radio et les signaux électroniques émis par les radars adverses. Il dispose par ailleurs de capacités de brouillage de ces signaux.

Le Su-27SM(3) : 

Cette version modernisée du Sukhoi, dispose d’un cockpit doté de quatre écrans multifonctions couplés à un nouveau système de communication sécurisé et plus résistant au brouillage. Les logiciels radars ont été adaptés pour permettre l’utilisation de la gamme la plus récente en matière de missiles «air-air» et «air-surface» de longue portée. Le Su-27SM (3) est une version polyvalente capable de remplir des missions de combat en utilisant efficacement et avec une haute précision les armes "air-surface» y compris par guidage avec GPS (GLONASS). Selon Sukhoi, le Su-27SM (3) est presque deux fois plus efficace que son prédécesseur, le Su-27C. Il est propulsé par deux moteurs Saturn AL-31F-M1. 

La Russie dispose d’un parc d’un plus de 350 Su-27 répartit entre 12 régiments, en plus, du centre de démonstration en vol de la patrouille des Chevaliers Russes (Russian Knights), et des unités d’entraînements et le centre d’essais en vol des Forces aériennes.

Protocole de sécurité :

Il faut se rappeler que le Pentagone a récemment conclu un protocole de sécurité en vol avec la Russie, après la tenue d'une conférence vidéo avec des fonctionnaires russes de la Défense. Les discussions ont porté sur la sécurité aérienne dans ciel en Syrie, ainsi que sur "les moyens d'éviter les accidents et la confrontation entre la coalition et les forces russes à chaque fois que les deux parties opèrent à proximité d’un objectif commun.

La situation :

La région de la Baltique qui comprend l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie est sous protectorat de la mission de l’OTAN « Baltic Air Policing » menée par les membres de l’OTAN. En d’autres termes, la sûreté de l'espace aérien de la région est opérée par des avions de combat des pays membres de l’Alliance du traité Nord Atlantique qui se relaient dans la région et ceci à la frontière avec la Russie.

Commentaire :

La région est donc sous-tension depuis plusieurs mois, suite à la crise ukrainienne. Mais, le lancement de manœuvres navales de l’Otan dans la région au large de Kaliningrad a envenimé un peu plus la situation. Nous assistons, ni plus ni moins, qu’à une forme de communication des deux parties, dont l’intention est de montrer ses capacités à se maintenir dans la région. Les Etats-Unis semblent changer de comportement en accentuant ces incidents, au lieu de les minimiser, comme s’était encore le cas récemment. Une manière pour eux de se faire passer pour la victime. Du côté russe, on montre un peu plus sa capacité de réaction, avec pour but la réaffirmation du renouveau de la puissance militaire à faire respecter sa souveraineté territoriale. Nous atteignons une nouvelle phase dans un rapport de force grandissant avec en point de mire un rééquilibrage russo-américain.

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Photos : 1 Su-27SM « Flanker » interceptant le RC135@VVS 2 Passage d’un Su-24 « Fencer » sur l’USS D. Cook@ USN

 

 

Formation sur T-6 pour la Royal New Zealand Air Force !

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Le Royal New Zealand Air Force a débuter la formation initiale des ses futurs pilotes pilotes militaires avec sa nouvelle monture, le Beechraft T-6C « Texan II ». Les 11 T-6C remplacent désormais les 13 Pacific Aerospace CT-4E Airtrainer.

En plus des T-6C, la RNZAF dispose au sol de systèmes de formation deux simulateurs de vol. Les premières livraisons du nouvel avion école ont débuté en août 2014. Les appareils sont regroupés sur la base aérienne Ohakea.

Le T-6 « Texan II » :

Le Beechcraft T-6C « Texan II»  est la version la plus moderne disponible de la gamme T6, le cockpit comprend un Head-Up Display (HUD) couplé avec  panneau de configuration Up-Front (UFCP), et Hands-On Throttle and Stick, soit le système mains sur manettes et manche. Le T-6B dispose d’une avionique  avec écrans EFIS et système d’enregistrement des données de vol numérique. Le T-6 est un avion d'entraînement primaire qui permet un enseignement de base aux procédures de vol et aux instruments et permet d’effectuer les figures d’introduction à la  voltige.

Le Beechcraft T-6 «Texan II» est un aéronef à turbopropulseur monomoteur construit par la Raytheon Aircraft Company (maintenant Hawker-Beechcraft). Basé sur une cellule de Pilatus PC-9. 

Le T-6 est un développement du Pilatus PC-9, modifiés de manière significative par Beechcraft en vue d'entrer dans le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) prévu pour les Forces aériennes américaines. Des modifications mineures ont été introduites sur la cellule d’un PC-9, mais des conflits entrer l’USAF et la Navy ont entraîné des retards et des augmentations de coûts (par rapport aux estimations initiales de 3,9 millions à près de 6 millions dollars par avion). De plus, le T-6 se retrouve avec un surpoids de 22% vis-à-vis du PC-9 initial.

Le modèle T-6C est le même que le modèle que le  «B» mais permet l’usage d’armes de bord, telles que : canons, roquettes et bombes.

 

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Photos : T-6C « Texan II » @ RNZAF