26/02/2016

L'Embraer E190-E2 a effectué son Roll Out !

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Sao Jose dos Campos, l’avionneur brésilien Embraer a présenter ce matin, en grande première, son nouveau monocouloir Embraer E190-E2 au public. Cette nouvelle génération de monocouloirs brésiliens a nécessité un investissement de 1,7 milliard de dollars, le programme E-Jets E2 a été lancé en juin 2013.

Une nouvelle famille :

L’Embarer E190-E2 de 106 places effectuera son premier vol d’ici la seconde moitié de 2016 et l'entrée en service est prévue pour 2018. Les deux autres avions de la deuxième génération, le E195-E2 et E175-E2, sont programmés pour entrer en service en 2019 et 2020, respectivement.

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Le programme E2 réaffirme l'engagement de l’avionneur brésilien pour maintenir sa position de leader dans le segment des avions de 70 à 130 sièges. La nouvelle génération est motorisée avec des Pratt & Whitney PurePower Geared turbofan à taux de dilution élevé (PW1700G sur le E175-E2, PW1900G sur le E190-E2 et E195-E2). La nouvelle génération dispose également de nouvelles ailes aérodynamiquement avancées, des contrôles complets « fly-by-wire » et des améliorations sur divers systèmes. La gamme E2 va considérablement réduire la consommation de carburant, les émissions et le bruit extérieur. L’avionneur brésilien a également travaillé à la réduction des coûts d’entretien.

 Actuellement, la famille E2 revendique 267 commandes fermes et 373 options et droits d'achat.

 

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Photos : Roll Out de l’E190-E @ Carlos Mayor

Livraison du 75ème Learjet 75 !

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Bombardier Avions d’affaires a livré à la société Aurora Jet Partners d’Edmonton (Alberta), au Canada, le 75e biréacteur d’affaires Learjet 75. L’étape a été franchie un peu plus de deux ans après que le premier Learjet 75 soit entré en service en novembre 2013.

Le Learjet 75 :

Le biréacteur Learjet 75 est doté du poste de pilotage avant-gardiste Bombardier Vision avec un intérieur conçu pour le style et le confort. C’est le seul biréacteur d’affaires de sa catégorie à présenter une configuration de huit fauteuils club doubles, un plancher plat dans toute la cabine et beaucoup d’espace pour les jambes. Le Learjet 75 existe également en configuration de six fauteuils de classe affaires, offrant des caractéristiques améliorées de confort et de productivité. L’avion vol à une vitesse de croisière de Mach 0,81 et peur atteindre un plafond pratique de 51 000 pi (15 545 m). Son autonomie de plus de 2 000 milles marins (3 704 km). Son intérieur moderne comprend un nouveau système de gestion cabine avec écrans tactiles individuels à contrôle audio-vidéo complet, un éclairage à LED, un généreux rangement à bagages et un office offrant un grand espace optimisé de commissariat. Le Learjet 75 peut transporter quatre passagers et deux membres d’équipage sans escale de Los Angeles à Toronto.

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A propos de Aurora Jet Partners :

Fondée en 2007 comme division distincte de Morningstar, une entreprise de fret aérien express pour tout le Canada, Aurora Jet Partners est une société d’aviation d’affaires qui connaît une croissance rapide et offre à ses clients une série complète de services de voyage privé à travers le Canada. Leurs services comprennent la multipropriété, le nolisement et la gestion et la vente de flotte, de leurs bases de Vancouver, d’Edmonton et de Toronto. Bien que le nouvel avion représente la livraison du 75e avion Learjet 75 de Bombardier, c’est le premier biréacteur Learjet à entrer en service auprès d’Aurora Jet Partners et une première étape du plan de cette société pour renouveler sa flotte plus ancienne d’avions à réaction légers et intermédiaires en offre standard. La flotte en multipropriété et en gestion d’Aurora comprend également des avions superintermédiaires Challenger 300, des avions Challenger 604 et Challenger 605 à large fuselage et l’avion long-courrier Global 5000 de Bombardier.

 

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Photos : 1 Learjet 75 2 Cocpkit 3 Cérémonie de livraison @ Bombardier

 

25/02/2016

L’Australie va remplacer ses hélicoptères Tigre !

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Australie va remplacer sa flotte de 22 hélicoptères AirbusTigre ARH de reconnaissance armés au milieu des années 2020. Il semble que cette décision soit motivée, par les nombreux problèmes rencontrer avec l’hélicoptère européen.

Rappel :

En septembre dernier, l’armée australienne parlait déjà de remplacer les Tigre ARH, si leurs performances ne répondaient pas aux exigences de combat et de maintenance. Pour l’Australie, la maintenance s’avère complexe, longue et difficilement inapplicable en combat réel, de plus l’hélicoptère ne satisfait pas aux exigences du combat actuellement. Le rapport annuel de la défense de l'Australie avait montré, que les hélicoptères Tigre avaient volé 3’000 heures dans une période de 12 mois, soit bien en dessous des 6.000 heures recherchés. L'armée dénonce notamment que la motorisation des Turbomeca MTR de l'hélicoptère, ont un coût plus élevé que prévu. L’australienne se plaint de la difficulté pour obtenir des pièces détachées et que plusieurs incidents impliquant de la fumée dans le cockpit ont été relevés.

Améliorations insuffisantes :

Canberra remet aujourd’hui en cause, le programme d’améliorations mis en place avec les utilisateurs que sont : la France, l’Allemagne et l’Espagne. Pour les australiens ce programme ne va pas assez loin et ne permettra pas de répondre de manière satisfaisante aux besoins actuellement identifiés.

 

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Photos : 1 Tigre Australian Army @ Lance Broad 2 Tigre australien @ Brian Chidlow

 

Le V-22 ravitailleur en vol !

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Boeing a développé un système de ravitaillement, destiné à équiper son aéronef à rotors basculants V-22 « Osprey ». Cet équipement pourrait venir équiper les appareils en service au sein de l’US Marines Corps (USMC) en 2018.

L’USMC a besoin de compléter ses capacités en matière de temps de vol, pour cela, Boeing a développé un kit de ravitaillement destiné au V-22. Le système VARS (V-22 Aerial Refueling System) qui est actuellement en test devrait prochainement recevoir un premier contrat destiné à fournir l’USMC. Ce système doit permettre de ravitailler l’ensemble des aéronefs du Corps des Marines, soit les hélicoptères et les avions de combat.

Cette nouvelle possibilité pour la flotte de V-22, fait partie d’une variété d'améliorations prévues pour l’exploitation de l’aéronef sur les prochaines vingt années de service.

Le V-22 « Osprey » est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

A ce jour, 230 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions a été validé.

 

Photo : Tests du système VARS @ Boeing

 

24/02/2016

La Suisse relance le projet d’un nouvel avion de combat !

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Notre nouveau ministre de la Défense Guy Parmelin a informé aujourd’hui les membres du Conseil Fédéral du lancement des travaux préparatoires prévus pour l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Un crédit EEP (études de projets, essais et préparatifs d'achat) pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat sera soumis au Parlement en 2017. Le Département fédéral de la défense prévoit de lancer les travaux de préparation au printemps 2016.

Un vote qui n’a servi à rien !

Les projets d’acquisition d’avions de combat sont souvent compliqués du point de vue politique et ressemble souvent à des feuilletons interminables. L’Inde traîne les pieds avec la finalisation du Rafale, les EAU ne se sont toujours pas positionnés sur un appareil depuis cinq ans, l’ancien gouvernement canadien avait opté pour le F-35, sans ouvrir une compétition, créant ainsi un tollé politique. Et en Suisse nous n’en sommes pas en reste avec une votation ratée en mai 2014, qui au final n’aura servità rien sinon perdre du temps. Car l’inévitable se rapproche, la flotte de 30 Northrop F-5 E/F « Tiger II » (54 encore en service en 2014) est à bout de souffle et ne pourrait pas être engagée en cas de conflit. Pire, elle n’est même pas engageable pour la police du ciel 24/24, dont la première étape a été activée en janvier dernier.

Les besoins en augmentation :

Si, lors de la votation de 2014, il était prévu de remplacer partiellement la flotte de F-5, la situation continue d’évoluer de manière problématique. En effet, il ne reste plus qu’une trentaine de « Tiger » et ceux-ci, vont continuer à être retiré progressivement du service. De plus, la situation se complique du côté des Boeing F-/A-18 C/D « Hornet ». En effet, l’avionneur américain ne produira plus de mises à jour dès 2023 et l’US Navy va débuter le retrait progressif de l’avion à cette date. Le « Hornet » va donc rapidement vieillir, pour être totalement dépassé d’ici 2030.

En conséquence, il va falloir combler le départ à la retraite non d’un, mais de deux types d’avions ! Soit dans l’urgence le F-5, puis le F/A-18.

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Situation d’urgence :

On aura eu beau prévenir de la situation en 2014, nous voici donc, dans une problématique d’urgence. D’une part parce que le nouvel avion n’arrivera qu’après le départ à la retraite des F-5 et ceci au moment ou il faudra déjà remplacer les Hornet. Sans quoi notre pays ne disposera plus d’une aviation moderne.

Relance du projet :

Le ministre de la Défense instituera un groupe d'experts composé de représentants des différents domaines concernés de l'armée, d'armasuisse et du Secrétariat général du DDPS. D'ici à janvier 2017, les experts répondront dans un rapport aux questions de fond concernant les besoins, la procédure et les aspects industriels. Ils aborderont également l'avenir des avions F/A-18 et F-5 actuellement en service. Le groupe d'experts est dirigé par le chef de l'Etat-major de l'armée et supervisé par le chef de l'Armée et le chef de l'armement.

Au printemps 2016, le DDPS mettra également sur pied un groupe d'accompagnement au sein duquel pourra siéger un membre de chaque parti représenté au Conseil fédéral. Composé également de représentants du DDPS, d'autres départements, de l'industrie et de la Société suisse des officiers, le groupe d'accompagnement suivra les travaux du groupe d'experts, discutera des aspects fondamentaux de l'acquisition et échangera ses vues avec celles du groupe d'experts. Son rôle ne consiste toutefois pas à approuver ou à rejeter le rapport du groupe d'experts.

La demande du crédit EEP 2017 constitue le lancement officiel du projet d'acquisition d'un nouvel avion de combat. Selon la planification actuelle, le choix du type d'appareil tombera en 2020, le crédit d'acquisition sera soumis au Parlement en 2022 et la livraison des nouveaux avions débutera en 2025.

A quoi faut-il s’attendre :

Du point de vue des futurs candidats, nous retrouverons certainement les trois avions européens, soit l’Airbus DS Eurofighter T3 Block10/15, le Dassault Rafale F-3R, le Saab Gripen E MS21. Du côté américain la question reste ouverte, en effet, si le cahier des charges en matières d’offsets est le même que le précédent, les avionneurs américains ne pourront sans doute pas y répondre (participation au développement de l’avion et garantie à 100% de compensation). Dans le cas contraire le F-35 sera évalué sur le papier et peut-être le Super Hornet à condition, que celui-ci puisse être produit assez longtemps.

Ce qui est certain aujourd’hui, vient du fait qu’une nouvelle évaluation des appareils dans les standards les plus élevés va être effectuée. Contrairement à 2012, les avionneurs disposent tous d’éléments très proches de ce qui pourra être livrés en 2025. Côtés Suisse, reste à définir le nombre d’avions qui sera commandé et le cas échéant en plusieurs tranches. Rappelons que selon les besoins des Forces aériennes, il faut une cinquantaine d’avions. Mais l’élément clef de ce nombre    sere le prix.  La suite au prochain épisode.

 

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P.hotos : 1 image de synthèse avions actuels @ Gérard Famerée 2 Northrop F-5 E Tiger II 3 Boeing F/A-18 C « Hornet » P.Kümmerling